Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Suisse : le retour en forme de la 141 R 568

    Suisse : le retour en forme de la 141 R 568

    Construite par les ateliers Baldwin Locomotives en 1945 aux États-Unis, la 141 R 568 est mise en service le 11 avril 1946 sur le réseau français meurtri pas les six années de guerre. Elle faisait partie du parc important des 1 323 locomotives de la série 141 R livrées par les États-Unis à la France. Elle a été affectée à plusieurs dépôts, comme ceux de Belfort, Boulogne ou Sarreguemines, avant d’être préservée. Son dernier voyage en France remonte au 11 juin 2006 alors qu’elle assurait un train d’adieu entre Capdenac et Aurillac avant de prendre la direction de la Suisse, où elle fut longtemps garée à Vallorbe, à la frontière franco-suisse. Elle est aujourd’hui la propriété d’un amateur anglais. Le samedi 24 juin 2017, après une très longue période d’immobilisation, la locomotive effectuait son retour avec un parcours inédit au départ de Vallorbe entre lac Léman et campagne Vaudoise. La R 568 a gagné Lausanne pour ensuite grimper dans le vignoble de Lavaux avant de rejoindre Payerne, puis retour sur Lausanne par Palézieux. En fin de journée, elle a rejoint son dépôt d’attache de Vallorbe, sous un beau soleil estival.

  • Les TER Interloire vont passer en Regio 2N

    Les TER Interloire vont passer en Regio 2N

    C’était le 25 septembre 1994, il y a 23 ans. Un nouveau type de TER, aptes à 200 km/h, voyait le jour dans le couloir ligérien d’Orléans à Nantes, deuxième relation en France circulant à cette vitesse, après les TER Alsace entre Strasbourg et Mulhouse. Deux tronçons leur permettaient d’atteindre les 200 km/h : Orléans – Saint-Pierre-des-Corps et Angers – Nantes. Trois AR, positionnés le matin, en mi-journée et en soirée, se croisant dans le Saumurois, étaient proposés avec des arrêts à Blois, Saint-Pierre-des-Corps, Saumur et Angers-Saint-Laud. Formés de cinq voitures Corail cartouchées 200 +, ils étaient emmenés par des BB 22200 de Rennes à couple 200 remplacées par la suite par des BB 26000. Leur succès commercial fut fulgurant, tant et si bien que leur capacité fut renforcée par une sixième puis une septième voiture certains jours de la semaine. Alors que leur parcours était prolongé en fin de semaine et l’été de Nantes au Croisic, puis toute l’année pour la fréquence de mi-journée à Saint-Nazaire, peu à peu des arrêts supplémentaires ont été accordés à Beaugency, Amboise, Ancenis, Savenay, augmentant le temps de parcours de base Orléans – Nantes, qui était initialement de 2 heures 30. En 2005-2007, le parc des voitures Corail dédiées fait l’objet d’une rénovation des espaces voyageurs et reçoit une livrée spécifique bleu et blanc. À partir de 2011, l’accès des voyageurs avec vélos, longeant les rives de la douce Loire, motive l’adjonction en période d’été d’une voiture-fourgon embarquant 20 montures, mais, devant le succès de la formule, le B5Dd voit sa capacité augmentée à 40. Ce service a pour autant un inconvénient : le dépassement des stationnements dans les gares pour chargement et déchargement, influant sur la régularité. À compter du 28 août, les trois paires de TER Interloire doivent être assurées par des rames automotrices Regio 2N Z 56500 aptes à 200 acquises par la région des Pays de la Loire. Leurs horaires seront modifiés comme suit pour tenir compte de leur transit par la gare de Tours, où aura lieu leur rebroussement, provoquant un léger allongement des temps de trajet, mais accordant de multiples correspondances, plus commodes qu’à Saint-Pierre-des-Corps, dont l’arrêt sera conservé (1) : • sens est – ouest : 860001 lundi à vendredi Orléans 6 h 59 – Tours 8 h 01/ 8 h 09 – Nantes 9 h 47 ; 860003 samedi et DF Orléans 7 h 04 – Tours 8 h 01/8 h 09 – Nantes 9 h 47/ 10 h 04 – Le Croisic 11 h 19 ; 860005 lundi à vendredi Orléans 11 h 27 – Tours 12 h 45/12 h 53 – Nantes 14 h 32 ; 860011 lundi à jeudi Orléans 16 h 59 – Tours 18 h 01/ 18 h 09 – Nantes 19 h 45 ; 860007 vendredi et samedi Orléans 17 h 00 – Tours 18 h01/18h09 – Nantes 19h45/ 20 h 04 – Le Croisic 21 h 19 ; • sens Ouest – Est : 860002 lundi à vendredi Nantes 7 h 12 – Tours 8 h 52/9 h 00 – Orléans 10 h 09 ; 860004 samedi et DF Le Croisic 7 h 27 – Nantes 8 h 51/9 h 13 – Tours 10 h 52/11 h 00 – Orléans 11 h 57 ; 860006 lundi à vendredi Nantes 11 h 06 – Tours 12 h 42/12 h 50 – Orléans 14 h 08 ; 860012 lundi à vendredi Nantes 18 h 11 – Tours 19 h 52/20 h 00 – Orléans 21 h 07 ; 860014 samedi Le Croisic 18 h 36 – Nantes 19 h 48/20 h 11 – Tours 21 h 52/ 22 h 00 – Orléans 22 h 56 ; 860018 DF Le Croisic 18 h 54 – Nantes 20 h08/20 h11 – Tours 21h 52/22h00 – Orléans 22 h 57.
    (1) Les arrêts de Beaugency et Amboise ne seront plus systématisés.

  • Le Coradia Liner sur Nantes – Bordeaux

    Le Coradia Liner sur Nantes – Bordeaux

    Depuis le 7 août 2017, l’un des trois AR Intercités entre Nantes et Bordeaux est assuré par les nouvelles rames Coradia Liner d’Alstom. Il s’agit des trains 3831 (Nantes 8 h 25 – Bordeaux 13 h 14) et 3856 (Bordeaux 16 h 47 – Nantes 21 h 32). Après la ligne 4, qui sera entièrement couverte par ces rames neuves d’ici fin août, c’est au tour de cette transversale mythique de recevoir un train automoteur moderne en remplacement des rames de voitures Corail tractées par des UM de BB 67400. Ensuite, ce sera le tour de Nantes – Lyon.

  • À bord d’une CC 72100 entre Paris et Troyes

    À bord d’une CC 72100 entre Paris et Troyes

    Sur la ligne 4, avec l’arrivée des Coradia, les jours des rames tractées par des CC 72100 sont plus que comptés. C’est en cabine de l’une d’elles pour l’une de ses dernières missions que nous vous convions.

    Le rendez-vous est pris pour le lundi 26 juin 2017 en gare de Paris-Est pour accompagner l’équipe de conduite du train Intercités 11743, départ 18 h 12 pour Culmont-Chalindrey. C’est l’un des deux derniers trains quotidiens assurés en rame tractée sur cet axe mythique de la ligne 4 au départ de Paris. À 17 h, la rame vide arrive du chantier de l’Ourcq. La traction est assurée par la BB 15005. Puis sept voitures Corail (une B11u, une A10tu et 5 B11tu). Et à l’autre extrémité, celle qui est l’objet de notre visite : la CC 572190. Issue d’un lot de 30 CC 72000 remotorisées pour réduire les émissions polluantes dans le secteur de la gare de l’Est, c’est l’une des dernières survivantes. 18 ont déjà été radiées dont cinq en 2017. Il en reste officiellement 12, mais, en réalité, la production table sur cinq engins fiables. La CC 72090 est entrée en service en avril 1974. Elle a été remotorisée en novembre 2003 en prenant pour l’occasion la livrée « en voyage… » et le n° 72190. L’aspect extérieur est globalement satisfaisant. Par contre, elle a perdu depuis un certain temps les blasons de la ville de Belfort, qui a parrainé cet engin le 23 novembre 1974. À 17 h 17, un agent de manoeuvre dételle la BB 15000 puis, à hauteur de la CC 72100, vérifie l’attelage, retire la lanterne de queue et pose la clé de chauffage sur le pupitre. L’équipe de conduite du dépôt de Chalindrey arrive du foyer de Magenta après un découcher « diurne » : Marc Corneux, responsable traction de Troyes, et Christelle Morisot, la conductrice. Au passage, ils vérifient l’attelage, la connexion de deux conduites, générale et principale (CG et CP), et surtout l’ouverture des robinets correspondants. À noter qu’il n’y a pas de liaison interphonique entre la rame et la locomotive. « Si besoin, nous échangeons avec le chef de bord par nos téléphones mobiles. » Avant de monter en cabine 2, Marc Corneux vérifie le niveau de gazole. Les 5 000 1 de contenance permettent de donner 1 500 km d’autonomie, largement suffisant pour rejoindre Culmont-Chalindrey à 300 km de Paris. Commence alors la longue série de vérifications de l’engin. Mais il faut d’abord aller en cabine 1 pour mettre en service la batterie, notamment pour éclairer les coursives, vérifier le frein à main puis remonter le Tachro. « Celui de la cabine 1 assure l’indicateur de vitesse et les enregistrements sur bande graphique. Celui de la cabine 2 ne fait que l’indicateur de vitesse. » Christelle Morisot place les trois clés fondamentales : boîte à leviers, inverseur et frein. Puis direction les entrailles de la bête pour vérifier le niveau d’huile, d’eau (haute et basse température), ouvrir le circuit d’air puis lancer la procédure de démarrage du moteur diesel de 2 650 kW. La pompe de prégraissage s’enclenche. La temporisation, d’environ 2 min, est mise à profit pour vérifier les agrès en cabine, torche à flamme rouge, pétards, extincteurs plombés. Vient enfin le moment de lancer le moteur. Quelques soubresauts et c’est parti sans aucune volute à l’extérieur.

  • Mobilisation générale autour de la 130 T Decauville de 1913

    Mobilisation générale autour de la 130 T Decauville de 1913

    Remettre en service une locomotive à vapeur classée monument historique et témoin du passé européen, c’est le défi que le Musée des tramways à vapeur des chemins de fer secondaires français (MTVS) s’est lancé. La chaudière de la locomotive Decauville 130 T (n° 96) doit être refaite pour répondre aux normes actuelles et une révision générale de l’ensemble de ses composants est nécessaire. Simultanément, les bénévoles ont achevé la pose de la voie ferrée (1,7 km) destinée à l’exploitation du train touristique dès mai 2017 dans l’Oise, de Crèvecoeur-le-Grand à Saint-Omer.

    Le 7 janvier 2017 à Butry-sur-Oise (Val-d’Oise), peut-être était-ce dû au froid glacial et au verglas, mais ça courait dans tous les sens, sans doute pour se réchauffer… Toujours est-il que le soir venu, les bénévoles du Musée des tramways à vapeur des chemins de fer secondaires français (MTVS) avaient fini de démonter les annexes de la chaudière de l’antique 130 T Decauville : sablière, cheminée, changement de marche, tôlerie… « En dehors des boulons de cheminée, rien n’était vraiment grippé et tout s’est dévissé ou démonté sans problème. On voit que cette machine a roulé jusque très tard et qu’elle a toujours été abritée », commente Olivier Janneau, président du MTVS. Cette locomotive a un pedigree 100 % européen. En effet, elle a été construite en 1913 en Allemagne, avec des pièces fabriquées en France avant d’être livrée au Portugal où elle a circulé dans le Val de Vouga jusqu’en 1976. Classée aux monuments historiques en 2003, elle est la seule de la marque Decauville en voie métrique encore préservée en France, d’où son intérêt en termes de patrimoine ferroviaire et historique. L’association a dû l’expédier en Angleterre, où seront effectués des travaux de réparation, notamment le remplacement de la chaudière (le foyer d’origine en cuivre, qui est fissuré, va céder la place à un foyer neuf en acier) afin de répondre aux normes actuelles. Mais auparavant, il a fallu accomplir les tâches décrites plus haut, et ce, par un froid glacial.

    Être prêts pour mai 2017

    Le week-end suivant, le 14 janvier, « on ne lâchait rien ! », comme disent les rugbymen. À Butry comme à Crèvecoeur, le second site du MTVS, l’activité restait intense, les bénévoles oeuvrant comme des abeilles dans leur ruche. Six d’entre eux avaient bravé le froid polaire et la neige « et pourtant, ça tombait dur dès le matin », souligne Olivier Janneau. « Après quoi le soleil a joué avec les nuages, tout a fondu… mais la gadoue est restée ! » Cinquante- trois traverses, destinées à la voie ferrée du train touristique du Beauvaisis, mis en circulation quatre mois plus tard de Crèvecoeur-le- Grand à Saint-Omer (Oise), ont été coupées et percées.

  • Suède : Green Cargo commande deux Transmontana

    Suède : Green Cargo commande deux Transmontana

    L’opérateur fret suédois Green Cargo a commandé, début juillet 2017, deux locomotives électriques Transmontana au constructeur roumain Softronic. Une locomotive de ce type avait été testée avec succès courant 2015 en Suède par Green Cargo et Rush Rail. Ces locomotives de type Co’Co’, dérivées des série EA d’Electroputere en service en Roumanie, Bulgarie, Serbie et Monténégro, peuvent fonctionner sous 15 kV 16 2/3 Hz et 25 kV 50 Hz. Leurs six moteurs triphasés asynchrones développent une puissance 6 000 kW. Leur vitesse maximale est fixée à 160 km/h. Afin de diminuer ses coûts d’exploitation, Green Cargo a choisi ces machines capables de remorquer des trains de 3 000 t, soit près du double de ceux remorqués par les actuelles locs Rc 4. Elles seront livrées mi-2018.

  • Réouverture du musée des Transports urbains de Chelles

    Réouverture du musée des Transports urbains de Chelles

    Installé depuis 2008 à Chelles, le musée des Transports urbains (Amtuir) est à nouveau ouvert au public. Jusqu’à présent, les ouvertures étaient restées exceptionnelles, notamment pour les Journées du patrimoine. Quelques aménagements ont été nécessaires, avec une réorganisation des véhicules et la création d’un cheminement accessible aux personnes à mobilité réduite. Le 17 juin, comme désormais tous les troisièmes samedis du mois jusqu’en octobre, les visiteurs ont pu à nouveau redécouvrir les collections de matériels autobus, trolleybus et tramways représentatifs des transports urbains. Une opération qui devrait être reconduite la saison prochaine si le bilan est positif.

  • Des Régiolis tricourant sur les liaisons avec l’Allemagne

    Des Régiolis tricourant sur les liaisons avec l’Allemagne

    En plus des 10 Régiolis supplémentaires commandés par la région Grand Est (voir Rail Passion n° 238), cette dernière envisage une option portant sur 15 éléments tricourant 1,5/15/25 kV pour des liaisons France – Allemagne afin d’éliminer les autorails X 73900 fonctionnant sous caténaires. Comparables aux 17 éléments Z 31500 acquis par la région Auvergne-Rhône-Alpes pour les futures dessertes transfrontalières Léman-Express devant fonctionner en 2019 entre Coppet – Genève – Annemasse – Évian-les- Bains, Saint-Gervais et Annecy, ce matériel pourrait être engagé sur des dessertes Metz – Thionville – Trèves, Metz – Forbach – Sarrebruck, Strasbourg – Offenbourg, Mulhouse – Müllheim Bade – Fribourg et, après accord avec le Land de Bade-Wurtemberg, sur des tournées Strasbourg – Rastatt – Karlsruhe.

  • Les premiers trains X’Trapolis d’Alstom livrés en Afrique du Sud

    Les premiers trains X’Trapolis d’Alstom livrés en Afrique du Sud

    La fabrication des 20 premiers trains X’Trapolis Mega destinés à Prasa (Passenger Rail Agency of South Africa) s’achève. Elle s’inscrit dans le cadre du contrat de 4 milliards d’euros signé en 2013 par Alstom pour la livraison en 10 ans de 600 trains destinés à redynamiser l’industrie ferroviaire sud-africaine. Ces 20 premiers trains ont été fabriqués sur le site de Lapa (Sao Paulo) au Brésil, 16 d’entre eux sont déjà en service commercial en Afrique du Sud depuis mai 2017. Pour livrer les 580 trains restants, Gibela (la coentreprise dirigée par Alstom), en collaboration avec deux entreprises locales (Ubumbano Rail et New Africa Rail), érige actuellement une usine de 600 000 m2 à Dunnottar, à 50 km de Johannesburg. Ce nouveau site de production accueillera également un centre de formation de 4 000 m2. Lorsque le site fonctionnera à plein régime, 62 trains sortiront chaque année des chaînes de production.

  • Inauguration à Cochin du premier Metropolis « made in India »

    Inauguration à Cochin du premier Metropolis « made in India »

    Le 17 juin 2017, Alstom a inauguré le métro de Cochin, en présence de Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde. Inclus dans un projet de 150 millions d’euros, les métros construits par Alstom sont les premiers à avoir été entièrement conçus à Bangalore et fabriqués à Sri City, en Inde. Chaque train Metropolis livré à Kochi Metro Rail Limited (KMRL) pourra transporter jusqu’à 975 passagers.