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Catégorie : Réseaux français
L’actualité des réseaux ferroviaires français.

Corse : suppression de l’aiguillage de Soveria
Profitant des travaux de part et d’autre de la gare de Soveria, les cantonniers de la zone en ont profité pour supprimer définitivement à la mi-février 2019 l’aiguillage menant à une voie de garage (voie d’évitement jusque dans les années 80) dans cette gare. Par conséquent, il ne reste plus que la gare de Francardo pour le garage ou le croisement de trains sur le canton Ponte-Leccia – Corte. L’aiguillage, ancien, a été supprimé en raison de son mauvais état et de l’impossibilité de l’utiliser dans le cadre de la mise en place de la future CCVU.

Les Hauts-de-France s’ouvrent à la concurrence
Agacé par les difficultés à négocier la convention avec SNCF, Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, a fait voter le 25 avril dernier le lancement d’une procédure d’ouverture à la concurrence pour 2023. Cela pourrait concerner 80 % du réseau TER. Mais la première étape viserait 20 % des trajets TER, notamment autour de Lille vers Valenciennes, Douai, Comines, Roubaix ou encore Lens. Comme Paca, qui a lancé un appel à projets en 2018 pour l’axe Marseille – Toulon – Nice (appel d’offres en 2020, choix opérateur début 2021, concurrent en 2022), la région n’attend pas de gains financiers mais une qualité meilleure en fréquence et régularité, le tout sans augmenter les tarifs.
Le calendrier est tendu, d’autant que les décrets d’application de la loi ferroviaire de 2018 ne sont toujours pas sortis : ils doivent encadrer les appels d’offres, clarifier les transferts de matériel et du personnel et préciser la nature du transfert des données de l’opérateur actuel.
Ce dernier point est l’un des griefs mis en avant par les régions, l’absence de données rendant délicat le montage financier et les réponses des concurrents.
Premières livraisons de Coradia Liner pour la région Occitanie
Les premières rames Coradia Liner de la région Occitanie sont arrivées à Toulouse au début du mois de mars. Ces rames sont destinées à remplacer progressivement les rames Intercités sur la ligne du piémont pyrénéen Toulouse – Bayonne. Ici, arrivée à Toulouse du train 721703 composé des rames Coradia Liner 51603 M et 51605 M en provenance du triage de Bordeaux-Hourcade. En arrière-plan, le poste 4 (PRS), en service depuis les années 50, qui migrera à l’automne 2020 vers le PGRA (poste à grand rayon d’action) à interface Mistral (29 mars 2019).

Les trois motrices Soulé corses restaurées
Début novembre 2018, une entreprise a effectué la rénovation des aménagements intérieurs des trois motrices Soulé des CFC. Cette opération a concerné la rénovation des parois, des coques de sièges et de leur revêtement, avec un tissu rouge semblable à celui des AMG 800. La première motrice rénovée et mise en service a été la 97055, avec la reprise des navettes Calvi – L’Île-Rousse le 4 mars 2019. La 97051 a suivi courant mai, et la 97054 sera prête pour la saison touristique. Par ailleurs, les ateliers de Casamozza ont procédé à la remise en peinture à l’identique des trois engins, qui arborent désormais une livrée blanche à filet bleu flambant neuve. Pour le plein été 2019, les trois motrices et leurs remorques seront opérationnelles sur les navettes de la Balagne.

Rénovation des navettes d’Eurotunnel
Le 20 mars, Eurotunnel, filiale de Getlink SE, a signé un contrat de 150 millions d’euros avec Bombardier pour rénover les navettes passagers permettant de franchir la Manche par le tunnel avec des véhicules routiers. Au nombre de neuf et d’une longueur de 800 m, ces navettes comportent chacune 26 wagons : quatre wagons chargeurs, 12 wagons à simple pont pour les autocars, les minibus, les caravanes et les véhicules de plus de 1,85 m, et 12 wagons à double pont pour les voitures et les motos. Il existe par ailleurs deux wagons chargeurs de réserve. Chaque rame circule avec deux locomotives Class 9000, une à chaque extrémité. Notons qu’il s’agit d’un retour aux sources car ces rames ont été construites en 1993 par Bombardier-ANF. Le contrat de rénovation des 254 wagons s’étalera sur sept ans avec des livraisons entre mi-2022 et mi-2026. Bombardier traitera l’essentiel de ce parc mais Getlink garde la main sur la rénovation de 18 wagons chargeurs simple pont. En 25 ans d’exploitation, près de 236 millions de passagers ont utilisé ces navettes qui réalisent près de 300 AR par mois.

Régénération de la voie sur Mommenheim – Sarreguemines
Longue de 74 km, cette artère à double voie mise en service en 1895, non électrifiée, relie l’Alsace à la Lorraine en traversant les départements du Bas-Rhin et de la Moselle. Numérotée 161 au catalogue du RFN, elle a un tracé sinueux dans la contrée de l’Alsace bossue avec des rampes maximales de 5 ‰. Partagée entre les régions SNCF de Strasbourg et Metz, elle est actuellement fermée la nuit et exclusivement fréquentée par des circulations TER. Son passé a été chargé avec des express Strasbourg – Sarrebruck et surtout un trafic marchandises très important en relation avec la Sarre et les mines de charbon du filon lorrain destiné à l’Alsace et à la Suisse. Dans les années 80-90, elle a servi à plusieurs reprises d’itinéraire de détournement pour les trains RA, RO déviés de la radiale Paris – Strasbourg lors de travaux variés dans la trouée de Saverne.
L’état usagé de la superstructure a motivé un abaissement de la vitesse de fond ces derniers mois de 110 à 60 km/h sur les deux voies de Mommenheim au Km 20, 510 (Ingwiller), ralentissant la circulation de la douzaine de TER Strasbourg – Sarreguemines d’une quinzaine de minutes. Au cours de trois périodes (du 7 au 21 avril, du 6 au 19 mai et du 8 juin au 21 septembre), la région de Strasbourg procède sur ce dernier tronçon au remplacement des rails, traverses, ballast, sur 11 700 m, mettant en jeu 13 000 traverses neuves, sur toute la zone, pour un coût de 15, 3 millions d’euros dans le cadre du CPER, afin de revenir à la vitesse de référence. Pour permettre cette régénération, la ligne a été ou sera totalement fermée, avec cars de substitution, du 7 au 20 avril, durant les vacances scolaires et du 2 juin au 1er septembre.
Investissements en vue pour renforcer la liaison France – Luxembourg
La desserte transfrontalière (Nancy) – Metz – Luxembourg est particulièrement prisée par la clientèle mosellane pour se rendre au travail dans le Grand-Duché. Assurée en pointe par quatre fréquences, ramenées à deux le reste du temps, la relation affiche une fréquentation de 12 000 voyageurs dans les périodes les plus chargées, motivant des critiques de la clientèle. Les rames tricaisses TER 2N NG Z 24500 et 2200 du réseau voisin CFL, au nombre de 25 et 22, engagées sur la relation, devaient être renforcées par des rames cédées par d’autres régions, opération en cours de négociation. L’objectif des deux administrations participantes est d’étoffer la desserte. À cet effet, sur le plan des installations, la région de Metz va maximaliser l’alimentation électrique et allonger les quais des gares d’arrêt (Hagondange, Thionville, Hettange-Grande) entre Metz et la frontière. De leur côté, les CFL procèdent actuellement au quadruplement des voies sur la section très chargée de Bettembourg à Luxembourg, opération d’un coût de 171 millions d’euros. Pour le grand avenir, les prévisions à l’horizon 2030 pourraient nécessiter la mise en marche aux heures de pointe de huit TER, d’un TGV Paris – Luxembourg et d’un train de fret. Pour cela seraient nécessaires une troisième voie entre Thionville et Bettembourg, et des aménagements en gare de Thionville.

Bientôt un métro à Bordeaux ?
Rien n’est décidé, mais après le rejet en 1994 du projet de VAL, la nouvelle équipe de Bordeaux Métropole a décidé de relancer le projet. Jusqu’à présent, Bordeaux a misé sur un réseau de tram en surface : trois lignes, une quatrième en projet, des extensions successives, un parc d’environ 115 Citadis. Mais des performances dégradées malgré une augmentation des fréquences et l’allongement des rames, car le tramway est victime de son succès : + 30 % en quatre ans, 168 millions de voyageurs annuels. Une étude de faisabilité pour le métro est lancée durant ce premier semestre 2019. Ce projet à 1,6 milliard d’euros prévoit deux lignes (Talence/Blanquefort – Arena et Pessac – Galin), deux ateliers, une exploitation automatique, 38 km dont 17 en souterrain, huit communes et 34 gares. La décision est attendue en fin d’année.

Ouigo rejoint Toulouse
Le TGV à bas coût de la SNCF continue de tisser sa toile. Le 6 juillet 2019, les rames turquoise et fuchsia atteindront Toulouse. Un AR quotidien permettra de rallier Paris-Montparnasse à Toulouse-Matabiau sans arrêt en gare de Bordeaux-Saint-Jean.
En semaine, ces trains desserviront Agen et Montauban. Ils seront directs les samedis et dimanches. Les ventes sont ouvertes depuis le 26 mars 2019 au prix d’appel de 19 euros pour les adultes et 8 euros pour les enfants. Les horaires seront :
– en semaine : Paris 8 h 38, Agen 12 h 05, Montauban 12 h 42, Toulouse 13 h 11/13 h 48, Montauban 14 h 17, Agen 14 h 56, Paris 18 h 21 ;
– le samedi : Paris 9 h 38, Toulouse 14 h 37/16 h 06, Paris 20 h 38 ;
– le dimanche : Paris 9 h 38, Toulouse 14 h 37/15 h 59, Paris 20 h 30. 26 rames Ouigo sont à l’effectif début mars.
Les premiers Coradia Liner pour Toulouse – Hendaye livrés
Au cours de la première quinzaine de mars deux rames Coradia Liner électriques ont été livrées au technicentre de Toulouse. La première, la Z 51599/600, était suivie de la Z 51597/98. Elles font partie d’une série de neuf pour la liaison Intercités Toulouse – Bayonne – Hendaye. Ces rames dérivées du Régiolis type Z 51500 (dont elles portent la numérotation) sont à quatre caisses avec aménagements Intercités. Elles disposent de 173 places dont 23 en 1re classe, deux places UFR, trois places vélos et un local pour le chef de bord. La fermeture des portes et le départ seront effectués par le conducteur.
La première circulation commerciale a débuté le 29 avril et le déploiement s’effectuera en quatre étapes selon un calendrier prévisionnel qui n’était pas encore validé à la mi-mars. À l’été prochain les quatre AR Intercités Toulouse – Bayonne devraient être en Coradia Liner, éliminant les rames Intercités Corail tractées avec une BB 7200. Il n’est pas prévu pour l’instant le prolongement de la desserte en Coradia Liner de Bayonne à Hendaye.