Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Italo achète cinq Pendolino EVO supplémentaires

    Italo achète cinq Pendolino EVO supplémentaires

    Le 31 juillet 2018, Italo-NTV (Nuovo Trasporto Viaggiatori) et Alstom ont signé un contrat de 330 millions d’euros pour l’achat de cinq trains Pendolino EVO supplémentaires, exerçant une option sur le contrat initialement signé en octobre 2015. Le contrat comprend 30 années de maintenance. Ces cinq nouveaux trains porteront la flotte totale d’Italo Pendolino EVO à 22 trains. Un renfort qui permettra au premier opérateur privé italien sur LGV d’étendre et de densifier ses dessertes, notamment entre le nord-est de l’Italie et le reste du pays. Les cinq nouveaux trains, qui appartiennent à la gamme de TGV Avelia d’Alstom, auront les mêmes caractéristiques et spécifications techniques que les cinq Pendolino précédemment commandés, soit une vitesse maximale de 250 km/h, une composition de sept voitures pour une longueur de 187 m et une capacité de 480 passagers.

  • Espagne : SNCF Logistics rachète Comsa Rail Transport

    Espagne : SNCF Logistics rachète Comsa Rail Transport

    SNCF Logistics a racheté le 9 juillet 2018 l’opérateur fret espagnol CRT (Comsa Rail Transport), basé à Barcelone. En avril 2013, SNCF Logistics, par l’intermédiaire de sa filiale Transport ferroviaire holding (TFH), avait déjà acquis 25 % des parts de cet opérateur, les 75 % restants étant détenus par Comsa Emte T & L SL. Comsa Rail Transport sera re­­nommé Captrain Espana.
    CRT avait été créé le 13 novembre 2002, succédant à Ibercompac SL, fondé en décembre 1993 et racheté par le groupe espagnol de construction Comsa. CRT avait obtenu en 2007 son certificat de sécurité pour circuler en Espagne sur les voies à écartements ibérique et UIC, et en juillet 2011 pour circuler en France.
    CRT assure entre autres des transports de colis, de ferrailles, de voitures et de grumes en Espagne, et au Portugal en coopération avec l’opérateur fret portugais Takargo, ainsi que des manœuvres par exemple à Madrid Atocha, Madrid Fuencarral, dans le port de Barcelone, à Irun ou à Martorell.
    Au 1er juillet 2018, CRT avait à disposition neuf locomotives électriques, quatre Traxx F 140 DC série 253 et cinq série 269 louées à Renfe Alquiler de Material Ferroviario, et 39 locomotives diesels, 14 série 060 DA Electroputere, deux G 1700 Vossloh série 317, cinq Euro 4000 Vossloh série 335, sept hybrides Bitrac 3600 CAF série 601, deux diesels MZ III ex-DSB, deux GM J 26 CW, deux série 319, une Prima DE 32 C série 333, un locotracteur BN 40, et trois locomotives à voie étroite. CRT possède également 100 wagons porte-conteneurs. CRT emploie en 2018 environ 200 personnes, et a assuré en 2017 19 200 trains en Espagne et au Portugal.

  • Les ÖBB commandent 700 voitures Viaggio à Siemens

    Les ÖBB commandent 700 voitures Viaggio à Siemens

    Les ÖBB, ont annoncé le 17 août 2018 qu’ils avaient signé avec Siemens Mobility un accord-cadre pour la fourniture de 700 voitures voyageurs. Ce marché représente un montant de plus de 1,5 milliard d’euros. Dans le cadre de ce contrat, les ÖBB ont déjà passé une commande ferme, pour un montant de 375 millions d’euros, de huit rames, dénommées RailJet, de neuf voitures de type Viaggio, d’une capacité totale de 520 places assises, pour remplacer le matériel actuellement utilisé sur les trains EC avec l’Italie, qui ne sera plus compatible à partir de 2021 avec les nouvelles normes italiennes de sécurité incendie, et de 13 rames de sept voitures, d’une capacité de 100 places assises et de 160 couchettes, pour renforcer et moderniser le parc utilisé sur leurs trains de nuit, les Nightjet. Ces voitures seront construites sur le site viennois de Siemens. Cette première commande comprend l’acquisition de voitures de 1re et 2de classe, multifonctions, de voitures-pilotes, de wagons-lits et de voitures-couchettes. Elles sont destinées dans un premier temps à circuler en Autriche, en Italie, en Allemagne et en Suisse, et à terme en Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Croatie et Slovénie. Cette commande est la plus grosse commande enregistrée par Siemens pour sa gamme de voitures Viaggio.

  • Pluie de crédits pour les Cercanias madrilènes

    Pluie de crédits pour les Cercanias madrilènes

    Des 12 Cercanias gérées par la Renfe, c’est le réseau de banlieue de la capitale qui est le plus puissant. Le 5 avril, le gouvernement et l’Adif, chapeautant les infrastructures, ont validé un plan de 5 milliards d’euros pour la modernisation des Cercanias madrilènes, qui couvrent un territoire comptant 6,2 millions d’habitants. L’Adif participera à hauteur de 2,8 milliards d’euros, le reste étant financé par la Renfe. Bien que la ponctualité des 1 335 trains quotidiens, offrant 1 742 000 places, soit excellente avec un taux 96 % mais en baisse, les acteurs politiques et les opérateurs sont convenus d’un plan global visant un renforcement des installations et leur expansion, la fiabilisation des gares, la rénovation des rames automotrices 447 et l’acquisition d’un nouveau matériel capacitaire. Desservant quatre gares principales intra-muros (Atocha, Chamartin, Delicias et Principe Pio) et puissamment connecté au métro par 20 points de contact, le réseau, comprenant neuf lignes s’entrecroisant avec une ligne de ceinture complète, s’étend sur 361 km à voie large intégralement électrifiée sous caténaire continu 3 kV, dont 82 % à double voie, 11 % à voie unique et 7 % à quatre voies en majorité sous signalisation automatique. Le trafic quotidien, en hausse constante, atteint 880 000 voyageurs. Une nouvelle ligne est – ouest reliant San Fernando de Henares à San Jose de Valderas/Leganes via Principe Pio est envisagée, tandis que des quadruplements de sections chargées sont programmés.

  • Arriva veut concurrencer la Renfe et les CP sur La Corogne – Porto

    Arriva veut concurrencer la Renfe et les CP sur La Corogne – Porto

    Arriva, filiale à 100 % de la DB, exploite des lignes de bus depuis 1999 en Galice et à Majorque depuis 2002, et dans la région de Madrid depuis 2007. Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des relations ferroviaires transfrontalières, Arriva prévoit à l’horizon 2020 d’exploiter quatre AR quotidiens sur La Corogne – Vigo – Porto. Empruntant sur 150 km la LGV La Corogne – Vigo, Arriva escompte les relier en 2 heures 45. Le choix du matériel n’est pas encore défini. La relation, partiellement électrifiée dans deux types de courant, 3 000 V et 25 kV 50 Hz, nécessite l’emploi soit d’automotrices diesels, soit d’automotrices bimodes. Reste à savoir, si dans le cadre de l’ouverture totale à la concurrence, la Renfe décidera de mettre à disposition des nouveaux entrants son matériel roulant. Ces trains desserviraient en Espagne La Corogne, Saint-Jacques-de-Compostelle, Pontevedra, Vigo Guixar, et au Portugal Valença do Minho, Nine et Porto Campanha. Depuis 2013, les CP et la Renfe, engagés dans un joint-venture, exploitent sous la marque Celta deux AR quotidiens Porto Campanha – Vigo avec des automotrices diesels série 592 de la Renfe, louées aux CP, limitées à 120 km/h.

  • CFF  : les voitures IC 2000 en cours de rénovation

    CFF  : les voitures IC 2000 en cours de rénovation

    Les CFF ont annoncé le 2 juillet 2018 qu’ils lançaient la modernisation de leur parc de voitures 2N IC 2000 pour un coût d’environ 300 millions de francs suisses. Les travaux, qui ont débuté cet été, devraient durer cinq ans. Les premières voitures traitées devraient être remises en service début 2019. Les aménagements intérieurs seront démontés et remplacés. Outre les moquettes, qui seront changées, les sièges seront remis à neuf, et les prises électriques repositionnées. Des détecteurs d’incendie seront installés ainsi que des dispositifs permettant d’entrer en contact avec le personnel en cas de danger. Les voitures-restaurants seront modifiées pour rendre l’espace restaurant situé au rez-de-chaussée mieux accessible aux PMR. Le parc d’IC 2000 (1997-2004) compte 341 unités, formant 35 rames réversibles utilisées avec des locomotives Re 460. Suite à cette modernisation, assurée par les ateliers CFF d’Olten, sa durée de vie sera prolongée d’au moins 20 ans. L’ensemble du parc recevra une nouvelle livrée. En revanche pas de wifi, dont l’installation est jugée trop coûteuse.

  • Vilnius – Minsk sous tension

    Vilnius – Minsk sous tension

    Depuis le 10 décembre 2017, le trafic voyageurs entre les capitales lituanienne, Vilnius, et biélorusse, Minsk, est assuré avec des automotrices électriques, grâce à l’achèvement des travaux d’électrification du tronçon Molodechno – Naujoji Vilnia fin 2017.

    Commencés en septembre 2015, les travaux d’électrification en 25 kV 50 Hz des 107 km du tronçon Molodechno – Naujoji Vilnia de la ligne Vilnius – Minsk se sont achevés fin juillet 2017. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée le 16 septembre 2017. Le projet d’électrification de la ligne à double voie Vilnius – Minsk (193 km) avait été lancé dans les années 80 par les Chemins de fer soviétiques (SZD). Les Chemins de fer biélorusses (BCh – Belorusskaya Chygunka) avaient repris fin 2013 le projet d’électrification des 80 km de la partie biélorusse en coopération avec le groupe chinois China United Engineering Corporation. Ces travaux, d’un montant d’environ 70 millions d’euros, ont été financés à hauteur de 85 % par un prêt consenti par la banque chinoise China EximBank. Côté lituanien, le projet d’électrification du tronçon de 27 km entre Naujoji Vilnia et la frontière, située à 6,8 km de la gare de Kena, confié à la société lituanienne Fima, et financé en partie par l’Union européenne, a été lancé mi-2014. Il comprenait également le changement de la caténaire sur le tronçon Vilnius – Naujoji Vilnia (9 km) pour permettre la circulation à 160 km/h. L’exploitation en traction électrique en service commercial a débuté le 10 décembre 2017, au changement de service annuel. Les Chemins de fer lituaniens, (LG – Lietuvos Gelezinkeliai) engagent une des trois automotrices électriques à deux niveaux Skoda série EJ 575 à trois caisses, d’une capacité de 290 places, livrées spécialement pour la relation Minsk – Vilnius en 2016 (les 011 à 013), sur deux AR quotidiens (trains G 804 T/G 803 B et G 808 T/G 807 B), tandis que les BCh utilisent une de leurs six automotrices électriques Flirt série EPR II de Stadler, à cinq caisses, aptes à 160 km/h et d’une capacité de 302 places, et ce sur un AR quotidien (trains G 806 T/G 805 B) et sur un AR facultatif (G 810/G 809). Les automotrices diesels biélorusses DP 3 conservent un AR circulant les samedis et dimanches (trains G 802 T/G 801 B). À noter que le wifi gratuit est proposé sur les trains assurés par les LG sur tout le trajet Vilnius – Minsk. Jusqu’au 9 dé­­cembre 2017, les LG utilisaient des automotrices diesel 630 M, à deux caisses, construites par Pesa, et d’une capacité de 140 places, et les BCh des automotrices diesel DP 3, à trois caisses, également construites par Pesa et d’une capacité de 145 places.
    Grâce à l’électrification et aux relèvements de la vitesse limite à 160 km/h sur certains tronçons, les temps de parcours seront à terme réduits de 40 à 45 min. Ces trains desservent les gares de Vilnius, où ont lieu les contrôles de police et douaniers lituaniens depuis un quai sécurisé, de Gudagai, où ont lieu les contrôles biélorusses, de Molodechno et de Minsk Passajyrski.

  • La compagnie Westbahn vise une extension de sa desserte vers la Bavière

    La compagnie Westbahn vise une extension de sa desserte vers la Bavière

    Sur la dorsale Salzbourg – Vienne (307 km), l’opérateur privé Westbahn exploite depuis 2013 une flotte de sept rames automotrices à deux niveaux, exerçant une concurrence sévère face aux ÖBB, sous forme de liaisons cadencées à 200 km/h. Jusqu’ici, la trame de desserte renforcée portait sur deux fréquences horaires entre Salzbourg et Vienne Westbahnhof, deux d’entre elles étant dirigées en matinée et soirée jusqu’à Vienne Praterstein via Vienne Hbf. Depuis décembre dernier, elle a renforcé son parc de matériel avec 10 éléments Kiss quadruples. Désirant élargir son offre, Westbahn a sollicité auprès des ÖBB et de la DB l’obtention de quatre sillons quotidiens observant quatre arrêts intermédiaires sur le trajet Salzbourg – Munich Hbf (153 km), s’ajoutant aux mouvements existants composés de sept RailJet, six EuroCity et dessertes régionales assurées par l’opérateur Meridian sous la bannière de Transdev (Bayerische Oberlandbahn).

  • Le matériel moteur polonais moderne (2de partie)

    Le matériel moteur polonais moderne (2de partie)

    Suite et fin de notre grand dossier (commencé dans Rail Passion n° 249) consacré au renouvellement en profondeur du parc moteur dans ce grand pays d’Europe de l’Est.

    Le matériel moderne régional (voïvodies et privés)
    L’essentiel des relations régionales fut assuré en Pologne, nous l’avons évoqué, par les omniprésentes automotrices de section EN 57, surnommées « Kibel » (« toilettes », ou encore « poubelles »), toujours utilisées. D’un confort médiocre et d’une technologie dépassée, celles-ci cèdent enfin du terrain à de nouvelles rames qui n’ont rien à envier à celles que l’on connaît aujourd’hui en France. Air conditionné, SIV (service d’informations aux voyageurs) et prises de courant font maintenant partie du quotidien pour les banlieusards qui, avec le Wi-Fi gratuit en plus, n’ont pas de temps à perdre dans les transports en commun : ils veulent rester connectés…

    Les locomotives électriques
    • Les 11 Traxx P 160 DC de Bombardier (série EU 47) des Koleje Mazowieckie (KM) circulent avec des voitures à étages, fabriquées par le même constructeur, sur la plupart des relations chargées de la banlieue de Varsovie, en particulier aux heures de pointe et cela depuis 2011, à la satisfaction de leur exploitant.
    • Les deux Gama de Pesa, 111 Eb 001 et 002, également exploitées par KM depuis décembre 2015, circulent principalement entre Varsovie Wschodnia (gare de l’Est) et Skierniewice via le centre-ville, mais en périodes de pointe seulement.

    Les automotrices électriques
    Certaines rames sont aménagées en version régionale (ED), d’autres en version suburbaine (EN) ou de banlieue (ER). Excepté, d’une part, les séries EN/ER 75, conçues en Suisse et construites en Pologne par Stadler et livrée en 2008-2010, et, d’autre part, les 20 Flirt 3 à deux caisses achetées par LKA (Agglomération de Lodz) en 2014, l’ensemble du parc moderne (mais non modernisé) est produit par les deux constructeurs nationaux.

    Les automotrices produites par Pesa
    La gamme Pesa comprend plusieurs modèles (Mazovia, Acatus, Bydgostia, Elf…) contrairement à celle de Newag qui ne comprend que l’Impuls (mais qui, elle, est déclinée en plusieurs versions…). L’automotrice Elf porte bien son nom : « Electric Low Floor » ou « elektryczny niskopodlogowy », soit rame électrique à plancher bas.
    Forte du succès de sa première série d’autorails diesels, la série SA 106, la firme Pesa se lance en 2004 dans la réalisation de sa première automotrice électrique, l’EN 95, puis bien d’autres suivent :
    • le prototype EN 95 (13 WE) Mazovia est une automotrice électrique à quatre caisses pour la ligne WKD électrifiée en 600 V DC ; un exemplaire unique est livré en 2004 ;
    • la série EN 81 (308 B) est une automotrice monocaisse destinée aux régions qui ont des lignes électrifiées à faible trafic ; huit exemplaires sont livrés de 2005 à 2007 à PKP-PR. Équipées d’une partie centrale (entre les deux bogies) à plancher bas, son accès est ainsi facilité.

  • 38 trams Citadis tricaisses pour Francfort

    38 trams Citadis tricaisses pour Francfort

    Le 19 juin 2018, Alstom a signé un contrat de près de 100 millions d’euros avec Stadtwerke Verkehrsgesellschaft Frankfurt am Main (VGF), l’opérateur des transports de Francfort, pour la fourniture de 38 Citadis adaptés. Le contrat inclut une option pour 15 véhicules supplémentaires. Les deux premiers tramways seront livrés en 2020 et circuleront sur l’ensemble du réseau de tramway de la ville, qui connaît une forte expansion fulgurante : selon les prévisions, elle comptera une population de près de 825 000 habitants dans ses limites administratives d’ici 2020 et jusqu’à 2,5 millions d’habitants dans son agglomération.
    Le Citadis destiné à Francfort bénéficie d’innovations telles que des systèmes d’aide à la conduite, des feux de croisement automatiques et des détecteurs de pluie. Les rames, de trois voitures, mesureront 31,5 m de long et pourront accueillir jusqu’à 197 passagers. En outre, des adaptations ont été faites spécialement pour le marché allemand, avec notamment quatre bogies pivotants qui permettent une flexibilité maximale du véhicule, et des chariots en acier.