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Catégorie : Matériel
L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

Fribourg – Breisach en cours d’électrification
La ligne Fribourg – Breisach (22,5 km) est en cours d’électrification en 15 kV 16 2/3 Hz. Elle était exploitée jusqu’en 1997 par la BD puis par la BSB (Brisgau S-Bahn), filiale de la Sweg, à l’aide d’autorails RS 1. Cette dernière a repris l’exploitation depuis le 15 décembre 2017 après la dissolution de la BSB. Les travaux préliminaires avaient commencé en décembre 2018. Le gros des travaux a débuté le 1er février dernier pour se terminer le 30 novembre prochain avec report du trafic sur la route. Sept arrêts jalonnent le parcours dont celui de Gottenheim, gare de bifurcation donnant accès à la ligne du Kaiserstuhlbahn. Un RVB partiel est en cours et sur les 23 PN, quatre sont supprimés. Les quais sont portés à 210 m de long. Un nouveau poste d’aiguillage et de signalisation est installé à Breisach et Gottenheim télécommandés depuis le centre de commande de Fribourg Wiehre réalisé en 2018. La ligne du Kaiserstuhlbahn est limitée à Achkarren depuis le 23 juin suite aux travaux en gare de Breisach et à Bötzingen depuis le 1er février suite à ceux en gare de Gottenheim. La vitesse de 80 km/h entre Gottenheim et Breisach sera relevée à 100 km/h. Tous ces travaux entrent dans le projet Brisgau S-Bahn 2020, un futur RER avec dessertes diamétrales de Fribourg impliquant l’électrification d’autres lignes régionales. Une étude pour la réouverture de Colmar – Breisach (21,6 km) a été présentée le 5 mars dernier à Stuttgart au comité de pilotage franco-allemand, qui a décidé de poursuivre ce projet avec des études complémentaires, la réouverture ne serait envisagée qu’en décembre 2028…

30 Flexity supplémentaires à Bruxelles
Bombardier Transport a signé un contrat visant la fourniture de 30 tramways supplémentaires à la Stib (Société des transports intercommunaux de Bruxelles). Cette deuxième commande fait partie d’un contrat-cadre portant sur 175 tramways, avec une première commande de 60 tramways signée en avril 2018, et est évaluée à environ 67 millions d’euros. Les premières livraisons de ces trams, configurés en rames de cinq voitures de 32 m
de long, sont prévues pour décembre 2020.
À ce jour, Bombardier a livré plus de 400 tramways à la Stib. Ce nombre comprend les tramways PCC série 7000 à plancher haut livrés durant les années 70, les tramways T 2000 livrés durant les années 90 et la dernière commande de 220 tramways T 3000 et T 4000 livrée entre 2005 et 2015.
Espagne : les FGC modernisent leur matériel fret
Au salon SIL Logistic à Barcelone, les Chemins de fer de la généralité de Catalogne (FGC) ont présenté le 27 juin 2019 leur plan de renouvellement de leur matériel fret. Ils vont acquérir pour 30 millions d’euros cinq locomotives bimodes à voie de 1 000 mm de type Co’Co’fonctionnant en 1 500 V par caténaire et équipées d’un moteur diesel satisfaisant aux normes classe V en matière d’émission. Ces nouvelles locomotives remplaceront les trois locs diesels série 254 type GM JT 18 LC 2 D construites en 1990 par le constructeur espagnol Macosa, devenu Stadler Rail, que les FGV utilisent actuellement en trafic fret. Avec ces locomotives bimodes, les FGC escomptent réduire leur consommation de carburant de 60 % et réduire leurs émissions de CO2 de 66 % et augmenter leurs capacités. Les FGC vont également commander pour 13,2 millions d’euros 66 wagons à voie métrique pour le transport de potasse. En 2018, les FGC ont transporté environ 400 000 t de potasse entre les mines de Suria et Sallent et le port de Barcelone, et environ 95 000 automobiles entre l’usine Seat de Martorell et le port de Barcelone. Le réseau des FGC est composé de 140 km de lignes à voie métrique électrifiée en 1500V, 42 km de lignes à voie de 1 435 mm électrifiée en 1500V et 89 km de lignes à voie non électrifiée à écartement de 1 668 mm. Les FGC, appartenant à 100 % à la Généralité, exploitent également des trains de voyageurs dans la banlieue de Barcelone et sur Lerida – Pobla de Segur.L. L.

Les Z TER sur LGV sous ERTMS
Depuis le 19 mars 2019, les automotrices Z TER 21700 ont reçu de l’EPSF l’autorisation de circuler sur la LGV Bretagne – Pays de la Loire sous ERTMS niveau 2 à la vitesse maximale de 200 km/h.
Rappelons que huit rames Z 21500 ont été modifiées par Nevers pour réaliser ce service inédit en France d’une circulation TER sur LGV. Ces trains ont assuré cinq AR entre Nantes et Rennes via la « virgule de Sablé » depuis le 1er juillet 2017 avec le système de TVM 430. Le trafic est actuellement de sept AR.
Une nouvelle génération de locomotives sur le Corridor nord-est américain
Rare exemple de transport ferroviaire de masse aux États-Unis, la relation Boston – Washington via New York est parvenue à devenir attractive grâce à un travail de plusieurs décennies portant à la fois sur l’amélioration des infrastructures et la modernisation des matériels qui ont permis de raccourcir les temps de parcours et d’augmenter les fréquences. Parmi les artisans de ce succès, des engins moteurs d’origine européenne acquis par les exploitants dont une nouvelle génération règne actuellement sur la ligne.
Si les Américains sont les maîtres incontestés du fret ferroviaire (pour lequel leurs techniques solides et fiables font merveille), il n’en est pas de même en ce qui concerne le transport des voyageurs et, plus particulièrement, en traction électrique. Pourtant, ce sont eux qui ont connu l’âge d’or qui a fait la gloire des grandes compagnies comme l’Union Pacific, le Chicago & North Western, le Pennsylvania Railroad, l’Atchison, Topeka & Santa Fe ou encore le New York, New Haven and Hartford Railroad. Mais ça, c’était avant… l’arrivée de l’automobile, contre laquelle les entreprises ferroviaires du monde entier ont toujours du mal à lutter. Avec, toutefois, de gros écarts selon les pays et les volontés politiques. Pourtant, c’est aux États-Unis que va renaître un certain trafic voyageurs… mais cette fois-ci, c’est pour lutter contre l’envahissement de l’automobile ! En effet, le train de banlieue, transport terrestre de masse par excellence, est l’arme idéale contre les bouchons routiers dans les grandes villes. C’est la région de Boston qui fait figure de précurseur en formant le MBTA (Massachusetts Bay Transit Authority) dès 1964, suivi par le New Jersey Transit, dans la banlieue de New York, quatre ans plus tard. Au milieu des années 70, le résultat dépasse les espérances et la constitution d’autorités organisatrices des transports explose au sein des grandes villes : Chicago, New Haven, San Francisco, Washington, Philadelphie, San Diego, ou encore Toronto au Canada… et le phénomène continue aujourd’hui encore. En parallèle, les LRV (Light Rail Vehicles, sorte tramways lourds), moins capacitaires mais plus fréquents, se développent là où le besoin est plus localisé.
En grandes difficultés dès sa création en 1971, l’Amtrak (pour America Tracks, les voies ferrées américaines) a été créée par regroupement (fédéral) des services voyageurs des anciens réseaux, alors moribonds. En 1977, Amtrak rachète le NEC (Corridor nord-est) à Conrail, ligne Washington – Boston électrifiée de Washington à New Haven (via New York) en 11 kV 25 Hz AC depuis 1938. Cette électrification avait été réalisée principalement sous l’impulsion des anciens réseaux concernés, notamment le Pennsylvania Railroad (PRR) et le New York, New Haven & Hartford Railroad (NH… car souvent appelé « New Haven »). Mais les difficultés d’Amtrak, l’héritier, sur la ligne électrifiée ne sont pas que financières, elles sont aussi techniques. Amtrak dispose, lors de sa création, des rames automotrices en inox Metroliner acquises par le Penn Central (1) pour exploiter à grande vitesse (2) la liaison phare du réseau, Washington – Newark. Or ces rames, construites par Budd, souffrent essentiellement de leur partie électrique (pourtant due à deux constructeurs différents) et de leurs bogies. Empêtré dans les problèmes techniques insolubles des Budd, Amtrak doit avoir recours à une exploitation mixte Metroliner/rames tractées pour exploiter le NEC. Si les célèbres GG 1, munies d’un rapport adéquat, peuvent être poussées à 168 km/h et se révèlent encore fiables (elles datent pourtant de 1934), les nouvelles CC de General Electric (les E 60), conçues pour… un trafic minier mais adaptées au service voyageurs (E 60 CH ou E 60 CP) avec une vitesse limite théorique de 192 km/h, agressent la voie ; bien trop lourdes (176 t), équipées de bogies à moteurs de traction suspendus par le nez, elles fatiguent la voie au-dessus de 160 km/h. Tout ce matériel se révèle donc bien mal adapté à la vitesse nécessaire aux trains de voyageurs, surtout pour des vitesses de l’ordre de 200 km/h !
Afin de donner à l’Amtrak une chance de réussir l’exploitation de l’une des rares lignes ferroviaires américaines ayant des caractéristiques proches de celles des lignes européennes (longueur, gares desservies, nombre de voyageurs, fréquences…), le gouvernement américain va prendre deux décisions d’une grande importance
Rabat – Salé : une nouvelle vague de Citadis arrive
Début juin, la STRS (Société du tramway de Rabat – Salé) a reçu les deux premières des 22 rames Citadis Alstom qui avaient été commandées en 2017 afin de répondre à la hausse continue de fréquentation du tramway de Rabat – Salé et en vue de la prochaine mise en service du prolongement de 7 km de la ligne 2 à Rabat et Salé. D’une longueur de 32 m, ils seront couplés pour transporter jusqu’à 606 passagers. Leur plancher bas intégral et leurs 12 portes par face facilitent la circulation des passagers et l’accessibilité pour tous. Leur design sera le même que celui des véhicules déjà en circulation. Les 22 nouvelles rames seront hébergées au centre de maintenance de Hay karima à Salé et s’ajouteront aux 44 rames Citadis Alstom déjà en circulation depuis mai 2011.

La série des diesels BB 67400 réduite à 100 unités
Construite à 232 exemplaires de 1968 à 1975, cette série de locomotives diesels de 1 765 kW, aptes à 140 km/h, multiservices et couplables entre elles ainsi qu’avec les BB 67300, a participé au début de sa carrière à l’éviction définitive de la traction vapeur sur le réseau de la SNCF. Elle a connu des heures de gloire en trafic voyageurs tant sur les radiales que sur plusieurs transversales, avant d’être peu à peu chassée par les électrifications. Toutes les régions en ont détenu des dotations, avec attachement dans les dépôts de Chalindrey, Strasbourg, Longueau, Caen, Rennes, Nantes, Tours Saint-Pierre, Bordeaux, Limoges, Vénissieux, Chambéry, Nevers, Vénissieux, Nîmes et Marseille. Les premières unités sorties d’usine ont maintenant dépassé la cinquantaine et plusieurs ont un palmarès élogieux approchant les 6 millions de km parcourus (comme la BB 67442, de SVI ex-SAQ, qui comptait 6 105 466 km au 1er janvier).
Le plan d’amortissement réduit chaque année davantage le parc, qui a perdu suite à graves accidents les 67420, 67428, 67452, 67458, 67465, 67487, 67546, 67585, 67630, tombant à 100 au 1er juin dernier avec la répartition suivante : 47 à SLI (Infrastructure), 10 à SLT (Fret), 19 à SPI (Intercités et Transilien), six à STA (TER Alsace), cinq à SAU (TER Auvergne et IC Cévenol), trois à SPC (réserve TER Paca), deux à SRA (réserve TER ARA), huit à SVI (réserve IC).
Cette année verra à nouveau chuter les effectifs, notamment du fait de l’arrivée de nouveaux matériels automoteurs.
Les Desiro City de Govia Thameslink Railway et South Western Railway au complet
En 2014, Siemens a développé la troisième génération de Desiro pour le marché britannique, les Desiro City. Déjà plus de 115 exemplaires sillonnent la banlieue de Londres pour les opérateurs South Western Railway et Govia Thameslink Railway.
Siemens avait conçu au début des années 2000, une gamme Desiro UK spécifique au marché britannique dérivée de sa plateforme Desiro déclinée sur continent en plusieurs variantes. Les Desiro UK ont été construits pour différents opérateurs britanniques aussi bien en version diesel, comme les Class 185 utilisés par TransPennine Express, qu’en version électrique fonctionnant en courant continu 750 V par troisième rail, comme les Class 444 et 450 de South Western Railway, ou 25 kV 50 Hz par caténaire, comme les Class 350 de West Midland Trains, les Class 360 de Greater Anglia et de TfL Rail, et les Class 380 de ScotRail. Une version bicourant 750 V-25 kV 50 Hz, les Class 350/1, a également été construite, mais les équipements pour le 750 V ont été déposés faute de besoin pour l’opérateur West Midland Trains, qui les utilise. Tous ces Desiro UK ont été fabriqués sur le site Siemens de Krefeld en Allemagne.
En 2014, pour répondre aux nouvelles exigences des opérateurs en matière de capacité et de consommation d’énergie, Siemens a développé pour le marché britannique une troisième génération d’automotrices électriques Desiro, les Desiro City. Elles se distinguent de leurs prédécesseurs, par leur modularité, leur confort, leurs équipements à bord et leur faible consommation d’énergie. Grâce à la faible masse des caisses en aluminium, aux nouveaux bogies de type Siemens SF 7000 et aux nouveaux dispositifs de commande du train, ils consomment 50 % d’énergie en moins que les Desiro UK, répondant ainsi aux demandes des opérateurs.
Deux opérateurs britanniques, Govia Thameslink Railway et South Western Railway, les utilisent déjà dans la banlieue de Londres.
Govia Thameslink Railway utilise depuis 2017 des automotrices électriques Desiro City. Dans le cadre du projet Thameslink, le département des transports (DfT), équivalent du ministère des Transports, avait commandé en juin 2013 en partenariat avec Cross London Trains, pour un montant de 1,6 milliard de livres sterling, 1 140 caisses de Desiro City pour constituer 60 rames à huit caisses et 55 rames à 12 caisses. Trois voitures avaient été présentées au Salon Innotrans 2014.
Alstom et Bombardier-Hitachi sur les rangs pour High Speed 2
Le projet de LGV qui reliera Londres au nord de l’Angleterre, baptisé HS 2 et qui prévoit pour sa première phase jusqu’à Birmingham l’achat de 54 rames pour un coût global (maintenance comprise) de 2,75 milliards de livres sterling, aiguise les appétits. Le consortium Bombardier-Hitachi et Alstom sont sur les rangs, le choix du matériel par HS 2 Ltd. étant prévu pour 2020. D’ores et déjà, les deux compétiteurs ont présenté des vues d’artistes de leurs matériels, issus des modèles les plus récents de leurs gammes respectives, avec un design dédié à la nouvelle LGV britannique.

Livrée de la Dijonnaise pour la 061.800-4
Vue à Hausbergen, cette G 1206, la 061.800-4, arborant la très graphique livrée de la Dijonnaise de voies ferrées, une société de construction et de rénovation de voies ferroviaires, établie à Chevigny-Saint-Sauveur, en Côte-d’Or (4 juin 2019).