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  • Ferrocampus propose un nouveau cursus

    Ferrocampus propose un nouveau cursus

    À partir de la rentrée de septembre 2025, 25 étudiants seront admis dans un nouveau cursus dédié aux métiers du ferroviaire. L’association Ferrocampus, associée à La Rochelle Université, vient de lancer une nouvelle licence professionnelle ferroviaire dédiée aux métiers de l’électricité et de l’énergie.

    L’enseignement, dispensé au lycée Bernard Palissy de Saintes, est ouvert aux étudiants titulaires d’un BTS électrotechnique maintenance des systèmes et conception- réalisation des systèmes automatisés. À l’issue de la formation, qui durera une année en alternance, les étudiants diplômés auront la possibilité de poursuivre leur cursus ou d’intégrer le marché du travail. En 2027, Ferrocampus proposera une nouvelle licence professionnelle et ouvrira une école d’ingénieurs ferroviaires baptisée Sup’Ferro.

  • Bientôt deux nouvelles lignes de tramway à Bordeaux

    Bientôt deux nouvelles lignes de tramway à Bordeaux

    L’alphabet du tram bordelais gagnera deux nouvelles lettres à la rentrée 2025. Après les lignes A, B, C et D, les nouvelles lignes E et F viendront proposer une offre plus lisible pour le voyageur. Aujourd’hui, le réseau de quatre lignes compte 11 terminus, ce qui complique un peu la tâche de l’exploitant, en particulier sur la A qui comporte à elle seule quatre branches. Dans le cadre de la nouvelle délégation de service public du réseau TBM (Transports Bordeaux Métropole), de nouveau confiée à Keolis, plusieurs de ces branches vont venir s’intégrer aux lignes E et F, proposant une nouvelle offre… avec le même réseau.

    C’est en effet avec une infrastructure identique, mais utilisée différemment, que la métropole fait évoluer ses tramways. Jouant comme d’autres villes sur « l’effet réseau », Bordeaux proposera ces nouvelles connexions en installant de nouveaux appareils de voies. La ligne E partira de la gare de Blanquefort, aujourd’hui sur la ligne C, jusqu’à Floirac, en reprenant la branche de la ligne A. Pareillement, la F créera une liaison directe de l’Aéroport (ligne A aujourd’hui) jusqu’à la gare de Bègles sur l’actuelle ligne C, via la gare Saint-Jean. À l’issue de cette restructuration, seule la ligne B restée inchangée, conservera deux branches au sud-ouest de la métropole.

  • Un nouveau terminal à Miramas

    Un nouveau terminal à Miramas

    Après des travaux lancés en 2022 et une mise en exploitation le 1er mai 2024, le nouveau terminal Ouest Provence implanté à Grans-Miramas, à proximité du grand port maritime de Marseille, a été inauguré le 31 janvier. Le site de 13,5 ha est embranché au réseau ferré national par le raccordement de Clésud au moyen d’une voie électrifiée en 1,5 kV continu. Dédié au transport combiné rail-route, il permet la réception simultanée de quatre trains de 850 m de long.

    Pour cela, il dispose de trois voies manutentionnées avec des portiques à pilotage déporté et une voie manutentionnée avec des grues routières électriques. Un locotracteur électrique assure les manoeuvres éventuelles. Trois trains assurent à ce jour des liaisons ferroviaires quotidiennes en provenance de Bonneuil, Nancy et Lille (via Avignon). Le traitement au démarrage est de 44 000 unités par an avec un objectif de 73 000 à cinq ans. Le financement a notamment été assuré par l’Union européenne, l’État, la région Provence-Alpes- Côte d’Azur, la métropole Aix-Marseille- Provence, les sociétés Terminal Ouest Provence et Open Modal. L’opérateur de terminal multimodal BTM assure l’exploitation.

  • Les pénalités de SNCF Voyageurs reversées aux abonnés des trains liO

    Les pénalités de SNCF Voyageurs reversées aux abonnés des trains liO

    La région Occitanie applique à la SNCF les plus fortes pénalités de France en cas de non-réalisation des objectifs de fiabilité et de ponctualité des TER par SNCF Voyageurs. En 2024, trop de trains ont été supprimés et la ponctualité des TER liO n’a été que de 88,3 % pour un objectif fixé à 90,3 %. La région a annoncé le 4 mars 2025 qu’elle allait reverser ces pénalités aux abonnés titulaires des abonnements trains liO FréquenciO’ et Kartatoo, qui étaient actifs entre septembre et décembre 2024, sous forme d’un remboursement d’un mois d’abonnement.

  • MF 19, la nouvelle génération du métro parisien

    MF 19, la nouvelle génération du métro parisien

    Plus de confort, de sobriété et de sécurité. Ce sont les promesses du nouveau MF 19 (métro fer commandé en 2019), qui va prochainement arriver sur huit des 16 lignes du métro parisien. En commençant par la ligne 10.

    Nous aurons les métros les plus modernes du monde », a souligné le 14 février Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de- France, lors de la présentation de la première rame MF 19 accueillie à l’atelier RATP de Bobigny en Seine-Saint-Denis.

    Le MF 19, qui entame désormais ses essais, sera d’abord mis en service sur la ligne 10 reliant Boulogne Pont de Saint-Cloud à la gare d’Austerlitz. Six rames seront entre les mains de la RATP à la fin de l’année. La Régie en mettra une en service, tandis que les autres commenceront les essais. Puis un exemplaire, puis deux, seront livrés chaque mois jusqu’à atteindre un total de 30 rames sur la ligne 10 d’ici à la fin 2027.

    Les métros anciens (les MF 67, MF 77 et MF 88, vieux d’une quarantaine à une cinquantaine d’années) seront progressivement remplacés par des MF 19 sur les lignes 7bis, 3bis, 13, 12, 8, 3 et 7. Ce qui représente une commande pouvant aller jusqu’à 410 rames et 2,9 milliards d’euros.

    Le matériel sera ainsi entièrement renouvelé sur ces huit lignes d’ici 2033. 600 millions de passagers annuels sont concernés.

    Une rame modulable

    Ce métro nouvelle génération a nécessité plusieurs années de travail, mené en partenariat par Alstom, la RATP et IdFM pour en définir le concept, les fonctionnalités et le design. Les rames « Boa », permettant de circuler d’un bout à l’autre de la rame sans interruption, sont modulables : elles pourront être composées de quatre ou cinq voitures en fonction des lignes et de leur fréquentation. Trois longueurs sont également possibles : 61 m (quatre voitures), 76,1 m (cinq voitures version courte) et 77,5 m (cinq voitures version longue) en fonction de la longueur du quai.

  • Nouvelle ITE sur la ligne régionale Colombiers – Maureilhan

    Nouvelle ITE sur la ligne régionale Colombiers – Maureilhan

    Dans l’Hérault, la ligne régionale d’Occitanie Colombiers – Maureilhan (6,1 km) comporte une seule ITE active, celle d’Amiel au Pk 1,602. C’est cette dernière qui assure l’intégralité du trafic actuellement. En 2023, les trafics étaient de 103 trains (AR cumulés) ayant acheminé 1 120 wagons, soit 30 200 t. Amiel expédie du vin en vrac avec deux trains par semaine à destination de Prahecq (79). La traction est assurée par Europorte. À Maureilhan, la gare avec sept voies servant de stockage de wagons n’a plus d’activité depuis que l’entreprise Claude, sise à Colombiers, n’a plus besoin de cette capacité supplémentaire.

    Il n’y a plus de réception/expédition de trains en gare de Maureilhan. Le projet de la création d’une ITE au Pk 4,507 (dont l’aiguille avait été posée) devrait être relancé pour la verrerie O-I-France. La nouveauté est la réalisation au dernier trimestre 2024 de la partie publique d’une ITE au Pk 1,495 pour la nouvelle usine à construire d’ECM-Group qui produira des « hotbox » (contenants de type fours industriels qui encapsuleront des électrolyseurs hydrogène). Cette entreprise utilisera le mode ferroviaire pour la réception des matières premières et l’expédition de ses productions. La mise en exploitation de l’usine est pressentie pour 2027/2028.

  • Premier bilan sur les réservations dans les TER du Grand Est

    Premier bilan sur les réservations dans les TER du Grand Est

    Depuis sept mois, la région Grand Est a imposé la réservation obligatoire sur les TER des lignes 1 et 4. La mesure est destinée à mieux répartir les voyageurs à bord des trains et à réguler l’affluence. Pour autant, elle crée également une gêne puisque le train peut être considéré comme complet et ne plus proposer de places à bord, sauf à se reporter sur la 1re classe. Aujourd’hui, la région avance un premier bilan jugé plutôt satisfaisant.

    Les notes attribuées par les voyageurs occasionnels varient entre 7,6 et 8,2 sur 10, contre 5,5 avant la mesure. Pareillement, elle relève une forte diminution des réclamations pour suraffluence et une meilleure répartition à bord des différents trains, malgré une hausse globale du trafic de 8 %. Reste que c’est bien auprès des habitués que la mesure est la plus contestée, considérée comme la perte d’une certaine souplesse dans le choix des horaires des trains.

  • Une convention citoyenne pour sauver le tram nord de Strasbourg

    Une convention citoyenne pour sauver le tram nord de Strasbourg

    Après le rejet de la DUP du projet de tram nord à Strasbourg, les élus se sont engagés à reprendre le dossier en main. L’enjeu est d’autant plus important qu’au-delà de l’extension du réseau, il s’agit de créer un contournement de la place de l’Homme de Fer, totalement saturée en période de pointe. Pour éviter de se heurter à un nouveau refus des populations concernées et obtenir un consensus sur la nouvelle version du projet, la métropole a choisi de mettre en place une convention citoyenne.

    L’objectif est de représenter l’ensemble de l’échiquier politique, associé à un panel d’une centaine de citoyens candidats sélectionnés parmi un groupe de 50 000 habitants des 33 communes de l’Eurométropole. En complément, un comité de tiers garants sera mis en place pour assurer le respect de l’impartialité des procédures, sous l’égide de la Commission nationale du débat public. Toutes ces précautions visent à répondre aux oppositions apparues lors du précédent projet, accusé de ne pas suffisamment tenir compte des réserves exprimées.

  • RP331 : LA CC 7107 présentée par un ancien conducteur

    RP331 : LA CC 7107 présentée par un ancien conducteur

    Il y a 70 ans, les 28 et 29 mars 1955 sur une grande ligne droite des Landes, la SNCF établissait un nouveau record du monde de vitesse sur rail à 331 km/h. Les deux locomotives détentrices de ce titre, la BB 9004 et la CC 7107, sont désormais exposées à la Cité du Train à Mulhouse et il est possible, même si c’est en de trop rares occasions pour que cela puisse concerner un grand nombre de visiteurs, de pouvoir monter dans le poste de conduite de la CC, accompagné d’un bénévole, dans le cadre d’une opération baptisée « Cabines Expériences ». C’est ce que nous vous proposons de vivre dans ce DVD en compagnie d’un conducteur retraité de la SNCF qui a roulé sur plusieurs machines de cette série, alors qu’il était en poste à Bordeaux. T. Pupier Durée : 20 min

  • Les derniers trains classiques en Suisse

    Les derniers trains classiques en Suisse

    Recherchant depuis plus de 40 ans à documenter par l’image l’évolution des trains du réseau helvétique, l’auteur nous propose quelques vues qui illustrent la variété du paysage ferroviaire que la Suisse a connu avant l’arrivée des nombreuses nouvelles rames automotrices. Durant la dernière décennie, comme dans les autres pays, le matériel ferroviaire tend à s’unifier. Et malgré la diversité du réseau suisse avec ses chemins de fer de plaine, de montagne, à crémaillère, à voie normale ou étroite, les trains classiques avec du matériel remorqué conventionnel disparaissent.

    En 1980, les différents réseaux helvétiques exploitaient des trains classiques, formés d’un véhicule moteur remorquant des voitures de différentes générations. Les compositions réversibles, avec des voiturespilotes, étaient encore peu nombreuses. En voie étroite, plusieurs lignes attendaient leur première véritable modernisation et le matériel roulant de leur origine, datant parfois de plus de 60 ans, circulait encore. Les chemins de fer Nyon – Saint-Cergue – Morez, Aigle  – Sépey – Diablerets ou encore Saint-Gall  – Gais - Appenzell en étaient l’exemple.

    Les plus grands réseaux de montagne, comme le RhB (Chemins de fer rhétiques) ou le FO (Furka - Oberalp), exploitaient encore des locomotives de l’origine de leur électrification. Sur le réseau fédéral les nombreuses locomotives «  Buchli  », construites entre 1921 et 1934, assuraient toujours de nombreux services. Dans les années 90, le matériel d’avant 1940 devint de plus en plus rare. Mais, pour les véhicules plus récents, l’austère livrée en vert foncé des chemins de fer fédéraux et du RhB disparut au profit de couleurs plus vives et plus attrayantes pour la photographie en couleurs, comme c’était déjà le cas sur les réseaux privés régionaux ou de montagne.

    La construction toujours en cours de classiques locomotives et voitures ne laissant pas entrevoir que, quelques décennies plus tard, des rames automotrices se généraliseraient. Avant l’arrivée en force de ces dernières, plus de 20 ans furent encore propices pour immortaliser par l’image de belles formations de rames tractées. Sur le réseau CFF, de nombreux IR (InterRegio), IC (InterCity) et EC (EuroCity) remorqués par les classiques Re 4/4 II ou les modernes Re 460 avaient encore un aspect de « vrais » trains. Mais petit à petit, en service intérieur, le matériel classique entra dans la formation