Catégorie : Transports urbains

L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

  • Classement en vue des infrastructures du Poma 2000 de Laon

    Classement en vue des infrastructures du Poma 2000 de Laon

    Depuis le 26 août 2016, le Poma 2000, le petit métro automatique de Laon, est à l’arrêt. Devant les coûts de maintenance, la municipalité a souhaité mettre un terme à l’exploitation de ce système unique qui reliait la gare SNCF à la ville haute. Cette décision contestée localement se traduit désormais par une bataille entre opposants et partisans du Poma. Alors que le maire s’est déclaré récemment favorable à l’installation d’un nouveau système, (sans d’autres précisions), les défenseurs du Poma se battent pour obtenir son classement.
    Après une longue enquête, un avis favorable vient d’être rendu par la direction des Affaires culturelles suspendant toute procédure de démantèlement. Impossible au­­jourd’hui de savoir si le Poma circulera à nouveau un jour, mais, à défaut, sa trace sera au moins conservée.

  • Les premiers chaudrons du RER NG

    Les premiers chaudrons du RER NG

    Les premières caisses de ce matériel à grande capacité destiné aux lignes D et E du RER commencent à prendre forme. Mis sous pression par IdFM, les constructeurs, Alstom et Bombardier, s’activent pour que des trains d’essai commencent à circuler dès cet été.

    À l’occasion d’une visite des usines de Bombardier et d’Alstom dans le Valenciennois le 19 février, les représentants d’Île-de-France Mobilités et de la SNCF ont pu découvrir les premiers chaudrons du futur RER. Cette visite au pas de course a été l’occasion pour la présidente Valérie Pécresse de mettre la pression sur les deux constructeurs sur le respect des délais de fourniture : « Cliente exigeante, bienveillante mais impatiente. Car les usagers souffrent de leurs conditions de transport. »
    Car ce marché de janvier 2017 est hors nomes : 255 rames dont 71 en commande ferme pour 3,75 milliards d’euros. Et la présidente de rappeler son implication dans ce marché. À l’origine, ces rames étaient avant tout nécessaires pour le prolongement du RER E à l’ouest. Puis, il a été décidé d’en équiper l’ensemble de la ligne, soit 130 rames Z 58000 courtes de 112 m, pour remplacer aussi les MI 2N existants sur la partie est de la ligne. Enfin, conformément à la politique volontariste des actuels gouvernants régionaux, il a été acté de remplacer les Z 2N de la ligne D par 125 rames Z 58500 longues de 130 m. Et l’engagement pris est de faire circuler les premiers exemplaires du RER NG sur cette ligne D dès 2021.
    Or, les nouvelles n’étaient pas bonnes fin 2018, où un retard de cinq mois était annoncé. En montrant leurs chaînes de production, les deux constructeurs se sont montrés rassurants sur le respect du planning. Alstom, chef de file, produit les véhicules d’extrémité à un seul niveau et fera l’assemblage final des rames. Un premier chaudron est à La Rochelle pour des essais de compression et de charge notamment vis-à-vis du transformateur. Un autre est en peinture et un troisième est à la « cathédrale » pour les soudures des quatre faces. Rappelons que ces caisses sont en aluminium. Actuellement, il faut trois jours pour faire une voiture. Alstom investit dans 250 recrutements et 40 millions d’euros d’outillage de façon à produire une voiture par jour lorsque la chaîne sera sur la série. De son côté, Bombardier construit les véhicules in­­termédiaires, au nombre de quatre (rames courtes du RER E) ou cinq (rames longues du RER D), à deux niveaux. Les caisses sont en acier. Bombardier a ouvert une deuxième chaîne de production, recruté 100 personnes et investi 11 millions d’euros. Il y aura cinq trains d’essai disponibles fin 2019 et les premiers tests doivent démarrer à l’été 2019. L’homologation est attendue mi-2021.

  • Joncherolles se prépare aux RER NG

    Joncherolles se prépare aux RER NG

    Le technicentre de Joncherolles, qui entretient les rames MI 2N et Francilien de la banlieue nord, vient d’inaugurer ses nouvelles installations pour recevoir le RER NG. De nouvelles voies couvertes viennent d’être mises en service qui permettent d’intervenir plus facilement en fosse et en toiture des nouveaux matériels. La modernisation du centre de maintenance des trains des lignes D (pour moitié avec Villeneuve) H et K se poursuivra jusqu’en 2023, il conservera ses MI 2N jusqu’en 2027. Les premières rames du RER NG destinées aux lignes D et E pourraient être engagées dès 2021.

  • In Out, la mobilité se réinvente à Rennes

    In Out, la mobilité se réinvente à Rennes

    Fin mars, In Out a exploré les nouvelles mobilités à Rennes. Ces rencontres professionnelles ont également permis au public de découvrir les dernières innovations en la matière.

    C’est à Rennes, pour la deuxième année, que se sont retrouvés du 28 au 31 mars les acteurs de la mobilité. Pourquoi à Rennes ? Sans doute parce que la métropole connaît une croissance et un dynamisme important favorisés par ses transports. Comme Nantes ou Bordeaux, les grandes villes de l’Ouest attirent de plus en plus de citadins à la recherche d’une meilleure qualité de vie. Les derniers développements du TGV placent désormais la ville bretonne à seulement 1 heure 25 de Paris, augmentant son attractivité. La gare elle-même est en pleine mutation pour accompagner une masse de voyageurs en constante progression. De nouvelles offres de transport s’y développent dans une optique intermodale entre trains, cars régionaux et métro. Les entreprises viennent y chercher des moyens de communication performants et du foncier à moindre coût en profitant de cette synergie. L’arrivée du métro en 2002 a permis d’accompagner le développement de la ville. Alors que le VAL est devenu un outil incontournable des communications et de la croissance, une seconde ligne est en chantier qui ouvrira en 2020.
    L’événement In Out a donc permis de réunir les acteurs de la mobilité d’aujourd’hui en quête d’innovations pour l’avenir. L’idée maîtresse est d’inventer et de tester sur le territoire rennais les solutions et les outils de demain. Cet événement s’est donc déployé sur deux axes, l’un autour des professionnels du secteur et l’autre directement à destination du public.
    Pour les professionnels, on trouvait donc logiquement, en bonne place aux côtés de la métropole, la SNCF, Keolis, Transdev, Siemens, le constructeur automobile PSA ou encore Blue Solutions et Orange. Face à ces acteurs de poids, des entreprises étrangères et des start-up ont profité de l’événement pour se faire connaître. Les jeudi et vendredi, c’est au couvent des Jacobins que se sont retrouvés les différents participants. Cette concentration a permis de faire un tour des innovations technologiques dans le domaine de la mobilité. De nombreuses start-up avec leur lot de jeunes ingénieurs étaient là pour proposer leurs dernières innovations. Si la billétique est toujours en bonne place dans ce secteur, tous les aspects du transport étaient concernés. On a pu ainsi voir des solutions originales appliquées à toutes sortes de véhicules, comme ce fourgon robotisé qui suit docilement le facteur dans sa tournée. Ailleurs, c’est Dassault Systèmes qui présentait une modélisation de la ville de Rennes pour faciliter la visualisation des différents projets d’aménagement et d’infrastructures à destination des décideurs. On a également pu découvrir des exposants plutôt inattendus comme Skyway, une entreprise venue de Biélorussie qui propose des solutions de transports par monorails ou par câbles destinées aux voyageurs, mais également au fret. Les vues d’artistes rappellent le monorail de Wuppertal en Allemagne ou celui de Safège testé en France dans les années 60. On devrait prochainement en savoir un peu plus puisque Skyway a obtenu un premier contrat aux Émirats Arabes Unis pour un système de transport actuellement en construction.

  • Trois tunneliers pour le prolongement à Orly de la ligne 14

    Trois tunneliers pour le prolongement à Orly de la ligne 14

    C’est le 3 avril qu’a été à baptisée Claire, le premier tunnelier du prolongement à Orly de la ligne 14. Cette cérémonie intervenait à peine quatre jours après le baptême d’Amandine, le quatrième tunnelier de la ligne 15 du Grand Paris Express. Deux autres machines seront à l’œuvre dès l’été sur la 14 pour livrer au plus vite le prolongement sud. Sept nouvelles stations sont prévues sur cette extension qui mettra l’aéroport à 15 min à peine des portes de la capitale. Machines et ouvriers sont désormais mobilisés 24 heures/24 pour tenir impérativement l’échéance des JO parisiens. À cette date, la ligne, longue de 30 km de Carrefour-Pleyel à Orly, transportera 1 million de voyageurs par jour.

  • Dernière ligne droite pour le nouveau tram de Caen

    Dernière ligne droite pour le nouveau tram de Caen

    Après le démantèlement du TVR, les travaux du nouveau tramway de Caen s’achèvent. Redéployé sur trois lignes avec une nouvelle antenne vers Presqu’Île, le réseau entrera en service à la rentrée de septembre.

    On a déjà beaucoup disserté sur le TVR, transport sur voie réservée, le tramway sur pneus de Nancy et Caen. Sur le papier, le véhicule a toutes les qualités, il peut gravir des rampes jusqu’à 13 % grâce à ses pneus tandis que sa faible longueur de 24 m lui permet de s’inscrire dans des courbes très serrées. Le système, qui évolue sous ligne aérienne de contact, est bimode et rejoint son centre de maintenance par ses propres moyens en diesel. À toutes ces qualités s’ajoutent des frais d’établissement de la plate-forme réduits d’environ 20 %. Pour les deux agglomérations Nancy et Caen, qui ont choisi le tram sur pneus proposé par Bombardier, la déception sera à la hauteur des espoirs placés dans ce nouveau matériel. Développé et testé dans les années 80 par Brugeoise-et-Nivelles en Belgique, le GLT (Guided Light Transit) ne remplit pas les conditions d’une mise en service commerciale. Pourtant, quand Bombardier prend le contrôle du constructeur belge, le véhicule figure au catalogue. Devant la forte demande des agglomérations françaises à la fin des années 90 pour un tramway à moindre coût, Bombardier propose le GLT dans une version relookée pour lui donner des airs de tramway. Il s’agit pourtant bien d’un véhicule routier, un trolleybus guidé par un rail central. Il est unidirectionnel et possède tous les attributs d’un autobus, volant, clignotant et plaques minéralogiques.
    La mise en service commerciale confirme rapidement le manque de développement du système, qui cumule les pannes en exploitation, sans oublier de creuser d’exceptionnelles ornières en station. La mise au point technologique s’opère finalement sur les réseaux de Nancy et Caen au détriment des exploitants, dont les coûts de maintenance explosent. Les économies promises sont finalement absorbées sans que l’on puisse disposer d’un transport performant et fiable.
    Après 15 ans d’exploitation plus ou moins chaotique, Caen jette l’éponge. Devant l’impossibilité de moderniser le TVR, aucun constructeur ne proposant des véhicules compatibles, pas même Bombardier, qui l’a retiré de son catalogue, Caen tire les conclusions qui s’imposent. La seule issue est le remplacement total du système par un autre mode. Dans les faits, le choix s’est avéré assez simple à faire. L’autre tram sur pneus, le Translohr (devenu NTL) n’est pas compatible. De plus, en dehors de la dizaine de réseaux équipés dans le monde, son carnet de commandes reste vide. Pour se diversifier, son constructeur a d’ailleurs choisi de développer un nouveau bus électrique modulaire, Aptis, qui vient de remporter à Strasbourg son premier contrat.
    Pour Caen, la seule solution fiable est de remplacer le TVR par un tramway fer conventionnel. Car, malgré ses déboires, le tram sur pneus a fait le plein, atteignant les 42 000 voyageurs par jour. Impossible donc d’envisager sérieusement autre chose qu’un tramway. Rapidement, les deux métropoles de Caen et d’Amiens décident de mutualiser leurs projets de tram pour réduire les coûts. Une première concertation s’engage en 2013 avec l’objectif d’accroître la taille du réseau. Le TVR est alors exploité sur deux lignes A et B, qui sont en tronc commun sur l’essentiel du parcours, seules les quatre branches terminales étant distinctes. L’idée est de reprendre le même principe pour une nouvelle infrastructure partant du centre-ville vers Bretteville sur deux branches formant les lignes C et D. À l’autre extrémité serait également construite l’amorce d’une desserte du quartier de la Presqu’île desservant une station, Rives-de-l’Orne.

  • Bientôt un métro à Bordeaux ?

    Bientôt un métro à Bordeaux ?

    Rien n’est décidé, mais après le rejet en 1994 du projet de VAL, la nouvelle équipe de Bordeaux Métropole a décidé de relancer le projet. Jusqu’à présent, Bordeaux a misé sur un réseau de tram en surface : trois lignes, une quatrième en projet, des extensions successives, un parc d’environ 115 Citadis. Mais des performances dégradées malgré une augmentation des fréquences et l’allongement des rames, car le tramway est victime de son succès : + 30 % en quatre ans, 168 millions de voyageurs annuels. Une étude de faisabilité pour le métro est lancée durant ce premier semestre 2019. Ce projet à 1,6 milliard d’euros prévoit deux lignes (Talence/Blanquefort – Arena et Pessac – Galin), deux ateliers, une exploitation automatique, 38 km dont 17 en souterrain, huit communes et 34 gares. La décision est attendue en fin d’année.

  • Des contrats pour Aptis à Strasbourg et Paris

    Des contrats pour Aptis à Strasbourg et Paris

    Alors que le tramway sur pneus NTL peine à conquérir de nouveaux marchés, la filiale d’Alstom vient de remporter deux nouveaux contrats à Strasbourg et Paris. C’est le bus électrique modulaire Aptis, directement inspiré du tramway, qui a été retenu pour équiper la flotte de la capitale alsacienne. Cette première commande a été suivie quelques semaines plus tard d’un important marché pour IdFM. Dans le cadre d’un appel d’offres de 1 000 bus électriques pour l’agglomération parisienne, Aptis a remporté l’un des trois lots du premier volet portant sur 150 véhicules, les deux autres étant attribués à Heuliez Bus et Bluebus-Bolloré. Les premiers autobus sont attendus fin 2020.

  • Les travaux de la ligne 14 sud sont lancés

    Les travaux de la ligne 14 sud sont lancés

    On s’est beaucoup focalisé sur l’extension au nord de la ligne 14 vers Mairie-de-Saint-Ouen attendue pour l’été 2020. Mais la ligne doit également être prolongée au sud vers Aéroport-d’Orly pour les JO de 2024. En attendant l’entrée en action prochaine des tunneliers, en cours d’assemblage, les travaux sont bien engagés. À Villejuif-Gustave-Roussy, la ligne 14 (à 40 m de profondeur) sera en correspondance avec la ligne 15 sud qui passera en contrebas à 49 m. Le puits de la future gare commune aux deux lignes est déjà creusé et les travaux de la 14 se poursuivent avec les premiers terrassements.

  • Une nouvelle ligne de tram à Fribourg

    Une nouvelle ligne de tram à Fribourg

    Le 16 mars dernier, La Friburger Verkehrs-AG (VAG) a ouvert la ligne dite de la Rotteckring. Pour fêter l’événement, toute la population de Fribourg s’est donné rendez-vous autour de plusieurs animations. Ainsi, les vieux tramways de la ville, toujours aussi vaillants, étaient de la partie en effectuant plusieurs AR. L’occasion de les découvrir ou de les redécouvrir en circulation au milieu des nouvelles rames CAF, qui marquent le renouveau des transports urbains fribourgeois. Durant l’après-midi, des spectacles de rue avec concerts et autres manifestations se sont déroulés au niveau de l’arrêt Stadttheater. La rame inaugurale de la nouvelle ligne 5 était la GT 8 K n° 262. Décorée, elle est arrivée à son terminus d’Europaplatz vers 12 h 30. Longue de 1,9 km, la ligne de la Rotteckring a pour double objectif de décharger la Kaiser-Joseph-Strasse l’une des artères principales, qu’elle longe en parallèle, et la place de la Bertoldsbrunnen, où convergeaient toutes les lignes de tramways. Aujourd’hui, elle n’en accueille plus que quatre. Le parcours de la ligne 5 a été modifié pour sillonner les nouvelles voies et desservir ainsi de grands secteurs d’activité tels le muséum d’Archéologie, le théâtre de la ville, la bibliothèque et l’université de Fribourg Albert-Ludwigs. Cette nouvelle ligne fait partie de l’ambitieux projet de Stadtbahn Mobil 2020, qui vise à redessiner les transports publics dans cette ville devenue un exemple en termes de mobilité. Nous en reparlerons plus en détail dans un prochain numéro.