Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Allemagne – ICE 3neo, une nouvelle génération de Velaro

    Allemagne – ICE 3neo, une nouvelle génération de Velaro

    Construits un peu plus d’un an après avoir été commandés, les ICE 3neo se déploient au fur et à mesure de leur livraison principalement entre Cologne et Francfort-sur-le-Main. Ils devraient remplacer dès 2024 les ICE 3 série 406 sur les relations Francfort-surle- Main – Amsterdam et Francfort-sur-le-Main – Bruxelles.

     

    Les premiers ICE 3 ont été mis en service en 2000. Construits par Siemens pour la DB, ils se déclinent en trois séries :

    • BR 403 monocourant 15 kV 16,7 Hz ;

    • BR 406 quadricourant 1 500 V CC – 3 000 V CC – 15 kV 16,7 Hz – 25 kV 50 Hz, construits également en quatre exemplaires pour les chemins de fer néerlandais (NS), qui circulent en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse jusqu’à Bâle CFF. Six d’entre eux, désignés ICE 3MF, ont été dotés entre autres du KVB et de la TVM 430, et ont circulé en France sur les relations Paris-Est – Francfortsur- le-Main/Stuttgart jusqu’à l’introduction des BR 407 ;

    • BR 407, dénommés par la DB ICE 3MS, quadricourant 1 500 V CC – 3 000 V CC – 15 kV 16,7 Hz – 25 kV 50 Hz et issus de la plateforme Velaro sont dotés du PZB, du LZB, de l’ETCS, de la TBL 1 et 2 belge, de la TVM 430, de l’ATB néerlandais et du KVB français.

     

    Les ICE de ces trois séries sont tous à huit caisses et de type Bo’Bo’+2’2’+Bo’Bo’+2’2’+2’2’ +Bo’Bo’+2’2’+Bo’Bo. Siemens a également vendu 26 Velaro série 103 aux chemins de fer espagnols (Renfe), 19 aux chemins de fer turcs (TCDD) numérotés dans la série HT80000, dont sept à huit caisses et 12 à 10 caisses, aux chemins de fer russes (RZD) 16 « Sapsan » Velaro RUS ES300 à 10 caisses à écartement de 1 520 mm aptes à 250 km/h dont quatre EVS1 et 12 EVS2, à Eurostar 17 à 16 caisses série 374, et également en Chine et en Égypte.

     

     

  • Rénovation du tramway canadien

    Rénovation du tramway canadien

    La ligne électrique du tramway historique du Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant a été rénovée. L’opération réalisée par Equans Transport Canada a permis la reprise des circulations interrompues depuis deux ans.

  • Les principales nouveautés du service annuel 2023 en Europe

    Les principales nouveautés du service annuel 2023 en Europe

    Dans certains pays d’Europe, de gros travaux d’infrastructure impactent au SA 2023 les plans de transport. En Allemagne, l’offre de DB Fernverkehr est encore en augmentation par rapport à celle du SA 2022. La nouvelle LGV Wendlingen – Ulm est également mise en service. Des relations internationales, dont certaines de nuit, sont créées.

     

    Le SA 2023 en Allemagne comporte de nombreuses nouveautés, comme l’augmentation des capacités de transport avec le déploiement de huit Kiss à six caisses série 4100, qui avaient été rachetés à l’opérateur autrichien Westbahn en septembre 2021, et de 37 nouveaux ICE 4 à 13 caisses, la mise en service progressive des ICE 3 neo série 408 au rythme de trois par mois, et le remplacement des automotrices diesels IC 3 série MF des DSB par des rames tractées sur la relation Hambourg – Copenhague. De nouvelles relations et de nouveaux trains sur les axes Ouest – Sud et Nord – Sud, avec une réduction de trajet d’environ 15 min pour les trains transitant via la nouvelle LGV Ulm – Wendlingen, sont également créés, ainsi que deux relations Nightjet, et un sixième AR Berlin – Varsovie. De gros travaux d’infrastructure entraîneront encore de nombreuses variantes horaires.

    14 gros chantiers !

  • Allemagne : Transdev réorganise NordWestBahn

    Allemagne : Transdev réorganise NordWestBahn

    Afin de mieux répondre aux appels d’offres et d’assurer un meilleur service, Transdev a scindé en deux les activités de NordWestBahn, en confiant ses activités en Rhénaniedu-Nord-Westphalie à l’opérateur RheinRuhrBahn, qu’il a spécialement créé.

     

    Transdev Deutschland GmbH est la deuxième plus grosse entreprise ferroviaire d’Allemagne et exploite aussi des réseaux de bus. Créée en 2015, elle a repris les activités de Veolia Verkehr Gmbh. Transdev possède en Allemagne les sept opérateurs ferroviaires suivants : BRB (Bayerische Regiobahn GmbH), Transdev Hannover GmbH, Trans Regio Deutsche Regionalbahn GmbH, Württembergische Eisenbahn- Gesellschaft mbH, Transdev Verkehr GmbH, NordWestBahn (NWB), et depuis le 1er septembre 2022 RheinRuhrBahn (RRB).

    NordWestBahn a été créé en 1999 par Veolia Verkehr Regio GmbH (64 %), renommé en mars 2015 Transdev GmbH, et par les sociétés Stadtwerke Osnabrück AG (26 %) et Verkehr und Wasser Gmbh (10 %). Ces deux dernières ont revendu leurs parts le 3 janvier 2017 à Transdev Regio GmbH.

     

    ? Retrouvez l’article complet dans le Rail Passion n°304 : https://rp.europechina.net/magazines/RP304/

  • VEYNES – BRIANÇON La belle endormie

    VEYNES – BRIANÇON La belle endormie

    Conçue pour être prolongée en Italie, cette ligne d’une centaine de kilomètres n’a jamais franchi la frontière. Son activité réduite dans deux départements peu peuplés connaît un rebond avec l’essor des sports d’hiver à partir des années 70. Retour sur l’histoire de cette artère ferroviaire des Alpes françaises au destin international contrarié.

     

    Au cours de ses 140 ans d’existence, cette artère ferroviaire des Alpes françaises (numérotée 915 au catalogue du RFN), longue de 109 km, joue de malchance à trois reprises. Bien que conçue à l’origine par son constructeur le grand réseau PLM avec un éventuel débouché sur l’Italie depuis le terminus de Briançon, ce projet rebondit à plusieurs reprises mais en fait ne se concrétise jamais. En second lieu la ligne devient l’amorce depuis Chorges de l’antenne de Barcelonnette dont les travaux inachevés conduisent à son abandon durant la dernière guerre.

    Enfin, elle connaît entre 1970 à 2010 avec la fièvre de l’or blanc dans les Hautes-Alpes un trafic considérable de skieurs utilisant des trains de nuit venant de tout l’Hexagone et fréquentant les stations du Dévoluy, du Gapençais, de l’Embrunais et du Briançonnais. Elle figure alors avec Saint- Gervais, Bourg-Saint-Maurice et Modane au rang des destinations prisées. Malheureusement en fin de période la SNCF n’étant plus à même de fournir un parc de voitures-couchettes suffisant doit cesser ce type de transport à longue distance pendant les pointes des vacances d’hiver.

  • Suisse : un petit poucet aux pays des géants

    Suisse : un petit poucet aux pays des géants

    L’ouverture du secteur ferroviaire a permis à de petites entreprises comme Swiss Rail Traffic AG d’investir certaines niches. Mais ce genre de démarche devient difficile.

     

    La décision de créer Swiss Rail Traffic AG (SRTAG) a été prise en janvier 2008 par Bahn-Support GmbH et Bermane Logistics & Rail. L’entreprise ferroviaire se positionne sur des niches n’intéressant pas nécessairement les grands opérateurs : trains d’essais et de mesure, de marchandises requérant une logistique spécifique, acheminements d’engins, mise à disposition d’une licence ferroviaire dans des cas particuliers (ex. : trains de travaux). Sa licence couvre la quasi-totalité du réseau helvétique à voie de 1 435 mm. Mais ses prescriptions d’exploitation sont rédigées en allemand et la société est d’abord active en Suisse alémanique. Elle recourt principalement aux collaborateurs de Bahn-Support et possède, en ce début d’année 2023, les Re 421 374, Am 846 633, Bm 840 416, Tm 232 223, Tm 232 501, plus deux wagons Res. Elle loue la Re 410 416 à des tiers. La fonction ECM (entité en charge de la maintenance) est déléguée à Bahn-Support qui assure l’entretien courant et certaines révisions, les interventions plus importantes étant externalisées. Les prestations de SRTAG sont effectuées du lundi au vendredi de 7 h 00 à 19 h 00, rarement de nuit et/ou les week-ends.

  • Le bon bilan de Trenitalia

    Le bon bilan de Trenitalia

    Le 18 décembre 2021, les rames rouges Frecciarossa 1000 de Trenitalia s’élançaient de la gare de Lyon à Paris pour rallier Milan (deux AR), l’entreprise ferroviaire italienne devenait ainsi le premier concurrent face à la SNCF sur la grande vitesse. En avril et juin 2022, l’offre est complétée de trois AR Paris – Lyon.

    Un an plus tard, Roberto Rinaudo, président de Trenitalia France, dresse un bilan positif alors que le millionième voyage a été vendu début décembre. Il assure avoir tiré profit de l’expérience de la concurrence en Italie depuis 2012 où, par exemple, le marché de Rome – Milan a été multiplié par deux en nombre de trains et de voyageurs.

    Selon leur publicité « La Dolce vita à grande vitesse », les choix stratégiques ont reposé sur une nouvelle expérience de voyage où le voyageur doit être satisfait et encouragé à reprendre le train. Cela repose sur un matériel moderne, performant, économe, une politique tarifaire simple, flexible et lisible, une offre riche de services (quatre niveaux, restauration, WiFi).

    Le taux moyen de remplissage de 10 trains quotidiens assurés par cinq rames dédiées est de 70 %, la relation Paris – Lyon n’atteignant que 50 %. Les meilleures performances sont Paris – Milan, puis Paris – Turin avant Lyon – Milan puis Paris – Lyon.

  • Les routes de la soie ferroviaires

    Les routes de la soie ferroviaires

    Les routes de la soie ferroviaires, nouveau continuum ferré entre l’Asie et l’Europe, semblaient avoir trouvé leur rythme de croissance, mais le conflit russo-ukrainien est venu porter un coup d’arrêt à l’augmentation du trafic.

     

    On parle beaucoup de la Chine et de ses gigantesques infrastructures, mais il est un programme de ce pays plutôt méconnu en France : les nouvelles routes de la soie, nommées ainsi en référence aux anciennes et historiques routes de la soie. La Chine finance les transports servant à l’exportation de ses produits. Plusieurs lignes ont ainsi été mises en place. Longues d’environ 12 000 km de point à point, elles partent de ports et villes industriels chinois, traversent le pays pour se diriger vers le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne et enfin les pays d’Europe de l’Ouest comme l’Allemagne, la Belgique ou la France. D’autres routes ferroviaires passent par le nord de la Chine puis par le Transsibérien, ou via la Mongolie.

    Les premiers trains ont commencé à circuler en 2013. C’est l’État chinois qui en a décidé la création, mais dans les faits, ce sont les provinces, notamment celles du centre du pays, qui ont été chargées de la mise en place effective du service. En effet, c’est pour cette partie du pays que le concept est le plus pertinent, contrairement aux zones à proximité des ports. Pour ces régions du Centre où sont implantées les industries du high-tech et de l’automobile, envoyer des produits vers l’Europe par train est plus rapide que par bateau.

    Les premiers convois ont relié la Chine et l’Europe du Nord, et sont partis de Chongqing vers Duisbourg pour des constructeurs informatiques tels que HP ou Samsung. Le choix de ce premier axe a été motivé essentiellement pour des raisons économiques et surtout de délai, les provinces chinoises échangeant beaucoup avec cette partie de l’Europe. Des trains Chine – Allemagne ont ensuite été mis en route, notamment à partir du hub de Duisbourg, car les importants échanges entre la Chine et l’Allemagne concernent les exportations de pièces détachées automobiles d’Europe du Nord vers la Chine. En 2018, environ quatre trains par semaine étaient mis en marche. Depuis 2016, des trains relient la Chine et la France. Il s’agissait tout d’abord de trains non réguliers répondant aux besoins de quelques clients. Depuis 2021, des trains réguliers assurent la liaison, environ deux par mois depuis Xi’an jusqu’à Valenton (Val-de-Marne) ou depuis Jinhua jusqu’à Dourges (Pas-de- Calais).

  • Les NS se retirent du Royaume-Uni

    Les NS se retirent du Royaume-Uni

    Afin de se recentrer sur les Pays-Bas, les chemins de fer néerlandais ont décidé de revendre leur filiale britannique Abellio UK, qui détenait en totalité ou en partie quatre opérateurs : East Midlands Railway, West Midlands Trains, Merseyrail, et Greater Anglia, dont le matériel roulant est en cours de renouvellement.

     

    Les NS se recentrent sur les Pays-Bas

    Les chemins de fer néerlandais, Nederlandse Spoorwegen NS, ont annoncé le 23 août 2022 qu’ils allaient revendre, après près de 20 ans de présence au Royaume- Uni, leur filiale britannique Abellio UK à sa direction par le biais d’une société holding (MBO Management Buyout). Les activités ferroviaires et routières au Royaume- Uni d’Abellio UK sont toutes concernées. Une nouvelle société, Transport UK Group Ltd, a été créée et doit reprendre fin 2022- début 2023 les activités ferroviaires actuelles d’Abellio UK. Avec la crise sanitaire, le nombre de voyageurs a chuté drastiquement entraînant des déficits pour les filiales des NS. Dès 2018, les NS avaient changé leur stratégie de développement à l’international, souhaitant que ses filiales soient bénéficiaires pour contribuer aux intérêts des voyageurs néerlandais, ce qui n’était pas le cas pour certaines même avant la crise sanitaire.

    Courant 2022, les NS s’étaient déjà retirés partiellement du marché allemand. Cette vente a été approuvée par le ministère britannique des Finances, par le ministère britannique des Transports (DfT), par les autorités organisatrices de transport Transport for London et Merseytravel, ainsi que par le régulateur britannique du rail ORR (Office of Rail and Roads). Fin 2022, Abellio UK détenait au Royaume-Uni, soit seul ou avec un ou plusieurs partenaires, quatre opérateurs ferroviaires : East Midlands Railway, West Midlands Trains, Merseyrail et Greater Anglia. Le changement de propriétaire n’entraînera aucun changement pour le personnel, pour l’offre de transport et pour les voyageurs. Abellio UK avait également exploité la franchise Scotrail du 1er avril 2022 au 31 mars 2022, et avec Serco la franchise Northern du 12 décembre 2004 au 31 mars 2016. Abellio UK exploite également depuis mai 2009, sous contrat avec Transport for London, des bus à Londres et dans le Grand Londres sous deux marques Abellio London et Abellio Surrey.

  • Portugal : le projet de LGV Lisbonne – Porto a été dévoilé

    Portugal : le projet de LGV Lisbonne – Porto a été dévoilé

    Fin septembre 2022, le gouvernement portugais a détaillé le projet de construction en trois étapes d’une ligne à grande vitesse entre Lisbonne et Porto permettant de réduire après 2030 à 1 heure 15 la durée du trajet entre les deux villes pour les trains directs, ainsi que d’une autre LGV entre Porto et Valença.

     

    La ligne du Nord saturée

    La ligne qui relie actuellement Porto à Lisbonne via Entroncamento, Coimbra, Pampilhosa, et Aveiro, dénommée ligne du Nord (Linha do Norte) d’une longueur de 336 km, est la principale ligne ferroviaire du Portugal. Près de la moitié des trains de voyageurs et 92 % des trains de fret, qui circulent dans le pays, empruntent quotidiennement tout ou partie de la ligne du Nord, qui avec près de 750 circulations quotidiennes est à la limite de la saturation ne permettant pas d’augmenter de manière significative l’offre voyageurs entre Lisbonne et Porto. De plus, après presque trois décennies d’investissements dans la modernisation intégrale de cette ligne, le meilleur temps de trajet possible entre les deux villes est aujourd’hui de 2 heures 48, qui pourra être réduit, au mieux, à 2 heures 35 lorsque les travaux en cours seront terminés. Ainsi, la capacité et le potentiel d’augmentation des vitesses limites de la ligne du Nord étant pratiquement épuisés, la solution la plus adaptée passait par la construction d’une nouvelle ligne connectée à plusieurs endroits au réseau actuel.