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Un tunnelier vertical pour le Grand Paris Express
Le Grand Paris Express nous a habitués à ses tunneliers déployés en nombre sur la ligne 15 Sud en construction. Mais il ne faut pas oublier les très nombreux ouvrages techniques, ventilation et accès de secours, qu’il faut également établir tous les 800 m d’une ligne de 33 km. À Bagneux à proximité de la future gare de correspondance entre le métro 4 et le métro 15, la Société du Grand Paris réalise un de ces ouvrages. Là encore, c’est le constructeur allemand Herrenknecht qui a fourni la machine, un tunnelier vertical qui creuse à près de 50 m de fond. Les voussoirs sont ainsi assemblés par l’extérieur, posés sur l’ouvrage déjà construit à mesure de son enfoncement dans le sol.

SA 2020 : les mouvements dans le parc TGV
Le service annuel 2020 est l’occasion de faire un tour d’horizon des transferts, livraisons, radiations et aménagements qui concernent les rames à grande vitesse.
C’est un événement international qui va déclencher une redistribution des cartes dans le parc des rames à grande vitesse. Pour ses relations franco-suisses, Lyria redimensionne sa flotte. La Suisse est desservie dès 1981 à l’ouverture du tronçon sud de la nouvelle LGV Paris-Sud-Est mais uniquement Genève avec les rames de base. Il faut attendre 1984 et la livraison des rames Sud-Est tricourant pour des liaisons avec Lausanne. Au SA 2012, les rames Sud-Est Ligne de cœur puis Lyria étant au terme de leur potentiel, Lyria prend à son compte les 19 rames TGV POS conçues à l’origine pour les dessertes franco-allemandes de la LGV Est-européenne. Elles prendront une livrée spécifique et auront quelques aménagements.
Au SA 2020, nouveau changement avec une nouvelle offre (voir RP 266) et un nouveau parc dédié. Lyria prend à son compte 15 rames EuroDuplex dites 3 UA type 4700. Pour la première fois, la desserte franco-suisse est assurée par des rames à deux niveaux. Enfin, pas tout à fait car depuis plusieurs années, certains trains étaient déjà couverts en rames deux niveaux série 200, 700 ou 4700. Avec des rames offrant 509 places contre 361 en POS, l’offre en places assises progresse de 12 %.
La nouvelle livrée extérieure, différente des POS, est appliquée progressivement depuis janvier (rame 4720) au technicentre industriel temporaire de Rennes La Janais. Le fond de caisse est en livrée carmillon SNCF mais on retrouve le rouge suisse sur la face avant, les portes d’accès et les flancs des motrices et de R 4 avec un marquage Lyria et France < > Suisse en nombre. Les aménagements ont été présentés mi-novembre. Nous y reviendrons. Toutes les rames 4718 à 4730 ont reçu la livrée Lyria ; les deux rames 4716 et 4717 troqueront leur livrée inOui d’ici à la mi-décembre.
Les rames 4701 à 4715 restent au parc SNCF pour assurer les dessertes Alleo France – Allemagne. Depuis l’année dernière, la livrée bleu et gris a été remplacée par la livrée carmillon et les attributs du service inOui.
Les rames POS retournent au parc SNCF. Depuis juillet, l’atelier d’Hellemmes leur pose la livrée carmillon, retire les spécificités Lyria des aménagements Lacroix et ajoute celles d’inOui. Rappelons que les rames du service inOui disposent a minima de prises de courant et du wifi. Une dizaine de rames étaient traitées mi-octobre (4402, 4403, 4410, 4412 à 4415, 4417) dont la 4402 qui conserve sur les motrices un marquage événementiel relatif au record du monde de vitesse sur rails de 2007.
Au SA 2020, ces rames sont transférées au Nord et à l’Est respectivement au nombre de 14 et cinq. On pourra les voir en roulement sur des trains intersecteurs type Lille – Nantes/Rennes ou Strasbourg – Rennes/Nantes. Mais sur le réseau nord, elles viendront surtout pour évincer les 19 rames du TGV SE encore présentes. Ces rames seront radiées. Le 15 décembre 2019 marque donc une date clé de la grande vitesse ferroviaire française avec la disparition de la totalité des rames de première génération.
L’arrivée des rames POS sur le Nord coïncide également avec la nouvelle grille de desserte TGV et TER des Hauts-de-France. Il y aura moins de TGV (77 allers-retours au lieu de 93) mais ils seront mieux positionnés.
Quatre candidats pour les LGV espagnoles
Dans le cadre du quatrième paquet ferroviaire, le gestionnaire de l’infrastructure espagnol, Adif, avait lancé en juin 2019 le processus d’ouverture à la concurrence des lignes à grande vitesse, avec une exploitation possible à partir du 14 décembre 2020. Quatre opérateurs ont sollicité l’Adif, à savoir l’opérateur historique espagnol Renfe Operadora, qui souhaite obtenir 20 % de sillons de plus qu’actuellement, Rielsfera la filiale espagnole de la SNCF, le consortium Motion Rail et Intermodalidad de Levante (Ilsa). Motion Rail regroupe le constructeur Talgo, la société d’investissement Trilantic Europe, qui possède 35,5 % du capital du groupe Talgo et le groupe Globalia qui possède la compagnie aérienne Air Europa. Ilsa, filiale de la compagnie aérienne Air Nostrum, qui a déjà demandé des sillons en France entre Montpellier et la frontière espagnole, s’est allié avec l’opérateur historique italien Trenitalia, le groupe de BTP Acciona s’étant retiré. Les demandes de sillons vont être examinées par Adif AV, qui propose au total deux fois 165 sillons par jour sur trois LGV espagnoles, puis par la commission de la concurrence et des marchés pour une signature des contrats pour 10 ans le 15 mars 2020.

La ligne 2 du tram de Nice en service
Suite au succès de la ligne 1 ouverte en 2007 à Nice, la ville a décidé la création de deux autres lignes. La ligne 2 avec 20 stations dont quatre en souterrain est ainsi entièrement opérationnelle depuis le 2 septembre 2019. Quant à la ligne 3 elle circulera d’ici la fin de l’année.
C’est en 2003 que le maire de Nice, Jacques Peyrat, décida de lancer l’idée d’une première ligne de tramway dans sa ville. La ligne 1 devait relier Nice nord (Las Planas) à Pont-Michel (Saint-Roch) en passant par la place Masséna. Mais les travaux s’annonçaient laborieux car il était nécessaire d’en profiter pour renouveler tous les réseaux d’eau, de gaz et d’électricité. Ils furent particulièrement pénibles dans les avenues descendantes (Gorbella, Borriglione, Malausséna et Jean-Médecin) car ces avenues furent jadis établies sur d’anciens ruisseaux qui avaient été recouverts. Or l’occasion se présentait de les convertir en conduites d’évacuation des eaux de pluie de grande dimension. Ces travaux durèrent plus d’un an et le mécontentement de la population fut grand, ils furent aussi contestés par les inconditionnels habituels de la voiture qui craignaient que ce moyen de transport d’un autre temps et coûteux ne les prive de circulation et de stationnement. En outre, des rumeurs de pots-de-vin et de favoritisme dans l’attribution des marchés discréditaient le maire et son projet. On doutait que le tram devienne un jour une réalité.
Or, la ligne ouvrit le 25 novembre 2007. Le succès immédiat fut si éclatant que plus personne ne pourrait s’en passer aujourd’hui, le temps de parcours pour gagner le centre étant devenu imbattable. La réorganisation des lignes d’autobus rabattues sur les stations profite même aux habitants des collines qui peuvent aussi utiliser les parcs-relais (Parcazur) au terminus de Las Planas (rebaptisé Henri-Sappia) et en d’autres points. Mais ce succès a une raison originale : la ligne étant isolée et exclusivement établie en site propre, elle est exploitée comme une ligne de métro. Les rames vont d’un terminus à l’autre, bénéficient aux carrefours de la signalisation qui leur accorde, naturellement sauf incident, la priorité. La vitesse autorisée s’élève à 50 km/h en certains points (Gorbella, Saint-Roch), ce qui n’est pas toujours évident pour un tram.
Bien qu’il ne soit pas spécialement amateur de voies ferrées, Christian Estrosi (le maire actuel, célèbre pour sa passion des motos) s’est lancé dans l’aventure de la ligne 2 (et 3 simultanément) que Jacques Peyrat avait dû abandonner au profit de bus en site propre. Et il s’y est investi avec passion ! Ici les travaux préparatoires ont été bien moins contraignants et, coup de théâtre, il lança l’idée de tracer la ligne en tunnel du quartier Grosso (Magnan) au port Lympia où le terminus était prévu sur le quai au niveau des bateaux. Bien sûr, le projet fut immédiatement l’objet de polémiques. Ce tunnel pharaonique et dispendieux allait ruiner la ville déjà lourdement endettée, les immeubles allaient s’écrouler, le sol gorgé d’eau n’est pas sûr, le centre-ville sera mal desservi et qu’arrivera-t-il en cas de tsunamis ? Patrick Allemand, conseiller municipal dans l’opposition, déplorait que l’absence de raccordement physique avec la ligne 1 aurait nécessité la construction d’un deuxième centre de maintenance des rames à Saint-Augustin, ce qui était une remarque très judicieuse, seulement, comment agrandir le premier ?
Le tram T 6 lyonnais en service
Depuis le 22 novembre, la métropole lyonnaise compte un nouveau tramway, le T 6. De Debourg à Hôpitaux-Est, la ligne de 6,7 km comporte 14 stations. Elle est en correspondance avec le métro B, le T 1 et le bus C 22 à Debourg, le T 4 à Beauvisage, le métro D à Mermoz-Pinel, les T 2 et T 5 à Desgenettes et les bus C 8 et C 9 à Hôpitaux-Est. En seconde phase, le T 6 doit être prolongé au nord vers La Doua en croisant le métro A et le T 3 avant d’arriver à la rencontre des T 1 et T 4. Et ce n’est pas fini pour le réseau de tramway puisque fin 2020, c’est le T 2 qui devrait être prolongé vers Confluences.

Alstom livre ses nouveaux trains régionaux en Italie
Alstom a livré les premiers trains Coradia Stream Pop destinés à circuler dans les régions italiennes de Vénétie et de Ligurie. Ces véhicules relèvent de l’accord-cadre signé par Alstom et Trenitalia en 2016, lequel porte sur 150 nouveaux trains régionaux de moyenne capacité au total. Selon ce contrat, 31 trains partiront en Vénétie, 15 en Ligurie. Les livraisons se poursuivront à un rythme rapide tout au long de l’année 2020. 14 trains Coradia Stream sont déjà opérationnels en Émilie-Romagne, première région à avoir officiellement passé commande. Les nouveaux trains s’inscrivent dans le cadre d’un plan lancé par Trenitalia (groupe italien FS) pour renouveler le transport régional. Ce plan prévoit un investissement d’environ 6 milliards d’euros pour 600 nouveaux trains, permettant de renouveler 80 % de la flotte en cinq ans. En raison du nombre de trains et de sa valeur, il s’agit d’un projet sans précédent pour l’Italie. Le Coradia Stream Pop est un train de type EMU (automotrice électrique) spécialement conçu pour desservir les lignes régionales. C’est le dernier-né de la gamme Coradia. Il propose 300 places assises, est capable d’atteindre une vitesse de 160 km/h et offre une bonne accessibilité grâce à son plancher surbaissé. Respectueux de l’environnement, le modèle Coradia Stream consomme 30 % d’énergie de moins que la génération précédente. Les trains Coradia Stream sont produits par Alstom en Italie.

FlixTrain se développe en Europe
FlixMobility va augmenter au service annuel 2020 son offre ferroviaire en Europe par l’intermédiaire de sa filiale FlixTrain. En Allemagne, les trains FlixTrain desserviront également les gares de Berlin Südkreuz, Lutherstadt Wittenberg Hbf, Halle (Saale) Hbf, Leipzig Hbf, Erfurt Hbf, Gotha et Eisenach et Aix-la-Chapelle. Au printemps, un nouvel aller-retour Berlin – Stuttgart sera créé. Mi-2020, les trains verts de FlixTrain circuleront également en Suède sur la relation Stockholm – Malmö et sur la relation Stockholm – Göteborg. L’opérateur
historique suédois SJ est déjà concurrencé en open access sur la ligne Stockholm – Malmö par Snälltaget filiale de Transdev, et sur la ligne Stockholm – Göteborg par le hongkongais MTR Express et par l’opérateur Skandinaviska Jernbanor. En juin 2019, FlixTrain avait demandé à l’Arafer des sillons sur les relations Paris – Lyon, Paris – Toulouse, Paris – Bordeaux, Paris – Nice (trains de nuit) et Paris – Bruxelles. FlixMobility, qui utilisait jusqu’à présent en Allemagne des voitures ex-DB, est en négociation avec des constructeurs pour agrandir son parc avec du matériel neuf et ancien modernisé.
Sérieuse expansion des liaisons TER en Nouvelle-Aquitaine
Pour l’horaire 2020 la région Nouvelle-Aquitaine frappe un grand coup en augmentant d’une soixantaine de circulations, soit un renforcement de l’offre de 8 % du nombre des TER roulant essentiellement sur le territoire des anciennes régions Aquitaine et Poitou-Charentes.
Depuis la naissance du TGV Océane en 2017 qui s’est accompagnée d’un redéploiement des dessertes sur la plupart des lignes, le trafic est passé de 45 000 à 60 000 voyageurs/jour, avec des surcharges au moment des pointes traditionnelles de trafic sur plusieurs itinéraires, comme par exemple Bordeaux – Coutras, Bordeaux – Facture, Bordeaux – Langon, etc.
Plusieurs lignes vont bénéficier d’améliorations visant la trame de desserte :
– Bordeaux – Bergerac – Le Buisson – Sarlat où vient de se terminer la modernisation du tronçon à voie unique Libourne – Bergerac avec fermeture de ligne ;
– Bordeaux – Saint-Mariens – Saint-Yzan (périurbain) ;
– Angoulême – Cognac – Saintes – Royan ; La Rochelle – Rochefort – Saintes ;
– Bayonne – Saint-Jean-Pied-de-Port.
Des études sont en cours pour la création à l’instar des Hauts-de-France de circulations TERGV sur la relation Poitiers – Angoulême – Libourne – Bordeaux, selon un schéma à définir.
2019 année des anniversaires en Île-de-France
2019 est une année anniversaire pour trois lignes de RER (A, C et E) et pour Transilien. Voici l’occasion de faire le point sur les projets d’un réseau francilien en profonde mutation qui doit prendre en compte une affluence toujours croissante.
De juillet à décembre, l’année 2019 nous a permis de fêter plusieurs anniversaires liés à des opérations majeures réalisées en Île-de-France… depuis 50 ans ! Oui, car en décembre, nous avons fêté les 50 ans de la ligne A du RER. Après des décennies de réflexion, après la publication du premier schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France, naissent les villes nouvelles (au nombre de huit ramené à cinq), des autoroutes urbaines et le Réseau express régional (RER).
En 1963, démarrent les travaux de création d’une liaison entre Boissy-Saint-Léger au sud-est de Paris et Nation en récupérant partiellement la ligne de la Bastille ex-SNCF. La nouvelle exploitation démarre le 14 décembre 1969. La RATP est à la manœuvre. Pour assurer un service de qualité digne du RER, le matériel roulant est neuf, spécialement construit pour l’occasion : le MS 61, tricaisse, avec une belle livrée gris et bleu.
Jusqu’en 1977, des travaux gigantesques se déroulent sous Paris pour relier Nation à Nanterre. À l’ouest, comme précédemment au sud-est, la SNCF cède la ligne de Saint-Germain-en-Laye à la RATP pour faire naître la première liaison est – ouest. L’ouverture du tronçon central Nation – Auber le 8 décembre 1977 marque officiellement la création du RER. Cette ligne du RER A reste un modèle du genre : matériel neuf, vitesse élevée, grand gabarit, commande centralisée, modernisation intégrale des sections de ligne existantes au sud-est comme à l’ouest (électrification, signalisation, plan de voies des gares, suppression des passages à niveau), des gares nouvelles intra-muros modernes (salles d’échanges, escaliers mécaniques, quais larges, commerces, contrôles d’accès). Jugées parfois démesurées lors de l’inauguration, elles apparaissent aujourd’hui tout juste dimensionnées pour absorber le flux des voyageurs et les correspondances. Les chiffres du RER A donnent le tournis : 1,4 million de voyageurs quotidiens, 20 % de croissance en 10 ans, notamment au fil des extensions et de l’habitat qui s’est développé le long de cet axe : vers Cergy et Poissy au nord-ouest et vers Chessy à l’est. En 1988, en reliant Cergy au cœur de Paris par le nouveau raccordement de Nanterre, l’exploitation est d’ailleurs devenue mixte (SNCF et RATP) avec comme particularité, un changement de conducteur en gare de Nanterre-Préfecture ; un schéma qui reproduit celui du RER B à Gare-du-Nord depuis 1983.
Alors, il faut innover. L’intégration de la ligne SNCF de Cergy nécessite l’acquisition de rames neuves bicourant type MI 84, dérivées des MI 79 construites pour le RER B. Pour gagner en régularité, la RATP installe l’automatisation avec Sacem en 1989. Cela ne suffit pas. En 1997, les trains gagnent un étage avec les rames MI 2N. Malgré leur rénovation de grande qualité, les MS 61 quittent la scène ferroviaire en 2016 après l’arrivée massive d’un nouveau matériel, le MI 09, depuis 2011. Avec le retrait du MI 84, la ligne est entièrement équipée de rames à deux niveaux. Le pilotage automatique est déployé à partir de 2017. En 2019, la SNCF intègre le poste de commandement de Vincennes et les installations de signalisation de Cergy y sont même reprises en télécommande. Dans le tronçon central, aux heures de pointe, l’intervalle entre deux trains est de 2 min 20.
Lille présente son futur métro
Le 14 novembre 2019, à l’occasion des 3es Assises des mobilités, la MEL (Métropole européenne de Lille) et Alstom ont présenté, dans les ateliers de maintenance de Villeneuve-d’Ascq, le futur métro qui équipera la cité nordiste. Basées sur les solutions de métro sur pneus d’Alstom, les nouvelles rames de 52 m seront mises en service en 2023. Dépourvues de cloison entre leurs quatre voitures et dotées d’intercirculations larges, elles pourront accueillir chacune 405 passagers. Elles seront équipées en première mondiale du système de pilotage automatique Urbalis Fluence.