Catégorie : Transports urbains

L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

  • Transilien : bilan et perspectives 2017-2018

    Transilien : bilan et perspectives 2017-2018

    Pour ce rendez-vous francilien annuel, c’est le matériel roulant qui est à l’honneur avec des remises à niveau mais surtout des renouvellements à un rythme qui ne faiblit pas, concernant diverses séries existantes (Regio 2N, Francilien, Citadis Dualis…) ou à venir (MI NG). Entraînant l’élimination totale des séries anciennes d’ici quelques années. Coté infrastructures, ça ne chôme pas non plus, qu’il s’agisse des rénovations de lignes ou des travaux afférents au Grand Paris Express.

    Une fois n’est pas coutume, nous commencerons ce point de l’activité Transilien par le matériel roulant qui reste le point fort. Et cet examen se fera par lignes et non par types d’engins.
    Sur les lignes A et B du RER, coexploitées par la SNCF et par la RATP, la situation est presque calme. Notons seulement pour le RER B, la rénovation entre 2019 et 2021, de 31 rames MI 84 selon le schéma des MI 79 (pour l’intérieur) puisque la livrée extérieure sera celle d’IdFM (Île-de-France Mobilités). Et le 28 juin, avec cinq ans d’avance sur le planning initial, on apprenait le lancement d’un appel d’offres pour renouveler l’intégralité du matériel roulant de cette ligne B, la deuxième d’Île-de-France avec 900 000 voyageurs quotidiens. Le marché porte sur la conception et la construction d’un nouveau train baptisé « MI NG » : la commande globale porterait sur 180 rames dont 146 en tranche ferme. Difficile d’en savoir beaucoup plus pour le moment : le cahier des charges indique une longueur de 208 m en UM, un recours possible à la formule deux niveaux, une capacité accrue de 20 à 30 %, des emplacements PMR et UFR, une livraison en 2024 pour exploitation dès 2025. Comme pour le MI 79, il y aurait une répartition du parc entre SNCF (67 rames) et RATP (79 rames).
    Sur la ligne C du RER, la stabilité est de mise pour ce parc de Z 2N dont 156 à quatre caisses et 14 à six caisses. L’actualité concerne la rénovation en cours des 54 rames Z 20900, dont la première (rame 203 A – Z 20905/06) a rejoint la ligne en mai. Le technicentre de Saint-Pierre-des-Corps doit traiter cette année six rames (203 A, 202 A, 201 A, 205 A, 206 A et 204 A) puis 12 rames par an jusqu’en 2021. La livrée carmillon/Stif devrait être posée sur une dizaine de rames avant de voir apparaître la livrée IdFM, une première sur des Z 2N. Les aménagements intérieurs reprennent ceux des Z 2N type RER C, avec maintien des quatre places de front.
    Sur la ligne D, l’avenir proche est lié en partie à la ligne R. Cette ligne reçoit depuis l’année dernière les 42 rames neuves du Regio 2N : 18 rames Z 57000 ont été livrées fin juillet, 32 le seront fin 2018 et les 42 en avril 2019. Elles circulent depuis mi-décembre sur la rive droite en assurant les navettes Melun – Montereau. Les cinq rames affectées depuis mars y ont remplacé cinq rames Z 5300 qui ont été radiées. De juin à septembre, neuf rames sont affectées à la rive gauche pour les trains de la relation Paris – Montereau.

  • Quatrième appel à projets de transports en commun en site propre

    Quatrième appel à projets de transports en commun en site propre

    Le 20 juillet dernier, Élisabeth Borne, ministre des Transports, et Nicolas Hulot, ministre en charge de la transition écologique, ont présenté les mesures que le gouvernement entend mettre en œuvre pour la mobilité propre et la qualité de l’air. À côté d’un plan Vélo qualifié d’ambitieux ou du développement du covoiturage, une mesure importante est passée un peu inaperçue, totalement occultée par les grands médias d’information. Le gouvernement annonce en effet le lancement d’un quatrième appel à projets de TCSP (transports en commun en site propre) auprès des collectivités locales. Ce dispositif déjà utilisé trois fois par le passé a permis le financement et la réalisation de nombreuses lignes de métros et de tramways à travers le pays, sans oublier les BHNS (bus à haut niveau de service). Ce nouvel appel à projets sera doté de 500 millions d’euros, davantage que le troisième, financé à hauteur de 450 millions.

  • Le nouveau design des trams T 9 et T 10

    Le nouveau design des trams T 9 et T 10

    Île-de-France Mobilités vient de dévoiler la nouvelle livrée des tramways des lignes T 9 et T 10. De type Citadis X 05, ils seront aux couleurs bleu et blanc d’IdFM. Le public a été invité à se prononcer en janvier 2017 sur le design et l’aménagement intérieur de ce nouveau tram. Grandes baies vitrées, assises spacieuses et prises USB sont quelques-uns des nouveaux atouts de ce matériel déjà commandé à 22 exemplaires et attendu dès 2020 sur la ligne T 9.

  • Le RER B va renouveler son matériel

    Le RER B va renouveler son matériel

    Le 28 juin, Île-de-France-Mobilités a lancé l’appel d’offres destiné au renouvellement total du matériel roulant de la ligne B du RER, deuxième ligne de la région avec 900 000 voyageurs quotidiens. Actuellement, cette ligne fonctionne avec 117 rames MI 79 rénovées et 31 rames MI 84 qui seront rénovées en 2019 et 2020. Le marché porte sur l’étude et la fourniture de 180 éléments dont 146 en tranche ferme. Baptisé MI NG, le futur train devra être bicourant et pourra circuler en UM 2 d’une longueur maximale de 208 m. Le choix reste ouvert pour des voitures à deux niveaux. La capacité devra être de 20 à 30 % supérieure à celle d’aujourd’hui : long de 104 m, quadricaisse, le MI 79 propose 280 places assises et 804 places debout et assis. On retrouvera évidemment la vidéoprotection, l’information dynami­­que, la climatisation et des emplacements pour PMR. L’objectif est de commencer les essais en 2024 pour une mise en circulation commerciale en 2025.

  • Le chantier du viaduc  de la ligne 11 attribué

    Le chantier du viaduc de la ligne 11 attribué

    Le 7 juin, la RATP a attribué le marché du viaduc et de la station aérienne du prolongement de la ligne 11 vers Rosny-Bois-Perrier. D’un montant de 36,7 millions d’euros, il a été remporté par un grou­­pement Bouygues, Solétanche, EFF et Victor Buyck. Long de 580 m, large de 10 pour un poids de 1 165 t, le viaduc sera le premier construit avec une station aérienne depuis près d’un siècle.

  • La station Javel-André-Citroën redécorée

    La station Javel-André-Citroën redécorée

    Le 8 juin a été inauguré le nouvel aménagement de la station de métro Javel-André-Citroën. Pour l’occasion, le petit-fils du constructeur automobile Henri-Jacques Citroën (qui n’a plus de lien avec la marque) avait tenu à être présent. Les armoires électriques ont été relookées avec une présentation des principaux modèles de Citroën et des panneaux explicatifs ont été installés dans la station. Des écrans tactiles sont apparus sur le quai direction Boulogne permettant au voyageur d’accéder au musée virtuel de Citroën, racontant par le texte et l’image près d’un siècle de la marque installée à Javel en 1919.

  • RER NG : un nouveau venu  dans la flotte francilienne

    RER NG : un nouveau venu dans la flotte francilienne

    Le 7 juin dernier a été dévoilé le design final du RER NG. Objet d’une commande prévisionnelle de 255 exemplaires pour le compte d’IdFM (ex-Stif), il est conçu pour la zone dense d’Île-de-France sur les lignes D et E (qui sera prolongée de Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie) du RER et sera emprunté par 1,23 million de voyageurs. Coconstruit par Alstom et Bombardier dans leurs usines des Hauts-de-France de Petite-Forêt et Crespin, le RER NG combine des caisses à un niveau (offrant un espace dédié aux PMR) aux extrémités et des caisses intermédiaires à deux niveaux. Proposé en deux versions à six (ligne E, 112 m) ou sept véhicules (ligne D, 130 m), il pourra accueillir jusqu’à 1 860 passagers, soit quatre Airbus A 380 ! Ses aménagements intérieurs rappellent ceux du Francilien, notamment au niveau des couleurs, IdFM souhaitant à terme offrir une ambiance commune dans tous ses matériels (trains, métros, bus, trams…). La production du RER NG a d’ores et déjà débuté, cinq rames d’essai sortiront courant 2019 pour une mise en service commercial en 2021. Le coût du programme s’élève à 3,75 milliards d’euros, le plus gros pour du matériel roulant jamais financé par IdFM.

  • Le tram d’Aubagne n’ira pas  à La Bouilladisse

    Le tram d’Aubagne n’ira pas à La Bouilladisse

    Mauvaise nouvelle pour le tramway d’Aubagne. Après l’abandon par la nouvelle municipalité du projet de seconde ligne vers La Penne-sur-Huveaune, c’est l’extension sur l’ancienne ligne SNCF de La Bouilladisse qui est remise en cause. Le projet Val’Tram devait pourtant permettre d’améliorer les déplacements dans l’agglomération et trouver un usage aux huit rames de Citadis Compact, trois seulement étant nécessaires à l’exploitation. Une nouvelle réflexion s’engage du côté des élus pour savoir où prolonger la courte ligne de 2,7 km actuellement en service. Une renaissance de la ligne vers La Penne-sur-Huveaune est évoquée, qui pourrait pousser vers La Barasse avec, pourquoi pas, à terme, un raccordement au réseau de tramways de Marseille.

  • Des navettes Bombardier pour l’aéroport de Los Angeles

    Des navettes Bombardier pour l’aéroport de Los Angeles

    Le consortium LAX Integrated Express Solutions (Linxs), dont Bombardier est membre à 10 %, a mis la dernière main à un contrat avec Los Angeles World Airports pour la conception, la fabrication, le financement, l’exploitation et la maintenance d’un système de navettes automatisé à l’aéroport international de Los Angeles (LAX). La valeur totale de ce contrat s’élève à environ 4,2 milliards d’euros. La coentreprise chargée de la conception et de la fabrication a attribué à Bombardier un contrat évalué à environ 187 millions d’euros. Bombardier sera responsable de la conception et de la fourniture de 44 véhicules Innovia APM 300, de la signalisation et des systèmes de communication embarqués et en bordure de voie, et dirigera une coentreprise qui offrira des services d’exploitation et de maintenance du système et des installations connexes pendant 25 ans après l’achèvement de la construction. LAX est le cinquième aéroport le plus achalandé au monde et le deuxième le plus achalandé aux États-Unis. Le nouveau système de navettes automatisé fait partie d’un programme de réaménagement des voies d’accès de l’aéroport. Les véhicules circuleront entre six stations sur deux voies surélevées de 3,6 km et offriront de nouvelles liaisons entre l’aéroport, les réseaux de transport public et privés et une nouvelle installation centralisée de location de voitures. La construction du système se fera selon un modèle de partenariat public-privé.

  • Les nouveautés du tramway T 4 d’Île-de-France

    Les nouveautés du tramway T 4 d’Île-de-France

    Cette ligne va s’enrichir fin 2019 d’une antenne vers Montfermeil. Ce nouveau parcours, en voirie, en fera enfin une vraie ligne de tram-train et dans cette perspective 15 rames Citadis Dualis ont été commandées à Alstom. Elles auront la particularité d’être équipées de roues mixtes aptes à circuler sur rails ferroviaires et sur rails à gorge.

    Après trois années de travaux, la ligne des Coquetiers de l’Est parisien reprend vie le 19 novembre 2006 sous forme d’une ligne de tram-train baptisée T 4, longue de 7,9 km et jalonnée de 11 stations. La desserte est assurée par des rames Avanto S 70 de Siemens semblables à celles de Mulhouse. On évoque alors l’idée d’une antenne qui irriguerait Clichy et Montfermeil à l’horizon 2013. Las ! Les atermoiements politiques sur le tracé retardent la décision. Enfin, le tracé est adopté en 2012. Les travaux connexes démarrent en 2015 et l’ouverture de la première phase est programmée pour fin 2019.
    La ligne actuelle, issue de la rénovation-transformation d’une ligne ferroviaire (comme pour le T 2 d’origine), est établie en site propre, clôturée, mais avec des carrefours routiers au lieu de passages à niveau. L’antenne de Montfermeil est établie en zone urbaine avec insertion des voies du tramway au sein des voiries. Le T 4 va devenir une ligne de tram-train, la première d’Île-de-France avant le T 12 Massy – Évry et le T 13 Saint-Cyr-l’École – Achères. Après le T 8 de 2014, appelé aussi « tram Y », elle deviendra la seconde ligne francilienne avec trois branches.
    Si l’actuelle ligne du T 4 est électrifiée en totalité par une caténaire 25 kV 50 Hz, l’antenne retiendra la ligne aérienne de contact en 750 V à courant continu.
    Pour la desserte future, les 15 rames Avanto ne suffisent pas. Pour le compte d’IdFM (Île-de-France Mobilités), la SNCF a commandé 15 rames Citadis Dualis à Alstom dans le marché en cours. Le montant de cette commande est de 100 millions d’euros financés à 100 % par IdFM. Dénommées U 53700, les rames sont identiques aux rames U 53600 de la ligne T 11 (bicourant, 42 m de long, 2,65 m de large, 107 places assises) à l’exception d’une particularité technique : la présence de roues mixtes. En effet, les rames Avanto et les rames du T 11 possèdent des roues à profil ferroviaire. Pour circuler aussi sur l’antenne, il faut des roues mixtes compatibles avec le rail Vignole ferroviaire et le rail Broca encastré dit à gorge. Notons que les rames Avanto de Mulhouse ont également cette particularité.
    Sur le RFN, les roues ont un boudin large. Pour les rails à gorge, la roue a un boudin plus étroit. La roue mixte dispose d’un double étagement de la face interne : la partie basse donne une roue à profil tramway, la partie supérieure, avec son épaulement, donne un écartement conforme à la roue ferroviaire. Cette modification nécessite donc de nombreux essais pour obtenir l’Amec (autorisation de mise en circulation), différente de celle des U 53600. Si la première rame a bien été livrée en novembre 2017 à l’atelier tram-train de Noisy-le-Sec, les premiers essais sur la ligne T 4 se sont déroulés du 14 au 29 avril à la faveur d’une fermeture commerciale totale avec transfert sur route. C’était l’occasion de voir ces nouvelles rames sur leur futur domaine. Cependant, la livrée n’est pas définitive.