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Catégorie : Réseaux français
L’actualité des réseaux ferroviaires français.

Dijon – Besançon : un cadencement aux effets contrastés
Depuis le 10 décembre dernier, l’axe Dijon – Besançon est intégralement cadencé avec un train toutes les heures, et à la demi-heure en heures de pointe. Une nette amélioration de la desserte, puisqu’au service précédent un trou de 2 heures 30 entre 10 h et 12 h 30 était présent dans le sens Besançon – Dijon. Il est maintenant possible de quitter Besançon avec le dernier train à 21 h 56 au lieu de 21 h 23 comme précédemment. Cette avancée est malheureusement contrebalancée par la fermeture de points d’arrêts, fermeture décidée unilatéralement par la région Bourgogne Franche-Comté, sans concertation avec les communes concernées… Ainsi, la halte de Neuilly-lès-Dijon ne voit plus les trains la desservir, perdant ses sept AR quotidiens. Malgré les protestations de plusieurs communes environnantes en pleine expansion, avec de nouveaux quartiers pavillonnaires en construction, et le combat de plusieurs associations d’usagers soutenues par les maires, Michel Neugnot, premier vice-président de la région Bourgogne-Franche-Comté, en charge des transports, n’a rien voulu entendre et a campé sur ses positions. Comme il a pu le dire à des représentants syndicaux de SNCF TER Bourgogne : « Le futur du train n’est pas celui des trajets courts »… Aujourd’hui, les habitants de la commune de Neuilly-lès-Dijon et des environs doivent utiliser les transports urbains Divia pour se rendre en centre-ville. Leur temps de trajet de 7 min en train est à présent de 1 heure en bus et tramway, soit multiplié par un peu plus de huit ! Lors des réunions publiques, la conclusion de Michel Neugnot est simple : « Dites-moi ce dont vous avez besoin et je vous dirai comment vous en passer » ! Si le point d’arrêt de Villers-les-Pots, à proximité d’Auxonne, a subi le même sort que celui Neuilly, celui de Franois, au sud de Besançon, voit sa desserte réduite aux seuls trains de l’axe Besançon – Lons-le-Saunier, ceux de Dijon ne s’arrêtant plus…

Inauguration de la gare de Lancy Pont Rouge
Unique point d’arrêt « aérien » du tracé de Ceva, la nouvelle gare de Lancy Pont Rouge a été inaugurée le 8 décembre dernier. Elle sera desservie par un train (de et vers Coppet) toutes les 30 min au SA 2018, toutes les 15 min aux heures de pointe en juin 2018 et selon cette fréquence mais en continu au SA 2019. Fin 2019, Lancy Pont Rouge sera à 17 min d’Annemasse et, connectée au Léman Express (230 km, 45 gares, bassin d’un million d’habitants), verra transiter 12 000 voyageurs chaque jour.

L’ITE Lafarge de Port- la-Nouvelle réhabilitée
À l’abandon depuis plus d’une décennie, l’ITE Lafarge s’embranchant côté nord à la gare de Port-la-Nouvelle (ligne Narbonne – Port Bou) a été refaite entre décembre 2016 et février 2017. Elle a une longueur de 1,5 km et longe l’étang de Bages-Sigean. Les rails ont été conservés sur des traverses bois neuves. Le PN 406 commun aux deux voies principales et à l’ITE a vu son platelage refait sur la voie de cette dernière. Le PN 1, peu après, a été refait avec la voie noyée dans une chape bétonnée. En bout de l’ITE, au pied de la cimenterie, le faisceau à trois voies a été remis en état. Les traverses des quatre aiguillages ont été remplacées. Un pont-bascule a été construit ainsi qu’une installation de chargement sur la voie. Deux locotracteurs (un en réserve) rail-route UCA type RB 16 de 95,68 kW assurent les manœuvres. Lafarge a investi 0,6 million d’euros pour la réhabilitation. Un nouveau trafic de transport de clinker a été mis en place depuis le 4 mars 2017 entre ce site et la cimenterie de La Couronne, au sud d’Angoulême, dont l’activité a été réduite à celle du broyage depuis la fin 2016. C’est Europorte qui assure ce trafic, à raison de deux ou trois rotations hebdomadaires d’une rame de 1 500 t, à l’aide d’une locomotive diesel-électrique Euro 4000.

Abaissement de vitesse sur la voie unique Limoges – Brive par Saint-Yrieix
Modeste artère limousine se greffant à Nexon sur la rocade Limoges – Périgueux, cette voie unique d’un développement de 82 km franchit les vallonnements accentués de la Haute-Vienne et de la Corrèze. Aujourd’hui intégrée à la région Nouvelle Aquitaine, sa gestion est assurée par la région SNCF de Limoges. Très curviligne avec des courbes descendant à 500 m de rayon, son profil en long est sévère avec des dents de scie en rampes de 20 et 25 ‰. Une collection de 15 viaducs et un tunnel jalonnent le tracé. D’orientation nord – sud, elle a été ouverte en 1875 par la compagnie du Paris-Orléans et a d’abord servi au passage des trains express Paris – Toulouse jusqu’à la création en 1893 de l’itinéraire direct Limoges – Brive via Uzerche. Ultérieurement, fermée la nuit, elle s’est contentée de jouer un rôle purement local avec la desserte des gros bourgs de Saint-Yrieix, Coussac-Bonneval, Lubersac, Pompadour et Objat, seules gares maintenues avec un évitement. Fréquentée par des machines vapeur des séries Sud-Ouest 230 G, 140 B, C, 141 B, 141 TA et 141 E, F ex-Sud-Est, relayées par des diesels BB 63500, 66000, elle a aussi accueilli pour le service voyageurs des autorails Renault ABJ, ADX, X 2200, 2400, 2800, 3800, 5800, 72500 puis 73500.
Depuis de nombreuses années, alors que le trafic marchandises a disparu, le sort de la section médiane de Saint-Yrieix à Objat est fragilisé par la faiblesse de sa fréquentation, qui à plusieurs reprises a failli provoquer sa fermeture.
À cela s’ajoute l’état dégradé de la superstructure, équipée de rails courts DC usagés, entraînant une réduction de vitesse de 70 à 60 km/h de bout en bout.
Aux horaires 2018 appliqués le 10 décembre un nouvel abaissement de la vitesse de 60 à 40 km/h sur le parcours Nexon – Objat a été instauré, ce qui n’arrange pas les temps de parcours des quelques TER maintenus.
Fermeture de la ligne Rodez – Sévérac
Longue de 44,7 km la ligne Rodez – Sévérac a vu passer son unique et dernière circulation le 9 décembre dernier avec le TER 870121 Rodez (6 h 17) – Millau (7 h 39) via Sévérac, assuré par l’X 73576. Le retour s’est effectué tout de suite en matériel vide, le dernier train programmé, le TER 870144 Millau (15 h 22) – Rodez (16 h 41), ayant été supprimé faute de conducteur…
Hors plan rail Midi-Pyrénées, cette ligne, dotée d’une voie en fin de vie équipée en rails double champignon Midi de 44 kg/m, était depuis des décennies plafonnée à 75 km/h. Ces derniers temps, on notait trois AR quotidiens Rodez – Millau en semaine assurés en X 73500. Entre Rodez et Sévérac, il n’y avait qu’un seul arrêt à Laissac (sans voie d’évitement) et la ligne était exploitée en cantonnement téléphonique doté du Capi. Pour maintenir les circulations, il aurait été nécessaire d’injecter en pure perte 6 millions d’euros avec une vitesse limitée à 40 km/h.
Cette ligne fait partie des quatre lignes prioritaires à remettre en service par la région Occitanie et est la deuxième après Montréjeau – Luchon. Pas de date pour l’instant, mais les études sont lancées. Curieusement, cette ligne fut fermée au trafic omnibus le 28 septembre 1980 et depuis ne vit transiter que le train de nuit de fin de semaine Paris – Rodez – Millau jusqu’en septembre 1983 et le train estival Toulouse – Lyon jusqu’à fin août 1988, où de facto elle ferma. Elle rouvrit le 25 septembre 1989 avec l’unique relation quotidienne Toulouse – Millau, épaulée plus tard les dimanches par une liaison insolite Toulouse – Saint-Rome-de-Cernon. Au cours des années 2000, ces relations directes furent supprimées au profit de navettes Rodez – Millau en parallèle avec les autocars TER qui désormais les remplacent.
Nouvelle convention SNCF-Auvergne-Rhône-Alpes
La région Aura (Auvergne-Rhône-Alpes) et la SNCF ont officialisé, le 13 novembre 2017, l’accord portant sur la nouvelle convention d’exploitation des TER. Cette convention, soumise à l’approbation du conseil régional le 29 novembre, sera d’une durée de six ans. Elle prévoit la possibilité d’anticiper la mise en concurrence (effective en 2023) sur certaines lignes et fixe un objectif en matière de ponctualité ambitieux : – 40 % de trains en retard !
En effet, Aura souhaite parvenir à 90 % de trains à l’heure en 2020, mais pâtit actuellement de mauvais résultats (87,1 % en 2016). La région est n° 2 en France dans ce domaine, en partie à cause de deux axes « malades ». Il s’agit des lignes Lyon – Grenoble/Chambéry et Lyon – Saint-Étienne, sur lesquelles un train sur cinq n’est pas ponctuel. Un plan spécifique (avec un système de bonus-malus dédié) doit être mis en place. La région veut également ramener le nombre annuel de suppressions de trains de 3 400 en 2016 (jusqu’à 73 par jour) à 1 700 en 2020.
Avec la nouvelle convention, la région accepte de payer « au juste prix » les services demandés. En contrepartie, la SNCF, qui bénéficie d’une autonomie de gestion, aura une obligation de résultat. Un système de bonus-malus, applicable aux retards et plus encore en cas d’annulations, sera mis en place. Par ailleurs, la SNCF assumera les éventuelles pertes de recettes alors que certaines clauses d’exonération (en cas de grève notamment) seront supprimées. Parallèlement, les efforts en matière de sécurité (en gare et à bord des trains) seront poursuivis. Des démarches dans le domaine de la qualité des voyages (avec notamment l’expérimentation du Wi-Fi sur Mâcon – Valence et Lyon – Clermont en 2018) seront engagées. La région compte aussi dépenser 252 millions d’euros dans la rénovation (avec l’implication de l’industrie locale) de matériels parvenus à mi-vie et investir 111 millions d’euros dans des petites lignes menacées. Mais Aura dit s’inquiéter de l’attitude de l’État vis-à-vis de ce plan de 262 millions d’euros et portant sur un linéaire de quelque 1 000 km. Enfin, la région va s’impliquer à hauteur de 161 millions d’euros dans la modernisation du nœud ferroviaire lyonnais qui est, en l’état, à l’origine d’un tiers des retards enregistrés par les TER…
La refonte des horaires TER dans les régions Pays de la Loire et Bretagne
L’ouverture de la LGV BPL a été l’occasion de repenser en profondeur la trame TER de ces deux régions. Non seulement dans ses relations avec le TGV, mais aussi, d’une manière plus générale, afin d’assurer une satisfaction accrue des besoins de la clientèle. Nous vous livrons ici le détail ligne par ligne de ces aménagements horaires.
Avec l’ouverture le 2 juillet de la LGV Bretagne – Pays de la Loire, bouleversant les sillons sur les lignes classiques utilisées par les TGV en direction du Grand Ouest, les deux régions ont dû remanier de fond en comble les horaires des mouvements TER. Cette vaste réorganisation très lourde a dû tenir compte du graphique d’occupation des voies à quai dans les grandes gares du Mans, d’Angers, Nantes, Laval, Rennes, Brest, Quimper, mais aussi sur chaque ligne empruntée par ces derniers. Des ajustements ont également été opérés sur les artères en correspondance avec les TGV.
Rappelons que ceux-ci, dans le nouveau concept de desserte, empruntent les sections du RFN, dans les conditions suivantes :
– de Connerré-Beillé au Mans, à Angers et à Nantes pour les mouvements radiaux et Intersecteurs desservant Le Mans, de Sablé à Nantes pour ceux directs Sablé, Angers et Nantes ;
– de Nantes au Croisic et aux Sables-d’Olonne ;
– de Tours à Angers et Nantes pour quelques Intersecteurs ;
– du Mans à Rennes seulement du Mans au raccordement de La Milesse-La Bazoge Voyageurs, de celui de Laval Est à celui de Laval Ouest (Saint-Berthevin) pour ceux desservant à la fois Le Mans et Laval, de Laval à Rennes pour les quelques TGV s’arrêtant à Vitré ;
– de Rennes à Brest et de Plouaret-Trégor à Lannion ;
– de Rennes à Saint-Malo ;
– de Rennes à Quimper.
Dans plusieurs cas de figure, les parcours des TER sont communs à des régions mitoyennes. C’est le cas des Le Mans – Tours (Pays de la Loire – Centre-Val de Loire), Le Mans – Caen (Centre-Val de Loire – Normandie), Laval – Rennes (Pays de la Loire – Bretagne), Rennes – Caen (Bretagne – Normandie), Rennes – Nantes (Bretagne – Pays de la Loire), Tours – Angers et Saumur – Bressuire – La Roche-sur-Yon (Centre – Pays de la Loire). Les deux régions voisines, au vu des remarques des comités de ligne et en fonction des impératifs techniques, se sont évertuées à offrir une offre repensée et accrue de manière à diffuser la grande vitesse sur leur territoire, tout en satisfaisant aux besoins de la clientèle en matière de déplacements intrarégionaux, soit du type domicile-travail/scolaire, soit pour des motifs de loisirs, d’achats, de vacances en été, etc.
Les nouvelles trames de desserte TER ont subi de nombreux aménagements soit directement induits par le repositionnement des TGV, soit pour répondre aux attentes de la clientèle, dont certaines sont assez considérables sur certains tronçons de lignes. Dans la mesure du possible, les marches ont été cadencées et ajustées pour accorder des correspondances étroites, relayant les TGV dans les principales gares.
Les décalages de sillons sont plus ou moins importants, avec dans certains cas le comblement de vides horaire. Nous les examinons ci-après ligne par ligne.Région Pays de la Loire
Dans celle-ci, qui gère 123 gares quadrillant les départements de la Sarthe, la Mayenne, le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique et la Vendée, le trafic quotidien, en hausse constante ces dernières années, atteignait 41 000 voyageurs acheminés par 420 trains et des dizaines d’autocars. La nouvelle donne, ayant nécessité trois ans d’études, porte sur un surplus de 8,5 % de km-trains, soit 40 trains, avec davantage d’arrêts. Une campagne d’infos ciblées a été lancée avant l’été. Le parc de matériel, entièrement rénové, à disposition regroupait début juillet 2016 une flotte de 13 Z 21500, huit Z 21700,13 Z 24500, 18 Z 27500, huit Z 51500, 14 X 73500, 17 Z 76500, 10 B 84500, et devrait recevoir les mois à venir deux Z 51500 et 13 Z 56500 Regio 2N aptes à 200 km/h pour le service Interloire, en remplacement des BB 26000 avec rames Corail dédiées.
Nouvelle convention SNCF-Auvergne-Rhône-Alpes
La région Aura (Auvergne-Rhône-Alpes) et la SNCF ont officialisé, le 13 novembre 2017, l’accord portant sur la nouvelle convention d’exploitation des TER. Cette convention, soumise à l’approbation du conseil régional le 29 novembre, sera d’une durée de six ans. Elle prévoit la possibilité d’anticiper la mise en concurrence (effective en 2023) sur certaines lignes et fixe un objectif en matière de ponctualité ambitieux : – 40 % de trains en retard !
En effet, Aura souhaite parvenir à 90 % de trains à l’heure en 2020, mais pâtit actuellement de mauvais résultats (87,1 % en 2016). La région est n° 2 en France dans ce domaine, en partie à cause de deux axes « malades ». Il s’agit des lignes Lyon – Grenoble/Chambéry et Lyon – Saint-Étienne, sur lesquelles un train sur cinq n’est pas ponctuel. Un plan spécifique (avec un système de bonus-malus dédié) doit être mis en place. La région veut également ramener le nombre annuel de suppressions de trains de 3 400 en 2016 (jusqu’à 73 par jour) à 1 700 en 2020.
Avec la nouvelle convention, la région accepte de payer « au juste prix » les services demandés. En contrepartie, la SNCF, qui bénéficie d’une autonomie de gestion, aura une obligation de résultat. Un système de bonus-malus, applicable aux retards et plus encore en cas d’annulations, sera mis en place. Par ailleurs, la SNCF assumera les éventuelles pertes de recettes alors que certaines clauses d’exonération (en cas de grève notamment) seront supprimées. Parallèlement, les efforts en matière de sécurité (en gare et à bord des trains) seront poursuivis. Des démarches dans le domaine de la qualité des voyages (avec notamment l’expérimentation du Wi-Fi sur Mâcon – Valence et Lyon – Clermont en 2018) seront engagées. La région compte aussi dépenser 252 millions d’euros dans la rénovation (avec l’implication de l’industrie locale) de matériels parvenus à mi-vie et investir 111 millions d’euros dans des petites lignes menacées. Mais Aura dit s’inquiéter de l’attitude de l’État vis-à-vis de ce plan de 262 millions d’euros et portant sur un linéaire de quelque 1 000 km. Enfin, la région va s’impliquer à hauteur de 161 millions d’euros dans la modernisation du nœud ferroviaire lyonnais qui est, en l’état, à l’origine d’un tiers des retards enregistrés par les TER…
Oloron – Bedous un an après
Rouverte à l’été 2016, cette ligne affiche des chiffres de fréquentation plutôt satisfaisants dus principalement à une clientèle touristique qu’un partenariat intelligent entre la SNCF et les acteurs locaux a su attirer.
Oloron – Bedous, segment de la ligne ferroviaire Pau – Canfranc – Saragosse, rouvert le 26 juin 2016 vient de fêter son premier anniversaire. Le bilan en matière de trafic voyageurs, fort satisfaisant, repose sur le tourisme essentiellement estival mais aussi hivernal, avec un potentiel encore plus prometteur pour les années à venir à destination principalement de la vallée d’Aspe, située dans le haut Béarn, au cœur des Pyrénées-Atlantiques, voisine de l’Espagne et du Pays basque, entre l’océan Atlantique et la Méditerranée.
Avec en moyenne 350 voyageurs/jour en juillet et août 2016 (600 le jeudi), le succès a été au rendez-vous en raison de l’attractivité de la vallée d’Aspe en matière touristique. Les trains les plus chargés ont été les 867419 (Pau 9 h 22 – Bedous 10.33)/867429 (Pau 14 h 07 – Bedous 15 h 14) et retour 867426 et 867432, avec des départs de Bedous respectivement à 12 h 38 et 15 h 41. Le premier transportant jusqu’à 150 voyageurs tous les jeudis. La desserte est d’ailleurs renforcée l’été au sens large (de début juin à fin septembre), pour faire face à ce trafic avec six AR jusqu’à Bedous, quatre le reste de l’année.
Ont été générateurs de trafic le marché de Bedous, la fête du fromage à Etsaut, les restaurants de la vallée, notamment à Bedous, mais aussi les innombrables randonnées possibles à partir des gares de Lurbe-Saint-Christau (chemin de Saint Jacques, voie d’Arles), Sarrance (Le cloître du XVIIe siècle mérite le détour et attire plus de 10 000 visiteurs en été chaque année, ce qui a justifié l’arrêt ferroviaire) ou encore Bedous. La vallée d’Aspe est le paradis des randonneurs, leur lieu de rendez-vous le plus prisé étant le village d’Etsaut (desservi par le bus Bedous – Canfranc, qui prend le relais du train dans la première gare citée), à la croisée du GR 10, qui traverse les Pyrénées d’est en ouest, et du chemin emprunté par les pèlerins vers la Galice.
La SNCF, par l’intermédiaire du TER Aquitaine, de ses équipes ainsi que de la manager de ligne à Pau, a bien compris l’importance du tourisme, d’une part en passant, notamment à travers le TER Aquitaine, des partenariats avec par exemple des écoles de parapente comme celle d’Air attitude à Accous, site très prisé par les amateurs de cette discipline à 3 min en bus de la gare de Bedous, d’autre part en prévoyant le doublage des rames sur deux AR tous les jeudis en été mais aussi en fonction de la demande. De plus, le distributeur de billets régionaux installé sur le quai de la gare de Bedous est devenu quintilingue, des guichets supplémentaires ont été ouverts à Pau et Oloron.
Une nouvelle gare Euskotren à Hendaye
À Hendaye, dans le cadre du projet du pôle d’échange multimodal, la gare d’Euskotren va être remodelée avec un nouveau bâtiment et une voie supplémentaire. Le budget prévisionnel est de 5,8 millions d’euros intégralement financés par le Gouvernement autonome basque. Le délai d’exécution est de 14 mois et les travaux devraient débuter en juin 2018.
Le BV passera de 84 m² actuels à 198 m². Dans le hall se trouveront un guichet et quatre distributeurs automatiques de billets. La voie unique en impasse sera doublée et entre les deux voies le quai actuel sera élargi de 1,9 m à 4 m. Il sera doté d’un abri parapluie. Cette deuxième voie servira à stationner une rame et permettra dans le futur d’augmenter les fréquences en les passant au quart d’heure comme maintenant entre la gare voisine d’Irun et Lasarte Oria. Actuellement le cadencement est d’un train toutes les 30 min sur Saint-Sébastien et Lasarte Oria. Avec 700 000 voyageurs annuels en 2016, ce suburbain à voie métrique électrifié en 1,5 kV continu, surnommé « el Topo », est très prisé. Du 20 octobre au 31 décembre 2017, les clients du TGV provenant de Paris ont eu droit à la gratuité sur le parcours Hendaye – Saint-Sébastien.