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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

Toulouse : de lourds travaux sur la ligne A du métro
Destinés à augmenter sa capacité, de lourds travaux ont débuté sur la ligne A du métro toulousain. Lors de sa construction, toutes les stations de la ligne A n’ont pas été prévues pour un doublement ultérieur des rames (a minima le gros œuvre), contrairement à ce qui avait été fait à Lille 10 ans plus tôt et ultérieurement pour la ligne B dans la Ville rose. On pourra s’interroger longtemps sur le manque de vision à long terme de la part des décideurs de l’époque… Résultat, il faut creuser à nouveau pour trois stations et agrandir la structure aérienne d’une quatrième.
L’été 2017 a donc connu la première des trois interruptions estivales de trafic nécessaires pour l’ordonnancement des travaux. Du 17 juillet au 20 août derniers, les rames VAL sont donc restées au garage. Avant de creuser autour du tunnel, une armature métallique a donc été mise en place à l’intérieur en prolongement des trois stations souterraines concernées : Patte-d’Oie, Fontaine-Lestang et Mermoz. Cette armature protégera les circulations pendant la construction des caissons prolongeant les stations existantes. Au cours de l’automne, des parois moulées délimiteront le sous-sol qui sera ensuite creusé jusqu’à la voûte actuelle du tunnel. Une fois les dalles coulées et les caissons terminés, les armatures métalliques seront démontées au cours de l’été 2018 lors d’une seconde interruption de trafic. Concernant la station aérienne Basso-Cambo, les opérations sont moins délicates, l’emprise au sol étant disponible. Par ailleurs, les autres stations nécessitent également des travaux importants : création d’escaliers de secours, adaptation du système de désenfumage…
Toutes les stations seront concernées par les aménagements de second œuvre : portes palières, équipement d’accueil du public, etc. Quant à la station Jean-Jaurès, point central du réseau, elle va faire l’objet de nouveaux aménagements pour améliorer les correspondances avec la ligne B. La fin des travaux sur la ligne A est prévue pour fin 2019.
Le tramway d’Avignon en chantier
Sauvé de justesse après le changement de majorité municipale, le tramway d’Avignon est en train de devenir réalité. Désormais, c’est une courte ligne (au lieu de deux prévues à l’origine) de 6 km qui partira des remparts de la vielle ville à Saint-Roch pour rejoindre Saint-Chamand, desservant une dizaine de stations. Le chantier est désormais en phase active sur toute la longueur de la ligne, permettant d’envisager une mise en service pour l’été 2019. Les travaux de déviation de réseaux sont en train de s’achever, laissant bientôt la place au traitement de la plateforme. Les boulevards Saint-Roch, l’avenue Saint- Ruf et une bonne partie de la rocade sud sont en chantier, obligeant à détourner la circulation routière à commencer par le bus 1, dont le tracé sera largement repris par le tramway.

Travaux d’été à la RATP
La période d’été a été mise à profit pour réaliser des travaux d’ampleur sur les infrastructures, de quoi assurer l’entretien et la rénovation des lignes, et préparer les mises en service prochaines. Parmi les plus gros chantiers, la réfection de la section parisienne du RER A et la préparation de l’automatisation de la ligne 4.
C’est devenu chaque été une tradition. La RATP profite de la période estivale pour réaliser en temps limité ses plus gros chantiers. La baisse du trafic permet les interruptions de circulation nécessaires, impossibles à mettre en œuvre le reste de l’année.
Pour 2017, deux types de travaux ont été engagés, ceux visant à la maintenance et à la modernisation des infrastructures, et ceux nécessaires à l’ouverture de nouvelles sections de ligne. Comme les années précédentes, c’est encore le chantier RVB du RER A qui a été au centre de cette campagne. En parallèle, la préparation à l’automatisation de la ligne 4 du métro s’est poursuivie et une série d’opérations annexes ont été menées sur certaines lignes de tramways. Le plus important de ces chantiers aura donc été pour la troisième année consécutive, celui de la ligne A. L’infrastructure, on le sait, concentre à elle seule une bonne part des problèmes du réseau ferré de banlieue. Mise en service à partir de 1969, achevée sur le tronçon central en décembre 1977, la ligne A constitue, dans sa traversée de Paris, un véritable goulot d’étranglement entre les gares de La Défense, à quatre voies, et Vincennes, au-delà de laquelle la ligne se divise en deux branches. Le RER A a connu une augmentation de son trafic voyageurs de 20 % en 10 ans, et de 50 % de son tonnage en 20 ans. La généralisation de trains à deux niveaux, MI 2N et MI 09 depuis février 2017, impose également des travaux d’adaptation des équipements. C’est donc sur cette section centrale, largement sollicitée durant les pointes de trafic, que se concentrent les travaux. Pour l’essentiel, la voie et les équipements sont d’origine, posés lors de l’ouverture de la ligne. Il y a 24 km de voies et de ballast à renouveler ainsi que les systèmes d’aiguillage des trains entre Nanterre-Préfecture et Vincennes. L’opération, qui représente un investissement de 132 millions d’euros, est étalée sur sept ans de manière à minimiser la gêne pour les voyageurs. Entre 2015 et 2018, ils portent essentiellement sur la partie centrale de la ligne, entraînant sa fermeture totale. Ensuite, ils se poursuivront mais avec des fermetures limitées aux soirées et aux week-ends. Les branches, quant à elles, seront en chantier entre 2019 et 2021.
Du 29 juillet au 27 août, la ligne a donc été totalement fermée entre La Défense et Nation. Cette mesure radicale est mise en œuvre alors que le trafic baisse de 30 % durant cette période. Elle permet de massifier les travaux qui sont engagés en parallèle sur plusieurs points de la ligne. Cette année, il s’agissait essentiellement du renouvellement voie et ballasts entre La Défense et Châtelet. Néanmoins, la ligne a été fermée jusqu’à Nation pour des raisons techniques. À la zone de travaux proprement dite s’ajoutent une zone de logistique et une zone de retournement des trains à Nation, où sont placés les appareils de voie. Sept trains de travaux ont été engagés (dont deux de plus de 400 m). Ce sont ces contraintes qui imposent une fois encore une fermeture totale du tronçon central. Néanmoins, d’autres chantiers ont profité de la neutralisation de la ligne. Entre Étoile et Auber, le système de ventilation a ainsi été remplacé tandis que l’étanchéité a été reprise dans le tunnel entre Châtelet et Gare-de-Lyon.
Allongement des quais du tram T 4 à Lyon
Pour faire face à la formidable croissance du tramway lyonnais, + 80 % entre 2009 et 2015, le Sytral, l’exploitant du réseau, prévoit d’investir 60 millions d’euros sur la période 2015-2020. Outre la construction d’une nouvelle ligne T 6, l’objectif est d’augmenter la capacité sur les lignes existantes, + 15 % sur les T 1 et T 2 et + 30 % sur le T 4. De nouveaux Citadis de 43 m seront déployés sur le T 4 en remplacement des rames de 32 m. Cette substitution impose d’allonger les quais de sept stations entre Thiers-Lafayette et La Doua-Gaston-Berger. Le chantier, de 2,4 millions d’euros, portera également sur l’adaptation des systèmes de signalisation, la protection des lignes aériennes et le contrôle centralisé des trams. Les travaux, qui ont commencé cet été avec la station Charpennes-Charles-Hernu, devraient s’achever mi-2018.

Aptis, Bluebus, navettes autonomes : de nouveaux modes de transport complémentaires du rail
Pour répondre aux nouvelles attentes de transports dans le respect de l’environnement, les constructeurs développent des véhicules innovants en complément des modes lourds. On en distingue deux grandes catégories en cours d’expérimentation : la première destinée à des missions de rabattement, la seconde à la desserte fine du parcours terminal.
La plupart des exploitants ont bien conscience qu’une véritable révolution des transports est en train de s’opérer. Les habitudes des voyageurs évoluent dans un contexte de respect environnemental. Si le recours à l’automobile est encore massif, y compris dans les agglomérations bien desservies, il est davantage contraint que véritablement souhaité. Malgré la diversité des réseaux, il apparaît bien que deux tendances se dégagent :
– il faut concevoir des véhicules respectueux de l’environnement complémentaires, après la descente ou avant la montée, du train, du métro ou du tramway. Ils doivent être capacitaires quand ne se justifie pas la construction d’un mode lourd ;
– il est également nécessaire de développer des transports de proximité, assurant le dernier kilomètre, quand les autres modes s’arrêtent. Ces deux objectifs ne sont pas forcément compatibles et demandent la mise en œuvre de véhicules différents. L’offre apportée jusqu’alors dans ces domaines est restée imparfaite. Durant un temps, il a semblé possible de mettre en place des lignes de navettes en correspondance avec des modes lourds, trains, métros ou tramways. De nombreuses agglomérations ont développé des minibus de centre-ville destinés à une desserte de proximité. Le « microbus » de Gruau, véhicule d’une dizaine de places, a été commercialisé pour répondre précisément à cette demande.
Par la suite, le développement du tramway a conduit à redéfinir l’espace urbain. Plutôt que de contourner l’hypercentre, le tram s’y engage, favorisant la création de zones piétonnes. Son alimentation électrique est respectueuse de l’environnement et favorise une baisse de la pollution en cœur de ville. À Bordeaux, où le tram traverse un centre historique dédié aux piétons, la ligne aérienne de contact a cédé la place à l’alimentation par le sol, plus respectueuse du patrimoine architectural. Cette technique développée pour ce réseau a depuis été reprise à Angers, Orléans ou encore Reims. Plus encore, le métro se fait discret, permettant d’accéder directement au cœur des agglomérations sans modifier le tissu urbain. Alors que l’accent est mis sur le faible impact carbone de ces transports, comment accepter que les liaisons de rabattement sur le métro ou le tramway soient exploitées par des autobus diesels polluants ? Les lignes du cœur de ville qui assurent une desserte fine complémentaire peuvent-elles pareillement ignorer cette exigence environnementale ? Une navette, si légère soit-elle, exploitée par un minibus diesel sera jugée comme polluante, même si sa mise en œuvre retire du pavé une dizaine de véhicules. Désormais, tous les nouveaux transports se doivent d’adopter une énergie non polluante à l’impact carbone quasi nul. Une part de leur succès est en effet liée à leur mode d’alimentation.
Des navettes autonomes à la Défense
Après la navette Easy Mile testée par la RATP en site propre sur le pont Charles-de-Gaulle, Île-de-France Mobilités (ex-Stif) lance une nouvelle expérimentation. Depuis le 29 juin, des navettes sans chauffeur Navya exploitées par Keolis sont engagées sur trois lignes (deux en semaine et une le week-end) sur le parvis de la Défense. Pour la première fois, les navettes, préalablement programmées, évoluent au milieu du public, s’arrêtant quand un piéton croise leur trajectoire. Si le départ est encore donné par un opérateur, il pourrait prochainement disparaître, laissant les véhicules fonctionner de façon totalement automatique. Dès l’automne, la RATP mettra en place une ligne entre le château et le bois de Vincennes desservant la Cartoucherie et l’Insep. Une autre ligne est également prévue sur le plateau de Saclay.

Tous les marchés de la ligne 15 attribués
La ligne 15 sud du métro du Grand Paris avance. Désormais, les huit marchés de génie civil de la ligne qui reliera Pont-de-Sèvres à Noisy-Champs sont attribués. Alors qu’un bon nombre de stations sont en travaux, le premier des 10 tunneliers sera descendu en décembre à Champigny à proximité du futur centre de maintenance. À cette date, 41 chantiers seront ouverts engageant près de 4 000 personnes. La ligne 15 sud est attendue pour 2022.

Le Stif devient Île-de-France Mobilités
Depuis le 28 juin dernier, le Stif s’est mué en Île-de- France Mobilités. Ce changement de nom est la partie visible de la transformation du Stif, émanation politique de la Région Île-de- France pour gérer les transports, en une véritable autorité organisatrice des mobilités durables avec des compétences élargies. Si les transports en tous modes et tous lieux de l’Île-de-France restent l’essentiel de sa cible, les décisions auront une vision plus large en prenant en compte l’économie, le tourisme, l’environnement, etc.
Concrètement, cela se traduit par une nouvelle identité visuelle reprenant les termes Île-de- France Mobilités avec le logo du Stif, un bonhomme stylisé. Elle apparaîtra d’abord sur les supports de communication, les documents administratifs, le site Internet, la billetterie et le matériel. Pour le moment, seuls les matériels nouveaux sont concernés, comme les bus électriques Aptis entre Versailles et Vélizy ou les rames Citadis Dualis de la ligne T 11. L’ancienne frise grise du Stif apposée sur les vitrages disparaît. Le Regio 2N de la ligne R sera le prochain concerné avec une nouvelle livrée rappelant plutôt l’institution que le transporteur.

Toulouse : une troisième ligne de métro et un téléphérique
Le réseau de transports de Toulouse, qui combine métros, tramways, autobus et TER, devrait bientôt compter une nouvelle ligne de métro complétée par une rocade en téléphérique. Un exemple de multimodalité.
Jusqu’en 1957, Toulouse disposait d’un important réseau de tramways, longtemps filiale du réseau parisien. Après la liquidation des trams dans la capitale, la guerre constituera un faible sursis, avant qu’un pareil mouvement ne s’amorce dans la Ville rose. Pourtant, le parc a été parmi les rares à être dotés de Satramo, matériel moderne de nouvelle génération destiné à renouveler les motrices hors d’âge des réseaux français. La disparition des tramways coïncide avec la période de reconstruction d’après guerre alors que la France connaît une forte croissance économique. Toulouse développe d’ambitieux programmes d’urbanisation en périphérie portés par le nouveau quartier du Mirail, aussi étendu que la ville-centre. Pendant de nombreuses années, l’accent est mis sur la desserte automobile au détriment des transports collectifs, qui ne cessent de régresser. Dans les années 60, l’autobus est en déclin, peinant à accompagner le développement extraordinaire de l’agglomération. Des communes qui connaissent de très fortes croissances ne sont desservies que par quelques rotations d’autobus. Pour l’essentiel, la trame du réseau est restée identique à celle des anciens tramways, tout juste modifiée en périphérie. Les nouveaux services coûtent cher et l’exploitant rechigne à les développer. Logiquement, l’automobile connaît dans le même temps une très forte croissance qui conduit les pouvoirs publics à tenter d’adapter au mieux les infrastructures routières. En ville, rues et boulevards sont élargis tandis qu’on construit de nouvelles voies rapides pour rejoindre les banlieues. On envisage même la transformation du canal du Midi en voie routière dans sa traversée du centre-ville !
La situation change au début des années 70 avec un retour de l’autobus. L’offre est étoffée en parallèle à la réorganisation de l’administration des transports de l’agglomération. Néanmoins, il apparaît bientôt que le bus à lui seul ne pourra pas remplir toutes les missions et on commence à réfléchir à la mise en place d’un transport en site propre. Il y a bien sûr à pareille époque l’appel lancé par le secrétaire d’État Marcel Cavaillé pour une réintroduction, sans le nommer du tramway. Toulouse, qui fait partie des huit agglomérations concernées, commence à sérieusement envisager de nouveaux modes de déplacement. L’exemple donné à partir de 1985 par Nantes puis Grenoble laisse entrevoir de nouvelles possibilités. Mais, depuis 1983, Lille s’est également lancé dans l’aventure du VAL, le métro automatique qui apparaît à cette époque totalement révolutionnaire. Matra, qui développe le nouveau système, se lance dans une vaste opération de séduction auprès des agglomérations qui désirent construire un réseau en site propre. L’un des arguments, qui fait mouche auprès des villes qui ont supprimé les tramways pour dégager leur centre-ville, est justement d’établir ce métro en souterrain sans gêner la circulation en surface. Son faible gabarit réduit les coûts et le rend accessible à des agglomérations moyennes, à la différence des métros de Marseille ou de Lyon, hors d’atteinte financièrement. Plusieurs villes hésitent entre tramway et VAL : Strasbourg, où la traversée du centre doit s’opérer en souterrain quel que soit le mode ; Rouen, qui souhaite maintenir la circulation routière ; Bordeaux, Rennes ou encore Toulouse, où le VAL paraît assez séduisant. La frontière est également politique, comme à Toulouse, où les élus de droite se prononcent pour le VAL, ceux de gauche étant partisans du tramway. La question est en réalité difficile à trancher dans la mesure où chacun des modes a ses avantages et ses inconvénients. Une étude comparative est finalement lancée en 1984 et les élus se rendent en voyage d’étude sur le réseau de tramways de Hanovre et sur le VAL de Lille.
Si les deux systèmes permettent à 40 % de la population de se trouver à moins d’un quart d’heure d’une station, les différences sont notables sur plusieurs point.

Un nouveau bus Aptis sur le réseau versaillais
Après une expérimentation sur la ligne 21 de la RATP, c’est sur Phébus, le réseau de Versailles exploité par Keolis, qu’on retrouvera bientôt Aptis. Présenté officiellement le 26 juin, ce second prototype développé par NTL, filiale d’Alstom, comporte trois portes d’accès (contre deux sur le modèle précédent) avec un système de climatisation alimenté par les batteries. Aptis se démarque par ses essieux motorisés mobiles reportés aux extrémités, sa caisse modulaire inspirée du tram sur pneus et son plancher bas totalement intégral. Son autonomie de 150 km lui permet d’assurer l’exploitation complète d’une ligne avec recharge de nuit. Courant septembre, Aptis sera engagé pour une année en service régulier sur la ligne 23 entre Versailles et Vélizy. Un troisième prototype sera disponible à l’automne pour tester les modes de recharge en station par induction (sol) ou captage (pantographe).