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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

Métro de Montréal : 50 ans et de nouvelles rames
Mis en service en octobre 1966, le métro de Montréal vient de fêter ses 50 ans. Un anniversaire qui coïncide avec l’arrivée en service commercial des nouvelles rames Azur
Il aura fallu attendre le mois de février pour pouvoir enfin monter à bord des nouvelles rames Azur. Les Montréalais les attendaient depuis plus de 10 ans. Elles symbolisent enfin le renouveau du métro, qui semblait ces dernières années passé au second plan. L’agglomération de Montréal, avec ses bientôt 2 millions d’habitants, s’engorge aux heures de pointe quand la circulation se concentre sur les ponts qui permettent de rejoindre une île de près de 70 km de long. La question n’est pas nouvelle et, depuis la suppression des tramways en 1959, elle n’a trouvé qu’une réponse imparfaite dans le réseau d’autobus. Après de nombreux projets restés lettre morte, le maire Jean Drapeau s’engage, après son élection en 1960, dans la construction d’un métro. Son ambition pour la ville est grande et il ne veut rien de moins que le système le plus moderne du monde. Pour le trouver, il parcourt la planète de New York à Londres en passant par Toronto. Son choix se porte finalement sur Paris, où circule alors une innovation technologique, le métro sur pneus. Après avoir équipé la ligne 11, c’est au tour de la très fréquentée ligne 1 de recevoir les nouvelles rames. C’est ce métro que veut Jean Drapeau même si les avis sont partagés sur cet étrange matériel.
L’une des difficultés résulte dans ce gabarit parisien de 2,50 m, loin des normes américaines de 3,15 m. Faire ce petit métro risque bien d’avoir des conséquences en termes de capacité. Pour compenser cette étroitesse, le choix est fait d’allonger la longueur des rames à 500 pieds (152 m) à comparer aux 75 m du métro parisien. C’est avec l’aide de la Sofretu, filiale de la RATP, que s’engage la construction du métro. Deux lignes totalement souterraines sont prévues en première phase (plus une ligne reprise au réseau de banlieue). Les ingénieurs français conçoivent un métro assez proche de son cousin parisien avec des lignes autonomes sur lesquelles sont rabattus les autobus. Son organisation, ses tunnels, sa voûte, ses passerelles distribuant les deux quais, son tarif unique quelle que soit la destination, sont imaginés par la Sofretu. Au top de la technologie, le billet est à bande magnétique, deux ans avant Paris. Les autres similitudes sont nombreuses tellement la RATP a voulu vendre un métro clefs en main. Mais Montréal souhaite également apporter ses propres solutions à l’image du matériel roulant. Contre le souhait des Français, il n’est pas construit dans l’Hexagone mais sur place par canadien Vickers sous licence. Le MR 63 est tout de même directement dérivé du MP 59, qui arrive à pareille époque sur les lignes 1 et 4. Son design aux

Avignon : un tram en version « light »
Sérieusement remis en cause après les dernières élections municipales, le tramway d’Avignon est relancé dans une forme allégée. La nouvelle ligne est attendue pour juin 2019.
Il s’en est fallu de peu que le tramway d’Avignon ne passe à la trappe. Fortement soutenu par l’équipe municipale alors en place, il était contesté par l’opposition qui arrive finalement aux affaires après les élections municipales de 2014. Officiellement, plus de tramway, la taille de l’agglomération ne permettant pas un tel investissement. Pourtant, la voie avait été ouverte par Besançon et Aubagne, qui ont inauguré tous deux en 2014 un réseau dans une agglomération d’à peine plus de 100 000 habitants. À Aubagne, il est même gratuit, cas unique au monde. Avignon s’était tout de même largement impliqué dans le dossier en définissant un tracé pour les deux lignes envisagées et en choisissant son matériel roulant, le Citadis Compact d’Alstom, déjà en service à Aubagne. Les habitants avaient été consultés pour la livrée et le design des rames. Après le choix inattendu de CAF pour le tram de Besançon, les autres constructeurs avaient réagi en proposant des versions courtes de leurs tramways, voyant dans le marché des moyennes agglomérations un nouveau débouché pour leur matériel roulant. Le tramway d’Avignon était attendu en première phase pour l’été 2016.
Les élections municipales ont marqué un sérieux coup de frein à de nombreux projets de trams qui ont été supprimés ou revus à la baisse. Le tramway d’Avignon, déjà largement engagé, ne pouvait être abandonné sans une importante perte financière, 48 millions d’euros. Après concertations au niveau de l’agglomération avec les autres communes, c’est un projet moins ambitieux qui a été retenu, tout en laissant la place à des développements ultérieurs si les conditions le permettent. À l’origine, le tramway devait comporter deux lignes sur 14,7 km desservant 22 stations. La fréquentation attendue était de 40 000 voyageurs par jour. La ligne A devait relier l’île Piot au Pontet en longeant les remparts tandis que la B prenait naissance à l’intérieur du coeur historique devant l’hôtel de ville pour rejoindre le quartier de Saint-Chamand. Les deux lignes se croisaient aux pieds des remparts.

Laon : la fin du Poma 2000
Le 26 août dernier, le Poma 2000 a cessé de circuler à Laon, remplacé par un autobus. Ce véhicule automatique tracté, en service depuis 1989, témoin de l’inventivité des années 70-80 en matière de transports collectifs, constituait un étonnant compromis entre funiculaire et métro.
En 1989, Laon, préfecture de l’Aisne, s’est doté d’un système de transport unique au monde, le Poma 2000. Quatre minicabines entièrement automatiques assurent la liaison entre la gare SNCF et la ville haute, quartier historique qui abrite notamment une cathédrale du XIIIe siècle et l’hôtel de ville. Depuis toujours, la liaison entre ces deux secteurs de ville a été problématique. La différence de niveau d’une centaine de mètres a rapidement conduit à rechercher des solutions de transport efficaces. Après une première expérience éphémère de chemin de fer Decauville à voie de 0,60 m en 1888, on s’oriente vers un tramway plus à même d’assurer un transport collectif dans des conditions satisfaisantes. En 1899 est ouverte la ligne du Chemin de fer de Laon entre la gare des Chemins de fer du Nord et la place de l’Hôtel-de-Ville. La difficulté réside bien dans cette importante différence de niveau avec des rampes à gravir assez inusuelles sur un réseau urbain pouvant atteindre 129 ‰.
L’ascension se fait néanmoins par adhérence classique, associée à une crémaillère sur certaines sections. Construite à écartement métrique, la ligne, de 1 479 m, rattrape un dénivelé de 96 m en 9 min avec une station intermédiaire à Faubourg-de- Vaux. L’intervalle de 30 min à l’ouverture de la ligne est progressivement diminué pour faire face à l’affluence. Quatre motrices sont affectées à l’exploitation. Au gabarit de 2,40 m, elles permettent de gravir des rampes de 50 ‰ en adhérence simple et jusqu’à 200‰ en crémaillère. La ligne connaît un certain succès, jouant un rôle essentiel dans le développement de la ville. Néanmoins, à partir des années 50 et 60, une nécessaire modernisation de l’infrastructure s’impose, qui se heurte aux capacités de financement limitées du concessionnaire. La contexture d’un réseau hors norme à crémaillère et écartement métrique complique encore le dossier. Le concessionnaire, dont les investissements à long terme ne sont pas garantis, jette l’éponge et l’exploitation est reprise en régie municipale en 1964. Une timide modernisation

La RATP expérimente une navette autonome
Le 24 septembre, sur les quais de Seine rendus aux piétons, la RATP a présenté l’expérimentation d’une navette électrique autonome sans conducteur. Le véhicule développé par Easy Mile en partenariat avec Ligier est destiné à assurer de courtes liaisons transportant une dizaine de voyageurs sur un parcours protégé. Après l’expérimentation d’un système identique à Lyon Confluence, c’est au tour de la RATP d’envisager la mise en service d’une navette sur le pont Charles-de-Gaulle entre les gares de Lyon et d’Austerlitz. Pour des raisons de sécurité, ces premières circulations avec voyageurs seront opérées par un agent chargé de donner le départ des navettes, qui circuleront séparées du flux automobile.

Des rames allongées sur la ligne D du métro Lyonnais
La période estivale a été mise à profit pour expérimenter un allongement des rames de la ligne D du métro. Exploitée en trains à deux caisses, la ligne D, entièrement automatique, a vu circuler un ensemble de deux rames offrant quatre voitures durant une partie de l’été. Cette composition s’inscrit dans le cadre du développement du réseau de métro dont la capacité pourrait être augmentée sur les lignes A, B et D (la ligne C, de faible longueur, n’étant pas concernée). Les rames de 72 m expérimentées sur la ligne D peuvent transporter 750 voyageurs sur un axe fréquenté actuellement par 270 000 voyageurs par jour.

Rennes s’offre une seconde ligne de métro automatique
Depuis sa mise en service, en 2002, le succès du Val de Rennes, préféré au tram en raison de la configuration de la ville, ne se dément pas. Dès 2020, une seconde ligne viendra compléter l’offre avec une fréquentation attendue de 250 000 voyageurs par jour.
Avec Lille et Toulouse (sans compter les deux lignes des aéroports parisiens OrlyVal et CDGVal), Rennes est la troisième agglomération française à avoir opté pour le Val (véhicule automatique léger, conçu par la société Matra Transport International, reprise en 2001 par Siemens). Un choix pas si évident au regard des 28 réseaux de tramways de l’Hexagone. L’écrasante majorité des villes moyennes a opté pour le tram, sorti largement vainqueur de la guerre qui l’a un temps opposé au Val dans les années 80-90. Après l’abandon des projets de Bordeaux, Strasbourg, Rouen ou Nice, le choix du métro automatique de Rennes peut paraître surprenant. À Bordeaux comme à Strasbourg, l’argument principal a été de pouvoir construire un réseau plus étendu en tramway, permettant à budget égal de développer plusieurs lignes. La capitale bretonne a pourtant elle aussi étudié son tramway. Dès le milieu des années 80, il apparaît nécessaire de développer un TCSP (transport en commun en site propre) pour faire face à la croissance rapide de la ville et à la saturation du réseau d’autobus. Les deux modes tramway et métro sont comparés en tenant compte des particularismes locaux. Le centre-ville étroit de Rennes ainsi que la difficile desserte de la gare sur un dénivelé important imposent, quel que soit le projet, un passage en souterrain sur au moins 3,5 km. Le même problème s’était posé pour le tram de Strasbourg, qui a opté pour un franchissement en tunnel du secteur de la gare. Ces contraintes conduisent à faire le choix du Val, dont les avantages par rapport à un tramway en partie souterrain compensent largement l’augmentation des coûts. C’est en octobre 1989 que le métro automatique est définitivement retenu, avec un tracé finalisé un an plus tard. La déclaration d’uti l ité publique est prononcée en février 1993 et les travaux, qui vont durer cinq ans, commencent en janvier 1997. L’infrastructure, essentiellement souterraine, comprend également des sections en viaduc. La galerie est creusée à l’aide du tunnelier « Perceval », qui entre en action début 1998. Le chantier s’achève en 2001 avec une longue phase d’essais de près de six mois, dont trois mois de marches à blanc. Le 15 mars 2002, la ligne est inaugurée, s’étendant sur un axe essentiellement nord – sud entre J.-F.-Kennedy au nord-ouest et La Poterie au sud-est. La particularité de cette ligne est de se situer essentiellement sur le territoire de la ville de Rennes, à la différence de nombreux projets de transport qui reposent généralement sur toute une agglomération. Longue de 9,4 km, la ligne

Le tram T 11 sous les sunlights
Le tram-train Dualis version Stif de l’ex-tangentielle nord, devenue ligne T 11, a été dévoilé mi-septembre. 15 rames ont été commandées et elles devraient être suivies de celles pour le prolongement du T 4.
Par une matinée pluvieuse, les élus locaux et régionaux ont dévoilé le 15 septembre la nouvelle rame du tram-train de la future ligne T 11, ex-tangentielle nord. C’est la rame 305 qui a joué les stars dans un technicentre neuf dédié à ce type de matériel, au coeur du complexe ferroviaire de Noisy-le-Sec. Les connaisseurs n’ont pas eu de grande surprise puisqu’il s’agit d’un matériel construit par Alstom dans son usine de Valenciennes dans la gamme Citadis Dualis dont 48 exemplaires circulent déjà à Lyon et Nantes. Longue de 42 m, chaque rame comporte quatre modules reposant sur cinq bogies dont trois sont moteurs. C’est le véhicule portant l’unique pantographe Faiveley LX qui repose sur les deux bogies porteurs. La chaîne de traction est synchrone triphasée. Comme la version nantaise, le Dualis du T 11 est bicourant 25 kV 50 Hz et 750 V même si, ici, le 750 V n’est pas à l’ordre du jour. La masse en ordre de marche est de 76,3 t. 15 rames de cette série U 53600 sont en commande.
La première est arrivée en juin 2016 et trois rames font des essais en septembre, la quatrième devait être livrée fin septembre. Avec une rame par mois, l’effectif sera au complet pour juillet 2017, date de la mise en exploitation. L’Amec (autorisation de mise en circulation) n’étant pas encore délivrée, la formation des premiers conducteurs dès novembre se déroulera sous le régime des essais. Notons d’ailleurs que les recrutements se poursuivent : avis aux candidats ! La livrée extérieure s’inspire de celle du Francilien ou Z 2N de la ligne C avec une plus forte connotation Stif (gris vif-argent, frise) et l’absence totale de référence à Transilien. La couleur carmillon rappelant la SNCF est présente sur les portes d’accès (quatre par face, à double vantail, passage de 1 300 mm) et en liseré sur les faces avant. À l’intérieur, on retrouve la formule « boa » avec des intercirculations larges. Le plancher bas est intégral même s’il y a des dénivelés pour rattraper les zones audessus des bogies. Pour la même raison, certains sièges sont surélevés.

Bâle : initiatives pour un RER plus performant
La nouvelle liaison projetée, depuis un certain temps déjà, entre les gares CFF et badoise de Bâle, connaît de nouveaux développements. En effet, le gouvernement de Bâle Ville a décidé de préfinancer le projet alors que des optimisations ont été arrêtées. Ces annonces ont été faites lors du 2e Congrès ferroviaire trinational bk 16 des 26-27 avril 2016. Le RER bâlois pâtit en l’état du difficile transit des trains entre les gares CFF et badoise, du fait d’un rebroussement, voire de changements de trains dans la première. La perte de temps et l’inconfort occasionnés sont importants. Afin de remédier à ces désagréments et améliorer la desserte de l’agglomération bâloise, une liaison souterraine appelée « Herzstück » est envisagée depuis les années 2000. Des variantes (milieu, nord) plus ou moins longues (de 4,3 km à 7 km), étoffées (Y via Saint-Jean) et coûteuses (de 1,2 à 1,8 milliard de francs suisses en 2007) ont été étudiées. Mais dans ces ébauches, la « pièce maîtresse » du RER bâlois comporte de fortes rampes et ne concerne que le seul RER. Conscient de l’importance des infrastructures de transport pour son attractivité et désireux de concrétiser d’ici à 2030, Bâle Ville a pris des initiatives.

Plan RER BALE Le gouvernement s’engage à préfinancer à hauteur de plusieurs centaines de millions le projet, estimé au final à 1,5-2 milliards de francs suisses et susceptible d’être repris par le Fonds d’infrastructure ferroviaire. Le demi- canton veut ainsi sécuriser la planification, la transition d’avant-projet à projet et le lancement des travaux. Le département des travaux publics et transports de Bâle Ville a entrepris de négocier en ce sens avec l’OFT. Par ailleurs, un crédit de 30 millions de francs suisses a été adopté à l’automne 2014 par Bâle Ville et Bâle-Campagne afin d’élaborer, sous l’autorité d’AggloBasel, un avant-projet remanié. De manière à peser favorablement sur les décisions attendues d’ici à deux ans, l’avant-projet comporte plusieurs optimisations. Plus court que précédemment, le Herzstück relie Bâle CFF (avec une gare souterraine sous le plan de voie actuel) à la gare badoise. Il doit pouvoir être emprunté par plusieurs catégories de trains de voyageurs. Il permet de connecter le Wiesental et Schaffhouse (avec un accès plus aisé au réseau DB) voire l’EuroAirport, grâce à une antenne optionnelle vers Bâle Saint-Jean. Il dessert les arrêts Université- Hôpital et Messe-Roche- Gare badoise, qui doivent intéresser un large spectre de voyageurs. On relèvera qu’a été signé, parallèlement aux annonces faites au sujet du Herzstück, un mémorandum d’entente portant sur une structure commune de planification pour le RER bâlois. Trireno (c’est son nom) implique le Bade- Wurtemberg, Bâle Ville, Bâle Campagne, Argovie, Soleure, Jura et Alsace-Lorraine-Champagne- Ardenne.

Tram de Montpellier : la 4 est bouclée
Depuis le 2 juillet, Montpellier est la première agglomération à posséder une ligne de tramway circulaire. La ligne 4, qui assure une desserte du centreville, est désormais achevée après la mise en service d’un court tronçon de 1,2 km entre les stations Saint-Denis et Albert-Ier. Depuis le nouveau terminus de Garcia- Lorca, la ligne 4 a tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, la 4 b en sens contraire, assurant le tour complet des 9,7 km en 35 min. 25 000 voyageurs par jour (contre 21 000 auparavant) sont attendus sur la ligne. Le tronçon central de la ligne 4 pourrait également être utilisé par la future ligne 5 pour l’heure en attente de financement.

T 11 : premiers tours de roues
Après la livraison de l’infrastructure de la nouvelle ligne de tramway francilien T 11 (ex-tangentielle légère nord), c’est au tour du nouveau matériel roulant d’effectuer ses essais à l’occasion de multiples AR quotidiens entre Le Bourget et Épinay-sur-Seine. Ce matériel de type Citadis Dualis d’Alstom est semblable aux rames circulant déjà à Lyon et à Nantes.