Blog

  • NGE au cœur du projet Ferrocarril Central en Uruguay

    NGE au cœur du projet Ferrocarril Central en Uruguay

    Porté par le gouvernement d’Uruguay, le projet Ferrocarril Central vise à la réhabilitation et la construction de 265 km d’infrastructure ferroviaire entre Montevideo et la plus grosse usine de cellulose du groupe finlandais UPM. L’entreprise française de travaux publics NGE est concessionnaire aux côtés de partenaires espagnols et locaux. Le 24 février, les 35 000 premiers rails ont été réceptionnés par NGE. Le démantèlement de l’ancienne voie est quasi terminé et les terrassements ont commencé sur plusieurs sections. Il y a 37 000 rails de 18 m à poser, 153 ponts ferroviaires à construire ou à restaurer dont quatre viaducs auxquels s’ajoutent 250 passages à niveau. 8 millions de m3 de terrassement sont prévus sur ce chantier.

  • Les derniers trains de nuit en France

    Les derniers trains de nuit en France

    Le train de nuit a le vent en poupe chez nos voisins européens, la « honte de prendre l’avion » plaidant pour ce mode de transport écologique. En France la mobilisation est forte pour garantir la pérennité des lignes subsistantes qui ont aussi leur rôle à jouer dans le désenclavement des territoires.

    Une forte mobilisation pour le maintien des trains de nuit

    Dès 2014, l’État remet en cause le devenir des Trains d’équilibre du territoire (TET) et en particulier de certaines liaisons de nuit. Le gouvernement annonce en 2016 l’arrêt des subventions de six des huit lignes déficitaires de trains de nuit, alors que ce mode de transport souffre de la désaffection des voyageurs (- 25 % de fréquentation entre 2011 et 2016). Il faut cependant noter que les trains Intercités de nuit enregistrent un déficit de 0,18 euro/km/voyageur, alors que le celui des Intercités de jour s’élève à 0,23 euro/km/voyageur. Des régions se font entendre et mettent l’accent sur le rôle primordial de ces trains en matière d’aménagement du territoire. En effet, les villes moyennes ne sont pas forcément desservies par le TGV et en l’absence de LGV, les temps de parcours diurnes depuis Paris vers plusieurs secteurs peuvent dépasser les 5 heures. La région Occitanie se mobilise pour assurer le maintien des Trains d’équilibre du territoire, notamment de l’offre de nuit. La revendication est inscrite au programme de 140 candidats de tous bords politiques à l’élection municipale de cette année.

    Les services Intercités de nuit

    Pour des raisons d’aménagement du territoire et en l’absence d’autre desserte directe, les liaisons suivantes sont maintenues :

    Paris-Austerlitz – Briançon

    Le train de nuit Paris-Austerlitz – Briançon, auparavant dénommé le Val-de-Durance, via Crest, Die et Gap effectue un aller-retour quotidien, partant de Paris à 20 h 50 pour une arrivée à 8 h 35 à Briançon. Le retour s’effectue à 20 h 05 pour une arrivée à 7 h 55 à Paris. Malgré les travaux, le Paris – Briançon devrait être maintenu. Cette ligne, proche des stations de ski des Hautes-Alpes, est surtout fréquentée pendant les vacances d’hiver par une clientèle de loisirs, confirme Estelle Rocci, responsable des lignes de nuit à la SNCF, qui peuvent accueillir 600 passagers répartis dans 10 voitures.

    Paris-Austerlitz – Rodez – Albi

    Le train de nuit partant à 22 h 00 de la gare de Paris-Austerlitz arrive à 6 h 15 à Albi. Il circule tous les jours entre Paris et Rodez. Il est prolongé à Albi uniquement dans la nuit de vendredi à samedi. Il est prévu au départ d’Albi le dimanche. Le train de nuit Rodez – Paris part à 22 h 40 pour une arrivée à 6 h 50.

    Paris-Austerlitz – Toulouse – Latour-de-Carol

    Le train de nuit Paris-Austerlitz – Toulouse – Latour-de-Carol, via Pamiers, Foix et Andorre-L’Hospitalet quitte la gare d’Austerlitz à 22 h 10 tous les jours. Il atteint son terminus à 9 h 18. Le retour s’effectue à 18 h 15 de la gare de Latour-de-Carol-Enveitg pour une arrivée prévue à 6 h 52 à Paris-Austerlitz.

  • Modernisation de la signalisation sur Dôle – Vallorbe

    Modernisation de la signalisation sur Dôle – Vallorbe

    Cette ligne de 101 km gérée par la région SNCF de Dijon avec le n° 850 au catalogue RFF, se déroulant dans les départements du Jura et du Doubs a été électrifiée en 25 kV et modernisée en avril 1958 pour améliorer les relations entre Paris et la Suisse romande. L’itinéraire international d’accès à l’Italie par le Simplon et à l’Europe centrale, avec un profil en rampe de 20 mm/m, avait été à cette occasion mis à voie unique banalisée avec maintien de deux tronçons à double voie, l’un d’Arc-et-Senans à Mouchard commun avec la transversale Strasbourg – Lyon, l’autre de Pont-d’Héry à Andelot pour faciliter l’exploitation. À cette occasion le BAL avait été installé et des gares de croisements installées à Chatelay-Chissey, Grand-Contour, Mesnay-Arbois, Pont-d’Héry, Andelot, Boujailles, La Joux, Vaux-et-Chantegrue, Les Longevilles-Rochejean, dont les PRS ont été télécommandés depuis le PC de Dijon. Si le trafic voyageurs à longue distance avec trois fréquences de TGV Lyria Paris – Lausanne et ceux du fret ont perdu en volume ces dernières décennies, elle est parcourue par des dessertes TER de Dôle et Besançon vers Pontarlier, Morez, Saint-Claude. Elle demeure à tout moment une voie de détournement pour les échanges France – Italie en cas de blocage suite aux intempéries du transit via la haute Maurienne et Modane, comme cela a été le cas l’été dernier.
    Après plus de 60 ans de fonctionnement, le BAL et les PRS vont faire l’objet d’une rénovation pour un coût de 11,3 millions d’euros en 2020.

  • Stadler remporte le contrat du métro de Berlin

    Stadler remporte le contrat du métro de Berlin

    Le BVG (Berliner Verkehrsbetriebe), l’autorité, qui gère les transports publics à Berlin, a signé avec Stadler un contrat-cadre d’un montant de trois milliards d’euros pour la fourniture de 1 500 véhicules de métro. La cour d’appel a débouté le 20 mars 2020 Alstom, autre concourant à l’appel d’offres, qui avait contesté l’attribution de ce marché par le BVG à Stadler. La commande minimale est fixée à 606 véhicules. La première tranche comprend la fourniture de 376 véhicules livrés à partir de 2022 en rames de deux et quatre éléments réparties dans les deux gabarits requis selon les lignes d’utilisation. Une deuxième tranche de 230 véhicules livrée ultérieurement a également été commandée par le BVG. Le contrat prévoit la fourniture des pièces détachées et comporte une option pour 894 véhicules supplémentaires. Stadler va investir pour la fabrication de ces nouvelles rames de métro type J/JK 70 millions d’euros pour adapter son site de production de Pankow. Six séries à petit gabarit et trois séries à grand gabarit circulent actuellement sur les 10 lignes que comprend le réseau de métro de Berlin.

  • DUP pour le nouveau tram de Nancy

    DUP pour le nouveau tram de Nancy

    Cette fois, c’est bien parti pour le nouveau tramway fer de Nancy. Après Caen, la cité lorraine est la dernière agglomération à exploiter un réseau de TVR, tramways sur pneus. Plus pour très longtemps puisque le 11 février dernier, le nouveau réseau a été déclaré d’utilité publique, étape essentielle avant le début des travaux. La nouvelle ligne de 15 km avec 27 stations comportera deux branches depuis Porte-Verte vers CHRU-Brabois et Roberval, plus une courte antenne de 500 m vers Meurthe-Canal. Avec un début des travaux en 2021, la mise en service se fera à partir de 2023 de Porte-Verte à Nations, puis Brabois en 2026 et Roberval en 2028. À cette échéance le tramway transportera 65 000 voyageurs par jour, 20 000 de plus que le TVR.

  • Grand chambardement aux CFF à cause du Covid-19

    Grand chambardement aux CFF à cause du Covid-19

    À l’instar des autres pays européens, qui pour certains ont réduit drastiquement leurs plans de transports en raison de la pandémie de Covid-19, la Suisse a pris également la décision de diminuer très fortement son offre en trois étapes. Dès le 19 mars, les trains internationaux ont été limités aux gares frontières, les trains circulant la nuit et les trains grandes lignes supplémentaires ont été supprimés. Les trains EC à destination de l’Italie en provenance de Bâle, Zurich ou Genève ne dépassaient plus Chiasso ou Brigue. Les relations ICE avec l’Allemagne avaient pour terminus Bâle CFF et les IC Zurich – Stuttgart Schaffhouse. Les relations Lyria en provenance de Paris ont été limitées à Bâle CFF ou Genève Cornavin. Les relations Railjet avec l’Autriche étaient à cette date déjà interrompues. À compter du 23 mars, six relations grandes lignes voyaient leur offre réduite et pour certaines leurs dessertes raccourcies. Les dessertes Léman Express et Tilo ont également été diminuées, les autres relations régionales transfrontalières étant partiellement maintenues. À partir du 26 mars, cinq autres relations IC ont été suspendues partiellement ou en totalité. La relation RE Olten – Lucerne a été également supprimée. Pour les trains régionaux dans certains cantons, le cadencement est passé du quart d’heure à la demi-heure avec suppression des premiers et derniers trains. Le trafic RER a également été réduit. Cette modification de l’offre, la plus importante de l’histoire des CFF, sera effective au mieux jusqu’au 26 avril et sera prolongée si la situation sanitaire le nécessite.

  • Les rames Omneo de la région Centre arrivent

    Les rames Omneo de la région Centre arrivent

    La région Centre-Val de Loire ayant repris l’exploitation de trois lignes structurantes, l’État assure en contrepartie le renouvellement du matériel roulant. 32 Omneo Premium ont été commandés. La première rame a été livrée en mars, trois autres suivront pour une entrée en service commercial en juillet.

    Lors de la signature de la convention avec l’État en janvier 2017, la région Centre-Val de Loire s’engageait à reprendre l’exploitation de trois lignes structurantes : Paris – Orléans – Tours, Paris – Bourges – Montluçon et Paris – Nevers. C’est une réalité depuis le 1er janvier 2018. L’État de son côté s’engageait pour le renouvellement complet du matériel roulant constitué alors de rames tractées de voitures Corail avec BB 7200, 22200 ou 26000.
    Sur Bourges – Montluçon, ligne non électrifiée, trois rames neuves Régiolis type B 84500 circulent depuis mars 2019.
    Pour les trois autres lignes, la région a choisi l’Omneo Premium de Bombardier, comme la Normandie et les Hauts-de-France, dont 32 exemplaires ont été commandés en décembre 2017. À l’usine de Crespin, la première rame a été présentée le 28 février dernier.
    Il s’agit d’une rame de 110 m de long, avec huit caisses, bicourant, apte à 200 km/h avec trois bogies bimoteurs. Dénommée Z 56700, la rame sera repérée en « 7xx L ».
    La livrée extérieure est une livrée originale à base de blanc, gris argent et à un bandeau jaune (face frontale et haut de caisse). Le marquage de bonnes dimensions rappelle la région d’appartenance et le sigle « Rémi » (voir encadré p. 30). Cette livrée n’a pas vocation à une généralisation car elle est réservée aux trains Rémi Express de desserte longue distance de ces trois axes.
    La rame comporte huit portes d’accès à double vantail de 1 600 mm aux véhicules d’extrémité et de 1 300 mm pour les véhicules intermédiaires. Ces portes sont de couleur gris foncé avec sérigraphie de vitraux en rappel du riche patrimoine régional.
    Le véhicule d’extrémité à un niveau comporte la zone PMR avec emplacements pour personnes en fauteuil et toilettes adaptées. Côté rame, l’extrémité propose quatre places de 2de classe type bureau. Les véhicules intermédiaires à deux niveaux correspondent à la 2de classe avec 44 places en bas et 42 en haut. De grandes bagageries sont disponibles au niveau des intercircu­lations larges sans porte. En revanche, il y a des portes coulissantes fermant l’accès aux salles. Au niveau des véhicules intermédiaires à un niveau, il y a un espace de huit places à chaque extrémité, deux plateformes d’accès avec huit strapontins chacune et une zone centrale avec toilettes et espace vélos avec trois accroches et quatre strapontins.

  • Autriche : les ÖBB commandent deux iLint

    Autriche : les ÖBB commandent deux iLint

    L’activité voyageurs des chemins de fer autrichiens, ÖBB PV, a commandé début mars 2020 au constructeur Alstom deux trains à pile à hydrogène Coradia iLint. Alstom, dont deux iLint de présérie sont déjà engagés en service commercial depuis septembre 2018 en Basse-Saxe par l’opérateur Verkehrsbetriebe Elbe-Weser (EVB), était le seul constructeur à avoir répondu à l’appel d’offres.
    La commande, d’un montant de 1,87 million d’euros, prévoit également la maintenance des iLint, la fourniture d’hydrogène ainsi que l’installation de points de ravitaillement. Ces deux iLint, construits sur le site allemand d’Alstom de Salzgitter, devraient être livrés en avril 2020 et ensuite être testés par les ÖBB. Aptes à 140 km/h, les iLint d’Alstom développent une puissance maximale de 1 300 kW et une puissance continue de 400 kW. Afin d’éliminer la traction diesel, les ÖBB testent déjà une automotrice Desiro ML Cityjet eco hybride électrique-batteries construite par Siemens Mobility. La compagnie autrichienne Zillertalbahn, qui exploite la ligne à voie de 760 mm Jenbach - Mayrhofen, avait commandé en mai 2018 au constructeur suisse Stadler cinq automotrices à voie étroite à pile à hydrogène, qui devraient être livrées pour décembre 2022.

  • Racler la caténaire aux commandes de la BB 22318

    Racler la caténaire aux commandes de la BB 22318

    Conducteur à l’établissement parisien d’Austerlitz, Emerick Quinonero prend son service à 4 h pour, ce jour-là, effectuer le train racleur entre Paris-Austerlitz et Toury avec la BB 22318. Récit d’une mission indispensable au bon fonctionnement de la caténaire en hiver. Rendez-vous est déjà pris avec d’autres cheminots de la Traction qui nous parleront de leur métier dans cette nouvelle rubrique « Des trains et des conducteurs ».

    Jeudi 23 janvier 2020, 3 h 30, Paris dort, les quidams sont au chaud dans leur lit. Pour certains corps de métiers essentiels cela n’est pas toujours possible et mon rôle de conducteur de train m’impose un rythme de vie des plus aléatoires.
    Peu de personnes seraient heureuses d’errer dans une ville vide, au cœur de la nuit par un froid mordant, pourtant, je me rends sur mon lieu de travail – une fois n’est pas coutume – tout sourire. L’un des avantages de mon métier est qu’aucune journée ne ressemble à une autre, et moi qui aime la variété, aujourd’hui, je suis servi ! Je suis commandé pour effectuer le train racleur entre Paris-Austerlitz (PAZ) et Toury. Sur la majorité des lignes électrifiées en 1,5 kV, c’est le PNI (Pôle national Infra, l’équivalent de la DDE ferroviaire, NDLR) qui est affecté à cette tâche, les conducteurs du dépôt parisien d’Austerlitz en sont chargés ici. Il est 4 h 00 du matin et je prends mon service à PAZ. Comme les rues, la gare, ses quais, ses halls ainsi que les immeubles de bureaux des alentours sont désespérément vides. Je consulte ma journée de service afin de l’analyser et je vérifie qu’aucune modification n’ait eu lieu en jetant un œil sur ma tablette et dans mon casier. En effet, des limitations temporaires de vitesse peuvent être mises en place suite à des travaux sur les voies ou à des dérangements de l’infrastructure et ce, de manière inopinée. Les documents reprenant ces données sont distribués au conducteur afin qu’il en prenne connaissance et qu’ainsi, en adaptant sa conduite il ne soit pas surpris une fois sur zone. Je dois filer car un taxi m’attend, direction le dépôt de Paris Sud-Ouest (PSO) à Ivry.
    Il est 4 h 25, renseignements pris auprès du surveillant de dépôt, c’est la belle BB 22318, encore en livrée béton et parrainée par la ville de Carpentras, qui est affectée au raclage. Elle est pour cela équipée de deux pantographes 1,5 kV, comportant chacun un archet en acier permettant de racler la glace sur la caténaire et facilement identifiables à leur couleur jaune. Ils sont équivalents à ceux des BB 7200 ou CC 6500, un large archet « Midi » très différent de l’archet continu habituellement présent sur une BB 22200. Cette spécificité nous empêche cependant d’utiliser la machine en service commercial, les hautes intensités que nécessite la remorque d’un train feraient fondre ces archets si spécifiques. Comme aucune journée de service ne ressemble à une autre, celle-ci commence par un premier « couac ». La machine est en effet stationnée sur une voie non électrifiée, ce qui est, vous en conviendrez, fort peu pratique pour une locomotive fonctionnant à l’électricité… Je dois donc attendre que les agents habilités la manœuvrent avec le lorry sur le pont transbordeur afin de l’amener sur la voie de sortie. La manœuvre s’effectue, le pont transbordeur glisse lentement et amène la 22318 sous la caténaire. Je peux enfin effectuer la préparation courante ou PC. Cette opération dure généralement une vingtaine de minutes. Je vérifie tout, le fonctionnement de la locomotive : freins, traction, équipements de sécurité, organes de chocs et de roulement, et enfin l’état des pantographes.

  • 17 nouvelles rames Citadis pour Strasbourg

    17 nouvelles rames Citadis pour Strasbourg

    Alors que la nouvelle ligne H de BHNS équipée de bus électriques Aptis développés par Alstom via NTL (ex-Translhor) entre en service, une nouvelle commande de 17 rames Citadis vient d’être passée. Il s’agit pour la Compagnie des transports de Strasbourg (CTS) et l’Eurométropole de Strasbourg d’étoffer les lignes les plus chargées du réseau, notamment la D qui franchit la frontière jusqu’à Kehl en Allemagne. D’un montant de 52 millions d’euros, cette dernière levée d’option permettra au parc strasbourgeois d’atteindre les 80 rames, l’un des plus importants de l’Hexagone avec Bordeaux (hors Île-de-France). Ce matériel au design spécifique sera identique aux dernières rames livrées pour l’extension à Kehl, intégrant les normes du BOStrab allemand.