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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

Les MI 2N de la RATP rénovés
Le 12 décembre, le conseil d’administration d’IdFM a voté la rénovation lourde des 43 rames Altéo (MI 2N côté SNCF) de la RATP qui circulent sur la ligne A du RER. Côtoyant les rames neuves MI 09, ces rames construites entre 1996 et 2005 méritaient une remise à niveau pour que la comparaison ne soit plus trop défavorable. L’opération comprendra le remplacement des sièges et du tissu avec de nouveaux coloris, un nouveau revêtement de sol, la vidéoprotection, une meilleure accessibilité pour les PMR, et la reprise du système d’information voyageurs visuel et sonore. Ce programme correspond à un investissement de 134 millions d’euros.
À cinq caisses, ces rames comportent trois motrices (deux en SNCF), sont aptes à 120 km/h (140 en SNCF) et peuvent accueillir 528 voyageurs assis (552 en SNCF).
La ligne 7 rénove son matériel
Depuis la mi-décembre, une rame rénovée type MF 77 de la ligne 7 du métro parisien est en circulation. C’est la première des 71 rames de cette ligne qui doivent être rénovées par l’entreprise ACC de Clermont-Ferrand d’ici 2022. Les aménagements intérieurs ont été intégralement remis à neuf. C’est aussi le premier matériel de la RATP à recevoir une livrée définie par IdFM, à base de bleu, gris vif-argent et blanc, marquant ainsi l’abandon progressif du vert jade RATP.

Le tramway T 3 b à Porte-d’Asnières et après ?
Depuis le 24 novembre, le tramway T 3 b a été prolongé de Porte-de-la-Chapelle à Porte-d’Asnières. Cette nouvelle section n’est qu’une étape avant une probable ultime extension vers Porte-Dauphine. Restera alors à trancher la problématique d’un bouclage total.
En décembre 2006, quand le T 3 entre en service, il compte encore autant d’opposants que de partisans. Cette première section de 7,9 km entre Pont-du-Garigliano et Porte-d’Ivry montre pourtant rapidement son fort potentiel. Le public se presse en masse avec bientôt 110 000 voyageurs par jour dans ces rames qui remplacent si avantageusement le bus PC. Le tramway devient un objet de politique d’aménagement et le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en fait son outil principal de requalification urbaine. Il s’engage bientôt dans le prolongement sur 14,5 km de cette ligne de Porte-d’Ivry à Porte-de-la-Chapelle, assurant le financement des 650 millions d’euros à hauteur de 75 %. À ce montant s’ajoutent les 149 millions investis dans le réaménagement des boulevards traversés. La facture est salée, mais le résultat est à la hauteur des investissements. Mis en service en décembre 2012, le prolongement rencontre très vite les faveurs du public. Seul bémol, la ligne a été scindée en deux tronçons à hauteur de Porte-de-Vincennes pour faciliter l’exploitation. Il y a donc désormais le T 3 a de Pont-du-Garigliano à Porte-de-Vincennes sur 12,4 km et le T 3 b de Porte-de-Vincennes à Porte-de-la-Chapelle sur 9,5 km. Malgré une correspondance peu aisée, la fréquentation globale ne cesse de progresser. Dès les premières études sur le prolongement au nord, la Ville avait souhaité pousser jusqu’à Porte-d’Asnières, mais elle n’avait pas obtenu le financement complémentaire nécessaire, repoussant cette seconde phase à fin 2017. Entre-temps, les deux lignes sont montées en puissance, devenant un mode de transport utilisé tant par les Parisiens que par les habitants de la proche banlieue. Chacune des deux branches du T 3 connaît une forte fréquentation, en progression constante. En 2018, le T 3 a totalisé 224 160 voyageurs par jour et le T 3 b 130 460, quasiment 355 000 voyageurs pour l’ensemble du T 3. Le nouveau prolongement apportera 90 000 voyageurs supplémentaires, portant à 220 000 l’ensemble de la ligne T 3 b.
Commencés en 2014, les travaux étaient prévus pour durer trois ans. Longue de 4,3 km, la ligne comporte huit nouvelles stations. Pour l’ensemble, elle s’inscrit quasiment en ligne droite, permettant des pointes jusqu’à 60 km/h, sauf dans le secteur des Épinettes, où elle suit l’inclinaison des boulevards. La plate-forme engazonnée sur l’essentiel du parcours est placée au centre de la chaussée dès l’arrière station de Porte-de-la-Chapelle. Le profil est assez doux, à l’exception de quelques rampes entre La Chapelle et Diane-Arbus, dans le secteur Épinettes-Pouchet et à l’approche de Porte-d’Asnières. La principale difficulté a été de supprimer les passages souterrains routiers aux portes des Poissonniers, de Clignancourt, de Saint-Ouen, de Clichy et d’Asnières. Outre leur comblement, il a fallu créer de nouvelles structures en béton pour supporter la charge du tramway sans s’appuyer sur d’autres ouvrages souterrains comme le métro. Dans les secteurs très chargés de la porte de Saint-Ouen ou encore de la porte de Clichy, où se construit également la ligne 14, les travaux se sont déroulés dans un environnement complexe, engendrant de grosses perturbations de circulation. Pour autant, le calendrier initial a été respecté jusqu’à la découverte d’amiante sur une partie du revêtement de la chaussée. Les ouvriers faisant jouer leur droit de retrait, le chantier a été interrompu de nombreux mois, le temps de traiter les sections concernées. Aussi, la mise en service a été repoussée à la fin 2018 avec un an de retard.
Montmartre : un funiculaire tout neuf
Étalée sur trois ans, la rénovation du funiculaire de Montmartre vient de s’achever. La cabine partie en Savoie pour une cure de rajeunissement vient de retrouver sa place au pied du Sacré-Cœur. Ces travaux réalisés 25 ans après la mise en service du nouveau funiculaire vont permettre aux installations de faire face plus efficacement aux 3,5 millions de voyageurs par an.

La RATP et la SNCF rendent leur rapport à IdFM
Les opérateurs RATP et SNCF sont venus rendre compte à IdFM de la situation des transports franciliens pour l’année écoulée. Si la tendance est à l’amélioration, il reste de sérieux points noirs et des incertitudes.
Comment se portent les transports d’Île-de-France ? Mal répondront sans doute de nombreux voyageurs qui les empruntent au quotidien. Mais cette perception est parfois subjective et demande à être vérifiée par les données relevées sur le terrain. Début novembre, RATP et SNCF sont donc venus rendre compte à IDFM de la qualité du service pour l’année écoulée. Et la tendance générale est clairement à l’amélioration. Les investissements réalisés depuis plusieurs années sur les matériels roulants et les infrastructures commencent à porter leurs fruits même s’il reste encore du chemin à parcourir.
Pour un meilleur service, il faut d’abord identifier les causes de retard des trains et la plus inattendue est peut-être la hausse de la fréquentation. 1 % de voyageurs supplémentaires se traduit en effet directement par une baisse de la régularité de 0,2 %. Rien que sur le réseau Transilien, la fréquentation depuis 2013 a augmenté de 18 %, entraînant une dégradation du service de 3,6 %.
D’autres facteurs sont liés à des incidents voyageurs, un terme fourre-tout qui cache des réalités diverses. Il y a les nombreux colis suspects oubliés par des voyageurs distraits. La mise en place d’équipes cynophiles a permis une forte réduction des temps d’intervention. Il y a également les malaises voyageurs, qui s’expliquent à 90 % par l’absence de prise de petits-déjeuners le matin. Plus tragiques sont les suicides, qui restent difficiles à prévenir. Dans certains secteurs plus sensibles, des portes palières devraient apparaître sur les quais des gares, combinées à des actions de prévention avec les médecins.
Mais toutes les perturbations ne découlent pas de ces seules raisons. La publication des résultats 2018 est d’ailleurs contrastée, variant selon les réseaux et les lignes. Le meilleur bilan est sans doute celui du métro, où la plupart des lignes atteignent leurs objectifs, la moitié étant en progression. La 13, malgré sa saturation, tient le cap fixé, grâce notamment au système de régulation Ouragan. L’autre bon élève est sans aucun doute le tramway, avec de bons résultats d’exploitation et une fréquentation toujours à la hausse, en opposition aux autobus, dont la vitesse commerciale recule à cause des embouteillages.
Sur les RER et Transilien, la situation est plus nuancée. La complexité des réseaux, où s’entremêlent d’autres trafics Intercités, TER ou fret, engendre de nombreuses difficultés. Pareillement, les travaux de régénération des infrastructures entrepris par SNCF Réseau impactent l’exploitation.
Comme on s’y attendait, la situation du RER A reste difficile, même si son état s’améliore de façon significative. Si la ponctualité progresse, il faut nuancer en fonction des différentes branches. La section de Nanterre à Cergy est celle qui souffre le plus d’irrégularités, celle de Vincennes à Boissy enregistrant à l’inverse les meilleurs résultats. La ligne dans son ensemble atteint 89 % de ses objectifs (au lieu des 94 % contractuels), en progression de plus de 5 % sur deux ans. Une partie de ces bons résultats a été obtenue grâce à la nouvelle grille horaire mise en place depuis décembre 2017.
Nouvel exercice anticrue à la RATP
C’est au métro Balard que la RATP a réalisé de nouveaux exercices de lutte contre les crues de la Seine. En plus d’assurer la formation des personnels, ces opérations ont pour but de tester de nouvelles méthodes. Ce matin-là, il s’agissait de neutraliser deux entrées d’eau potentielles avec des batardeaux d’aluminium et des parpaings. On estime qu’en cas de crue sévère, il y aurait environ 400 points à protéger sur le réseau. Les batardeaux permettent une sécurisation en 3 heures contre huit avec les méthodes traditionnelles. Il s’agit donc désormais de voir s’il est possible de généraliser cette technique avec pour objectif de maintenir l’exploitation aussi longtemps que possible. On estime que sans aucune protection, une crue centennale engendrerait environ 3,5 milliards d’euros de dégâts, entraînant une interruption du métro durant un an et demi avant une reprise complète du service !

Une rame Rhônexpress doublement événementielle
Pour la seconde année consécutive, une des six rames du tram-train de la liaison aéroportuaire Rhônexpress arbore un pelliculage publicitaire, et ce pour deux (bonnes) raisons :
– fêter (l’événement a eu lieu précisément le mercredi 12 décembre) le 10 000 000e voyageur transporté par la société depuis le début de la desserte en août 2010. Et ce, avec une régularité « à la suisse » avec du matériel… suisse !
– participer à la Fête des lumières, maintenant l’un des événements majeurs de la ville de Lyon, qui s’est déroulé sur quatre jours en cette année 2018, du jeudi 6 au dimanche 9 décembre. Et ce, pour la 19e fois.
L’an dernier déjà, un pelliculage « lumineux » avait été conçu par la société lyonnaise WAS Light et posé en première mondiale sur une rame du tram-train desservant l’aéroport de Saint-Exupéry. Ce pelliculage version 2.0 permet d’éclairer les messages écrits pour qu’ils soient lisibles de nuit grâce à la réalisation de dalles électroluminescentes placées sous le film plastique qui est appliqué sur la surface à pelliculer. L’opération a été renouvelée cette année.
L’habillage représente entre autres un globe terrestre et invite les voyageurs à partir depuis Lyon vers tous les continents avec des citations sur le thème du voyage.
Le choix du design des trains du Grand Paris Express soumis au vote
On commence à se faire une idée un peu plus précise du futur matériel roulant du métro du Grand Paris après l’attribution de la commande à Alstom à l’automne dernier. Ces 183 trains seront déployés sur les futures lignes 15, 16 et 17 à partir de l’été 2025 avec l’ouverture de la ligne 15 sud. La ligne 18 sera pour sa part dotée d’un matériel spécifique à gabarit métro de 2,40 m et captage par troisième rail (plutôt que par caténaire), faisant l’objet d’un autre marché. Déclinés en deux versions de 54 m pour les lignes 16 et 17, ou de 108 m pour la ligne 15, les trains pourront transporter respectivement 500 et 1 000 voyageurs. Ce matériel entièrement automatique à intercirculation et gabarit large sera apte à 110 km/h. À l’intérieur, les banquettes alterneront avec des sièges rabattables pour des espaces modulables. L’accessibilité et la fluidité seront facilitées par de larges portes et des espaces pour personnes à mobilité réduite. Climatisé et doté de connexions Internet et de prises USB, il s’inscrira dans les habitudes de son temps, favorisant les appuis verticaux permettant la consultation des téléphones portables. L’information sera assurée grâce à des écrans dynamiques embarqués.
S’il est acquis qu’il portera une livrée IdFM comme tous les nouveaux matériels, plusieurs variantes ont été imaginées, aux lignes arrondies, englobantes ou ouvertes. Le public a pu se prononcer jusqu’au 31 décembre en votant sur un site dédié pour l’une des trois options proposée. Le résultat de la consultation est attendu début 2019.
GPE : ripage sous la gare RER de Noisy-Champs
Un coffre de béton a été ripé durant la Toussaint sous les voies du RER A à Noisy-Champs. L’élément mis en place permettra la construction en contrebas de la gare des lignes 15 et 16 du Grand Paris Express.
Encore un ripage pourrait-on dire si l’opération n’en restait pas moins exceptionnelle. Durant les vacances de la Toussaint, un coffre de béton a été installé sous les voies du RER en gare de Noisy-Champs. Et pourtant, la répétition de ces chantiers ne les rend pas plus simples. Interrompre une ligne comme le RER A qui transporte chaque jour 1,2 million de voyageurs n’est pas chose aisée. Largement annoncée en amont, la coupure de la ligne s’est étalée sur six jours du 27 octobre au 1er novembre. Trois gares sont restées fermées entre Noisy-le-Grand-Mont-d’Est et Torcy. Durant cette période, la ligne a été exploitée en deux branches, jusqu’à Noisy-le-Grand-Mont-d’Est, et en navette de Torcy à Chessy. En amont, une longue préparation a eu lieu avec les communes desservies ainsi qu’avec le parc Disney pour qui la période d’Halloween est un rendez-vous important. 120 bus de substitution ont été engagés, desservant les gares fermées, mais assurant aussi des liaisons directes vers le parc d’attractions. Toute cette logistique a permis de réaliser le plus important ripage intervenu sur une infrastructure du réseau RATP. Des travaux directement liés au Grand Paris Express dont le chantier bat son plein. Pour engager la construction des gares du nouveau métro creusées en contrebas du RER, il était indispensable de mettre en place une nouvelle assise supportant l’infrastructure. En 2025, le RER y sera en correspondance avec la ligne 15 sud et en 2030 avec la ligne 16. Un nouveau bâtiment voyageurs donnera accès aux trois lignes superposées, la A au niveau – 1, la 15 au – 2 et la 16 au – 3.
Durant plusieurs mois, un ouvrage a été construit en bordure du quai du RER direction Chessy. Ses dimensions hors normes de 46 m de long, 20 m de large et 10 m de hauteur, le tout surplombé d’un toit de 1 m d’épaisseur, ont fait de ce chantier une opération exceptionnelle. Les 7 300 t de l’ouvrage sont à comparer avec la masse de celui de l’élément ripé il y a un an à Arcueil-Cachan, de « seulement » 3 500 t. Comme toujours, cette opération prévue de très longue date était soumise à un calendrier serré.
Lignes 15 et 16 : un tunnelier baptisé et les marchés des centres de maintenance attribués
Le 1er décembre, le public a été invité au baptême du troisième tunnelier de la ligne 15 sud. Descendu au puits Robespierre à Bagneux, il commencera à creuser en janvier en direction de la gare de Fort-d’Issy-Vanves-Clamart.
Cet événement est intervenu alors que la Société du Grand Paris venait d’attribuer les marchés des futurs centres de maintenance du métro du Grand Paris. C’est à Aulnay, sur les anciens terrains PSA, que sera construit le centre des lignes 16 et 17. Le premier marché de génie civil, d’un montant de 54,8 millions d’euros, a été attribué à un groupement d’entreprises piloté par Guintoli, aux côtés de NGE et EHTP. Quelques semaines plus tard, c’est le marché du centre de Champigny qui a été attribué pour 125 millions d’euros. Piloté par Spie Batignolles, il regroupe les entreprises Demathieu Bard, Atlas Fondations et Colas. Ce centre, outre les installations de maintenance et de remisage, comprendra un poste de commande centralisée qui pourra gérer les lignes 15 sud, mais aussi 15 est et 15 ouest.