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L’X 2403 est de retour !
L’X 2403 du CFHA (Chemin de fer de haute Auvergne) a fait son grand retour après quatre ans d’absence. Après révision, changement de ses essieux et de ses roues aux Ateliers de construction du Centre à Clermont-Ferrand, le 600 ch, classé monument historique, a effectué un périple dans le Massif central les 9 et 10 novembre dernier.
Depuis Clermont-Ferrand, il s’est tout d’abord rendu jusqu’à Laqueuille sur la ligne à trafic restreint de La Bourboule. De retour à Clermont, il a emprunté la ligne de Saint-Étienne – désormais limitée à Thiers – jusqu’à Pont-de-Dore pour circuler sur les voies du Syndicat ferroviaire du Livradois Forez. Destination : La Chaise-Dieu. Le lendemain il a poursuivi jusqu’au viaduc de Pontempeyrat peu avant Usson-en-Forez. En raison de travaux sur la ligne, il n’a pas été possible d’atteindre Estivareilles, le terminus du Chemin de fer du haut Forez. Il a repris ensuite la direction de Clermont-Ferrand passant de nouveau par Laqueuille.
RP267 : De Montreux à Zweisimmen et retour – En cabine d’une ABDe 8/8 et d’une Ast Superpanoramic (2e partie)
Nous voici de retour en Suisse, cette fois sur la ligne principale du Chemin de fer Montreux-Oberland-Bernois. Longue de 62 km, et construite à voie métrique, elle unit la Riviera Vaudoise à Zweisimmen, dans le canton de Berne. Son point culminant (1 270 m) se situe aux abords de Gstaad, l’une des stations de sport d’hiver les plus renommées d’Europe. Ici encore, il s’agit d’une ligne magnifique, que nous allons, au fil de ces DVD, parcourir d’abord en cabine d’une ancienne automotrice ABDe 8/8 série 4000 construite en 1968 (au train 2224), puis dans l’étrange « kiosque » de conduite surélevé d’une voiture-pilote Ast Superpanoramic (au train 2225). À partir de décembre 2020, des voitures à bogies à écartement variable devraient même permettre aux voyageurs de continuer sur Interlaken sans changer de train. La Suisse est bien le paradis du chemin de fer.
Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
Conception : Pascal Riffaud.
Durée : 35 min.
L’évolution du parc InterCity de la DB d’ici 2025
Courant juin 2019, l’activité grandes lignes des Chemins de fer allemands, DB Fernverkehr, a présenté sa stratégie de développement pour les trains InterCity sur la période 2019-2025. Durant celle-ci, la composition du parc de locomotives et de voitures utilisées sur les trains IC va être profondément modifiée.
Le matériel InterCity de première génération est désigné InterCity 1. Au service annuel 2019, DB Fernverkehr utilise 150 rames de voitures InterCity 1, majoritairement engagées en rame réversible. À fin 2024, plus aucune rame ne devrait être à l’effectif. Le nombre de voitures InterCity 1 devrait s’établir à 1040 en 2021, 836 en 2022, 734 en 2023 et 411 en 2024. Les objectifs du plan stratégique de 2018 n’ont pu être tenus à cause des retards de livraisons des ICE 4 et des rames IC 2, avec une différence de 377 voitures supplémentaires nécessaires en 2021, 316 en 2022 et 323 en 2023 par rapport aux prévisions. Ces rames sont actuellement remorquées par des locomotives électriques série 101 ou série 120 ainsi que par des locomotives diesels série 218. Toutes les locomotives électriques série 120 devraient être retirées du service InterCity au 31 décembre 2020. Leurs attributions se réduiront aux trains de matériel vide, désignés en Allemagne PbZ, et à la réserve en cas d’indisponibilité de locomotives série 101 ou de défaillance d’une voiture-pilote. Le nombre de locomotives électriques série 101 utilisées devrait passer de 145 actuellement à 130 en 2021, 99 en 2022 et 90 en 2023. Pour l’instant, le sort de cette série n’est pas encore fixé au-delà de 2023. Le nombre de locomotives diesels série 218 devrait passer de 29 actuellement à 25 en 2021, où elles seront remplacées progressivement par des locomotives diesels Traxx série 245 jusqu’en 2025. Par ailleurs la locomotive électrique 103.245, qui a été utilisée jusqu’en 2018 sur des trains IC en Bavière, a été transférée au musée de la DB. De plus, les deux dernières locomotives série 115, utilisées comme locomotives de manœuvres au dépôt de Berlin Rummelsburg, seront radiées le 31 décembre 2019.
Le matériel InterCity de deuxième génération est désigné InterCity 2 et comprend les IC 2 Dosto et les automotrices électriques Kiss. Le parc de matériel InterCity 2 va croître entre 2019 et 2025. En 2019, DB Fernverkehr dispose de 40 rames réversibles de voitures IC 2 Dosto, dont certaines sont homologuées pour circuler en Suisse. Ces rames sont composées de quatre voitures et d’une voiture pilote. En juin 2021, le parc de rames IC 2 devrait atteindre 69 rames. À l’horizon 2030, la DB devrait posséder 120 rames IC 2.
Keolis éliminé par manque de conducteurs dans la Ruhr
Keolis Deutschland (groupe SNCF) avait été sélectionné en juillet 2016 par l’autorité organisatrice de transport de la région Rhin-Ruhr, le VRR (Verkehrsverbund Rhein-Ruhr), pour l’exploitation à compter du 15 décembre 2019 des relations S-1 Dortmund Hbf – Solingen Hbf et S-4 Lütgendortmund – Unna et ce pour une durée de 12 ans. Constatant début septembre 2019 un manque de 60 à 80 conducteurs nécessaires pour remplir les clauses du contrat et considérant irréaliste que Keolis les trouve d’ici décembre 2019, le VRR a annoncé le 18 septembre 2019 qu’il rompait unilatéralement ce contrat d’un volume annuel de 4,8 millions de km-trains qui le liait avec Keolis. Pour assurer la continuité du service, le VRR a attribué directement l’exploitation de ces deux lignes de S-Bahn à l’exploitant actuel DB Regio en attendant le lancement d’un nouvel appel d’offres. Toutefois, Keolis étudie tous les recours possibles pour remettre en cause la décision du VRR. Le manque de conducteurs disponibles est en Allemagne un problème récurrent rencontré lors des changements d’opérateur. Parfois s’ajoute également le manque de matériel disponible, dû aux retards de livraison de certains constructeurs.

Brenner : un nouveau concept porté par le Land de Bavière
Alors que le tunnel de base du Brenner se creuse, le gouvernement bavarois, soucieux de favoriser le report modal de transport de marchandises sur le rail, a élaboré le concept de Breco, ou Brenner Corridor, prenant appui sur des matériels ferroviaires innovants. Explications.
La réalisation du tunnel de base du Brenner progresse : 109 km de galeries ont déjà été percés sur un total de 230 km. Mais aujourd’hui la part du transport routier pour les marchandises est de 71 %, celle du rail étant de 29 % sur cet axe qui concerne directement l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne. Particularité : la mise en œuvre de la route roulante de Brenner à Wörgl (sur sol tyrolien) fait que la part du rail en Bavière voisine est encore plus faible (22 %), ce qui expose les populations de la vallée allemande de l’Inn à de fortes nuisances et ce qui contrevient aux objectifs de la COP 21. Alors que plusieurs domaines d’activité ont commencé à réduire sensiblement leurs émissions en CO2, le secteur des transports reste pour sa part à des niveaux élevés, quand bien même un recours accru au rail permettrait d’abaisser sensiblement ces émissions. En effet, le ferroviaire est moins émetteur de 80 % en dioxyde de carbone.
Le ministère bavarois des Transports s’est donc emparé du dossier. Il souhaite diminuer de 2 % la part de la route (240 000 passages routiers) sur ces cinq prochaines années, ce qui implique de parvenir à charger et à faire circuler de manière efficace et économiquement viable quelque 20 trains supplémentaires par jour et par sens. À cet effet, il faut convoquer des tours de table mais aussi élaborer un concept innovant, alias Breco ou Brenner Corridor, qui parvienne à se substituer de manière transparente à la route.
Le tram d’Avignon en service
Depuis le 19 octobre, un nouveau réseau de tramways est en service à Avignon. Après Caen, la cité des Papes est la seconde métropole à se doter d’un tram cette année. Longue de 5 km, cette première ligne devrait être complétée à terme d’une seconde permettant la mise en place d’un véritable réseau connecté à des bus à « hautes fréquences » vers la périphérie. À la suite de Besançon et Aubagne, Avignon est la troisième agglomération moyenne à choisir le tramway dans une version courte. 14 rames Citadis Compact de 24 m composent le parc, dont l’un des trams a été baptisé par Mireille Mathieu, marraine de l’événement.

Euskotren : Bilbao Atxuri fermée et gare provisoire à Hendaye
Depuis le 9 septembre dernier la section Bilbao Atxuri – Kukullaga Etxebarri (4 km) de la ligne à voie métrique d’Euskotren de Bilbao Atxuri à Saint-Sébastien Amara via Amorebieta est fermée. Les trains qui y parvenaient ou en partaient encore étaient origine-destination Bermeo via Amorebieta. Désormais, ils sont reportés à Bilbao Matiko sur la ligne 3 du métro Kukullaga Etxebarri – Matiko (8 km, ouverte le 8 avril 2017) tout comme ceux venant ou partant de Saint-Sébastien, qui avaient déjà déserté la gare d’Atxuri depuis le 19 juin 2017.
Du 2 ou 4 octobre dernier, la gare Euskotren d’Hendaye, dotée d’une seule voie en impasse, située dans la cour de la gare SNCF, a été fermée avec les trains limités à Irun Ficoba. Depuis le 5 octobre, une gare provisoire a été ouverte avec un quai de 80 m en structure métallique à 150 m de l’ancienne, en cours de démolition pour faire place à un nouveau BV et à deux nouvelles voies en impasse. Cette gare, qui permet de relier Lasarte via Saint-Sébastien toutes les 30 min actuellement passera à une cadence de toutes les 15 min avec les nouvelles installations.
Le tramway T 1 à Asnières-Quatre-Routes
Deux mois d’avance ou huit mois de retard, on peut estimer de deux façons la mise en service du prolongement de 900 m du T 1 ouvert le 12 octobre. Attendue pour février ou mars 2019, l’ouverture de ce nouveau tronçon a été reportée à décembre avant qu’il soit finalement mis en service en octobre. Ce retard est dû à des difficultés de voiries bloquant un temps la poursuite des travaux.
Avec 220 000 voyageurs par jour, le T 1 est l’une des lignes les plus chargées d’Île-de-France. Le renouvellement des 32 rames TFS (type Grenoble) est en cours, l’appel d’offres lancé par IdFM devant se conclure l’an prochain avec la signature du contrat. Ce court prolongement d’une station jusqu’à Asnières-Quatre-Routes n’est que l’amorce d’une extension vers Colombes promise par les officiels avant les Jeux de 2024.
Le système Atlas d’Alstom va équiper 17 ICE 3 en ETCS niveau 2
Afin de les faire circuler sur la nouvelle ligne à grande vitesse Stuttgart – Ulm, la Deutsche Bahn vient de décider de doter 17 rames ICE 3 de l’ETCS niveau 2. Elle a choisi Alstom pour les équiper de son système de contrôle embarqué Atlas, pour environ 1,8 million d’euros par rame. Cet équipement permettra aussi aux ICE 3 d’emprunter la LGV Paris – Strasbourg sous signalisation ETCS. En fonction des besoins et des homologations, les rames ainsi dotées pourront aussi circuler en Suisse et en Belgique, justifiant l’appellation « signalisation européenne » de l’ETCS. D’ailleurs, six sites de production Alstom répartis dans trois pays d’Europe (Allemagne, France et Belgique) seront mis à contribution. Le système de contrôle ETCS sera interfacé avec le système de contrôle initial des rames en collaboration avec Siemens, le constructeur des rames. Le contrat inclut la maintenance du système durant six ans par Alstom.

La ligne 6 du métro entame sa mutation
Bientôt, le visage de la ligne 6 sera modifié avec l’arrivée d’un nouveau matériel roulant, le MP 89, venu de la 4. Prévu pour 2021, le compte à rebours est lancé, alors que la restauration de la partie aérienne de l’infrastructure de la ligne se poursuit.
En cette fin de XIXe siècle, la guerre fait rage à Paris. D’un côté, les partisans d’un métro souterrain qui se jouera plus facilement des encombrements de la ville. De l’autre, les défenseurs d’un chemin de fer aérien qui seul permettra d’évacuer les fumées des locomotives à vapeur. Les adeptes du viaduc sont prêts à éventrer quelques immeubles et à défigurer les plus beaux monuments de Paris pour la bonne cause.
À l’aube du xxe siècle, à l’heure de la réalisation de ce métro, les ingénieurs de la Ville de Paris avec à leur tête Fulgence Bienvenüe feront heureusement les bons choix, optant pour la traction électrique et un métro circulant en tunnel. Fin de la partie ? Pas tout à fait. Le passage en viaduc a aussi ses avantages, notamment pour franchir des obstacles. Et ce n’est pas ce qui manque à Paris. Dès la première ligne en 1900, le franchissement du canal Saint-Martin place de la Bastille s’opère en viaduc. Sur la ligne 2, il y a une série délicate, le faisceau de voies de la gare du Nord, celui un peu plus loin de la gare de l’Est et pour finir le canal Saint-Martin. Dans ce quartier périphérique de peu d’attrait architectural, on choisit donc de passer en viaduc entre les stations Anvers et Combat (devenue Colonel-Fabien). Pour autant, les ingénieurs font le choix de construire une structure légère et élégante qui sera comme posée délicatement sur le sol. Les quatre stations aériennes, aujourd’hui dénommées Barbès-Rochechouart, La Chapelle, Stalingrad et Jaurès, sont réalisées avec soin, ornées de nombreux motifs décoratifs. Cette première ligne avec une longue section aérienne constitue la partie nord d’une circulaire qui doit se compléter au sud par deux autres lignes, 5 et 6. Sans trop entrer dans le détail historique de la nomenclature des lignes du métro, la boucle sud est aujourd’hui constituée d’une seule ligne 6 d’Étoile à Nation. Là encore, les obstacles sont nombreux avec pour commencer le franchissement des faisceaux ferrés des gares de Bastille, d’Austerlitz et des Invalides. Mais bien pire, il y a deux traversées de la Seine. Pour s’en affranchir, on prévoit là encore passer en viaduc. Sur l’ensemble de l’actuelle ligne 6, il y a quatre sections aériennes, plus ou moins longues. Les deux franchissements de la Seine en constituent les obstacles majeurs, avec à l’ouest une difficulté supplémentaire avec la proximité de la tour Eiffel. L’ingénieur Jean-Camille Formigé est chargé plus spécialement de concevoir ces ouvrages d’art qui doivent être aussi légers qu’élégants.
Ces structures sont aujourd’hui plus que centenaires et malgré la qualité de leur réalisation, il était indispensable de les reprendre en profondeur. L’ensemble du réseau de métro compte trois lignes avec des sections aériennes, outre les 2 et 6 précitées, il y a également un franchissement de la Seine à Austerlitz pour la ligne 5, qui après avoir traversé la gare, se prolonge en viaduc jusqu’à Saint-Marcel. La RATP a lancé une campagne de réfection qui s’est étalée sur plus de 20 ans. Les travaux se divisent en deux phases distinctes : remise en étanchéité et peinture. Les tout premiers chantiers ont commencé en 1997 sur la ligne 6 entre Denfert et Place-d’Italie. Ils ont été suivis en 1999 et 2000 de la mise en étanchéité du viaduc de la ligne 2.