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Catégorie : Infrastructure
L’actualité des infrastructures ferroviaires en France et dans le monde.

À Donges, les trains ne traversent plus la zone « Seveso »
À Donges, sur la ligne de Nantes à Saint-Nazaire, les trains ne traversent plus les installations de la raffinerie TotalEnergies, du stockage Antargaz ni celles de l’oléoduc Donges-Metz. Depuis le 23 septembre au soir et durant 14 jours d’interruption de trafic, sous la conduite de SNCF Réseau, les entreprises ont raccordé, doublé voies, signalisation et caténaires pour que le 7 octobre les trains relient les deux villes en passant par un nouvel itinéraire de 4,6 km.
Au fil du temps la raffinerie de Donges, d’abord installée entre la commune et sa gare distante de plusieurs centaines de mètres, s’est agrandie de l’autre côté des voies ferrées vers la berge de la Loire. 60 trains traversaient chaque jour ces installations classées et soumises à des réglementations drastiques en termes d’accès, potentiellement dangereuses pour la sécurité des trains et surtout celle des voyageurs.
Le classement des 360 ha des installations Seveso seuil haut a conduit l’État, à partir de 2012, à envisager le déplacement de la voie ferrée. Les travaux de terrassement ont commencé en 2019, suivis de la pose des voies, des signaux des caténaires. Il ne restait à réaliser que les raccordements à la ligne 515 000 du Réseau ferré national. C’est chose faite depuis le vendredi 7 octobre 2022. À 18 h 07, le contournement et la nouvelle station de Donges ont accueilli leur premier train en provenance de Nantes.

SUR LA LIGNE DE MAURIENNE en attendant le tunnel Lyon-Turin
Attendue pour 2030, la mise en service du tunnel euralpin Lyon-Turin devrait permettre à la ligne de Maurienne de développer considérablement son activité fret et de renforcer sa position en matière d’échanges internationaux. Retour sur l’histoire d’une ligne aux caractéristiques exceptionnelles qui s’est notamment distinguée en matière de traction électrique.
Cette artère ferroviaire longue de 98 km de la région Auvergne-Rhône-Alpes a un passé lourdement chargé à de nombreux points de vue. En effet son image hors normes s’appuie sur son implantation géographique en terre savoyarde et ses caractéristiques qui n’ont guère d’égal en France, tout comme ses coupures lourdes lors de la dernière guerre et celles accidentelles dues aux intempéries, et la traction électrique innovante générant des matériels particuliers. Son rôle international avec le réseau italien, fer de lance de son activité, auquel s’ajoute le trafic ponctuel de sports d’hiver non négligeable, va connaître le plus important bouleversement de son histoire mouvementée et complexe avec l’ouverture du tunnel de base en cours de creusement sous le massif alpin, lequel va révolutionner et surtout accélérer les échanges commerciaux entre les deux pays.
Vers le plus long tunnel ferroviaire français
Jusqu’ici, en dehors de plusieurs tunnels d’envergure à cheval sur les frontières (Mont-d’Or, Fréjus, Tende, Somport, Puymorens, Perthus), le plus grand tunnel exploité entièrement sur le territoire de la SNCF était celui de Marseille sur la LGV Méditerranée avec ses 7 835 m. Avec le tunnel du projet Lyon- Turin d’un développement de 57,5 km dont 45 en France, on se rapproche des autres grands ouvrages européens récemment construits : Lötschberg (34,6 km), Gothard (57 km), Transmanche (50,5 km) et en cours : Brenner (55 km), Koralm (33 km) et Semmering (27,3 km) en Autriche.

Nîmes – Montpellier : le train usine remplace 500 poteaux caténaires en 2022
La section Nîmes – Montpellier de la Transversale sud a été mise sous tension en 1947. En raison des usages de l’époque et de la pénurie d’acier, les poteaux étaient en treillis rivé. 75 ans après, la fatigue mécanique et l’oxydation ont eu raison de ces poteaux et la plupart ont dû être étayés dans l’attente de solution pérenne.
Le train usine poteaux caténaires
L’essentiel des lignes radiales vers le sud électrifiées en 1,5 kV étant dans le même état, la modernisation devait être massive et rapide.
SNCF Réseau a donc lancé un appel à projet à l’origine du train usine poteaux caténaires mis au point par Colas Rail et TSO Caténaires et construit par le groupement d’entreprises françaises Geismar et Novium. Il permet de diviser par quatre le temps de remplacement par poteau. La conception astucieuse du train usine permet de l’éclater, une fois sur site, en plusieurs tronçons autonomes, chacun étant dédié à une tâche précise: forage, scellement des ancrages, remplacement des supports et finitions.
Le principe est de réutiliser les massifs de fondation existants contrôlés en bon état. Deux avantages: économiser de nouveaux massifs, mais aussi éviter de reprendre la géométrie de la caténaire en conservant l’emplacement exact des supports.

Le viaduc de la ligne 18 est lancé
Après la longue série des baptêmes de tunneliers, des kilomètres de galeries et des gares cathédrales, le métro du Grand Paris entre dans l’ère des viaducs. Il y a deux sections aériennes à construire sur les 200 km du nouveau réseau, au nord de la ligne 17 à Villepinte et sur la 18 à travers le plateau de Saclay.
14 km en aérien sont prévus dont 6,7 km en viaduc de Palaiseau à CEA-SaintAubin. Deux poutres lanceuses sont engagées pour établir le nouvel ouvrage aérien doté de trois nouvelles gares à Palaiseau, Orsay-Gif et CEA-Saint-Aubin. Six années de travaux seront nécessaires pour achever ce viaduc ferroviaire d’un nouveau genre.

Nice – Digne, enfin sauvée
Menacée à plusieurs reprises de fermeture, et interrompue depuis février 2019 entre Saint-André-les-Alpes et Digne à la suite d’un éboulement dans le tunnel de Moriez, la ligne Nice – Digne, intégrée au réseau TER ZOU! de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et aussi à vocation touristique, a fait l’objet de gros travaux assurant sa pérennité. Par contre, pour l’instant aucun projet de réouverture de la ligne Digne – Château-Arnoux-Saint-Auban n’a été présenté.
Dans le cadre du plan Freycinet de 1879, plusieurs projets de construction de lignes en Provence, initialement prévues à l’écartement standard, ont été proposés. Finalement seules trois lignes, dont l’exploitation a été confiée à La Compagnie des chemins de fer Sud de la France (SF) créée en 1885, furent construites mais à voie métrique: Nice – Puget – Théniers – Digne, Nice – Grasse – Draguignan – Meyrargues, et Toulon – Cavalaire – Saint-Raphaël. Le premier tronçon de la ligne Nice – Digne, entre Digne-les-Bains et Mézel a été mis en service le 14 août 1891, suivi en 1892 des tronçons Nice – Colomars, Colomars – Puget-Théniers et Saint-André-de-Méouilles (renommé Saint-André-les-Alpes en 1927) – Mezel, en 1907 du tronçon Puget-Théniers – Pont-de-Gueydan et 1908 du tronçon Pont-de-Gueydan – Annot. Le tronçon Annot – Saint-André-de-Méouilles a été inauguré le 6 août 1911. En 1991 la gare de Nice-CP est devenue tête de ligne en remplacement de la Gare-du-Sud située à 185 m plus au sud. La ligne Nice – Digne, surnommée « Train des Pignes » est actuellement exploitée en block automatique de Nice à Plan-du-Var et en block manuel de Plan-du-Var à Digne. La vitesse maximum de la ligne est de 85 km/h. Elle comporte des déclivités maximales de 30 ‰, 25 tunnels, dont un de 3457 m, le tunnel de la Colle-Saint-Michel, et 16 ponts et viaducs.

NANCY – Les occasions manquées
Par deux fois déjà, Nancy est passé à côté du tramway. Pourtant, après la calamiteuse aventure du TVR, la cité lorraine avait promis qu’on ne l’y reprendrait plus.
En 1980, Nancy est à la pointe du transport urbain. La ville fait un choix étonnant et très novateur, construire un réseau de trolleybus. Face à la montée de la circulation automobile dans les années 60 et 70, l’agglomération cherche des solutions innovantes. C’est l’époque où l’on étudie toutes sortes de nouveaux moyens de transport qui feront table rase des solutions passées. Ainsi, on envisage des modes « ultramodernes », à l’image du TRP (Transport rapide personnalisé), sorte de mini cabines sur coussins d’air.
À la fin des années 70, la ville s’oriente finalement vers des solutions plus classiques en retenant trois options, des bus articulés, des trolleybus ou un tramway. À cette époque, le bus s’est imposé dans la quasi-totalité des agglomérations, et celles qui utilisent des trolleybus ou des trams n’ont fait que conserver d’anciens réseaux. Autant dire que choisir autre chose que l’autobus, même articulé, relève d’une grande audace. Et comme il est encore trop tôt politiquement en France pour choisir le tramway, c’est finalement le trolleybus qui est retenu.

Autriche : nouvelles dessertes et nouveau matériel pour Westbahn
L’opérateur autrichien en open access Westbahn Management GmbH (Westbahn), créé le 16 octobre 2008, appartient à 100 % à Rail Holding SA, détenu à 49,90 % par la famille Haselsteiner, à 32,70 % par Augusta Holding AG et à 17,40 % par SNCF Voyage Développement SAS.
Des nouveaux Kiss 3
En octobre 2019, 15 automotrices électriques Kiss 3 à six caisses avaient été commandées pour Westbahn au constructeur suisse Stadler par la société de location de matériel ferroviaire Austrian Train Finance AG, détenue à 100 % par PCS Holding. La commande, d’un montant d’environ 300 millions d’euros, comprenait également leur maintenance par Stadler. Ces Kiss 3 étaient destinés en remplacer les 17 Kiss, dont sept Kiss 1 et un Kiss 2 à six caisses série 4010 et les neuf Kiss 2 à quatre caisses série 4110, qui ont été depuis revendus en deux lots à DB Fernverkehr. Les Kiss 3 de Westbahn, numérotées 4010 018 à 032 ont une puissance continue de 4 000 kW et maximale de 6 000 kW leur conférant une accélération maximale de 0,85 m/s2, une vitesse maximum de 200 km/h, une longueur de 150 m, une masse à vide de 322 t et en charge de 353 t, et une capacité de 506 places assises, dont de 34 places de 1re classe, 106 de classe Comfort (2de classe +) et 366 de classe standard (2de classe). Ces Kiss 3 sont dotés de l’ETCS Niveau 2 Baseline 3 et des systèmes de sécurité PZB et LZB. Accessibles aux personnes à mobilité réduite, ils sont entre autres équipés de la vidéosurveillance, d’un nouveau système de climatisation avec renouvellement complet de l’air des voitures en six minutes, de prises électriques et de ports USB, du WiFi et d’écrans d’information en temps réel pour les passagers. Les Kiss 3 sont engagés en service commercial depuis le 31 août 2021. Au changement de service de décembre 2021, 14 des 15 Kiss 3 avaient été livrés.
De nouvelles destinations
Westbahn exploite depuis décembre 2011 en open access des trains sur la relation Vienne Westbahnhof – Salzbourg Hbf et a exploité également de décembre 2017 à décembre 2019 des trains sur la relation Vienne Praterstern – Vienne Hbf – Salzbourg. Depuis le 8 avril 2022, certains trains de Westbahn sont prolongés vers Munich Hbf. Dans un premier temps trois AR quotidiens Vienne Westbahnhof – Munich Hbf étaient proposés. À partir du 11 juillet 2022, la desserte a été renforcée avec un AR supplémentaire circulant tous les jours sauf les samedis dans le sens Vienne – Munich et du lundi au samedi dans l’autre sens. Depuis le 1er août, la desserte est basée sur cinq AR quotidiens et un AR circulant du lundi au samedi. Ces trains desservent en Autriche les gares de Vienne Westbahnhof, Vienne Hütteldorf, St Pölten Hbf, Amstetten, Linz Hbf, Wels Hbf, Attnang- Puchheim, Vöcklabrück et Salzbourg Hbf et en Allemagne de Munich Ostbahnhof et Munich Hbf. En juin, Westbahn a demandé pour le service annuel 2023 des sillons aux régulateurs du rail allemand et autrichien pour cinq AR quotidiens Vienne Westbahnhof – Innsbruck Hbf, avec desserte des gares de Vienne Hütteldorf, St Pölten Hbf, Amstetten, Linz Hbf, Wels Hbf, Attnang-Puchheim, Vöcklabrück, Salzbourg Hbf, Kufstein, Wörgl et Innsbruck.
Les automotrices de CRRC en test
En mars 2019 Westbahn envisageait d’acquérir des automotrices électriques chinoises pour remplacer ces Kiss 1 et 2, mais a finalement décidé d’acheter des Kiss 3.
Toutefois le constructeur chinois CRRC Zhuzhou Locomotive Co. Ltd. a présenté le 31 mai 2021 une automotrice électrique à deux niveaux, qu’il avait produite pour Westbahn. CRRC lui en a livré une mi-juin. Bicourant 15 kV 16,7 Hz – 25 kV 50 Hz, cette automotrice immatriculée 100 002 a une vitesse maximale de 200 km/h et une capacité de 1 280 places dont 571 assises. Avant son homologation, elle doit subir une campagne d’essais. Westbahn envisage d’en louer quatre à CRRC, et de les utiliser dans cinq pays d’Europe, dont l’Autriche, l’Allemagne et la Hongrie, sur des relations existantes ou à venir.

MULHOUSE – Le premier tram-train
Mulhouse est la première agglomération à s’équiper d’un tram-train. Malheureusement, l’ambitieux projet à l’arrêt depuis 12 ans n’a jamais dépassé la première phase.
Mulhouse restera dans l’histoire du tramway français comme la ville du tram-train. Le concept bien sûr n’est pas nouveau. Concevoir un tramway urbain qui se prolonge sur le réseau TER reste malgré tout une idée assez moderne. Il a fallu attendre le renouveau du tramway français, et surtout jeter un œil de l’autre côté du Rhin, pour saisir pleinement les possibilités offertes par l’interconnexion des réseaux de tramway et de TER. Karlsruhe dans ce domaine fait figure de modèle. La réussite allemande franchit rapidement la frontière et donne des idées aux édiles français. Les projets se multiplient à Nantes, Bordeaux, Strasbourg et dans bien d’autres agglomérations encore qui imaginent prolonger leurs tramways sur des lignes SNCF sous-utilisées ou fermées. Mais cette intercirculation des réseaux est généralement prévue à longue échéance, après la réalisation quasi complète d’un réseau de tramway urbain. C’est tout différent à Mulhouse qui est parti
dès l’origine avec l’idée de faire circuler le tramway sur les voies SNCF. À cette échelle, c’est une première en France.
Le PEM transitoire de Saint-Jeande- Maurienne est inauguré
Après deux ans de travaux, a eu lieu le 11 juillet l’inauguration du pôle d’échanges multimodal (PEM) transitoire à Saint-Jean-de- Maurienne qui était déjà au service des voyageurs depuis le 14 juin. Sa construction par SNCF Réseau, en collaboration avec 50 entreprises, a été rendue nécessaire pour la création des voies d’interconnexion du tunnel de base sur l’emplacement des anciennes gares SNCF et routière, qui doivent être démolies pendant l’été. Les travaux commencés en mai 2020 se sont achevés en mai 2022. Quatre bâtiments ont été démolis, 600 m3 de béton coulés, 26 t de charpente métallique et 378 m3 de bois de construction utilisés, et 556 m2 de vitrage en façade posés. Le PEM transitoire, dans lequel la société franco-italienne TELT-SAS (Tunnel euralpin Lyon Turin) a investi sept millions d’euros, dispose de deux espaces d’attente pour les voyageurs, dont une terrasse de 100 m2 et deux salons de 60 m2, de deux abris par quai ferroviaire, de 20 arceaux pour vélos, d’un parking de 68 places, et huit quais de bus abrités et accessibles aux personnes en situation de handicap.
Le nouveau PEM est conçu pour connecter les différents modes de transport dans le cadre des déplacements quotidiens, et lors des pics d’affluence saisonniers à l’arrivée des premières neiges et à certaines périodes d’été. De par sa conception, avec la possibilité d’une fermeture partielle d’une portion du bâtiment voyageurs, le PEM permet de s’adapter au flux des voyageurs en fonction des saisons. Les voyageurs ont accès en basse saison aux guichets de vente des billets des transporteurs et à un des deux salons, dont dispose le bâtiment, et accèdent aux quais par l’extérieur, abrités par un auvent. En haute saison l’intégralité du bâtiment est ouverte aux voyageurs. Jusqu’en 2026, l’accès aux quais s’effectuera par le passage souterrain existant. À partir de mi-2026 l’accès au nouveau quai 1 s’effectuera de plain-pied depuis le parvis central, tandis que le quai 2 sera accessible par le souterrain. La période d’exploitation du PEM transitoire sera d’au moins cinq ans, jusqu’à la mise en service de la nouvelle gare internationale TGV de Saint-Jean-de-Maurienne.
Toujours aucune décision pour les accès côté français
Si les travaux de réalisation du tunnel avancent bien, aucune décision n’avait encore été prise fin juillet 2022 concernant les accès côté français. Trois scénarios sur les accès côté français au tunnel de base ont été dévoilés en décembre 2021 par SNCF Réseau. Le premier scénario dit « mixte » (coût hors raccordements estimé à 5 milliards d’euros), comprend la construction d’une ligne mixte voyageurs/fret entre Grenay et Chambéry, avec la réalisation d’un tunnel mixte sous Dullin-L’Épine.
Le second à « dominante fret » (coût hors raccordements estimé à 4,8 milliards d’euros) comporte la construction d’une ligne mixte de Grenay à Saint-André-le-Gaz puis d’une ligne fret avec la construction d’un tunnel sous le massif de la Chartreuse et un retour jusqu’à Montmélian par la ligne existante Grenoble – Montmélian.
Le troisième « Grand Gabarit », (coût hors raccordements estimé à 6,7 milliards d’euros) comprend la construction d’une ligne mixte de Grenay à Saint-André-le-Gaz et d’une ligne fret comprenant trois tunnels monotubes à construire : un sous le massif de la Chartreuse, un sous celui de Belledonne et un en dessous du col du Glandon.
Le conseil départemental de Savoie a voté pour le scénario « Grand Gabarit », qui permet de transporter le plus de marchandises soit plus de 28 millions de tonnes par an, les trains de voyageurs continuant après Saint-André-le- Gaz de circuler sur les lignes actuellement existantes, alors que certaines associations d’usagers et l’opposition départementale sont pour le scénario « mixte ». L’État devait prendre sa décision le 31 mars 2022 mais ne l’a pas fait, au risque de perdre les subventions européennes promises, soit un cofinancement par l’Europe des voies nationales à hauteur de 50 %, si la décision n’est pas prise avant fin 2022.

La ligne Châteaudun – Tours est pérennisée
Menacée de fermeture, la ligne Châteaudun – La Membrolle-sur-Choisille a fait l’objet pendant 10 mois de gros travaux de rénovation, financés par l’État et la région Centre-Val de Loire, qui se sont achevés en juin 2022.
Six lignes menacées dans le Centre-Val de Loire
En 2018, une étude de SNCF Réseau préconisait la fermeture dans les sept ans de six lignes régionales : Châteaudun – La Membrolle- sur-Choisille, Chartres – Courtalain, Tours – Loches, Tours – Chinon, Salbris – Valençay et Bourges – Montluçon. En février 2020, la région Centre-Val de Loire et l’État ont signé un protocole d’accord, qui prévoyait que les travaux de pérennisation de ces lignes, d’un montant de 250 millions d’euros, seraient financés à 50 % par l’État, et à 50 % par la région.
En outre, la région financerait la totalité des travaux pour les lignes Tours – Chinon, Tours – Loches et Salbris – Valençay, et en récupérerait la gestion. Les travaux concernant la ligne Bourges – Montluçon seraient cofinancés par l’État et SNCF Réseau. Les travaux de rénovation des lignes Chartres – Courtalain, et Dourdan – Châteaudun – La Membrolle- sur-Choisille seraient financés à 50 % par l’État et à 50 % par la région.
10 mois de travaux
De fin août 2021 à juin 2022 se sont déroulés en deux étapes les travaux de modernisation de la ligne Dourdan – La Membrollesur- Choisille. Ces travaux visaient entre autres à : • supprimer les 30 km de ralentissement à 60 km/h et 40 km/h rendus nécessaires compte tenu de l’état de la voie à certains endroits et comportant encore dans certaines zones des rails double champignon de 1921 ; • assurer la pérennité de la ligne pour 15 ans pour les tronçons partiellement renouvelés et pour 25 ans pour les tronçons où la voie est entièrement renouvelée ; • réduire les bruits des circulations ferroviaires et améliorer le confort des voyageurs grâce à la pose de longs rails soudés ; • renforcer la sécurité de certains passages à niveau