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Catégorie : Matériel
L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

Le prototype ERTMS en fin de carrière
Exemplaire unique, l’autorail X 1501/X 1502 est constitué par les deux motrices T 1511 et T 1512 provenant des ETG 1511 et ETG 1512. Il sert actuellement aux essais et à la présentation de l’ERTMS (European Rail Traffic Management System). La rame avait été aménagée pour la direction de la Recherche SNCF en 1993 afin de servir de laboratoire- prototype Astrée avec livrée rouge et blanc, et modifiée pour les essais ERTMS avec livrée bleu et blanc en 2001, elle sera prochainement remplacée par un X 72500. Affectée au dépôt de Sotteville, avec une motorisation constituée de deux moteurs diesels Saurer de 330 kW, elle circule à vitesse maximale de 160 km/h. Les essais se déroulant également sur lignes à grande vitesse, la rame est équipée du système de signalisation TVM 430.

Une BB 26056 redécorée.
La BB 26056, qui vient de sortir des ateliers d’Oullins, est la dernière de la série à y avoir été révisée en mi-vie. Afin de marquer cet « évènement », elle porte un bandeau le célébrant depuis sa sortie. Elle est vue ici à Caen au train 3305 Paris – Cherbourg (17 mars 2017).

La modernisation des X 2000 suédois est lancée
Ces rames pendulaires aptes à 200 km/h sont actuellement en rénovation en Suède et en Suisse. La livraison aux SJ des éléments modernisés s’échelonnera entre 2018 et 2020.
L’entreprise helvético-suédoise ABB (Asea-Brown-Boveri) avait remporté en 2014 le contrat de modernisation de la partie électrique de 33 rames X 2000 appartenant aux Chemins de fer suédois (SJ). Avec près d’un an de retard, la motrice X 2 2005, la voiture-pilote UB 2 X 2509 et la voiture intermédiaire UA 2 2818 d’une rame X 2000 des SJ ont regagné début février 2017 la Suède, après avoir été traitées par des techniciens d’ABB et de Stadler dans les ateliers de la compagnie ferroviaire privée suisse SOB, Südostbahn, situés à Samstagern, que ABB avait loués pour l’occasion. Le cahier des charges de cette opération prévoyait l’adaptation de la motrice de la rame pour son fonctionnement sous 25 kV 50 Hz en plus du 15 kV 16 2/3 Hz utilisé sur le réseau suédois, impliquant le changement du transformateur principal et de certains composants électromécaniques et électroniques. D’autres modifications ont été effectuées avec, entre autres :
• le changement des convertisseurs statiques de traction, les nouveaux plus légers imposant le lestage de la motrice pour conserver sa masse nécessaire à l’adhérence ;
• la modernisation des pupitres de conduite de la motrice et de la voiture-pilote, avec notamment l’installation d’un nouveau dispositif de commande de la fermeture sélective des portes ;
• l’installation d’un nouveau système d’antipatinage ;
• la rénovation des installations de climatisation et d’éclairage des voitures ;
• l’installation d’un nouveau logiciel de commande de la pendulation active, la mécanique du système de pendulation d’origine, encore en bon état, ayant été conservée.
Quant aux 227 voitures, qui composent le parc des X 2000, leur rénovation a été confiée par les SJ à Swedtrac Rail Services AB, filiale de Knorr-Bremse, qui possède des ateliers à Tillberga, près de Vasteras, en Suède. Le constructeur suisse Stadler est également associé au changement des aménagements intérieurs, qui comporte, outre le changement des sièges, la modification de l’agencement des voitures permettant d’accroître de 15 % la capacité des rames, nécessaire à la progression du trafic sur les relations desservies. La rénovation de la rame de présérie sera achevée mi- 2017 en Suède, où sera traité par la suite le reste des rames aussi bien pour la partie électrique des motrices et des voitures que pour la rénovation des intérieurs des voitures. Après une série de tests, la première rame modernisée devrait être livrée aux SJ début 2018. Puis la modernisation en série commencera pour se terminer en 2020, prolongeant ainsi jusqu’en 2035 l’utilisation des X 2000 en service commercial. Le marché global s’élève à 400 millions d’euros, dont 160 millions d’euros pour ABB et 24 millions pour Stadler.

Sortie de révision de la dernière rame TGV SE.
Le 22 mars 2017, les ateliers du technicentre de Romilly (Aube) voyaient la sortie de révision de la dernière rame TGV SE, la n° 31, ayant pour conséquence une importante baisse de charge de production. Elle a été acheminée en marche 806480/81 sur le parcours Romilly – Ormoy-Villers – Creil – Le Landy. Pour marquer l’évènement, historique pour les ateliers, c’est la CC 72084, de l’AEF, dans sa livrée rutilante, qui avait été affectée à cette mission particulière. La rame est vue au passage à Verneuil-l’Étang, sur la Ligne 4 Chalindrey – Paris-Est.

De Livron à Veynes par le Diois
Composante de l’étoile de Veynes, cette ligne au parcours en partie montagnard n’a jamais connu un trafic régional très fourni. Avec la généralisation des sports d’hiver, elle a vu sa fréquentation s’accroître périodiquement, mais elle n’est pas épargnée aujourd’hui par la chute du nombre des trains grandes lignes classiques et notamment des trains de nuit. Elle conserve, toutefois, une trame TER assurée par des matériels modernes.
Artère préalpine de 116 km, numérotée 912 au catalogue SNCF Réseau (ex-RFF), elle constitue la branche occidentale de la croix de Veynes, exploitée en traction autonome. Les autres composantes de cette étoile ont fait l’objet d’études de fond parues dans des numéros antérieurs de Rail Passion (n° 94 pour Grenoble – Veynes, n° 99 pour Veynes – Briançon et n° 119 pour Veynes – Marseille).
Faisant communiquer la vallée du Rhône et le département des Hautes-Alpes, c’est l’itinéraire de référence pour l’accès depuis Paris et Lyon à Gap et Briançon. À ce titre, la ligne a connu des pointes de trafic aiguës lors des vacances et week-ends de la saison hivernale. Le reste du temps, son activité est faible, d’autant qu’elle a perdu tout trafic fret. Par rapport à l’époque PLM, ses installations ont été sérieusement allégées, mais en contrepartie la sécurité des circulations a été améliorée.
Le tracé de ligne, remontant sur les trois quarts de son parcours la vallée de la Drôme, est dans l’ensemble assez curviligne, avec pas moins de 245 courbes, ne s’abaissant jamais en dessous de 300 m de rayon. Son profil en long est sévère pour accéder à son point culminant : 885 m, à l’intérieur du grand souterrain de faîte du col de Cabre, au Km 95,970, marquant la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Drôme et du Buëch, ainsi que la limite entre les départements de la Drôme et des Hautes-Alpes.
Les nombreux ouvrages d’art ont justifié deux coupures de longue durée pour assurer leur pérennité, l’une en 1976 pour le remplacement spectaculaire du remarquable viaduc du Claps, l’autre en 1981 pour traiter le chapelet de tunnels du fer à cheval de Beaurières.
Autorisée par décret impérial du 19 juin 1858, cette artère de pénétration à travers la contrée du Diois a été ouverte par la Compagnie du PLM en trois étapes espacées dans le temps :
• le 25 septembre 1870 de Livron à Crest (17 km) ;
• le 1er septembre 1885 de Crest à Die (37 km) ;
• le 1er juin 1894 de Die à Aspres-sur-Buëch (55 km), retardée par les grands travaux d’ouvrages d’art.
Au-delà de cette gare, le parcours de 6,5 km pour atteindre le noeud de Veynes, commun avec la ligne des Alpes venant de Grenoble, mise en service dès le 29 juillet 1878, reçoit alors une seconde voie. Sur celui-ci vient se greffer, à la bifurcation du Poteau Saint-Luc, la ligne remontant de Marseille depuis Sisteron, ouverte en 1875.
Quittant l’artère impériale Paris – Marseille à la sortie sud de la gare de Livron, la voie unique vers Aspres se dirige franchement vers l’est en suivant la rive droite de la Drôme, dont la vaste plaine est plantée de vignobles et de cultures maraîchères. Desservant Crest, localité fière de son donjon du XIIe siècle, elle traverse la rivière dans un paysage de collines couronné au sud par la forêt de Saou, culminant au Veyrou à 1 589 m.

Slovaquie : les ZSSK commandent des automotrices 861 et des voitures à ZOS Vrutky
Les Chemins de fer slovaques, les ZSSK, ont commandé début avril 2017 au constructeur slovaque ZOS Vrutky 21 automotrices diesels série 861, pour un montant de 77 millions d’euros, financés en partie par l’Union européenne, et cinq voitures voyageurs de 2de classe aptes à 160 km/h et qui devraient être livrées mi-2018 avec une option pour une commande complémentaire de 30 autres voitures. Les automotrices diesel 861 devraient être livrées à partir de 2018 et seront utilisées sur les relations Zvolen – Vrutky et Zvolen – Fil’akovo. Sept seront à trois caisses avec une capacité de 160 places et 14 à deux caisses offrant 110 places. Elles seront équipées de la climatisation, de prises électriques et du Wi-Fi. Les ZSSK en possèdent déjà 32 unités, livrées en deux lots, de 2010 à 2015 par ZOS Vrutky.

53 Coradia Continental pour DB Regio
Fin mars 2017, DB Regio a commandé à Alstom, pour un montant d’environ 300 millions d’euros, 53 automotrices électriques Coradia Continental, dont 26 à trois et cinq caisses pour une utilisation en Rhénanie-du-Nord- Westphalie et en Rhénanie-Palatinat et 27 à quatre caisses pour l’exploitation du réseau de S-Bahn de Nuremberg. Cette commande fait partie d’un contrat-cadre signé en 2012 entre DB Regio et Alstom pour la fourniture de 400 automotrices, dont 28 sont déjà en service, livrées à DB Regio en 2014 et utilisées en Rhénanie-du Nord-Palatinat.

« Iris-320 » : la vigie des LGV remise à neuf
Chargé de la surveillance technique des voies à grande vitesse, ce TGV très particulier a repris l’an dernier du service après avoir subi une opération mi-vie. C’est à bord d’une rame entièrement rénovée que nous vous invitons à prendre place.
Pendant pratiquement une année, la rame Iris-320, de l’Infra, utilisée pour la surveillance des lignes à grande vitesse, était en opération de maintenance mi-vie. Cette cure de jouvence a été réalisée au technicentre SNCF de Lille-Hellemmes. Comme toutes les rames TGV, 20 ans c’est l’âge légal pour se refaire une santé. Cette rame tricourant mise en service commercial en 1995 entre la Belgique et la France n’a donc pas échappé à cette règle. Pourtant, déjà, en 2004, ce train avait été retiré du service voyageurs pour être affecté à l’Infra. Depuis maintenant 10 ans, ce TGV rebaptisé Iris-320, bardé de capteurs, caméras, divers instruments de mesures et rempli d’ordinateurs, scrute les moindres détails des voies à grande vitesse.
Cette opération de maintenance d’envergure a consisté pendant 11 mois à réviser l’ensemble de la structure de ce train pour une remise à neuf y compris de la peinture et, accessoirement, des installations du personnel à bord, comme la cuisine et les chambres. Dans la foulée, les techniciens et ingénieurs en ont profité pour rénover une grande partie des systèmes de mesures.
À noter tout de même que, pendant sa convalescence, la surveillance des lignes a pu être assurée grâce à une rame commerciale, renommée « Iris by TGV », équipée d’un certain nombre de systèmes de mesures.
Depuis octobre 2016, l’Iris-320 a repris du service, flambant neuf dans sa livrée Vigirail il sillonne à nouveau le réseau LGV à la fréquence de quatre jours par semaine pour environ 120 000 km par an. Ce rythme permet à toutes les voies principales d’être contrôlées tous les 15 à 20 jours maximum.
De l’extérieur, exception faite de la livrée, il est difficile de le distinguer d’un TGV classique hormis pour les plus observateurs, qui seront intrigués de voir les deux vigies qui sortent du toit et qui permettent l’inspection des caténaires et des pantographes. En revanche, à l’intérieur, c’est un véritable fleuron de technologie qui se trouve à bord, où les ordinateurs occupent une place prépondérante. Le 2 novembre 2016, c’est entre Paris et Le Mans que l’Iris-320 a effectué sa mission de contrôle. À son bord, quatre techniciens mais aussi des ingénieurs venus s’assurer du fonctionnement des nouvelles installations, sans oublier évidemment les deux conducteurs du pool essai.

La région Grand Est teste une nouvelle livrée
Les BB 26143 et BB 26148 arborent, à la demande de la région Grand Est, toutes deux (mais avec quelques nuances) une nouvelle livrée qui doit cependant être considérée comme prototype. En effet, la livrée définitive est encore en cours d’élaboration (positionnement, taille du logo Grand Est) et sera appliquée, une fois figée, aux 12 autres engins dédiés au TER 200 Alsace. La région Grand Est, qui souhaite voir afficher son identité visuelle, a saisi l’opportunité que constitue le programme industriel des 26000. Ce dernier prévoit une remise en peinture des locomotives.

Suisse : des nuages sur l’avenir des Re 4/4 II
CFF Cargo a procédé au garage de Re 4/4II (ou Re 420) début 2017. Cette mesure est d’abord imputable à SBB Cargo International, qui s’est également défait de Re 620, à cause d’un recours accru à des engins multisystèmes. Il s’agit de 35 ES 64 F 4, cinq Vectron, 20 Traxx MS 2 et MS 2 e complétées par des locomotives interopérables Allemagne – Suisse (Re 482, Re 421). Enfin, la réorganisation du lotissement en Suisse par CFF Cargo a aussi un impact. Une douzaine de Re 420 ont ainsi été garées à Biberist. Six unités ont été stationnées à Fuel. Cinq des Re 420 arrêtées seront remises en circulations à l’automne 2017. Les autres locomotives nécessiteront au préalable une révision (300 000 francs suisses par engin), ce qui hypothèque leur réactivation.
Les Re 4/4 II de CFF Cargo (90 unités encore à l’effectif) sont issues des deuxième, troisième et quatrième commandes passées en 1966-1967, 1968, 1970, et honorées en 1967-1968, 1969-1973, 1973-1983. Elles développent 4 700 kW, sont autorisées à 140 km/h et peuvent être dotées mais pas toutes (57 dont 20 avec équipement Siemens et 37 Alstom), à l’instar des Re 420 de la division Voyageurs (18 sur 94 unités), de l’ETCS. Ce dispositif est nécessaire à l’emprunt du TBG (y compris de ses approches) et de fait de la VU Cadenazzo – Luino. Les Re 420 peuvent rouler en UM avec les Re 620 (60 unités dont 38 ETCS Alstom), pour former l’imbattable couplage Re 10/10, ou encore avec les Re 423 (20 unités similaires mais limitées à 125 km/h) alias Re 4/4 III. Notons que 28 Re 4/4 II de CFF Cargo ont été transformées pour pouvoir circuler en Allemagne (Re 421) et que 30 unités (11.201 à 230) de la division Voyageurs ont été adaptées au service avec voitures 2N sur le RER zurichois. Des 421 (qui ont un pantographe à archet large) sont louées par CFF Voyageurs afin d’assurer jusqu’à Lindau les EC Zurich – Munich alors que les 11 201-230 du RER zurichois sont désignées comme Re 420 « Lion ». La mise en service des Twindexx permettra d’arrêter, de 2018 à 2024, les 40 engins de la première commande. Les 24 autres unités (18 de la deuxième et six de la troisième commande) dureront jusqu’en 2027. Les 420 « Lion » devraient dépasser 2030.