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  • Trenitalia reconduit pour 15 ans en Campanie

    Trenitalia reconduit pour 15 ans en Campanie

    La région de Campanie, satisfaite des prestations de l’opérateur historique italien Trenitalia, a décidé le 3 décembre 2019 de le reconduire directement pour une durée de 15 ans pour l’exploitation des trains régionaux sur les lignes gérées par RFI (Rete ferroviaria italiana) de Campanie.
    Dans le cadre de ce contrat d’exploitation, d’un montant de 680 millions d’euros, les deux parties ont convenu de renouveler l’intégralité du parc régional d’ici 2025. Environ 388,9 millions d’euros, financés pour 208,9 millions d’euros par Trenitalia et pour 180 millions d’euros par la région de Campanie, seront consacrés à l’acquisition de 37 nouvelles automotrices électriques construites par Alstom, à moyenne capacité de type Jazz et à grande capacité de type Rock.

  • Collision de trams à Montpellier

    Collision de trams à Montpellier

    Le 2 décembre, une rame de la ligne 1 est venue percuter une autre rame à l’arrêt dans le secteur du CHU de Lapeyronie. Le choc entre les deux trams a blessé une quarantaine de voyageurs, dont certains assez sérieusement, souffrant notamment de traumatismes crâniens.
    À l’heure où nous écrivions ces lignes, nous ne savions pas pourquoi le conducteur de la seconde rame n’a pas freiné à l’approche du tram à l’arrêt. Une enquête est en cours et les deux rames accidentées sont placées sous scellés. Les dégâts matériels sont peu im­­portants.

  • Démolition du dépôt de Bastia

    Démolition du dépôt de Bastia

    Le projet de démolition du dépôt de Bastia, à l’étude depuis plusieurs années, vient d’aboutir. Les bâtiments seront détruits courant 2020 et le terrain sera récupéré par la ville de Bastia afin d’y construire un parking, des bureaux et des logements. Les bâtiments étaient en mauvais état depuis plusieurs années et depuis le 1er décembre dernier le dépôt n’était plus utilisé.
    L’entretien quotidien est effectué uniquement à Ajaccio. À la place, un nouveau dépôt sera construit à Casamozza courant 2020 pour la maintenance quotidienne. À Bastia, la partie voyageurs restera au même endroit, mais une fois le projet achevé il est possible que le bâtiment voyageurs et administratif soit aussi détruit et remplacé par un nouveau bâtiment.

  • Autriche : Westbahn commande 15 Kiss à Stadler

    Autriche : Westbahn commande 15 Kiss à Stadler

    L’opérateur autrichien en open access Westbahn a commandé le 29 octobre 2019 après un appel d’offres international au constructeur suisse Stadler 15 automotrices électriques Kiss à deux niveaux. Cette commande d’un montant d’environ 300 millions d’euros est financée par l’investisseur Austrian Train Finance AG. Stadler était face au constructeur chinois CRRC (China Railway Rolling Stock Corporation). Ces Kiss, à six caisses, sont destinées à remplacer les 17 Kiss, que Westbahn a revendues à la Deutsche Bahn. Ces nouvelles Kiss, d’une longueur de 150 m, sont aptes à 200 km/h et ont une capacité de 526 places. Elles seront équipées de la climatisation, de la vidéosurveillance, du wifi, de prises électriques, de ports USB et de toilettes séparées pour les hommes et pour les femmes et seront accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les quatre voitures intermédiaires disposeront chacune d’un distributeur de boissons et de produits frais. Par ailleurs Westbahn avait confirmé fin octobre 2019, qu’il supprimait à compter du 15 décembre dernier sa relation cadencée à l’heure Vienne-Praterstern – Salzbourg. Toutefois la relation Vienne-Westbahnhof – Salzbourg, également cadencée à l’heure, sera renforcée aux heures de pointe le matin dans le sens Vienne – Salzbourg et le soir dans le sens inverse, ainsi que certains jours de la semaine entre Vienne et Linz.

  • Une nouvelle ligne de tramway T 3 pour Saint-Étienne

    Une nouvelle ligne de tramway T 3 pour Saint-Étienne

    Le tram stéphanois a été prolongé pour donner naissance à une nouvelle ligne T 3. Le réseau de transport est réorganisé autour de son tramway tandis que le trolleybus fait un retour remarqué.

    Peu de réseaux de tramway en Europe peuvent se vanter d’approcher les 140 ans. C’est le cas de Saint-Étienne qui avec Marseille et Lille a conservé ses tramways durant la vague d’éradication. Quand toutes les villes s’empressaient de se débarrasser des trams au nom du progrès, celles-ci ont avancé à contre-courant en pérennisant un mode jugé alors dépassé. Dans cette liste, Saint-Étienne a fait un choix encore plus audacieux. À Lille, seule une ligne suburbaine en site propre a été conservée. Même chose à Marseille où le 68 a été sauvé par le tunnel de 1,5 km entre Noailles et le boulevard Chave. Impossible en raison de son étroitesse de s’y faire croiser deux trolleybus comme cela a pu être envisagé.
    Rien de tout ça à Saint-Étienne, si ce n’est un axe nord – sud structurant au très fort trafic de 70 000 voyageurs par jour. La ville a pourtant commencé à partir de 1942 à remplacer ses tramways par des trolleybus. Les différentes lignes ont ainsi été converties jusqu’à ce que vienne le tour du 4, ce tram qui traverse l’agglomération du nord au sud de Bellevue à Terrasse sur 5 km. La ligne s’engage dans un centre-ville étroit, partageant la chaussée avec la circulation automobile. Pour faciliter sa fluidité et accompagner l’augmentation de sa fréquentation, la cohabitation avec le trafic routier est devenue un vrai handicap. Mais le trolleybus, aussi performant soit-il, ne permet pas d’obtenir de meilleurs résultats, bien au contraire. Le choix est donc fait de conserver le tramway, de l’isoler de la circulation quand c’est possible et de le moderniser. Une décision loin d’être évidente en ce milieu des années 50. Partout ailleurs en France, le tramway est présenté comme une solution dépassée et sans aucun avenir.
    Pas simple non plus de moderniser une ligne construite en partie au XIXe siècle selon des normes d’un autre âge. Ainsi, le tram de Saint-Étienne cumule les handicaps avec l’absence de sites propres, une voie métrique ou encore un matériel unidirectionnel qui impose la construction de boucles de retournements aux terminus. Mais ce cas n’est pas isolé en Europe et on retrouve des situations identiques à Anvers ou Genève. Première étape de la modernisation, renouveler un matériel roulant datant en partie de… 1907. L’idéal serait de commander des motrices PCC à voie métrique mais aucun constructeur français, malheureusement, n’est en mesure d’en fournir à Saint-Étienne. La commande est donc passée au constructeur belge Brugeoise et Nivelles qui propose un matériel dérivé de celui des réseaux belges, Bruxelles, Anvers ou Gand. Livrées à partir de 1958, ces 30 motrices fabriquées à Strasbourg sous licence marquent le renouveau du tramway français. À tel point que le réseau de Strasbourg, lui aussi à voie métrique et en cours de liquidation, aura interdiction de tester ce matériel sur ses voies, de crainte que la décision de supprimer le tram ne soit remise en cause.
    Les PCC permettent de relancer la ligne 4 complétée par un réseau performant de sept lignes de trolleybus. En 1968 est livrée une commande supplémentaire de cinq motrices à deux caisses de 21 m sur 2 m de large pouvant transporter 180 voyageurs. Pourtant, aucune agglomération d’importance ne regarde à cette époque avec intérêt du côté de Saint-Étienne. Il faut dire que la vitesse commerciale de la ligne 4 reste faible en raison de la voirie partagée. Le phénomène s’aggrave à mesure du développement de la circulation automobile dans les années 70.

  • Sortie annuelle d’automne pour le Train nostalgique du Trient

    Sortie annuelle d’automne pour le Train nostalgique du Trient

    Les 26 et 27 octobre 2019, l’association suisse Train nostalgique du Trient (TNT) a fait rouler une partie de son matériel historique dont l’ancien « tracteur » n° 32 du Martigny – Châtelard. Cette automotrice construite en 1921 a entre autres participé à l’acheminement de matériels pour la construction du barrage CFF de Barberine. N’étant plus autorisé à rouler sur le haut de la ligne, notamment sur la portion à crémaillère, l’automotrice roule désormais chaque automne sur la section de plaine entre Martigny et Vernayaz, à l’occasion du « week-end rétro ». À noter que pour cette édition 2019, l’automotrice Bdeh 4/4 501 de 1979 mise à disposition par les TMR circulait également en plaine à l’occasion de ses 40 ans de service.

  • La plateforme provençale de Miramas toujours très active en fret

    La plateforme provençale de Miramas toujours très active en fret

    Très tôt tourné vers le fret en raison de la proximité de l’étang de Berre et de Marseille, centres industriels et portuaires importants, le nœud ferroviaire de Miramas a encore affirmé cette vocation avec la création du complexe de Fos au début des années 70. Il conserve cette caractéristique en dépit de la baisse du trafic fret au plan national, alors que dans le même temps l’essor de l’activité TER vient compenser la chute des circulations grandes lignes consécutive à l’ouverture de la LGV Med. Nous suivons son évolution d’abord dans sa période la plus contemporaine pour revenir ensuite sur son passé.

    Nœud ferroviaire du midi de la France, la gare de Miramas et son triage sont un des hauts lieux du fret en France à ne pas avoir été trop impactés par la terrible chute du fret survenue ces dernières années. Il le doit à la proximité du complexe industrialio-portuaire de Marseille-Fos sur la façade méditerranéenne. Dédaigné depuis 2001 par l’imposant courant voyageurs Paris – Marseille – Nice basculé par la LGV Méditerranée, il conserve le transit des trains Intercités Bordeaux – Marseille et connaît une activité en hausse dans le domaine des TER.
    Ville de 26 000 habitants des Bouches-du-Rhône (1), où la population cheminote a toujours occupé une place de choix, Miramas a vu ses importantes installations remaniées durant tout le xxe siècle. Elles ont été électrifiées en plusieurs étapes, d’abord en 1961, 1962, pour l’artère impériale, puis en 1977 pour l’itinéraire bis vers Cavaillon, Avignon, et enfin en 1983 en direction de Fos.

    Les débuts de l’électrification et ses conséquences

    L’électrification de l’artère impériale motive le remaniement du triage. Dans sa configuration antérieure, cette installation disposait après guerre de deux faisceaux de débranchement accolés souffrant de la longueur des voies à 600 m devenue insuffisante et de l’absence d’un freinage automatique des wagons. Un vaste plan d’agrandissement et de modernisation a été mis sur pied par la région Méditerranée pour disposer d’un chantier conforme aux besoins de l’exploitation et réservant l‘avenir avec déviation très au nord de la voie principale 1 Lyon.
    Le triage fait l’objet de nouveaux aménagements avec allongement côté ouest pour disposer d’un faisceau de réception de 14 voies de 750 m, un faisceau de débranchement de 40 voies de 900 m en cinq pinceaux de huit voies avec freins de voies et poste à billes, un faisceau d’attente au départ servant à la formation de 11 voies de 750 m. Quelque 240 000 m3 de terre sont remués pour édifier l’ensemble, à même de traiter de 2600 à 2800 wagons jour.
    De plus, des voies de circulation ceinturent le triage et des postes neufs sont mis en place (postes A, B, C et central – PRS). Le faisceau annexe de La Crau, avec ses six voies de 750 m en impasse côté Paris en contrebas de la voie 1 Lyon, est inopérant car branché seulement vers Cavaillon. Il sert de garage de wagons vides ou réformés.
    Le 6 juillet 1961, la caténaire 1,5 kV est en charge de Tarascon à Miramas et sert aux seuls trains de fret en direction de Nîmes, Avignon et au-delà. En parallèle, le BAL a remplacé le block manuel Sud-Est. L’achèvement de l’électrification entre Miramas et Marseille-Saint-Charles a lieu le 22 juin 1962 avec là aussi BAL poussé en antenne jusqu’à Istres. Le PRS central de Miramas, qui se substitue à plusieurs postes mécaniques Saxby démodés de l’ère PLM, est opérationnel dès le 23 mai précédent.

  • RP268 : De Montreux à Zweisimmen et retour – En cabine d’une ABDe 8/8 et d’une Ast Superpanoramic (3e partie)

    RP268 : De Montreux à Zweisimmen et retour – En cabine d’une ABDe 8/8 et d’une Ast Superpanoramic (3e partie)

    Nous voici de retour en Suisse, cette fois sur la ligne principale du Chemin de fer Montreux-Oberland-Bernois. Longue de 62 km, et construite à voie métrique, elle unit la Riviera Vaudoise à Zweisimmen, dans le canton de Berne. Son point culminant (1 270 m) se situe aux abords de Gstaad, l’une des stations de sport d’hiver les plus renommées d’Europe. Ici encore, il s’agit d’une ligne magnifique, que nous allons, au fil de ces DVD, parcourir d’abord en cabine d’une ancienne automotrice ABDe 8/8 série 4000 construite en 1968 (au train 2224), puis dans l’étrange « kiosque » de conduite surélevé d’une voiture-pilote Ast Superpanoramic (au train 2225). À partir de décembre 2020, des voitures à bogies à écartement variable devraient même permettre aux voyageurs de continuer sur Interlaken sans changer de train. La Suisse est bien le paradis du chemin de fer.

    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
    Conception : Pascal Riffaud.
    Durée : 36 min.

  • Des navettes autonomes à Paris rive gauche

    Des navettes autonomes à Paris rive gauche

    La RATP en collaboration avec Mobileye a été désignée pour mettre en place en service de navettes autonomes dans le XIIIe arrondissement de la capitale. L’opération, cofinancée par l’Ademe, permettra d’assurer la liaison entre le très vaste site hospitalier de la Pitié-Salpêtrière et les réseaux de transport environnants : la gare d’Austerlitz, les métros Saint-Marcel (ligne 5) et Chevaleret (ligne 6), sans oublier les bus. L’objectif pour la RATP est d’intégrer ces navettes dans l’offre de transport existante dans une optique intermodale. Cette ligne permettra également d’évaluer l’acceptation du public pour des véhicules autonomes sans conducteur. Les premières navettes sont attendues à l’été 2020.

  • Sarajevo va moderniser ses transports urbains

    Sarajevo va moderniser ses transports urbains

    Le gouvernement du canton de Sarajevo a débloqué le 17 octobre 2019 une enveloppe de 69,5 millions d’euros pour moderniser ses transports urbains. La ligne principale va être prolongée sur 6,4 km vers l’ouest, d’Ilidza, son terminus actuel, vers Hrasnica. Le coût de ces travaux est estimé à 23,5 millions d’euros. L’habitat le long de cette ligne, qui comportera 11 arrêts intermédiaires, va être densifié avec la création de nouveaux logements pouvant accueillir 20 000 habitants. Le parc de tramway va être modernisé avec l’acquisition de 20 nouvelles rames pour un montant de 41 millions d’euros. Cinq millions d’euros seront également consacrés à la reconstruction de la caténaire et des sous-stations électriques de la ligne de trolleybus, qui reliait avant la guerre de Bosnie la gare ferroviaire de Sarajevo et la ville de Vogosca située dans le canton de Sarajevo. Par ailleurs les études concernant la construction d’un transport par câble entre Hrasnica et la montagne de Bjelasnica avaient été lancées en avril 2019. Exploité par JKP GRAS (JKP Gradski saobracaj Sarajevo), le réseau de trams de Sarajevo, d’une longueur de 22 km, comporte six lignes commerciales et est exploité avec 69 rames de tramway, dont entre autres des Tatra K 2 d’origine tchécoslovaque et des Duewag GT 8 données par la ville d’Amsterdam après la guerre de Bosnie.