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LES BB 27000 quadrillent la France
Exclusivement affectées au trafic au fret, les BB 27000 sont acquises à 180 exemplaires par la SNCF au début des années 2000. Ces machines, essentiellement présentes sur les convois des lignes de l’Est et du Nord, font également des incursions sur les axes de l’Ouest et du Sud-Ouest, sans oublier la région parisienne… Les besoins de Fret SNCF se réduisant, aujourd’hui 40 % du parc est destiné à la location via Akiem, filiale de la SNCF.
Avec leurs homologues BB 37000, 37500 et 27300, les BB 27000 sont les toutes dernières locomotives électriques acquises par la SNCF au début des années 2000. Du type Prima de la firme Alstom à motorisation asynchrone, elles sont bicourant 1,5/25 kV et limitées à 140 km/h. Affectées exclusivement au fret, elles ne sont pas utilisables en trafic voyageurs car dépourvues du chauffage électrique des rames. Elles sont aptes à fonctionner en unités multiples et leur puissance de 4 200 kW les place en retrait des BB 26000 récemment livrées. D’une masse de 90 t, elles sont capables de fonctionner avec un entretien réduit. Leurs cabines climatisées ont un poste de conduite central.
Destinées à remplacer des séries anciennes tant à courant continu (CC 6500, BB 8500 et 9200) que monophasé (BB 12000 et 16500), elles doivent permettre d’amorcer la relève des premières séries de bicourant (BB 25100, 25150 et 25200). Une première tranche de 90 machines est commandée à l’usine de Belfort le 4 novembre 1998, elle est suivie en juin 2001 d’une tranche optionnelle de 120 engins supplémentaires dont les 30 derniers sont convertis en cours de construction en BB 37000 tricourant.
Avignon, première affectation de la série
Les premières unités subissent courant 2001 les tests de réception traditionnels relatifs au comportement des moteurs, freins, pantographes, bogies lors de courses d’essais sous les deux types de courant sur Paris – Lyon – Marseille, en Champagne, dans le val de Loire et en Sologne. Nettement moins mouvementée que l’entrée en scène des BB 26000, la réception de chacune d’elles est validée après une course de réception comme elles sur Dijon – Dôle – Vallorbe comportant le plan incliné en 20 mm/m de Mouchard à Frasne.
Les premières machines sont affectées au dépôt d’Avignon à l’automne 2001 sauf les 27003 et 27004 qui restent à disposition de la direction du Matériel pour investigations et la

Plus de TER dans les Côtes-d’Armor en 2026
En septembre 2026, les Côtes d’Armor compteront 17 circulations TER supplémentaires. Voilà ce que permettra le protocole BreizhGo Express Nord Armor, signé le 17 mars, par la région Bretagne et cinq intercommunalités (Guingamp-Paimpol, Lannion, Lamballe, Saint-Brieuc, Lanvollon). Les six partenaires se sont entendus sur le financement des nouvelles circulations et l’acquisition de matériels roulants de type Regio 2N. Parmi les 17 nouvelles circulations TER, qui s’ajouteront aux 33 existantes, figurent huit circulations entre Rennes et Brest, trois entre Plouaret et Lannion, quatre entre Guingamp et Saint-Brieuc et deux entre Lannion et Saint-Brieuc. Le protocole de coopération BreizhGo Express Nord Armor permettra d’approcher un cadencement avec des TER toutes les 30 min dans les gares principales aux heures de pointe.
BreizhGo Express Nord Armor fait écho à l’accord entériné en décembre 2024, qui prévoit d’augmenter les circulations sur l’axe Vannes – Quimper en Bretagne sud avec 17 TER en plus par jour à partir de septembre 2025 et 21 en septembre 2026. L’objectif est de diminuer la circulation routière sur la RN 165

De nouveaux remèdes pour la ligne malade Paris – Clermont
Philippe Tabarot, le ministre des Transports, a dévoilé le 11 avril un nouveau plan d’amélioration pour la ligne Paris – Clermont- Ferrand, qui connaît des dysfonctionnements récurrents. Le nouveau plan prévoit, dans un premier temps, d’améliorer la maintenance préventive des locomotives et de renforcer les équipes de maintenance par deux postes d’ingénieur au technicentre de Paris-Rive gauche à Ivry et à celui de Villeneuve- Saint-Georges, chargés de l’entretien des locomotives de la ligne.
Il vient après un premier plan, en février 2024, qui a peiné à montrer son efficacité contre les pannes récurrentes des BB 26000 : « Les plans de fiabilisation successifs ciblent chacun des éléments défectueux. Nos investigations montrent que les pannes sont résolues, mais de nouveaux problèmes surviennent sur d’autres composants », explique SNCF Voyageurs. Les recherches de la SNCF pour trouver des locomotives de substitution ayant échoué, un groupe de travail extérieur va être chargé de rechercher des machines avec l’aide du cabinet suisse d’expertises SMA, spécialisé dans le transport et la mobilité qui contacteront les six ou sept loueurs européens de matériels de traction pour trouver des machines disponibles et compatibles avec l’infrastructure. Un deuxième groupe de travail s’occupera d’améliorer la prise en charge des voyageurs en cas d’incidents de longue durée. Ces deux groupes présenteront leurs travaux fin juillet.
Des mesures sont également mises en place en faveur des voyageurs : 10 000 billets Paris – Clermont- Ferrand seront mis en vente à 19 euros en juin et une réduction de 10 % est prévue pour les forfaits 2025 des abonnés. Enfin, une indemnisation de 200 % s’appliquera en cas de retard de plus de trois heures.
Des efforts sont pourtant engagés depuis plusieurs années pour améliorer la fiabilité de cette ligne mais la qualité n’est toujours pas au rendez-vous, a regretté le ministre des Transports. Depuis 2018, SNCF Réseau a ainsi investi 760 millions d’euros pour la régénération de l’infrastructure et 130 millions pour des opérations de modernisation, financées par l’État et la région Auvergne-Rhône- Alpes. Par ailleurs, 365 millions d’euros ont été consacrés à l’acquisition de nouvelles rames Oxygène et les installations de maintenance de la ligne, Les nouvelles rames construites par CAF, qui doivent être mises en service fin 2027.
Pour aller plus loin, une étude sera prochainement lancée pour définir les travaux nécessaires à une qualité de service optimale et évaluer la faisabilité d’un gain de temps de 20 à 30 min. Les conclusions sont attendues début 2026, avec des rapports intermédiaires à l’automne

Alstom se réorganise pour accélérer la production de ses trains à grande vitesse
Pointé pour ses retards récurrents dans la livraison des trains, Alstom se réorganise et s’apprête à investir plus de 150 millions d’euros pour augmenter la capacité de production de ses sites en France. En particulier pour faire face à la demande sur le segment de la grande vitesse ferroviaire (avec son train Avelia Horizon) et surtout répondre aux impatiences de ses clients. La SNCF attend ainsi depuis 2023 les premières des 115 rames du TGV M qu’elle a commandées et qui sont désormais espérées pour début 2026. Alstom a aussi vendu des exemplaires de son train aux États-Unis ainsi que 12 rames à l’opérateur privé Proxima. Tout récemment, le Maroc a confirmé une commande de 18 rames.
Le constructeur français, qui ne dispose que d’une seule ligne de La rame 1005 du TGV M vue à Belfort. production et d’assemblage pour le TGV M, a annoncé début avril qu’il allait mettre en place une nouvelle ligne d’assemblage pour les trains à grande vitesse sur le site de Valenciennes-Petite-Forêt, jusqu’alors spécialisé dans la conception et la réalisation de métros, trams-trains, RER et trains 30 millions d’euros.
Les lignes de chaudronnerie et d’assemblage pour les trains Avelia doivent aussi être doublées sur le site de La Rochelle. Par ailleurs, à Belfort, un nouveau bâtiment sera construit, dédié aux activités de préparation à la mise en service commercial des trains à très grande vitesse. D’une lon- gueur de 250 m, il pourra accueillir une rame Avelia Horizon complète. « Des investissements sont également prévus sur les sites fabriquant des composants pour les trains à très grande vitesse Avelia, comme Petit-Quevilly, Ornans, Tarbes et Le Creusot, notamment en ce qui concerne la robotisation et les tech- niques de soudage avancées », indique le groupe dans un commu- niqué, en précisant investir « égale- ment dans sa chaîne d’approvision- nement afin d’aider ses fournisseurs à accompagner le groupe dans cette montée en puissance ».
L’objectif est de passer d’une douzaine de rames produites l’an prochain à un doublement à moyen terme. 1 000 personnes doivent être embauchées dès cette année.

Huit automotrices hybrides commandées pour les Chemins de fer de Provence
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a commandé le 16 avril 2025, pour un montant total de 82,5 millions d’euros, au construc- teur suisse Stadler huit automo- trices hybrides biodiesels-batteries à voie métrique de type Bem 4/8 destinées aux Chemins de fer de Provence (CP). À deux caisses, elles auront une puissance conti- nue de 800 kW, une vitesse maxi- mum de 100 km/h, une longueur de 39,874 m, et une capacité de 86 places assises et de 98 debout.
Une station de recharge des batteries sera également construite à Nice. Ces Bem 4/8 fonctionneront en mode batterie sur le tronçon inférieur de la ligne Nice – Digne (151 km), en particulier entre Nice et Plan-du-Var, et en mode diesel au-delà vers Digne, ce qui permettra de réduire de 77 % les émissions de CO2 par rapport à celles des automotrices diesels actuellement utilisées par les CP. Construites sur le site suisse Stadler de Bussnang, ces Bem 4/8 devraient entrer en service en 2028.

RP 322 : Le premier train de L’APPMF
Le samedi 5 avril 2025 l’APPMF (Association pour la préservation du patrimoine et des métiers ferroviaires) a réalisé son premier train entre Vierzon et Le Mans. En tête de celui-ci, une machine construite dans les années 50 ! Cela fait plus d’une décennie que les membres de l’association se sont lancés dans l’aventure de sa restauration. Pour l’équipe, ce premier voyage était donc un aboutissement. Les longues heures de travail passées sur le moteur puis la carrosserie de l’engin ont payé. Dans le DVD de ce mois, nous vous proposons d’en revivre les derniers préparatifs et les meilleurs moments.
T. Pupier
Durée : 21 min

Vénissieux-saint-priest : une plateforme de transport combiné qui monte en puissance
Au terme du chantier de réaménagement qui s’est déroulé de septembre 2022 à l’automne 2024, la plus grande plateforme multimodale de la région Auvergne-Rhône-Alpes conforte sa place stratégique et voit ses capacités renforcées de l’ordre de 40 %. C’est un soulagement pour Naviland Cargo et Novatrans, les deux opérateurs de transport combiné de la plateforme, qui disposent désormais d’un outil adapté pour développer leurs activités.
Dans le cadre de sa stratégie nationale pour le développement du fret ferroviaire, adoptée par décret le 18 mars 2022, l’État a inscrit dans la loi des objectifs ambitieux à la hauteur de l’enjeu de diminution de l’impact environnemental des transports. L’ambition est d’atteindre, sur le territoire national, une part modale du fret ferroviaire de 18 % en 2030 et 25 % en 2050, contre 10 % aujourd’hui. L’un des leviers que l’État souhaite activer pour atteindre ces objectifs est le transport combiné, dont le potentiel de développement se concrétisera grâce à la création ou au réaménagement de plateformes de transport combiné existantes.
Si les atouts du fret ferroviaire sont indéniables, force est de constater qu’il y a, jusqu’à aujourd’hui, un grand décalage entre les paroles et les actes. Pourtant, il semble bien que nous abordions une nouvelle ère. Le projet de réaménagement de la plateforme de Vénissieux-Saint-Priest est l’occasion de comprendre comment SNCF Réseau a su mener à bien en cinq ans cette opération utile à la collectivité. C’est l’occasion de mieux comprendre les enjeux et le rôle de la maîtrise d’ouvrage assurée par SNCF Réseau sur une telle opération.
Un peu d’histoire…
Le CTC (chantier de transport combiné) de Vénissieux-Saint-Priest a été créé dans les années 70 sur près de 17 hectares. Il constitue la plus grande plateforme multimodale de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le site de Vénissieux-Saint-Priest est identifié par l’État comme un équipement d’intermodalité marchandises d’envergure aux horizons courtmoyen- long termes dans le Schéma directeur national du transport combiné (publié en octobre 2024).
Cette plateforme multimodale se situe sur la commune de Saint-Priest, en limite de la commune de Vénissieux, au coeur de l’étoile ferroviaire lyonnaise. Elle est connectée à la ligne ferroviaire Lyon – Grenoble au niveau du triage de Vénissieux où sont réceptionnés ou expédiés des trains vers diverses destinations : Fossur- Mer, Le Havre, Valenton, Gevrey, Strasbourg, Rennes, Saint-Pierre-des-Corps, Dourges Delta 3, Duisbourg…
La plateforme est organisée en quatre cours de manutention, propriétés de SNCF Réseau, qui sont mises à la disposition de deux OTC (opérateurs de transport combiné), Naviland Cargo, filiale de RLE (Rail Logistics Europe), et Novatrans (groupe Charles André).
Les trains du combiné circulent majoritairement en « saut de nuit » : cela signifie qu’ils sont réceptionnés au triage de Vénissieux (via le poste F ouvert en 2 x 8 h avec une longueur limitée à 680 m) en fin de nuit pour y être déchargés le matin même, puis repartent en fin de journée après avoir été rechargés dans l’après-midi.

AMIENS – ROUEN Une transversale providentielle pour les détournements
La transversale Amiens – Rouen est mise en service à double voie en 1867 pour les trafics voyageurs et marchandises. La ligne va supporter un trafic militaire intense durant les deux guerres. Après-guerre, le trafic fret qui bénéficie des débouchés des ports de Rouen et du Havre est important sur cet axe desservant des régions à vocation industrielle. Aujourd’hui, le trafic marchandises y est sensiblement réduit et l’offre voyageurs demeure modeste.
Conçue d’un commun accord entre les Compagnies de l’Ouest et du Nord, cette transversale numérotée 321 au catalogue RFN unit les vallées de la Somme et de la Seine. D’un développement de 113,6 km, elle traverse les départements de la Somme, la corne septentrionale de celui de l’Oise, puis de la Seine-Inférieure (rebaptisée Seine-Maritime en 1955). Elle démarre en gare d’Amiens à l’altitude 29, d’abord en tronc commun sur deux kilomètres à l’intérieur des quartiers ouest de la préfecture picarde avec la radiale littorale Amiens – Calais, puis se dirige vers le sud-ouest avec une bifurcation à Saleux au Km 7,6 où se détache une voie unique rejoignant Beauvais. En rampe continue pour s’élever sur les ondulations du plateau agricole semi-boisé du pays de Bray, elle dessert Poix-de-Picardie, puis recoupe à Abancourt et à Serqueux les radiales régionales Paris – Dieppe et Le Tréport. Entre deux, elle atteint son point culminant à la cote 228 en gare de Formerie, un second point haut à 210 m se situe au Km 85,690. Laissant à Montérolier- Buchy une voie unique rejoignant Clères, puis la ligne Paris – Le Havre à Motteville, elle descend vers l’agglomération rouennaise et sectionne cette dernière radiale à Darnétal pour aboutir en gare terminus de Rouen-Martainville à 28 m au-dessus du niveau de la mer.
Sa mise en service à double voie est intervenue le 18 avril 1867 pour les voyageurs et le 26 pour les marchandises. Peu après son ouverture, elle connaît l’invasion des Prussiens en 1870, mais s’en sort sans dommages.
Assez curviligne, elle présente néanmoins deux zones en alignement, l’une de 6 250 m en aval de Fouilloy, l’autre de 6 830 m entre Montérolier et Longuerue-Vieux-Manoir. Elle renferme 23 gares et haltes intermédiaires et plusieurs ouvrages en briques à savoir les tunnels amiénois de la Porte-de-Paris et de Longueville longs de 280 m et 198 m, de Famechon (460 m) et de Sommery (1 489 m), les viaducs en maçonnerie de Poix ou de la Faille (246 m) et de Darnétal (263 m). En dehors de courbes tombant à 500 m de rayon à Serqueux, les déclivités n’excédant pas 6 mm/m sauf de Morgny à Darnétal où elles atteignent 11 mm/m.
La gare de Martainville, en cul-de-sac dans les quartiers sud de la ville, justifie la construction d’un vaste bâtiment voyageurs rappelant celui édifié à Soissons, avec corps central encadré de deux pavillons à étages, d’un dépôt de locomotives avec rotonde et d’installations marchandises (débords, halles). À partir de 1878 un raccordement va permettre de relier Darnétal à Sotteville à l’intention des trains de marchandises. En 1885 elle devient l’antichambre des voies de quai du port de Rouen rive droite. Mais l’inconvénient des transbordements obligés de voyageurs en correspondance entre les gares de Martainville et Rouen-Rive-Droite conduit le réseau de l’Ouest à créer des liaisons entre cette gare et Montérolier via Clères et le raccordement d’Étaimpuis. Il faudra attendre le 20 mars 1915 pour que le nouveau réseau de l’État, ayant succédé à l’Ouest en 1909, mette en service le raccordement Darnétal – Rouen-Rive-Droite.
Notons qu’une voie ferrée d’intérêt local à voie normale de 10 km joignant Montérolier à la commune de Saint-Saëns, connue par ses filatures et le travail du cuir, est exploitée par la Compagnie du Nord à compter de 1900.

Opérations mi-vie en Normandie
Comme les autres régions, la Normandie s’est impliquée dans le programme OpTER qui permet la rénovation mi-vie des AGC et TER 2N NG. Elle a choisi le site industriel historique de Quatre Mares à Sotteville-lès-Rouen pour réaliser cette opération.
Le technicentre de Quatre Mares
Près de Rouen, le technicentre industriel de Quatre Mares est un ensemble d’ateliers ferroviaires voué à l’entretien du matériel roulant. Le site historique est construit à partir de 1913. Les premières locomotives à vapeur y sont entretenues dès 1917. Une première reconversion a lieu en 1960 pour recevoir des locomotives diesels, puis diesels-électriques et enfin électriques. Les agents assurent des opérations de niveaux 4 (rénovation au type, à savoir une éventuelle remise à niveau à l’identique) et 5 (modernisation). Dernièrement, l’atelier a traité le prototype de BB 27000 autonome avec Alstom. Il a aussi effectué jusqu’en 2024 l’équipement en ERTMS de BB 27000 pour le Fret. Le technicentre traite en ce moment neuf locomotives BB 22200 des Hauts-de-France pour monter le multiplexage. Un nouvel atelier a été construit récemment sur un site voisin pour assurer la maintenance des niveaux 1 à 3 des nouvelles rames Omneo et Régiolis.
83 rames AGC en rénovation d’ici 2031
Le programme OpTER concerne 934 engins dont 235 TER 2N NG et 699 AGC. La Normandie ne possède que des AGC. La Région a voté un budget de 153 millions d’euros pour en rénover 56. Au départ, il y a deux phases. Une première de 30 rames : 14 X 76500 tricaisses ex-Basse-Normandie, 16 Z 27500 dont neuf quadricaisses ex-Basse- Normandie et sept tricaisses ex-Haute-Normandie. Puis une seconde phase de 26 rames : 17 Z 27500 tricaisses et neuf B 82500 toutes de Haute-Normandie. Suite à des mouvements récents de parcs interrégions (quatre Z 27500 quadricaisses transférés vers le Centre-Val de Loire et quatre B 82500 récupérés en Île-de-France), la répartition des 56 rames est finalement la suivante : 29 Z 27500, 14 X 76500 et 13 B 82500. Ces derniers, plus récents, passeront en fin de programme.

À la découverte des aménagements du TGV M
SNCF Voyageurs et Alstom ont dévoilé le 11 mars les aménagements intérieurs du nouveau TGV M. Entre classicisme et innovations, cette cinquième génération de TGV va accompagner la croissance du trafic et se confronter à la concurrence. Visitons-le ensemble en avant-première, en attendant 2026 pour voyager à bord.
Paris-Lyon, voie 5. La rame 1007 stationne aux côtés d’autres TGV Duplex. Elle va accueillir ses premiers visiteurs. Cette rame comporte neuf voitures à deux niveaux encadrées par les motrices 22013 et 22014. Avec ses 423 t, elle mesure 202,24 m comme la grande majorité des rames du parc TGV. Finie la livrée Carmillon, la livrée de ce nouveau TGV est blanche avec une vague grise qui serpente le long de la caisse. La face avant est noire en forme d’ellipse englobant le parebrise central de la cabine jusqu’aux phares et la partie supérieure des trappes d’attelage. Sur les faces latérales, la seule touche de couleur est le rouge dit Frenchberry des portes d’accès et des logos TGV inOui et SNCF Voyageurs.
Pour Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, le TGV M va être la référence de la grande vitesse. Cet investissement de 4,5 milliards d’euros est réalisé sur fonds propres grâce aux bénéfices de l’entreprise. Lancé en 2016, ce projet a fait l’objet d’une coconstruction originale avec Alstom, avec le soutien de l’État via l’Ademe et le Secrétariat général pour l’Investissement.
Les ingénieurs et techniciens des deux entreprises ont partagé un plateau commun, un cadre inédit. Pour Henri Poupard-Lafarge, PDG d’Alstom, le TGV M, issu de la gamme Avelia, est doté de performances suffisamment uniques pour en faire le plus moderne aujourd’hui dans le monde. Les innovations industrielles ont mis à contribution 11 sites de l’industriel en France.
Un investissement de 50 millions d’euros a été consacré aux ateliers principaux pour automatiser les lignes de production et augmenter la capacité de production. Un nouveau bâtiment va être construit à Belfort. Long de 250 m, il pourra accueillir une rame entière et participer aux essais avant la mise en service. Rappelons qu’Alstom doit aussi construire les 12 rames Avelia commandées par Proxima.
Pour Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports, le TGV M est une prouesse industrielle et un succès du « made en France » qui doivent servir à améliorer la qualité du service.