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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

À Montpellier, la nouvelle ligne 5 du tramway relie l’ouest et le nord
Attendue depuis 15 ans, la nouvelle ligne 5 du tramway de Montpellier relie, depuis le 20 décembre 2025, l’ouest et le nord du territoire en seulement 45 min. S’étendant sur 16,3 km de Clapiers à la station Grés-de-Montpellier, elle dessert 27 stations. Grâce à cette nouvelle ligne, qui répond à une densification urbaine grandissante, près de 60 % de la population métropolitaine sera desservie en tramway.
Avec 80 000 voyageurs par jour attendus, la fréquence est aujourd’hui d’un tram toutes les 12 min, elle sera de 10 min en février grâce à l’ajout de quatre rames, pour être réduite à 7 min en septembre 2026 avec la livraison des rames CAF en construction à Bagnères-de-Bigorre.
Légende : Habillés d’une œuvre originale de Barthélémy Toguo, artiste de renommée internationale, les tramways de la ligne 5 s’inscrivent dans la tradition artistique de la ville (© TaM).

Île-de-France : bilan et perspectives 2024 à 2026
La région capitale nous réserve toujours une actualité riche sur les rails de l’Île-de-France. La poursuite du renouvellement du matériel roulant va entraîner de grandes manoeuvres dans la recomposition du parc des différentes lignes avec en ligne de mire l’arrivée prochaine des mises en concurrence.
LES LIGNES DE RER
La ligne A
Côté exploitation, depuis le 1er septembre 2025, davantage de trains longs (UM 2) circulent en soirée. Jusqu’à présent, ce n’était le cas que les vendredis, samedis et veilles de jours fériés. Les autres jours, c’étaient des rames simples (US) à partir de 22 h 00. Désormais les UM circulent les jeudis soir jusqu’à la fin de service et jusqu’à 23 h 00 du lundi au mercredi. Par ailleurs, la gare de Neuilly-Plaisance sur la tranche de Marne-la-Vallée-Chessy dont le trafic progresse est désormais desservie par tous les trains en heures de pointe au lieu de deux sur trois. Soit 38 arrêts supplémentaires chaque jour. Cette modification est rendue possible par l’extension de Sacem et du pilotage automatique jusqu’à Noisy-Champs également le 1er septembre.
Côté matériel, l’arrivée sur la ligne des rames rénovées MI 2N par l’entreprise CAF est enfin une réalité. Les deux premières rames, 1509/10 et 1537/38, ont repris le service commercial en octobre 2024, avec près de cinq ans de retard. En septembre 2025, huit rames rénovées sont en circulation.
La ligne B
Côté exploitation, cette ligne Nord – Sud est surtout perturbée par un nombre très important de chantiers d’infrastructure (y compris hors RER B comme le pont des Cathédrales ou l’interconnexion sud des TGV à Massy) qui entraînent des arrêts en soirée, les week-ends et durant l’été. Avec fréquemment des ruptures d’interconnexion à Gare-du-Nord.

Strasbourg : le Citadis 405 achève le renouvellement du parc tramway
Strasbourg poursuit la modernisation de son réseau de tramway avec l’arrivée des nouvelles rames Citadis 405 d’Alstom dont la première a été dévoilée le 13 juin dernier au dépôt CTS de la Kibitzenau.
Troisième génération de Citadis d’Alstom, les nouvelles rames Citadis 405 viennent compléter le parc roulant du réseau de tramway de Strasbourg, qui est aujourd’hui l’un des plus importants de France.
La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) exploite actuellement 107 rames réparties en trois grandes familles :
• Eurotram (Bombardier) n° 1031 à 1040 (tricaisse, 33 m) et 1051 à 1067 (quadricaisse, 43 m, 1998-2000) ;
• Citadis 403 (Alstom) n° 2001 à 2041 (1) (2005-2007). Leur première grande révision a débuté cet été à raison d’une rame par mois dans le nouvel atelier au dépôt de la Kibitzenau, elle devrait s’achever à l’été 2028 ;
• Citadis 403 NG (Alstom) n° 3001 à 3022 (2016-2018) et n° 3031 à 30471 (2021-2022). Ils sont homologués pour assurer la desserte transfrontalière vers Kehl, en Allemagne.

Tramway : du changement à Marseille
En fin d’année, les voyageurs du tramway marseillais assisteront à de nombreux changements. La RTM (Régie des transports métropolitains) commencera à exploiter de nouvelles rames pour accompagner la mise en service des prolongements nord et sud de la ligne 3. Faisons le point sur ces évolutions.
Du nouveau en vue sur le réseau des tramways À partir de mi-décembre, le tramway de Marseille desservira de nouveaux quartiers au nord et au sud de la ville.
À cette date, la ligne 3 verra son parcours quasiment tripler pour atteindre 9,8 km contre 3,6 km actuellement. Cette extension de 6,2 km, tant attendue par les milliers d’habitants des quartiers traversés est en réalité double : elle se fera aussi bien au nord qu’au sud de la ligne (voir la carte page suivante). Elle reliera sans rupture de correspondance le sud du XVe arrondissement (au nord de la ville) au IXe (situé plus au sud).
Au nord de la ligne, le T 3, dont le terminus actuel est Arenc-le-Silo, ira jusqu’à l’arrêt Capitaine-Gèze, Il permettra d’offrir des correspondances avec la ligne 2 du métro, arrivée en 2019 et des lignes de bus qui desservent d’autres quartiers nord de la cité phocéenne. Au passage, le tramway desservira deux nouvelles stations dans le quartier des Crottes. En pleine reconstruction, cette zone autrefois industrielle change peu à peu de physionomie avec la multiplication des projets immobiliers liés à l’Opération d’intérêt national Euroméditerranée. Le tram sera aussi à proximité du futur parc urbain des Aygalades en 2030, qui remplacera la gare fret du Canet, fermée en 2024. L’arrivée du tramway est un atout majeur pour accélérer la mutation de ce quartier populaire. À noter également qu’il empruntera la rue de Lyon qui était jadis la route usuelle pour quitter Marseille en direction du nord.

RER B : des travaux au nord
Les travaux se poursuivent sur le RER B avec pour objectif l’amélioration de la qualité de cette ligne qui transporte un million de voyageurs chaque jour. Des aménagements ont notamment été réalisés en gare du Bourget cet été. Et ce n’est pas fini, d’autres chantiers importants sont programmés.
Durant 72 heures, pendant le week-end du 15 août, environ 300 personnes ont été mobilisées à proximité de Paris-Nord pour assurer le raccordement de plusieurs nouvelles installations. Cela a entraîné des modifications de desserte des lignes B et K de Transilien ainsi que TER des Hauts-de- France entre Paris et Laon.
Le chantier principal de ce weekend s’est déroulé au niveau de la gare du Bourget sur le RER B. C’est l’une des phases d’amélioration de la qualité de cette ligne. En cas d’incident côté nord de Paris, l’exploitation devient rapidement compliquée car les trains ne peuvent faire demi-tour qu’en gare souterraine, et encore, en nombre limité. Des installations de retournement ont donc été aménagées. Dans un premier temps, il s’agit de créer des sas sur les deux voies principales au nord du Bourget en 2022 et au nord de La Plaine-Stade-de-France en 2023. N’ayant que deux positions de stationnement, elles limitent quand même fortement le débit. Une seconde phase a donc eu lieu en gare du Bourget cet été.
Côté nord toujours, le long de la voie 1 bis, trois voies de garage ont été construites. Deux permettent de garer une UM de rames MI 79/84 alors que la troisième permet de recevoir deux trains en UM. Soit quatre trains au total. Le week-end du 15 août a permis de mettre en service ces installations commandées depuis le poste de commandement de Saint-Denis.
Avec ces nouvelles installations, plusieurs objectifs sont remplis, même en cas d’incident : maintien de l’interconnexion en gare du Nord, maintien de 15 trains par heure au sud et dans Paris, main

Danemark : le retour du tram à Copenhague
Après 54 ans d’absence, le tramway fait son retour à Copenhague.
Lancé en 2018, le projet de construction d’une ligne de 28 km entre Lyngby-Taarbæk et Ishøj entre désormais dans sa phase opérationnelle. Les entreprises danoises MJ Erikkson, Per Aarsleff et CG Jensen avaient été retenues pour les lots de travaux de génie civil.En mars 2018, 29 rames Avenio (dont deux en option), à quatre caisses et à plancher bas, avaient été commandées au constructeur allemand Siemens Mobility. Ces rames mesurent 36,9 m de long, 2,65 m de large, atteignent une vitesse maximale de 70 km/h et offrent une capacité totale de 260 places, dont 64 assises.
L’exploitation de la ligne a été confiée pour 15 ans à Metro Service, une filiale de Milan Transport (ATM), déjà en charge du métro de Copenhague. Le réseau de tram du Grand Copenhague (Hovedstadens Letbane) appartient à la ville et à onze autres communes.
Une première étape a été franchie le 26 octobre 2025, avec la mise en service d’une section de 13 km, entre les stations Ishøj — interconnectée avec les lignes A et E du RER de Copenhague (S-tog) — et Rødovre Nord.
Le reste de la ligne, qui comptera au total 29 stations, devrait ouvrir à l’été 2026.En raison de retards de construction, le coût du projet est passé de 570 millions d’euros en 2018 à 1,3 milliard d’euros en 2025.
À partir de 2030, la ligne devrait transporter environ 14 millions de passagers par an.
Finlande : 63 trams Tango Nordic de Stadler pour Helsinki
L’autorité organisatrice des transports d’Helsinki (PKO) a commandé, après appel d’offres, le 7 octobre 2025 au constructeur suisse Stadler Rail 63 tramways de type Tango Nordic, dont 30 unidirectionnels et 33 bidirectionnels. Le constructeur Škoda Group avait également remis une offre mais n’a pas été sélectionné. D’un montant estimé à 1,6 milliard d’euros, la commande comporte leur maintenance pendant 30 ans et une option pour la fourniture de 120 Tango Nordic supplémentaires.
Conçus par Stadler en partenariat avec le designer finlandais Aivan, les Tango Nordic pour Helsinki comporteront de l’acier vert à zéro émission et des matériaux recyclés. Ils sont destinés à remplacer les trams Valmet construits en 1973-1975 (série NRV I) et en 1983-1987 (série MLNRV II). Le réseau de tram d’Helsinki, à écartement de 1 000 mm, est exploité par l’opérateur HKL.

Royaume-Uni : La première rame de métro léger nouvelle génération de CAF en service sur le DLR
Transport for London (TfL), l’autorité organisatrice des transports de la capitale britannique, a annoncé le 1er octobre 2025 la mise en service de la première des 54 rames de métro léger fabriquées par le constructeur espagnol CAF pour le Docklands Light Railway (DLR), le métro léger automatisé d’une longueur d’environ 38 km desservant, dans l’est londonien, 45 stations réparties sur trois lignes, et qui est exploité par l’opérateur KeolisAmey Docklands Limited, détenu à 70 % par Keolis et à 30 % par Amey. Commandées en 2019, ces rames de métro léger à cinq caisses remplaceront progressivement les rames B90, âgées de plus de trente ans.
À terme, 33 unités assureront le renouvellement des B90, tandis que les 21 restantes permettront une hausse de capacité de 50 % sur le réseau DLR, emprunté par environ 90 millions de voyageurs par an. Offrant 10 % de capacité supplémentaire par rapport aux B90, elles disposent, entre autres, de la climatisation, d’un système d’information en temps réel pour les voyageurs, de prises électriques et de ports USB, comportent également trois zones multifonctionnelles pour les vélos, poussettes et bagages, et peuvent transporter jusqu’à trois fauteuils roulants. Elles devraient toutes être livrées d’ici fin 2026

Des trams Urbos de CAF pour Grenoble
L’autorité organisatrice de la mobilité de l’aire urbaine grenobloise SMMAG (Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise) a annoncé le 3 juillet 2025 que 38 tramways de type Urbos allaient être commandés au constructeur CAF pour l’exploitant du réseau de tram de Grenoble, M réso. La commande, d’un montant hors taxes de 218 millions d’euros, comporte une option pour la fourniture de neuf trams supplémentaires.
Ces nouveaux trams sont destinés à remplacer les 53 trams TFS (Tramway français standard) livrés de 1986 à 1997 par le constructeur Alsthom. Construits sur le site CAF de Bagnères-de-Bigorre, ces trams Urbos devraient être livrés à partir de 2028. Entre-temps, les ateliers d’entretien des trams ainsi que certaines voies de garage vont être modifiés pour accueillir les Urbos d’une longueur de 43 m contre 29 m pour les TFS. M TAG dispose également de 50 trams Citadis 402 livrés par Alstom de 2005 à 2009, qui comme les trams TFS sont à plancher bas intégral. L. Levert

Le MI 2N s’apprête à quitter la scène
Après environ 26 années d’activité intense sur la ligne E du RER, les 53 rames MI 2N quitteront définitivement la scène ferroviaire en fin d’année 2026. Après un rodage chaotique, les rames neuves du RER NG les auront presque intégralement remplacées.
Comme pour le MI 79 au début des années 80, la SNCF et la RATP s’associent pour passer une commande commune à GEC Alsthom en novembre 1992. Si le MI 79 est destiné à l’origine pour une seule et même ligne, le RER B coexploité par les deux entreprises, le nouveau matériel dénommé MI 2N est destiné à deux objectifs distincts. Pour la SNCF, il est indispensable pour assurer le service de la future ligne E du RER à l’est de Paris. Pour la RATP, il s’agit de mettre en service un matériel plus capacitaire que les MI 84 et MS 61 pour faire face à l’augmentation de trafic de la ligne A du RER. Le marché initial porte sur 53 éléments SNCF et 17 RATP. Nous verrons plus loin qu’il y a des différences entre les deux engins. Pour la SNCF, il s’agit d’une rame à cinq caisses bicourant 1,5 kV/25 kV numérotée Z 22500.
La rame est inspirée des Z 2N, toutes ses caisses sont à deux niveaux mais avec trois plateformes d’accès équipées de portes larges de 2 m à deux battants pour favoriser les échanges à quai : c’est l’un des points faibles des Z 2N lorsqu’elles desservent les gares intra-muros avec une forte affluence. Un marchepied escamotable permet la desserte des quais bas. Le plancher de la rame est en effet à 1 200 mm au-dessus du rail, hauteur standard correspondant aussi aux quais RATP à 1 150 mm.
La marche mobile à 900 mm permet des arrêts dans les gares à quai haut de 920 mm comme la gare de l’Est en surface : c’est une desserte exceptionnelle qui interviendra de temps en temps soit en situation perturbée suite à incident soit lors de travaux dans le tunnel. Les véhicules d’extrémité comportent une cabine de conduite et portent chacun un pantographe AX 25. Les