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Catégorie : Matériel
L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

Des navettes autonomes en essai au CEA de Saclay
Le CEA de Saclay a été le lieu d’une expérimentation originale de navettes autonomes en partenariat avec la RATP. De mi-février à fin mars, deux navettes Easy Mile, développées par Ligier, ont évolué sur un circuit de 2,6 km sur route ouverte. Bien que l’ensemble du site soit fermé, le CEA comprend plusieurs intersections et ronds-points où les véhicules autonomes sont susceptibles de croiser voitures et piétons. Pour la première fois, le parcours préprogrammé intégrait différents paramètres proches d’une circulation en milieu non protégé. Le retour d’expérience permettra de définir les conditions futures d’une circulation autonome sans opérateurs au milieu de véhicules non guidés.

Le parc des BB 7200 tombe à 133 unités
Faisant partie de la trilogie des Nez Cassés regroupant aussi les 15000 et 22200, la série des BB 7200 à courant continu a été la dernière de cette catégorie acquise par la SNCF de 1976 à 1984. Aptes à 160 km/h, ces machines ont été conçues pour être universelles avec traction de rapides, express, de trains omnibus de voyageurs mais aussi de messageries et marchandises, d’abord sur les lignes du réseau Sud-Est. En 1979, les 7201-7235 sont équipées de bogies à couple 100 pour trafic fret et mutées à Limoges à compter de 1982 où des machines GV sont également allouées à PSO.
L’ouverture de la LGV Sud-Est écrème le trafic voyageurs rapides et express de l’axe Paris – Lyon – Marseille et embranchements influant sur le rendement de la série. En 1985, les 7261-7263 de PSO reçoivent les bogies 200 des 22358-22360 et servent d’appoint aux CC 6500 sur les trains drapeaux de la radiale Paris – Bordeaux. Du fait de l’avènement du TGV Atlantique, les 7200 doivent une nouvelle fois rétrograder sur le réseau Sud-Ouest en direction de Bordeaux, Hendaye et Tarbes. La répartition par activités à compter de 1999 conduit à un bouleversement des affectations entre les directions Grandes Lignes, Fret et TER. La baisse continue du fret entraîne la mise à disposition de nombreuses unités, ce qui permet par la suite de transférer : 14 machines rendues réversibles et renumérotées 7601-7614 au Transilien pour usage sur Paris-Montparnasse ; 21 rendues réversibles MUX pour service TER Bourgogne avec rames Corail. De plus, 20 7200 de la sous-série 7201-7235 dites « petites cabines » repassent GV pour des missions TER et Intercités.
Les besoins de Fret ne cessant de diminuer avec l’arrivée des BB 27000 et des opérateurs privés, cela conduit à une vague de radiations tout au long de ces dernières années. Si bien qu’au 1er février 2018 la situation de la série se présente ainsi : 17 à TER Centre-Val de Loire (SCT) ; 14 à TER Occitanie (SMP) ; 32 à Fret (SLE) ; 20 à TER Bourgogne (SBF) ; trois à TER Paca (SPC) ; 47 à Intercités (SVI) dont huit louées à Infrarail.
Premières amputations dans le parc des Z 2 monophasé
Avec l’expansion du trafic omnibus autour des grandes agglomérations, l’implantation des nouveaux éléments doubles Z 2 monophasé Z 11500, commandés à 22 exemplaires par la SNCF, avait permis d’éliminer nombre de compositions tractées réversibles ou non, voire de circulations d’autorails sous caténaires. Disposant d’un aménagement de qualité, comparable aux versions de Z 2 continu et bicourant, ces nouveaux engins de 1 200 kW, aptes à 160 km/h, offrant 24 places de 1re classe et 128 de 2de, étaient coupables au plus par trois. Affectés en bloc au dépôt de Thionville de décembre 1986 à début 1988, ils vont assurer avec brio du service omnibus et de petits express en Lorraine, Alsace et Champagne-Ardenne, débordant en Suisse, à Bâle, au Luxembourg, ainsi qu’à Besançon sur territoire Sud-Est. Mais leur nombre étant insuffisant, la SNCF devra affecter à Thionville un lot de Z 6300 provenant de la banlieue Saint-Lazare, peu goûtées de la clientèle, pour couvrir en complément des mouvements locaux autour de Metz, Nancy, Thionville. Employées en interpénétration avec les éléments Z 2000 des CFL, les Z 2 arpentent également un moment les lignes du réseau grand-ducal, se rendant à Athus, Wasserbillig, Ettelbrück, Troisvierges.
Après avoir été revêtue de la livrée TER jaune litho, la série, partagée entre les régions Lorraine (16), Alsace (quatre) et Champagne-Ardenne (deux), est repeinte en livrée spécifique TER à compter de 2004, avec réaménagement des espaces voyageurs. L’année suivante, les engins, profitant de l’électrification des antennes vosgiennes, poussent de Nancy à Épinal, Remiremont et Saint-Dié. En 2012, l’ensemble de la série est prise en compte par la supervision de Metz (SMN).
Avec la livraison des éléments automoteurs modernes (Z 24500, 27500, B 82500, 83500, 84500), le rôle des Z 2 va en s’amenuisant. Au seuil de leurs 30 printemps, les Z 11501, 11505, 11506, 11512, 11516, ont été les premiers radiés fin 2017 des inventaires avec près de 3 millions de km parcourus. Avec le renforcement envisagé du parc AGC Lorraine par mutation d’éléments Z 26500 Centre, la liquidation des autres Z 11500 interviendra ces toutes prochaines années.
Fin de l’X 2208 : une série sort de scène
Dernier représentant de sa série, l’X 2208 a fait ses derniers tours de roues quatre jours après Noël, avant de rejoindre ses confrères. La fin de la série des X 2200, programmée depuis quelque temps, aurait dû néanmoins intervenir bien plus tôt. Ce n’est qu’à cause des problèmes de shuntage des X TER ainsi qu’en raison du manque de matériel thermique en région limousine que l’X 2208 a pu être gardé aussi longtemps. Ainsi, le mardi 26 décembre, il a assuré deux AR entre Poitiers et Limoges. Deux jours plus tard, le 28 décembre, il a également été chargé des trains Limoges – Poitiers 868002 et 868010 puis des trains Poitiers – Limoges 868021 et 868013. Il a finalement été radié des effectifs dès le lendemain.
On notera que, sur 60 engins construits, 10 sont actuellement préservés par des associations, dont quelques-uns d’entre eux sont aptes à rouler sur le RFN. On devrait donc pouvoir espérer les revoir prochainement sur certaines petites lignes à voie unique.
Fernand Nouvion (1905-1999) Ingénieur de la Traction… et « homme du tas »
Le genre biographique est moins prisé dans l’histoire des chemins de fer que les monographies documentaires sur tel type de matériel ou telle ligne. Comme le fut André Chapelon dans le domaine de la locomotive à vapeur, Fernand Nouvion incarne une révolution technologique aboutie en concrétisant les vues de son « patron » Louis Armand, la rupture avec le courant de traction 1 500 V continu, imposé en 1920. Ceci est fort bien connu, mais il est rare aussi de disposer des archives personnelles d’un ingénieur « homme du tas », armé d’un redoutable franc-parler qui plus est ! Dont les convictions en matière de conception d’un matériel aussi simplifié que possible, donc plutôt bon marché et fiable, n’ont pas toujours été entendues en haut lieu… Un portrait à contre-jour en somme…
Disposant de documents inédits, notre projet de consacrer un long dossier à l’ingénieur Nouvion s’est trouvé conforté grâce à un fonds d’archives personnelles déposées à l’association Rails & histoire et qui n’avaient jamais été jusqu’alors exploitées : quatre cartons dont on peut dire avec certitude qu’il s’agit de documents, articles techniques, coupures de presse, notes manuscrites auxquels Nouvion tenait particulièrement. Tel l’important dossier consacré à ses interventions en Inde, d’où l’exportateur du fameux « courant 50 Hz » tira sa plus grande fierté. Je remercie vivement Bruno Carrière d’avoir mis à ma disposition ce fonds. C’est lui aussi qui me communiqua le « tapuscrit » d’une biographie de Nouvion, reçue, il y a longtemps, à La Vie du Rail, tout en étant incapable d’en identifier l’auteur qui le proposait vraisemblablement pour être édité. Sans relance de l’auteur, oublié, ce travail nourri d’entretiens (sans doute enregistrés) avec Nouvion et de proches ingénieurs, méritait donc d’être exploité ! En quête de ce biographe, un appel fut lancé dans l’hebdomadaire La Vie du Rail, appel resté vain. Notre devoir est de le rendre public, les droits de l’auteur étant réservés selon la formule consacrée. Sont publiés les extraits les plus neufs, les plus vivants : reproduits entre guillemets et en grisé étroitisé, sans altération afin de respecter et d’apprécier un indéniable travail de grande qualité.
La postérité d’un ingénieur exceptionnel
Rappelons que l’on peut venir à Rails & histoire écouter une interview enregistrée par Alain Beltran et Jean-François Picard le 25 octobre 1990 à l’UIC, dans le cadre de leur recherche sur les origines du TGV. Nous avions eu le plaisir nous-même de l’interviewer, ce à quoi il ne répugnait pas, mais par malchance, le magnétophone n’avait rien enregistré ! Bien entendu, d’autres recherches et publications ont traité de Nouvion : Clive Lamming, dans sa thèse, puis dans le livre publié, pointe le promoteur du bogie monomoteur et de la bi-réduction. L’historien japonais Terushi Hara a rappelé que les Japonais étaient présents lors des deux records de 1955. Grâce au témoignage d’Yves Machefert-Tassin, on a dévoilé ici l’entente entre les deux constructeurs en lice pour se déclarer ex aequo et partager une égale gloire médiatique. Si Jean-François Picard rappelle bien l’esprit particulier qui animait la DETE, François Caron évoque très succinctement le rôle personnel de Nouvion, cité seulement deux fois ! Dans son Dictionnaire, si Clive Lamming en fait de manière erronée un X (« après de brillantes études [Polytechnique et Supélec] »), mais résume bien son obsession du moindre coût et ses vaines préconisations dans le domaine de la grande vitesse : « Toujours à la recherche de progrès pouvant concourir à faire baisser le coût de possession du matériel (bien avant que le terme soit mis à la mode), il encourage les industriels à mettre en œuvre les techniques nées aux États-Unis. (…) Au début des années 1970, il est au cœur d’un grand débat à la DETE dont il est le directeur : Nouvion est adversaire d’un TGV sous la forme de rames automotrices non modulables et partisan, non écouté, de couplages de locomotrices CC 7100 carénées et à rapports d’engrenages modifiés, encadrant des rames de voitures UIC modifiées pour la grande vitesse, le tout formant des rames modulables à la façon de l’ICE. » Terminons en signalant que Nouvion est l’un des très rares ingénieurs techniciens du rail à avoir eu sa notice dans le Who’s who, dans les années 1990, qui énumère quelques échelons de sa carrière, – « chef de section (1933-1935), inspecteur divisionnaire, chef d’arrondissement (1940-1944), ingénieur général (1958-1970) » –, mais rappelle aussi ses distinctions et prix scientifiques, ses enseignements à Sup’Élec (1957-1970) et à l’École spéciale des travaux publics (1950-1970).
Le Francilien aux couleurs de la région
À l’occasion de l’arrivée du Francilien sur la desserte de l’axe reliant Versailles-Rive-Droite à Paris-Saint-Lazare, le 11 décembre 2017, le train inaugural était composé des rames 209 L et 211 L aux nouvelles couleurs d’Île-de-France Mobilités.
Après le Regio 2N de la ligne R, c’est donc le deuxième matériel à recevoir la nouvelle livrée régionale. Mais, il faudra être patient pour la voir car il n’est pas prévu d’organiser une opération de retrofit à grande échelle. Les rames actuelles recevront le nouveau marquage, mais pas la livrée, à l’image de ce qui a été fait sur le tram train T 11. Pour les rames neuves, compte tenu des marchés passés avec Bombardier, il faudra sans doute attendre fin 2018, voire 2019.
Et on a déjà une variante moins d’un mois après le dévoilement ! La livrée est proche du Regio 2N : le bleu a remplacé le carmillon sauf les portes qui sont mi-blanches, mi-bleues. Le bas de caisse est gris argenté. À l’avant se trouvent un petit logo SNCF en carmillon et le logo d’Île-de-France Mobilités. Pour la rame 211 L, un heurt début janvier côté 50421 a nécessité le remplacement du nez, notamment au niveau des phares, et seul un grand logo SNCF version Francilien d’avant apparaît désormais. Les deux faces avant ont donc un petit détail qui les différencie…
Encore des commandes de Coradia
Fin 2017, Alstom a reçu confirmation d’une commande complémentaire de 14 rames Coradia Polyvalent. Il s’agit tout d’abord de fournir huit trains supplémentaires à la région Bourgogne-Franche-Comté. Ce sont des rames Régiolis Z 51500 (bicourant) à quatre caisses. Le parc actuel comprend déjà neuf rames pour l’ex-région Franche-Comté sur un parc initial de 16. Mi-2020, ce parc sera donc de 24 rames.
De son côté, la région Grand-Est a passé commande d’une rame Régiolis type B 83500 bimode et bicourant à six caisses. De type Alsace, il viendra rejoindre la flotte existante de 34 trains déjà livrés (24 pour l’ex-Alsace et 10 pour l’ex-Lorraine). Alors que les 19 Coradia Liner B 85000 d’Intercités viennent de lui être reversés conformément à la convention de transfert de l’exploitation de Paris – Belfort, la région a passé commande de cinq rames supplémentaires du même type pour Paris – Bar-le-Duc et Nancy – Strasbourg. Au printemps, elle envisage de commander 15 rames pour l’exploitation des lignes transfrontalières.
Globalement, les commandes de Coradia Polyvalent s’établissent à 299 exemplaires dont 64 rames IC (État).
Des X 72500 normands radiés
Ayant fait les beaux jours de l’axe Paris – Granville entre 1999 et 2015, la majorité des X 72500 de l’activité Intercités avaient été garés sans utilisation dès le début de l’année 2016 dans les emprises du dépôt de Caen puis du triage l’année suivante. Aucune région ne souhaitant récupérer ces rames, les X 72619/20, 72639/40, 72643/44, 72651/52, 72655/56, 72559/60 et 72571/72 ont donc été radiés à la fin de l’année 2017 après une carrière de 18 années seulement. En parallèle, Auvergne-Rhône-Alpes commence également à radier ce matériel.

Gare de Denfert-Rochereau : les dessous insolites de la ligne de Sceaux
Pour écarter tout risque d’effondrement d’un sous-sol parisien fortement excavé, l’Inspection des carrières est créée en 1777, avec à sa tête Charles-Axel Guillaumot. Appliquant ses techniques, de multiples opérations de consolidation seront menées jusqu’au début du XXe siècle, notamment sous la ligne de Sceaux.
Une foule peu ordinaire rassemblée pour un événement extraordinaire
Le 4 octobre 2017, à 18 h 30 une foule inhabituelle s’était rassemblée à la sortie du RER Denfert-Rochereau pour une raison peu ordinaire. Aucun rapport avec une arrivée d’un défilé syndicaliste, et bien au contraire car la plupart des impétrants avaient plutôt des noms à particule et avaient également comme point commun d’être les descendants d’un personnage du XVIIIe siècle qui compta énormément dans l’histoire de Paris, bien qu’il soit encore peu connu de ce côté-ci de la Manche ou de l’Atlantique. Et si tout ce beau monde s’était donné rendez-vous à cette heure et en cette place, c’était pour une cérémonie très officielle : l’attribution comme nom pour cette esplanade (s’étendant entre le bâtiment de la station de RER datant de 1846, et la voie de stationnement des bus pour Orly) de celui de Charles-Axel Guillaumot, « l’homme qui sauva Paris de l’effondrement », selon le qualificatif que lui donna Graham Robb dans son livre Parisians : An Adventure History of Paris. Par la même occasion avaient été invités trois descendants de Philibert Aspairt, autre personnage du XVIIIe siècle, sur lequel nous reviendrons plus tard. Contemporain de Guillaumot, il eut en revanche une destinée moins prestigieuse, mais également liée aux sous-sols catacombesques parisiens.
Sous le radier de la ligne de Sceaux : d’anciennes carrières de calcaire
La partie parisienne du parcours de cette voie ferrée circule au-dessus d’anciennes carrières souterraines qui avaient déjà été consolidées (ou étaient en cours de l’être), mais il fallut adapter les consolidations à la propriété précise du chemin de fer et surtout pour une circulation des trains. Rappel historique. Charles-Axel Guillaumot, né à Stockholm en 1730 – son père ayant migré là-bas suite à la Révocation de l’édit de Nantes –, devint architecte du roi Louis XVI après des études à Hambourg. Il vint par la suite à Paris pour y apprendre l’architecture, mais parcourut quelques pays européens pour compléter sa formation : Allemagne, Italie, Angleterre, Espagne. Le 4 avril 1777 fut créée « l’Inspection des carrières sous Paris et plaines adjacentes », car la ville s’étant étendue au-dessus d’anciennes carrières souterraines exploitées sous la campagne environnante plusieurs siècles auparavant, il commençait à se produire des effondrements impactant la sécurité des êtres et des biens. À la tête de celle-ci fut nommé Guillaumot, un personnage exceptionnel par son expertise et ses compétences, car il fut confronté à un exercice qui n’avait jamais eu d’antécédents : devoir consolider une ville établie sur du vide, alors que la vie continuait de grouiller au-dessus. Les principes qu’il développa pour assurer la mise en sécurité de la capitale furent suivis sans interruption de 1777 à 1909, quelles que soient les périodes troubles de l’histoire qui se succédèrent : Révolution française, Terreur, les brèves Révolutions de 1830 et 1848, guerre franco-prussienne de 1870, Commune de 1871. L’année 1777 correspond aux tout premiers travaux de l’Inspection, qui débutèrent effectivement dans et sous le secteur de la place Denfert-Rochereau, quasiment au droit de la gare du RER, auparavant « embarcadère de la ligne de Sceaux » ; tandis que 1909 est l’année, non gravée, que l’on trouve également sous cette même emprise ferroviaire, identifiant les derniers travaux souterrains du secteur exécutés sous l’égide du « Chemin de fer ».
Suisse : commande groupée pour les BLT et le BDWM
Les BLT (Baselland Transport) et le BDWM (Bremgarten-Dietikon-Wohlen-Meisterschwanden) ont annoncé le 27 décembre leur appel d’offres commun pour la fourniture de 18 véhicules avec une option supplémentaire de deux à huit rames. Le matériel des BLT sera affecté sur le Waldenburgerbahn tandis que le BDWM l’utilisera sur la Limmatbahn, nouvelle ligne en construction dans le canton de Zurich. Pour réduire les dépenses, les deux opérateurs se sont en effet concertés et ont rédigé un cahier des charges satisfaisant leurs différentes exigences techniques. Avoir un matériel commun crée une certaine synergie notamment en ce qui concerne la maintenance. Le nouveau matériel est attendu au cours de l’année 2019. Dans la commande ferme, 10 éléments seront rattachés aux BLT et 8 au BDWM. Une chose est certaine pour le Waldenburgerbahn : c’en est fini de son écartement de 750 mm puisqu’il passera au métrique, et par conséquent des actuelles BDe 4/4 qui y circulent…
À l’heure où cet article est rédigé, nous ne connaissons pas le constructeur qui remportera ce contrat. On pense bien sûr au constructeur helvétique Stadler, un des leaders du marché. De plus, les deux compagnies possèdent déjà des Tango, pour les BLT, et des rames dites « Diamant » pour le BDWM, construites par constructeur précité…