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  • République tchèque : succès de RegioJet pour Prague - Rijeka

    République tchèque : succès de RegioJet pour Prague - Rijeka

    L’opérateur tchèque en open access RegioJet a lancé fin juin 2020 une nouvelle relation de nuit entre Prague et Rijeka en Croatie. Ces trains, le RJ 1047 Prague – Rijeka et RJ 1044 Rijeka – Prague, composés de 12 voitures, dont des voitures-couchettes, et destinés principalement aux touristes tchèques, circulent du 30 juin au 26 septembre 2020. Prévus initialement trois fois par semaine, ils sont devenus quotidiens à partir du 11 juillet 2020. Ils desservent les gares de Prague hl.n., Pardubice, Brno Zidenice, Brno hl.n., Breclav, Bratislava hl.st., Bratislava ­Petrzalka, Csorna, Ljubljana et Rijeka, et sont tracés via Szombathely, Zalaszentivan, Hodos et Sapjane. En Hongrie, les trains sont conduits par du personnel de l’opérateur Continental Railway Solution, qui conduit également les trains de RegioJet Prague – Budapest entre Hegyeshalom et Budapest. À Hodos, gare-frontière slovène avec la Hongrie, une locomotive de l’opérateur historique slovène, les SZ, prend le relais de la Vectron, venant de Prague, jusqu’à Sapjane gare-frontière croate, commutable 3 000 V – 25 kV 50 Hz, avec la Slovénie, où une locomotive électrique de l’opérateur historique croate HZ PP reprendra le train jusqu’à Rijeka. Bien qu’homologuées en Slovénie et en Croatie, les Vectron ne peuvent pas effectuer le trajet Hodos – Rijeka, qui comporte des tronçons non autorisés à des locomotives de plus de 20 t à l’essieu. Avec 10 000 ré­­servations le premier jour de sa commercialisation, cette relation de nuit est un véritable succès. En 2019, environ 755 000 touristes tchè­­ques ont visité la Croatie.

  • Une saga à l’américaine… Les SD 70 de Progress Rail (ex-EMD)

    Une saga à l’américaine… Les SD 70 de Progress Rail (ex-EMD)

    Fort d’une longue expérience, le constructeur des Class 66 et 77 continue à faire évoluer sa gamme de locomotives SD 70, définie en fonction du très exigeant marché nord-américain, et à exporter de par le monde des engins diesels-électriques efficaces.

    Le transport des marchandises aux États-Unis d’Amérique reste, en grande partie (40 % de tonnes/mile [1 mile = 1,60934 km]), l’affaire du chemin de fer. L’activité mobilise un réseau de plus 225 308 km et représente annuellement un volume financier de quelque 60 milliards de dollars (soit environ 53,4 milliards d’euros) ! Ces performances peuvent être appréhendées en fonction de plusieurs facteurs. Aux dimensions continentales du pays et à son organisation économique s’ajoutent les impératifs de performances fixés par des compagnies ferroviaires dont le rang et la signification diffèrent sensiblement (1) mais qui se doivent d’assurer leur survie et leur développement. L’image des trains immensément longs, bénéficiant le cas échéant d’un double gerbage, souligne l’importance des engins de traction, de leurs caractéristiques et du rôle stratégique joué par les deux fournisseurs de locomotives marchandises que demeurent Général Electric (GE) et Progress Rail, l’ex-EMD. Que ce soit à l’est (CSX, NS) ou à l’ouest du Mississipi (BNSF, UP), au nord (CP, CN) ou au sud des Grand Lacs (CN, KCS) (2), voire jusqu’au Mexique (KCSM) (3), les compagnies de Classe I et de rangs inférieurs, ne font plus tant la course à la puissance installée. Mais elles veulent toujours des capacités de traction conséquentes. Si elles sont traditionnellement à la recherche d’une disponibilité et d’une fiabilité maximale, elles s’intéressent aussi de plus en plus à l’efficience énergétique de leurs engins diesels-électriques tout en composant, d’une manière ou d’une autre, avec des exigences environnementales sans cesse relevées. L’histoire de la famille des SD 70 (plus de 5 700 unités vendues en Amérique mais aussi de par le monde) résume à elle seule l’évolution des contextes, marqués par une forte tendance à la concentration, ferroviaire et industrielle, américains. En effet, à leur apparition en 1992, les SD 70 constituent une réponse à la toute nouvelle et menaçante C 99-44 W de GE qui dépasse depuis 1987, en termes de ventes, EMD. Elles sont aussi les héritières d’un riche savoir-faire dont les origines remontent à l’entre-deux-guerres, avec le rachat par GM d’Electro Motive Corporation en 1930 (la future Electro Motive Division) et la production d’abord de rames aérodynamiques dès 1934. Le passage aux locomotives voyageurs (modèles EA, CoCo) et fret (FT, BoBo) intervient en 1937 et en 1939 – cette évolution amorcera la fin de la traction à vapeur aux USA – tandis que l’apparition après guerre de l’engin mixte ligne/manœuvre BL 2, constituera la base des BoBo « universelles » à venir. Produites jusqu’en 1954, les GP 7 et GP 9 connurent un succès certain, avec 2 600 et 6 000 unités vendues. Les générations suivantes, les SD 7, 9, 18 et 24 (ligne/manœuvre) ouvrent la voie aux SD 40 et SD 40-2. Ces deux modèles expriment alors la domination d’EMD, avec plus de 5 200 unités produites jusqu’en 1986, et consacrent aussi la configuration encore prévalente à ce jour de la locomotive de fret américaine. Il s’agit d’une diesel-électrique, avec une seule cabine (« Hood-Unit » c’est-à-dire en extrémité, posée sur le châssis) (4) et un compartiment moteur étroit, généralement dotée de six essieux motorisés à quelques exceptions près (5). Cependant, EMD connaît de gros revers avec les générations suivantes, la SD 45 et plus encore la SD 50 qui pâtit en 1980 de nombreuses imperfections et qui lui causera un grand tort commercial, ce alors que GE poursuit ses efforts pour rattraper et dépasser son concurrent. Malgré la reprise des défauts par de nouvelles versions de la SD 50, il faut à la division ferroviaire de GM relever la barre. C’est en partie chose faite avec la SD 60 dont 1 000 unités seront produites et dont quatre exemplaires serviront à expérimenter la traction asynchrone ardemment promue par EMD. Les deux premiers de ces quatre prototypes seront les derniers engins assemblés sur le site de La Grange (Illinois), au moment du transfert de la production des locomotives à London (Ontario).
    Les espoirs placés dans la SD 70 au début des années 90 sont très grands. S’il faut renouer avec la réputation de robustesse, de fiabilité et de facilité d’usage qui caractérisait notamment les SD 40, il importe aussi pour EMD d’apporter des évolutions technologiques en phase avec les attentes d’alors. EMD parviendra ainsi à convaincre de nombreux prospects, grâce aux bogies à essieux radiants HTCR dont le développement lui a coûté fort cher et dont il existe plusieurs générations, montés d’office de 1992 à 2002 sur les SD 70 ou de manière optionnelle, en lieu et place des bogies HTSC standard au-delà. Les bogies HTCR optimisent l’interaction roue-rail et permettent d’intéressantes économies en termes de maintenance aux niveaux des véhicules et de l’infrastructure.

  • LNER reconduit au moins pour trois ans au Royaume-Uni

    LNER reconduit au moins pour trois ans au Royaume-Uni

    Le ministère britannique des Transports, le DfT, a reconduit directement pour trois ans, à compter du 28 juin 2020, l’opérateur LNER (London North Eastern Railway) pour l’exploitation de la franchise Inter City East Coast, qui comprend la desserte depuis la gare de Londres Kings Cross des Midlands de l’Est, du Yorkshire et de l’Écosse via la ligne de la Côte est. Le contrat prévoit la possibilité d’une reconduction pour deux années supplémentaires. LNER, appartenant à la société DfT OLR Holdings détenue par l’État britannique, avait repris le 24 juin 2018 l’exploitation de la franchise Inter City East Coast à l’occasion du retrait pour raison financière de l’opérateur Virgin Trains East Coast (VTEC), détenu à 10 % par le groupe Virgin et à 90 % par le groupe Stagecoach. Cette reconduction va permettre à LNER d’améliorer encore le service rendu à la clientèle, d’achever la mise en service des 65 rames Azuma Class 800 et 801, dont les six dernières rames devraient être livrées dans les prochains mois, d’augmenter l’offre proposée sur cette franchise et de diminuer les temps de trajet sur certaines relations. Dans le cadre de la crise sanitaire, pour respecter les règles de distanciation physique, les trains de LNER ne sont temporairement accessibles qu’aux voyageurs ayant réservé leur place.

  • Une étonnante tractation entre Alstom et Bombardier

    Une étonnante tractation entre Alstom et Bombardier

    On sait depuis plusieurs mois qu’Alstom veut racheter la branche ferroviaire de Bombardier pour un montant compris entre 5,8 et 6,2 milliards d’euros. L’objectif affiché est la constitution d’un groupe industriel renforcé et puissant pour lutter face au chinois CRRC. On se rappelle aussi que le premier projet de fusion avec Siemens en 2019 avait échoué car la Commission européenne craignait une position dominante en Europe du futur groupement. Le 9 juillet, pour faciliter la décision de l’Union européenne, Alstom annonce des engagements complémentaires comme le transfert de la plateforme Zefiro 300 de Bombardier, la cession de la plateforme Talent 3 Bombardier du site de Hennigsdorf en Allemagne et la cession du Coradia Polyvalent avec le site de production de Reichshoffen. Raisonnement étonnant : se séparer d’une usine de production de matériel régional au moment de constituer un géant européen ; miser sur la grande vitesse qui n’est peut-être pas le marché le plus porteur (attention au syndrome A 380). Et surtout, vendre à qui ? Siemens, CAF… ou CRRC ?

  • Norvège : l’appel d’offres du lot 4 retardé à cause du Covid-19

    Norvège : l’appel d’offres du lot 4 retardé à cause du Covid-19

    Avec la crise sanitaire liée au Covid-19, le trafic voyageurs en Norvège a chuté temporairement de 90 %. L’agence natio­nale norvégienne des chemins de fer Jernbanedirektoratet a donc déci­dé début juillet de revoir le calendrier de l’ouverture à la concurrence du lot 4, qui comprend l’exploitation des relations de la banlieue d’Oslo L 1 Spikkestad/Asker – Lillestrom, L 2 Stabekk/Skoyen – Ski, L 3 Oslo Sentral – Jaren, L 21 Stabekk – Moss, L 22 Skoyen – Mysen/Rakkestad, R 20 Oslo Sentral – Halden et R 30 Oslo Sentral – Gjovik, actuellement exploitées par l’opérateur historique norvégien Vy (ex-NSB). L’appel d’offres sera lancé en janvier 2021, au lieu de l’automne 2020. L’opérateur retenu sera connu début 2022 au lieu de mi-2021. Le nouveau contrat d’exploi­tation débutera en dé­cem­bre 2023 au lieu de décem­bre 2022. L’ouverture à la concurrence du lot 4 est plus compliquée que celles du lot 1 sud attribué à l’opérateur Go-Ahead Nordic, du lot 2 nord attribué à SJ Norge, et du lot 3 ouest attribué à Vy, avec un plus grand de nombre de trains en circulation, plus de voyageurs transportés, et une collaboration requise avec les autorités locales organisatrices de transport et pour la tarification avec les autres opérateurs locaux de transports pu­blics. Ce report d’un an permettra de lever les incertitudes que pourraient connaître les candidats potentiels.

  • Les projets de trains à hydrogène se multiplient en Europe

    Les projets de trains à hydrogène se multiplient en Europe

    Dans le cadre de l’élimination de la traction thermique sur les lignes non électrifiées, des constructeurs ont développé des trains à pile à hydrogène, dont deux exemplaires circulent déjà en service commercial en Allemagne et d’autres en essai au Royaume-Uni. D’autres pays envisagent également de recourir aux trains à hydrogène, qui sont en concurrence avec les trains hybrides électriques-batteries.

    Un peu d’électrochimie

    Le principe de la pile à combustible a été découvert il y a plus de 150 ans. Il répond à la réaction chimique hydrogène + oxygène > eau + électricité + chaleur (2 H2 + O2 > 2 H2O). Dans la pile, au niveau de l’anode la molécule d’hydrogène est oxydée en produisant des électrons (e–) qui créent un courant électrique. La réaction est 2 H2 > 4 H++ 4 e–. À la cathode, la molécule d’oxygène subit une réduction en présence des électrons libérés par la réduction de l’hydrogène selon la réaction O2 + 4 e– > 2 O²–. Au niveau de la cathode les protons H+ se recombinent avec les anions oxydes O²– pour produire de l’eau (H2O) selon la réaction 4 H+ + 2 O²– > 2 H2O. L’électrolyte employé (potasse, membrane polymère, acide phosphorique, carbonates de métaux alcalins ou céramique) détermine les possibilités d’utilisation des piles à combustible avec des températures de fonctionnement variant de 60 ˚C à 900 ˚C. Plusieurs types de piles ont été développés : les piles alcalines (AFC), les piles à membranes échangeuses de protons (PEMFC), les piles à acide phosphorique (PAFC), les piles à carbonates fondus (MCFC) et les piles à oxydes solides (SOFC). Les rendements varient de 50 % pour les deux premières à 80 % pour les MCFC. Au début des années 90, les constructeurs automobiles ont commencé à s’intéresser à la technologie hydrogène, qui est une des solutions, ne rejetant que de la vapeur d’eau, pour diminuer dans les transports les émissions de gaz à effet de serre.
    Le dihydrogène (H2) peut être produit industriellement de deux manières, soit par vaporeformage d’hydrocarbures, très souvent du méthane, représentant 49 % de la production mondiale de dihydrogène, ou par électrolyse de l’eau avec un rendement d’environ 40 %. Pour réellement réduire l’émission de rejets carbonés et produire un « hydrogène vert », il faut que le dihydrogène soit fabriqué par électrolyse alimentée par de l’électricité d’origine renouvelable : éolienne, hydroélectrique ou photovoltaïque, ou d’origine nucléaire. D’autres procédés existent mais sont au stade expérimental.

    Les trains à hydrogène

    Dès 2002 une locomotive avait été équipée d’une pile à hydrogène de 17 kW pour le groupe minier Placer Dome au Québec. Plusieurs projets de trains à hydrogène, dénommés aussi hydrail, ont été développés dans un certain nombre de pays, en 2006 au Japon par la compagnie JR East, en 2007 à Taïwan, en 2009 par la compagnie américaine BNSF, en 2010 en Indonésie. En Europe, le premier prototype de train à hydrogène a été développé pour trouver une alternative à la traction diesel en 2010 par la compagnie Feve, qui exploitait alors des trains à voie métrique en Espagne, et qui a été repris le 1er janvier 2013 par la Renfe. Le Feve avait lancé en 2011, en partenariat avec l’université de Leon, le projet « Roblasolar » d’un train à énergie solaire, mais abandonné à l’automne 2011.

  • Modernisation du parc de locomotives diesels en Moldavie

    Modernisation du parc de locomotives diesels en Moldavie

    Les chemins de fer moldaves, les CFM (Calea Ferata din Moldova) avaient commandé 12 locomotives diesels de type TE 33 AC à General Electric Transportation, devenu Wabtec en 2018, pour moderniser leur parc de locomotives héritées des chemins de fer soviétiques (SZD). Cette commande passée en 2018 d’un montant de 45 millions d’euros, financée par une partie du prêt de 110 millions octroyé aux CFM par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) dans le cadre de la modernisation des chemins de fer en Moldavie, comprend également la rénovation du dépôt de Chisinau. À écartement de 1 520 mm, les TE 33 AC, de la famille Evolution de General Electric, de type Co’Co’ et à transmission diesel-électrique, sont équipées d’un moteur de 2 982 kW satisfaisant aux critères Stage IIIA en matière d’émission, et sont aptes à 120 km/h. Les TE 33 AC sont fabriquées dans l’usine LKZ (Lokomotiv Kurastyru Zauyty), appartenant à 50 % à Wabtec et à 50 % aux chemins de fer du Kazakhstan (KTZ), située à Nur-Sultan ex-Astana. Les six premières ont été livrées aux CFM mi-2020. Le parc de locomotives diesels des CFM était composé au 1er juin 2020 de 51 locomotives, dont trois 2 TE 10 L de 1962, une 2 TE 10 M de 1981, 15 3 TE 10 M et 32 ChME 3.

  • Avignon – Une cité à la confluence des chemins de fer en Provence

    Avignon – Une cité à la confluence des chemins de fer en Provence

    Le rail s’est implanté dans le couloir rhodanien dès la moitié du XIXe siècle, se développant tout au long du siècle suivant sur les deux rives du Rhône pour tisser en Avignon un complexe ferroviaire capital aux relations nord-sud. Pour le lancement de la LGV Méditerranée en 2001, la cité s’est dotée d’une nouvelle gare, Avignon-TGV, qui se hisse au premier rang des gares TGV de province. Quant à la gare historique, aujourd’hui dénommée Avignon-Centre, elle connaît un regain de fréquentation soutenu par le renforcement des dessertes TER.

    Préfecture du département du Vaucluse, Avignon en région Provence-Alpes-Côte d’Azur est une localité dynamique de 92 000 habitants classée en 45e position nationale, établie sur la rive gauche du Rhône ayant donné lieu à des crues antérieures mémorables, qui reçoit à sa sortie sud la fougueuse Durance issue des Hautes-Alpes.
    Souvent dénommée Cité des papes, qu’elle a accueillis de 1309 à 1423, c’est une des rares localités françaises à avoir conservé leur ceinture de remparts (ici d’un développement de 4 330 m, avec 39 tours et sept portes principales). Classé au Patrimoine mondial par l’Unesco, son centre historique renferme le palais des Papes, l’ensemble épiscopal, l’hôtel des Monnaies, l’abbaye Saint-Ruf, le rocher des Doms, une brochette de musées. Figurent en outre les vestiges et légendes du fameux pont Saint-
    Bénézet avec sa chapelle, qui reliait auparavant la grande île fluviale de la Barthelasse. Abritant une université, Avignon est connu pour ses manifestations culturelles, dont le festival se tenant en juillet est devenu une
    véritable vitrine artistique internationale du spectacle vivant contemporain, débordant hors des frontières et attirant les foules.
    Bénéficiant d’un climat méditerranéen où les nuages sont souvent balayés par le mistral, Avignon, symbole de la promesse de vacances sous des cieux ensoleillés, jouissant des cultures abondantes du Comtat Venaissin, est au cœur d’un domaine viticole et culinaire de qualité, favorisant le tourisme régional, ainsi que des escales lors des voyages en direction de la façade méditerranéenne.
    Sur le plan ferroviaire si le rail s’est implanté dès 1856 dans le couloir rhodanien, le nœud de communications s’est développé sur les deux rives du Rhône, en faisant un puissant complexe pour les échanges nord-sud qui n’ont cessé d’évoluer et de se diversifier tout au long du XXe siècle. Avec la création de la LGV Méditerranée en 2001, Avignon a compté une nouvelle gare au sud de son périmètre, connaissant grâce à l’excellence et le rayonnement des liaisons offertes, la première place et de loin des gares TGV de province. Celle historique a été concomitamment rebaptisée Avignon-Centre.

    Au début des années 60, l’électrification bénéficie aux horaires voyageurs

    Le 23 juillet 1959 la caténaire était sous tension depuis Valence via Montélimar (RG du Rhône) jusqu’au triage de Champ-Dauphin ainsi que sur le triangle menant à Fontcouverte, le tout étant dès lors cantonné au moyen du BAL. Aussitôt les rapides et express parvenus de Paris et de Lyon avec des machines 2D2 9100, BB 9200, 9400 et ceux RA avec des BB 4600, 8100, 9400 relayaient les uns en gare voyageurs, les autres à Fontcouverte avec reprise en traction vapeur avec des 241 P, 231 G, H et 141 R.
    Le trafic omnibus profite, lui, des nouveaux éléments électriques Z 7100. Pour l’été 1959 le site d’Avignon est choisi vu sa situation géographique favorable dans le midi de la France, proche du cordon littoral pour y établir une plateforme de réception d’une gamme de Trains autocouchettes à Fontcouverte. Les années suivantes leur nombre va croître avec des trains origine Zurich, Amsterdam, Liège-Bressoux, Düsseldorf, Étaples, Metz.
    La caténaire est prolongée d’Avignon à Nîmes le 8 mai 1960 permettant la continuité de la traction électrique vers le Languedoc et Toulouse.

  • Des Ouigo sur Paris - Lyon et redistribution des sillons inOui

    Des Ouigo sur Paris - Lyon et redistribution des sillons inOui

    Après les grandes métropoles de Strasbourg, Metz, Nancy, Lille, Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Nice et Montpellier, touchées par des liaisons Ouigo depuis les gares de Paris-Est, Montparnasse et Lyon, la métropole lyonnaise devient l’aboutissement de trois AR directs à bas coût (1). Le service a été mis en place à compter du 4 juillet sur la base des horaires suivants :
    – 7801 Paris-Lyon 6 h 23 - Lyon-Part-Dieu 8 h 22 - Lyon-Perrache 8 h 43 (lundi au vendredi) ;
    – 7803 Paris-Lyon 12 h 29 - Lyon-Part-Dieu 14 h 26 - Lyon-Perrache 14 h 39 (quotidien) ;
    – 7805 Paris-Lyon 18 h 27 - Lyon Part-Dieu 20 h 31 - Lyon-Perrache 20 h 44 (sauf samedis) ;
    – 7802 Lyon-Perrache 9 h 17 - Lyon-Part-Dieu 9 h 30 - Paris-Lyon 11 h 29 (quotidien) ;
    – 7804 Lyon-Perrache 15 h 35 - Lyon-Part-Dieu 15 h 50 - Paris-Lyon 17 h 52 (quotidien) ;
    – 7806 Lyon-Perrache 21 h 21 - Lyon-Part-Dieu 21 h 34 - Paris-Lyon 23 h 33 (dimanches et fêtes).
    Les premiers jours de circulation la clientèle a été au rendez-vous.
    En contrepartie le plan de charge des TGV inOui pour l’été où les déplacements professionnels sont en baisse est légèrement dégraissé avec suppression des marches :
    – 6641 Paris 6 h 30, 6643 Paris 7 h 30, 6659 Paris 16 h 26, 6669 Paris 19 h 30 ;
    – 6614 Lyon-Perrache 10 h 51, 6664 Lyon-Perrache 16 h 21, 6638 Lyon-Part-Dieu 18 h 38, 6630 Lyon-Perrache 18 h 51 ;
    – 6678 Lyon-Perrache 22 h 21 des dimanches et fêtes.
    Cette nouvelle trame ne remet pas en cause l’existence de l’IC low cost 5757/5756 Paris-Bercy - Lyon via Dijon au temps de parcours chronophage.

    (1) Jusqu’ici les voyageurs lyonnais pouvaient utiliser des mouvements Ouigo au passage à Lyon-Saint-Exupéry, ainsi qu’à Perrache et Part-Dieu pour quelques fréquences de début et fin de journée pour Lille et Marseille.

  • Report de la liaison aérienne Vienne - Salzbourg vers le train

    Report de la liaison aérienne Vienne - Salzbourg vers le train

    La compagnie aérienne autrichienne Austrian Airlines a décidé d’abandonner l’exploitation par avion de la liaison Vienne – Salzbourg, et de transférer ses passagers vers des trains Railjet exploités par l’opérateur historique autrichien, les ÖBB. Cette décision découle de l’accord de renflouement d’Austrian Airlines par l’État autrichien à hauteur de 600 millions d’euros à la suite de la crise sanitaire liée au Covid-19, qui comprend une clause visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à supprimer les relations aériennes intérieures sur les parcours pouvant être effectués en train en moins de trois heures. Début juillet 2020, les ÖBB et Austrian Airlines ont signé un accord commercial pour porter à partir du 20 juillet 2020 à 31 le nombre de relations Railjet commercialisées par Austrian Airlines sous la désignation AIRail, contre trois auparavant. Ces 31 Railjet, qui portent également un numéro de vol, circulent quotidiennement de 5 h 00 à 20 h 30. Le temps de trajet entre les deux gares est actuellement au mieux de 2 heures 49. Les passagers munis d’un billet classe affaires d’Austrian Airlines voya­gent en 1re classe, et ont la possibilité d’accéder avant le départ aux salons (Lounge) ÖBB des deux gares, et reçoivent un bon pour une collation à bord du train.