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Catégorie : Réseaux étrangers
L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

Les chemins de fer en Biélorussie (2de partie)
Dans la première partie de notre dossier ont été abordés l’histoire des chemins de fer en Biélorussie, le réseau ferré ainsi que le parc électrique. Ce second volet concerne le parc diesel et les services voyageurs et fret.
Le parc diesel
Le parc d’automotrices diesels est composé en partie de matériel hérité de l’URSS construit par RVR (Rīgas Vagonbūves Rīpnūca) et d’automotrices diesels du constructeur polonais Pesa.
Au 15 novembre 2020, il était constitué de :
• 52 DR1A (ДР1А), dont 21 à cinq caisses les 124, 131, 135, 145, 147, 148, 151, 179, 214, 231, 234, 268, 281, 282, 294, 295, 303, 314, 319, 321 et 326 et 31 à six caisses les 126, 130, 132, 136, 152, 155, 160, 163, 164, 166, 173, 175, 177, 192, 193, 202, 207, 213, 250, 256, 265, 269, 270, 293, 306, 309, 313, 315, 320, 323 et 325 ;
• 15 DR1B (ДР1Б), dont 11 à trois caisses les 502 à 504 et 507 à 514, une à quatre caisses la 500, deux à cinq caisses les 501 et 505 et une à six caisses la 506 ;
• six autorails DP1 (ДП1), les 001 à 006, à une caisse « Partner » de type 620M de Pesa construits en Biélorussie en 2012-2013 par Belkommunnash Minsk. Le DP1-006 est à ce jour hors service. Les DP1 consomment trois fois moins de carburant que les DR1A ;
• sept automotrices diesels DP3 (ДП3), les 001 à 007, à trois caisses, livrées par le constructeur polonais Pesa en deux lots, en 2014 trois de type 730M (les 001 à 003) et en 2019 quatre de type 731M (les 004 à 007) ;
• sept automotrices diesels DP6 (ДП6), les 001 à 007, à six caisses de type 760M livrées par le constructeur polonais Pesa en 2020. Elles sont destinées aux relations interrégionales au départ de Minsk.

Luxembourg : CFL Cargo commande 10 Traxx MS 3
L’opérateur fret luxembourgeois CFL Cargo a commandé le 18 novembre 2020 au constructeur Bombardier Transportation 10 locomotives électriques Traxx MS 3, dont cinq Last Mile équipées d’un moteur diesel pour pouvoir effectuer des petits parcours sur des tronçons non électrifiés. Elles sont destinées à circuler au Luxembourg, en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Belgique et en France. Ces Traxx MS 3 devraient être livrées en 2021. Cette commande est la première de Traxx MS 3 avec un équipement Last Mile, et également la première dans la configuration L-DAT- PL-B-F. Ces Traxx 3 devront cependant être homologuées pour circuler en France, en Belgique et au Luxembourg. Elles devraient être utilisées sur les corridors fret est – ouest.

La Sarre favorable à une liaison Sarre - Moselle - Luxembourg
Les autorités du Land de Sarre verraient d’un bon œil la réalisation d’un lien ferroviaire unissant leur capitale Sarrebruck à Luxembourg via Dillingen, Bouzonville et Thionville. Cet itinéraire transfrontalier serait autrement plus court que les possibilités actuelles par fer qui transitent l’une au nord par Trèves, l’autre au sud par Metz et favorisent les acheminements routiers. Cette option envisagée à échéance dans la décennie en cours, aurait également des partisans en France côté Moselle dont la frange nord n’est plus irriguée par le rail, alors que la région Grand Est semble également s’y intéresser. La continuité ferroviaire de cet itinéraire en majeure partie électrifié est toujours d’actualité avec un petit trafic fret de Dillingen à Thionville et navettes d’autorails DB de Dillingen à Niedaltdorf, dernière localité allemande avant la frontière. Il suffirait donc d’électrifier le parcours à voie unique international tracé dans la vallée de la Nied de 21 km joignant Dillingen à Bouzonville via le point frontière de Guerstling et de réhabiliter les gares du tronçon SNCF de Bouzonville à Thionville, fermé au trafic voyageurs ces dernières années.

Allemagne : des opérateurs voyageurs privés dans la tourmente
Suite à la chute drastique, due à la crise sanitaire, du nombre de passagers transportés, plusieurs opérateurs voyageurs privés sont en grande difficulté financière. En Allemagne les opérateurs sont payés en fonction des km-trains réellement effectués, qui ont fortement chuté entre début mars et juillet 2020. L’opérateur Abellio, filiale à 100 % des chemins de fer néerlandais les NS, devrait être mis en faillite, devant même probablement cesser ses activités en Allemagne, en décembre 2020, si les NS ne comblent pas les déficits. Abellio, déjà en déficit de 33 millions d’euros en 2019, a subi des retards de livraison pour ses automotrices électriques Talent commandées au constructeur Bombardier Transportation, destinées à l’exploitation de relations régionales autour de Stuttgart, l’obligeant à sous-traiter certains trains. Dans la Ruhr, Abellio a été confronté au manque de conducteurs. Un renchérissement des coûts d’exploitation et une diminution des recettes ont conduit à cette situation. Abellio exploite 50 relations dans les États du Bade-Wurtemberg, Rhénanie-du-Nord-Westphalie et en Saxe-Anhalt. Certains Länder (États) compensent une partie des pertes d’exploitation liées au Covid-19, comme l’État de Bavière à hauteur de 90 % ou l’État de Saxe à 70 %, mais pour certains opérateurs cela ne suffira pas pour éviter la faillite. D’autres comme GoAhead ne vont plus répondre pendant un certain temps aux appels d’offres. La crise du Covid-19 a révélé la fragilité du modèle allemand d’ouverture à la concurrence, où les Länder attribuent souvent des contrats aux opérateurs les moins chers.

Le ciel s’assombrit pour Thello
L’année 2020 n’est pas terminée, et pourtant force est de constater qu’elle restera pour beaucoup une année compliquée ! En effet, bon nombre de filières sont touchées par le contexte sanitaire actuel, et le monde du transport n’y échappe malheureusement pas. Ces dernières semaines les regards se tournent vers la compagnie Thello qui, après plusieurs annonces de reprise normale de son trafic, pourrait connaître la suppression d’une partie de ses circulations dans les mois à venir.
Les débuts sur les rails
Créé en début d’année 2010 par Veolia Transport (fusionnant avec Transdev en 2012) et Trenitalia, Thello fut la première entreprise privée à se lancer dans le transport ferroviaire de voyageurs en France. L’aventure commence le 11 décembre 2011, avec la continuité et la reprise des trains de nuit Artesia, que Thello exploite avec un train de 700 places circulant chaque nuit entre Paris et Venise. Composé de trois voitures-lits, d’une voiture-restaurant et de six à 10 voitures-couchettes selon la saison, ce train de nuit dessert les gares de Dijon, Milan, Brescia, Verone, Vicence, Padoue et Venise-Mestre.
En complément du train Paris – Venise, le 9 décembre 2012 Thello met en place une seconde liaison nocturne au départ de Paris-Lyon, mais cette fois-ci à destination de Rome-Gare-Termini, avec des arrêts à Dijon, Bologne et Florence. Cette relation ne subsistera pas, puisqu’un an plus tard Thello y mettra fin (temps de parcours apparemment peu attractif).
Le 14 décembre 2014, Thello élargit son offre de voyage en lançant un train de jour effectuant un AR quotidien entre Marseille et Milan, complété au cours de l’année 2015, par deux AR quotidiens entre Nice et Milan. Sur la partie française le train Marseille – Milan dessert les villes de Toulon, Saint-Raphaël-Valescure, Cannes, Antibes, Nice et Monaco. Après son arrêt commercial en gare de Vintimille permettant un relais d’engin moteur et conducteur, il desservira plus d’une dizaine de stations côté italien : San Remo, Imperia, Diano, Alassio, Albenga, Finale Ligure, Savone, Gênes-Piazza Principe, Voghera, Pavia et son terminus Milano Centrale.
En 2016, Trenitalia, qui elle-même appartient à l’opérateur historique FS (Ferrovie dello Stato), devient seule et unique actionnaire de l’entreprise Thello. L’année suivante, la firme dévoile clairement ses intentions de concurrence vis-à-vis des trains express régionaux, annonçant la couleur en signant un accord de partenariat avec la SNCF et la région Paca. Cet accord permet un abonnement commun Thello + TER, accordant le droit aux voyageurs d’emprunter les trains des deux compagnies entre Nice et Vintimille, et ce à partir du 1er janvier 2018.
En 2018, Thello en quelques chiffres, c’est huit trains par jour se reposant sur deux lignes que sont l’axe Paris – Venise et Marseille/Nice – Milan, avec un bilan de plus d’un million de passagers transportés en 2017. La firme comptabilise une centaine d’employés, et possède plusieurs points de vente. Une boutique est située dans le hall prestigieux de la gare de Lyon à Paris, et une autre sur le parvis de la gare de Nice-Ville, rue Thiers. Des bornes libre-service sont placées en gare de Paris-Lyon, Marseille, Toulon, Cannes, Antibes, Nice et Monaco.Europe : vers la création d’un nouveau réseau TEEN
En complément du réseau TEE2.0 présenté lors de la conférence européenne des ministres des Transports du 21 septembre, il a été également proposé la création d’un réseau européen de relations de nuit, dénommé TEEN. Ce réseau comprendrait les relations suivantes : EN 21/22 Paris – Bruxelles – Cologne – Berlin, EN 23/24 Bruxelles – Cologne – Berlin – Varsovie/Prague, EN 25/26 Amsterdam – Cologne – Bâle – Milan – Gênes/Venise, EN 27/28 Francfort-sur-le-Main – Strasbourg/Zurich – Mulhouse – Lyon – Montpellier – Barcelone, EN 29/30 Berlin – Munich – Innsbruck – Bologne – Rome/Nice, EN31/32 Paris – Strasbourg – Stuttgart – Munich – Vienne – Budapest/Zagreb, EN 33/34 Paris – Bruxelles/Amsterdam – Hambourg – Copenhague – Stockholm, EN 35/36 Stockholm – Copenhague – Ber- lin – Prague/Budapest. La vitesse maximale de ces nouveaux trains de nuit est fixée à 230 km/h pour le matériel classique et à 250 km/h pour les Talgo. Ces nouvelles relations TEEN compléteront les liaisons de nuit internationales existantes ou à venir proposées par des opérateurs historiques, comme les Nightjet des ÖBB, ou en open access, et les liaisons de nuit intérieures.

DB Regio remplace Erixx et NWB sur des relations en Basse-Saxe
Après appel d’offres, l’autorité organisatrice de transport de Basse-Saxe, LNVG, a attribué définitivement mi-octobre 2020, après la période légale de recours, à l’opérateur historique DB Regio, l’exploitation du réseau diesel du centre de la Basse-Saxe (« Dieselnetz Niedersachsen Mitte »), qui comprend les relations « Heide-Kreuz » RB 37 Brême Hbf – Soltau – Uelzen et RB 38 Hanovre Hbf – Soltau – Buchholz, exploitées depuis le 11 décembre 2011 par l’opérateur Erixx, filiale à 100 % de la compagnie Osthannoversche Eisenbahnen AG (OHE) détenue à 87,507 % par Netinera du groupe Trenitalia et par des autorités locales, et les relations « Weser » RB 77 Hildersheim – Hameln – Bünde et « Lammetalbahn » RB 79 Hildesheim – Bodenburg exploitées depuis le 11 décembre 2011 par l’opérateur NordWestBahn, filiale à 100 % de Transdev Regio GmbH. Le contrat représentant un volume d’environ 4,38 millions de km-trains court pour huit ans à partir du 12 décembre 2021. Le contrat prévoit que les personnels des deux opérateurs travaillant pour ces relations pourront être repris par DB Regio. La LNVG louera à DB Regio ses automotrices diesels Lint 41 utilisées auparavant par Erixx et NWB sur ces lignes. La LNVG compte sur DB Regio pour améliorer la qualité du service et la ponctualité.

Italie : après le Swing et le Jazz voici le Pop et le Rock en attendant le Blues
Dans le cadre du renouvellement du parc régional, après les automotrices diesels Swing, et les automotrices électriques Jazz, les Pop d’Alstom et les Rock d’Hitachi Rail se déploient depuis 2019 sur le réseau italien, et les Donizetti et les Caravaggio depuis mi-2020 en Lombardie.
Trenitalia Divisione Passeggeri Regionale, qui assure en Italie la quasi-intégralité des trains régionaux sur le réseau de RFI (Rete Ferroviaria Italiana), à l’exception des relations exploitées en Lombardie par l’opérateur Trenord et quelques relations exploitées par des opérateurs privés, disposait en 2010 d’un parc d’automotrices électriques, d’automotrices diesels et de voitures voyageurs relativement ancien arrivant en fin de vie à l’horizon 2020-2030. Trenitalia lança donc un plan de renouvellement de 80 % du matériel utilisé sur les relations régionales, avec l’acquisition d’environ 600 nouvelles automotrices.
Pour remplacer les vieux autorails ALn 663 et 668 datant des années 70-80, Trenitalia avait commandé en 2013 au constructeur polonais Pesa, 40 automotrices diesels Atribo ATR 220, dénommées « Swing » par Trenitalia, à trois caisses, aptes à 130 km/h et d’une capacité de 152 places assises, avec une option pour 20 supplémentaires. Depuis début 2020, l’effectif est au complet avec 58 Swing livrés. Ces Swing viennent compléter les 104 automotrices diesels « Minuetto » ALn 501, les six ATR 365 à trois caisses et les deux ATR 465 à quatre caisses utilisés en Sardaigne, et les quelques ALn 663 et 668 encore en service.
En remplacement des anciennes automotrices électriques, comme les ALe 582, 642 et 724, et des rames réversibles de voitures anciennes, Trenitalia avait commandé en 2012 à Alstom 112 automotrices électriques Coradia Meridian, dénommées « Jazz » par Trenitalia, dont 12 « Jazz Regionale » à quatre caisses ETR 324, 92 « Jazz Suburbano » à cinq caisses ETR 425 et huit « Jazz Aeroportuale » à cinq caisses ETR 425. Ces Jazz viennent compléter les 12 « Civity » à cinq caisses livrés par le constructeur espagnol CAF pour la région Frioul-Vénétie julienne, dont huit ETR 563 et quatre ETR 564 bicourant 3 000 V cc-15 kV 16,7 Hz, les 90 automotrices électriques TAF ALe 426/506 de 1999 et les 100 « Minuetto » électriques construits par Alstom ALe 501 de 2004, ainsi que les Flirt de Sistemi Territoriali ETR 343 et ETR 360, de Tper (Trasporto Passeggeri Emilia Romagna) ETR 350 et de SAD ETR 170, qu’utilise Trenitalia.
Pour remplacer des voitures anciennes et augmenter ses capacités, une première série de 450 voitures à deux niveaux NCDP (Nuova Carrozza Doppio Piano) a été livrée en 2004-2005 par le constructeur Corifer (Costruttori Riparatori Ferrotranviari), et une deuxième série de 350 autres livrées à partir de 2012 par le constructeur Ansaldo Breda, qui deviendra Hitachi Rail en 2015. Ces voitures dénommées « Vivalto » circulent en rame réversible de trois à sept voitures remorquée par une E 464 du constructeur Bombardier, de type Traxx P 160 DCP, dont 591 sont à l’inventaire de Trenitalia DPR.
Pour remplacer une partie du matériel régional utilisé par Trenord, détenu à 50 % par Trenitalia et à 50 % par la compagnie Ferrovie Nord Milano (FNM), la région de Lombardie, qui détient à hauteur de 57,57 % FNM, avait approuvé en 2017 l’acquisition de 176 nouvelles automotrices, dans le cadre d’un plan de modernisation du parc régional lombard d’un montant de 1,6 milliard d’euros.
Afin de poursuivre le renouvellement du matériel utilisé en service régional, les opérateurs italiens Trenitalia et Trenord ont commandé après appels d’offres au constructeur Alstom des automotrices électrique Coradia Stream ETR 103 et ETR 104, dénommées « Pop » par Trenitalia et « Donizetti » par Trenord, et au constructeur Hitachi Rail des ETR 421, ETR 521 et ETR 621 dénommées « Rock » par Trenitalia et « Caravaggio » par Trenord. Alstom et Hitachi Rail ont présenté en septembre 2018 au salon ferroviaire international InnoTrans un Pop et un Rock.
Les Pop sont des automotrices électriques de capacité moyenne déclinées en version à trois caisses et en version à quatre caisses. Ils sont construits sur le site Alstom de Savigliano, les chaînes de traction provenant du site de Sesto San Giovanni, et les systèmes de signalisation embarqués du site de Bologne. Fonctionnant sous 3 000 V courant continu, les Pop développent une puissance 2 000 kW.
Ouigo España dévoile son offre
Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence en Espagne des dessertes à grande vitesse, la filiale espagnole de la SNCF, Rielsfera, s’était vu attribuer en novembre 2019 15 sillons dans chaque sens au départ de Madrid, dont cinq vers Barcelone, cinq vers Valence et cinq vers l’Andalousie. Le directeur général de Voyages SNCF, Alain Krakovitch, et Hélène Valenzuela, la directrice générale de Ouigo España, ont annoncé le 22 septembre 2020 que dans un premier temps la desserte proposée sous la marque Ouigo España comporterait cinq AR quotidiens Madrid – Barcelone, qui desserviront les gares intermédiaires de Saragosse Delicias et Tarragone. Initialement prévue en décembre 2020, cette desserte devrait être lancée le 15 mars 2021. Le retard est dû à la crise sanitaire liée au Covid-19. Les relations vers l’Andalousie et Valence seront lancées ultérieurement. Pour cela 14 TGV 2N2 Euroduplex, qui arboreront une livrée spécifique, seront engagés sur le réseau espagnol, après certification. Ces rames seront basées à Cerro Negro dans la banlieue sud de Madrid, et seront entretenues sur trois sites de la Renfe par Alstom. Pour pouvoir circuler sur le réseau espagnol, elles ont été équipées du système de sécurité espagnol Asfa et LZB. Les aménagements intérieurs ont également été modifiés, et le bar renommé « Ouibar ». Des conducteurs de la filiale espagnole fret de la SNCF, Captrain España, assureront après formation la conduite de ces TGV. Environ 1 300 emplois directs ou indirects devraient être créés. Ouigo España a lancé son site Internet le 22 septembre 2020, avec une offre promotionnelle de 10 000 billets à 1 euro, sur lequel la vente d’un titre de transport ne devrait pas excéder trois minutes. Les tarifs devraient être moitié moins chers que ceux pratiqués par l’opérateur historique espagnol, la Renfe.

Allemagne : la LNVG commande 14 voitures Twindexx Vario
L’autorité organisatrice de transport de Basse-Saxe, la LNVG (Landesnahverkehrsgesellschaft Niedersachsen) a commandé le 22 septembre 2020 au constructeur Bombardier Transportation 14 voitures à deux niveaux de type Twindexx Vario, dont 12 voitures intermédiaires et deux voitures-pilotes. Ces voitures, qui doivent être livrées à l’automne 2022, seront équipées entre autres de la vidéosurveillance, du wifi et d’écrans d’information en temps réel. Cette commande portera à 246 le nombre de voitures à deux niveaux que possède la LNVG. Elles sont utilisées en rames réversibles par les opérateurs Start Unterelbe mbH avec des locomotives diesels Traxx série 1246 sur la relation Hambourg Hbf – Cuxhaven (voir Rail Passion n° 263 p. 47), et Metronom (voir Rail Passion n° 246 p. 47) avec des locomotives électriques Traxx série 146.5 et en plus à partir de décembre 2020 avec deux locomotives électriques Traxx 3 série 147.5. Bombardier Transportation assure la maintenance du parc de locomotives et de voitures de la LNVG, qui lui avait également confié dans le cadre du projet « HU XL Dosto » en 2018 les opérations de révision de mi-vie de 37 locomotives Traxx et de 51 voitures à deux niveaux, dont 37 voitures-pilotes et 14 voitures intermédiaires, qui devraient être achevées en 2024. La LNVG fera également rénover 169 autres voitures d’ici à 2026. À cette occasion une nouvelle livrée est appliquée aux voitures et aux locomotives et les aménagements intérieurs des voitures sont rénovés.