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Catégorie : Matériel
L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

Italie : des compagnies régionales modernisent leurs parcs d’automotrices
Afin de moderniser et parfois verdir leurs parcs de matériel roulant, des opérateurs régionaux italiens ont publié certains appels d’offres pour de nouvelles automotrices, parfois à hydrogène. L’opérateur EAV utilise déjà depuis fin novembre 2022 des automotrices bimodes électrique-batteries.
Nazionale di Ripresa e Resilienza [PNRR]), des fonds ont été alloués pour financer des projets de trains à hydrogène dans certaines régions italiennes, en particulier en Calabre et en Sardaigne. D’autres entreprises ferroviaires, comme EAV, FAL, modernisent leur matériel dans la perspective d’un accroissement du trafic voyageurs.
Ente Autonomo Volturno
Ente Autonomo Volturno (EAV) est créé en 1904. À l’origine, EAV exploitait une centrale hydroélectrique sur la rivière Volturno en Campanie. Lorsque les producteurs d’électricité sont nationalisés en 1962, EAV se tourne exclusivement vers l’exploitation de réseaux de transport en commun : bus, tramway, métro et funiculaire. En décembre 2012, EAV reprend les activités des compagnies Circumvesuviana, SEPSA (Società per l’Esercizio di Pubblici Servizi Anonima) et MetroCampania NordEst, qui exploitent des trains en Campanie. La holding Ente Autonomo Volturno s.r.l., opérateur ferroviaire et gestionnaire d’infrastructure dépendant du conseil régional de Campanie, exploite les réseaux :
• Circumvesuviana électrifié en 1 500 V CC à voie de 950 mm comprenant les lignes Naples Porta Nolana – Nola – Baiano (38 km), Pomigliano d’Arco – Acerra (3 km), Naples Porta Nolana – Ottaviano – Sarno (38 km), Naples Porta Nolana – Scafati – Poggiomarino (35 km), Naples Porta Nolana – Torre Annunziata – Sorrente (26 km) et Naples Porta Nolana – San Giorgio a Cremano (8 km) ;
• SEPSA à voie de 1 435 mm et électrifié en 3 000 V, comprenant les lignes Naples Montesanto – Pozzuoli – Bacoli – Torregaveta (20 km) et Naples Montesanto – Licola – Bacoli – Torregaveta (27 km) ;
• MetroCampania avec voie de 1 435 mm comprenant les lignes Alifana Santa Maria Capua Vetere – Piedimonte Matese (42 km), Caudina Naples Centrale – Cancello – Benevento (47 km) électrifiée en 3 000 V CC, et Arlechino Naples Piscinola Scampia-Giugliano – Aversa Centre (10 km) électrifiée en 3 000 V.

Les trains pendulaires en Europe et dans le monde
En 2023, des automotrices à pendulation active circulent dans 12 pays d’Europe à des vitesses supérieures à celles des trains conventionnels sur des lignes classiques. Toutefois le parc d’automotrices pendulaires, majoritairement construites par Fiat Ferroviara, est assez âgé. À l’exception d’une commande récente de l’Amtrak à Alstom, aucun programme d’acquisition de nouveau matériel pendulaire n’est lancé.
Lorsqu’un train circule en courbe à grande vitesse, les passagers ainsi que le matériel subissent une force centrifuge proportionnelle au carré de la vitesse et inversement proportionnelle au rayon de courbure, qui si elle est trop élevée peut endommager l’infrastructure, voire faire dérailler le train. L’une des solutions et d’incliner la voie. La différence de hauteur entre les deux rails correspond au dévers, qui permet de diminuer la force centrifuge. Les trains pendulaires sont conçus pour contrer cette force centrifuge en inclinant les voitures vers l’intérieur de la courbe, sans toutefois modifier les efforts sur la voie. Le train peut être construit de telle sorte que les forces d’inertie provoquent l’inclinaison (pendulation passive), ou il peut être équipé avec un mécanisme (pendulation active), qui provoque l’inclinaison des caisses. Le système Tiltronix développé par le constructeur Fiat Ferroviara, qui a été racheté par Alstom en 2001, fonctionne avec des capteurs comportant des gyroscopes, fournissant un signal proportionnel à la vitesse de rotation du bogie autour de son axe longitudinal, et des accéléromètres mesurant l’accélération transversale, qui transmettent le mouvement de la voiture à l’ordinateur du train. Celui-ci calcule en quelques millisecondes l’angle d’inclinaison nécessaire de la caisse pour franchir la courbe, et commande les vérins qui inclinent les caisses des voitures. Pour un train à pendulation passive avec une inclinaison maximale des caisses de 3,5°, les vitesses maximales sont supérieures de 11,4 % pour un dévers de 160 mm et de 14 % pour un dévers de 100 mm. Pour un train à pendulation active avec une inclinaison maximale des caisses de 8°, avec une insuffisance de dévers de 300 mm, la vitesse maximale admissible est supérieure de 21,8 % pour un dévers de 160 mm et de 26,5 % pour un dévers de 100 mm. Cette technologie permet l’augmentation des vitesses commerciales des trains (1), des capacités des lignes d’environ 25 %, avec des coûts de travaux de modernisation de l’infrastructure, comme entre autres le renforcement de la voie et de l’alimentation électrique, parfois la modification de la signalisation et l’installation de balises, et l’allongement des distances d’annonce des passages à niveau, bien inférieurs à la construction de lignes nouvelles. Le lissage des vitesses permet aussi des économies d’énergie diminuant le nombre de freinages et de reprises de vitesse au franchissement de certaines courbes. En 2023, les pays suivants voient circuler des trains à pendulation active.

Suisse : du nouveau sur la WSB
Dans le canton d’Aargau en Suisse, trois générations de véhicules différents empruntent la ligne du Wynental et de la Suhrentalbahn (WSB). Le matériel le plus ancien doit être remplacé à partir de 2026 tandis que d’autres véhicules sont actuellement modernisés.
La Wynental und Suhrentalbahn est une ligne de 32,2 km à écartement métrique, la S 14 selon la nomenclature de son opérateur Aargau Verkehr (AVA), elle dessert Aarau – Menziken (Wynental) et Aarau – Schöftland (Suhrentalbahn).
Depuis la fin de l’été dernier la compagnie investit dans le confort des passagers et renouvelle une série phare de la ligne : les rames ABe 4/8 de 1993 construites au nombre de 12 par le consortium SWA/SIG/ABB. Ainsi actualisé, le premier véhicule (n° 39) circule à nouveau depuis ce mois de janvier. Une fois rénovés dans les ateliers de Schöftland les véhicules devraient encore être opérationnels au moins jusqu’en 2033 pour le WSB. Outre la partie technique entièrement révisée, l’habitacle répond désormais aux normes lumineuses et conviviales des jeunes générations de véhicules d’Aargau Verkehr. Des aménagements sont réalisés : installation de leds et de nouvelles housses de siège aux motifs textiles d’AVA. Les moquettes sont remplacées par des revêtements de sol clairs plus adaptés au déplacement des personnes en situation de handicap. Notons la suppression des poteaux centraux au niveau des portes passagers pour une meilleure entrée et sortie des fauteuils roulants, des poussettes ou encore des vélos.
Extérieurement, les voitures revêtiront le bleu foncé et le blanc d’Aargau Verkehr. Il en sera de même pour les cinq nouvelles automotrices Saphir II Abe 4/8 commandées auprès de Stadler Rail en janvier dernier. Pour le constructeur c’est un rachat d’une option du contrat d’approvisionnement existant de 2016 pour la flotte Saphir qui s’élève à 39,5 millions de francs suisses (environ 39,9 millions d’euros). Les voitures seront construites dans l’usine mère de Stadler à Bussnang.

Le TGV M en essais à Velim Le TGV
Le TGV M a entamé une longue série d’essais en vue de sa mise en service commercial en décembre 2024. Une étape importante a été franchie fin 2022 à Velim lors des marches en autonomie à 200 km/h de la rame PS 1 du TGV modulaire.
Une phase importante du projet TGV M lancé en 2015 se concrétise en fin d’année 2022 avec l’arrivée de la rame de présérie n° 1 à Velim : le TGV M peut enfin rouler de façon autonome jusqu’à 200 km/h. C’est un pas important dans le processus qui doit mener à l’exploitation commerciale.
En juin 2022, les deux premières motrices construites à l’usine Alstom de Belfort rejoignent le site d’Aytré près de La Rochelle où sont fabriquées les voitures pour la première mise en rame. La présentation officielle a lieu le 9 septembre (voir Rail Passion n° 301). Des essais statiques et jusqu’à 30 km/h se déroulent à Aytré. Puis fin novembre, la rame est acheminée jusqu’à Velim, le centre d’essai ferroviaire européen, situé en République tchèque, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de la capitale, Prague.
Mi-décembre, sans perdre de temps, c’est le début des essais dynamiques pour cette rame PS 1 dans sa livrée toute blanche, portant le numéro (non définitif ) 996 et composée de deux motrices encadrant sept voitures à deux niveaux. La rame est totalement vide de tout aménagement. Le poids des sièges, cloisons et habillages est simulé par des blocs de fonte. Par contre, c’est un vrai laboratoire roulant qui enregistre les paramètres en temps réel au travers d’une forêt de câbles et d’ordinateurs.
Les essais ont lieu sur la voie électrifiée de l’anneau de Velim long d’environ 14 km. Durant plusieurs mois, la rame va circuler jusqu’à 8 heures par jour et cinq à six jours sur sept. Ce qui représente entre 400 et 500 km parcourus chaque jour. Très rapidement, dès la première semaine, le bon comportement de la rame permet de rouler à 200 km/h. Les essais dynamiques concernent la chaîne de traction, le freinage normal et d’urgence, la captation du courant et les liaisons sol-bord. Sept conducteurs d’essais de l’Agence d’essai ferroviaire sont présents pour prendre en main l’engin.

Une nouvelle chambre d’essais climatiques en France
Le Centre d’essais ferroviaires a inauguré sur son site de Raismes une nouvelle chambre d’essais climatiques où plusieurs nouveaux matériels seront testés dans les prochains mois.
Créé en 1997, le Centre d’essais ferroviaires (CEF) est un organisme de réalisation d’essais pour les matériels roulants ferroviaires. Il dispose de deux sites en France, le CEF 1 à Raismes, comprenant plusieurs boucles d’essais et de vitesses, et le CEF 2 à Tronvilleen- Barrois qui dispose d’une voie jouxtant la ligne Paris – Strasbourg. Le CEF est détenu à 96,1 % par Alstom, le reliquat appartenant à Certifer. Dans le cadre de son développement, le CEF 1 a initié en 2020 un projet de construction d’une chambre d’essais climatiques sur son site. La résistance aux fortes chaleurs et aux grands froids est une obligation dans le long processus d’homologation des nouveaux matériels. Les objectifs fixés sont d’alléger et de compléter la chambre d’essais climatiques de La Rochelle, saturée et de relativement faible capacité, et d’éviter autant que possible l’envoi des matériels à la chambre d’essais climatiques de Vienne-Arsenal.
La nouvelle chambre d’essais climatiques du CEF 1 a été inaugurée le 20 janvier 2023. Longue de 45 m, large de 6 m et haute de 6,40 m, elle comporte trois espaces de 15 m, 7,50 m et 22,5 m, séparés par des portes étanches. Ce découpage permet à l’installation de s’adapter à plusieurs configurations et longueurs des matériels. En effet, les essais de résistance aux fortes chaleurs et aux grands froids s’effectuent généralement avec une voiture et une intercirculation. Pour éviter de chauffer ou de refroidir l’intégralité de la chambre, la longueur doit être adaptable au matériel testé.

Les Z 7300 – Une remarquable carrière
Apparues dans les années 80, les Z 7300 se sont distinguées par leurs performances, leur confort et leur large rayon d’action. Cette série d’automotrices, confrontée dans les années 2000 à la concurrence de matériels régionaux plus rapides et plus capacitaires, retire aujourd’hui ses derniers éléments du réseau ferré au terme d’une belle carrière.
Cette série d’automotrices très réussie pour le trafic voyageurs est sortie dans les années 80. Elle marque dignement cette catégorie d’engins appartenant à la SNCF. Depuis la dernière guerre, le parc d’automotrices autres que celles de la région parisienne appartient notamment à la région du Sud-Ouest, hérité des anciens réseaux Paris-Orléans et Midi (voir Rail Passion n° 120 page 52). Au début des années 60 un parc d’une trentaine d’engins neufs baptisés Z 7100 multicaisses rénove les liaisons de province du quart sud-est, mais c’est un premier pas et une goutte d’eau dans l’univers des mouvements omnibus dominé par les autorails.
Ces automotrices sont construites par l’association :
• du groupement Francorail, regroupant les firmes Carel Fouché, De Dietrich, Jeumont Schneider et MTE pour la caisse et les équipements électriques ;
• de la Société ANF Industrie pour les bogies ;
• de la Société Alsthom Atlantique pour les moteurs de traction.
Les éléments Z 2 bicaisses aptes à 160 km/h avec attelage Scharfenberg, longs de 50,20 m, peuvent héberger 24 voyageurs de 1re classe et 127 de 2de classe, avec un agencement intérieur soigné, tout comme l’éclairage, la ventilation, le chauffage et la sonorisation.

La région Centre teste l’hydrogène
La rame expérimentale à hydrogène iLint d’Alstom a commencé ses essais en France en février. Dans un contexte de décarbonation du parc et de sobriété énergétique, le débat autour de la délicate question du choix de l’énergie pour le ferroviaire se poursuit.
Du 1er au 3 février, la rame expérimentale iLint d’Alstom a circulé pour la première fois en France. N’étant pas encore homologuée, elle n’a pas pu transporter de voyageurs et des mesures particulières de sécurité ont été prises pour sa circulation. En particulier, la suspension des circulations commerciales en journée sur une ligne Tours – Loches rouverte en août 2022 après 10 mois de travaux de rénovation. Les essais se sont déroulés entre Reignac et Loches. C’est dans cette gare que la rame bleue a été accueillie par près de 250 personnes, un record sur ce quai d’habitude bien désert ! Pour des raisons techniques de l’engin, l’expérimentation a été écourtée au seul 1er février.
L’utilisation de l’hydrogène comme l’une des solutions pour remplacer les moteurs diesels a le vent en poupe. C’est en avril 2021 que la SNCF a commandé à Alstom 14 trains à hydrogène, dont deux en option pour le compte de quatre régions expérimentales : Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et Occitanie. La région Centre-Val de Loire n’en fait pas partie. Et pourtant, le iLint fait sa première apparition sur le réseau ferré national dans cette région.
En 2020, la région Centre-Val de Loire a été la première à signer avec l’État un protocole d’accord pour la sauvegarde des lignes de desserte fine du territoire. Six lignes dont Tours – Loches ont ainsi été sauvées d’une fermeture annoncée avec un investissement de 260 millions d’euros.
Face aux enjeux de la crise climatique, la région a décidé d’expérimenter cette circulation d’un train léger à hydrogène. C’est l’une des briques de la politique régionale de développement de la filière à hydrogène. Alstom a fourni gratuitement la rame et la région a financé à hauteur de 300 000 euros des dossiers de demande d’autorisation et la réalisation des essais. Ce sont les premières étapes d’une homologation afin d’être prêt à circuler rapidement dès lors qu’une commande sera confirmée.

ROYAUME-UNI La fin des rames HST se profile
Avec le déploiement massif des automotrices électriques et bimodes IET Class 801 et 802, produites par Hitachi, les rames HST ont été retirées progressivement du service commercial. Encore utilisées par six opérateurs en 2021, seuls trois les emploient au service annuel 2023, et en 2024 Cross Country et Scotrail uniquement les utiliseront.
Dans le milieu des années 60, les chemins de fer britanniques British Rail (BR) créés en 1948 étaient concurrencés par la route et le transport aérien sur les longues distances. Une étape dans l’amélioration des vitesses commerciales avait été franchie avec l’engagement de rames de voitures remorquées par des locomotives diesels Deltic d’une puissance de 3 300 ch sur la ligne de la côte Est (East Coast Main Line [ECML]), et de rames de voitures remorquées par des locomotives électriques série AL sur ligne de la côte Ouest (West Coast Main Line [WCML]) électrifiées en 25 kV 50 Hz et aptes à 100 mph (161 km/h). Pour la WCML, British Railways Board (BRB) en coopération avec le centre de recherche des BR à Derby, un prototype de train diesel pendulaire équipé de huit turbines de 300 ch développé par British Leyland, désigné APT-E (Advanced Passenger Train) pouvant atteindre les 150 mph (241,4 km/h). Ce dernier atteint la vitesse de 152,3 mph (245 km/h) lors d’un parcours d’essais en août 1975. Un prototype de train électrique pendulaire, désigné APT-P a également été construit en 1974 pour la WCML. Le système de pendulation développé, dont la technologie a été revendue à Fiat Ferroviara, permettait de circuler à des vitesses supérieures de 50 % par rapport à celle des rames tractées. Trop cher, le projet d’utilisation d’APT a été abandonné après une brève utilisation en service commercial en 1983-1984 sur Londres Euston – Glasgow Central.

De nouvelles rames pour les Hauts-de-France
Les dernières commandes de matériels des Hauts-de-France sont entrées en phase de production. La livraison des 19 Omneo Premium devrait s’achever au printemps prochain et celle des 33 Regio 2N commencer à la mi-2024 pour se terminer un an plus tard. Présentation des deux premières rames XL à 10 caisses à l’usine Alstom de Crespin.
Lors d’une visite de l’usine Alstom de Crespin le 24 janvier 2023, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, a dévoilé aux élus régionaux et à la presse les prochains trains qui vont circuler sur les voies de son territoire pour remplacer les trains les plus anciens. Il s’agit en fait de la mise en production des deux dernières commandes de cette région : 19 rames Omneo Premium de novembre 2018 et 33 rames Regio 2N de décembre 2020. Une rame de chacune de ces deux séries était visible. Elles ont quelques caractéristiques communes : version XL à 10 caisses, 135 m, monoclasse, 160 km/h, information voyageurs, vidéoprotection, climatisation, plancher chauffant intelligent adapté au nombre de voyageurs. Les deux rames présentées n’avaient pas encore reçu la totalité de la livrée propre à la région à base de bleu et vert. La livrée sera identique pour toutes les rames à une exception près au niveau des portes d’accès. Sur l’Omneo, elles sont vertes et blanches alors que sur le Regio, elles sont totalement vertes. Pour faciliter l’accessibilité, le bouton des portes sera contrasté. De même, les pictogrammes seront plus grands et d’un aspect plus moderne.

MATÉRIEL MOTEUR SNCF – État annuel au 1er janvier 2023
L’état annuel du matériel moteur SNCF, notre rendez-vous traditionnel, vise comme à l’accoutumée les grands événements de l’année écoulée et les prévisions pour 2023, présentés ici sous forme de tableaux.
Le parc des locomotives électriques privé d’engins neufs continue sa baisse des derniers exercices avec la perte des unités de la seule petite série des BB 7600, et la rétraction des effectifs des BB 7200, 15000, 22200, 26000. Leur nombre est ainsi tombé de 823 à 791 dans l’année 2022. Celui des engins diesels quoique abondé par les nouvelles machines BB 79000 pour l’Infra se sépare de BB 63500, 66000, 66400, 67200 et 67400 hors d’âge. Il ne demeure donc que 761 engins au total soit une chute de 38 d’entre eux.
L’effectif des éléments automoteurs électriques demeure le grand gagnant des matériels SNCF avec l’acquisition des rames Z 56600 Omneo Premium pour la Normandie, des Z 54500 pour Bourgogne-Franche-Comté, des Regio 2N Z 57000 pour Francilien (banlieue Montparnasse) et le solde de la grande famille des rames Z 50000 Francilien pour le faisceau Saint- Lazare et l’électrification Gretz – Longueville – Provins. A contrario l’élimination des Z 2 série Z 7300 est quasi totale. Le parc des automoteurs électriques s’étoffe donc passablement d’une année à l’autre, celui des rames bimodes demeurant immuable.
Le lot des autorails jadis puissants entre 1970 et 2010 reste constant avec 570 engins. Quant aux TGV, seules les rames du type 3 UF 830 à 835 viennent renforcer l’effectif, alors que les rames 807-819 sont détachées en Espagne pour les dessertes Ouigo concurrentielles sur les LAV Barcelone – Madrid et Madrid – Valence.
Le parc des locotracteurs ne cesse de se réduire notamment celui du Fret.