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Présentation du nouveau Capricorn RhB
La première des 36 automotrices Capricorn (« bouquetin » en rhéto-romanche) produites par Stadler a été présentée le 15 avril 2019. Cette nouvelle flotte (investissement de 361 millions de francs suisses) va permettre aux RhB d’accroître significativement leur productivité, en portant le cadencement à la demi-heure, sur certaines sections à voie unique du réseau. Les Capricorn vont être déployées sur Landquart – Davos – Filisur dès 2019. Puis, grâce à leurs attelages automatiques, elles seront utilisées pour former des convois bitranches sur Landquart – Klosters – Davos/Saint-Moritz. Le Capricorn est un automoteur électrique à quatre caisses – trois ont un accès PMR – en partie à plancher bas. Sa capacité est de 164 places assises (dont 35 en 1re) et sa vitesse maximale est donnée pour 120 km/h. D’un niveau d’agrément élevé, il comporte un système d’information évolué qui permet, raffinement suprême, de diffuser des images issues des caméras frontales…

Les premiers chaudrons du RER NG
Les premières caisses de ce matériel à grande capacité destiné aux lignes D et E du RER commencent à prendre forme. Mis sous pression par IdFM, les constructeurs, Alstom et Bombardier, s’activent pour que des trains d’essai commencent à circuler dès cet été.
À l’occasion d’une visite des usines de Bombardier et d’Alstom dans le Valenciennois le 19 février, les représentants d’Île-de-France Mobilités et de la SNCF ont pu découvrir les premiers chaudrons du futur RER. Cette visite au pas de course a été l’occasion pour la présidente Valérie Pécresse de mettre la pression sur les deux constructeurs sur le respect des délais de fourniture : « Cliente exigeante, bienveillante mais impatiente. Car les usagers souffrent de leurs conditions de transport. »
Car ce marché de janvier 2017 est hors nomes : 255 rames dont 71 en commande ferme pour 3,75 milliards d’euros. Et la présidente de rappeler son implication dans ce marché. À l’origine, ces rames étaient avant tout nécessaires pour le prolongement du RER E à l’ouest. Puis, il a été décidé d’en équiper l’ensemble de la ligne, soit 130 rames Z 58000 courtes de 112 m, pour remplacer aussi les MI 2N existants sur la partie est de la ligne. Enfin, conformément à la politique volontariste des actuels gouvernants régionaux, il a été acté de remplacer les Z 2N de la ligne D par 125 rames Z 58500 longues de 130 m. Et l’engagement pris est de faire circuler les premiers exemplaires du RER NG sur cette ligne D dès 2021.
Or, les nouvelles n’étaient pas bonnes fin 2018, où un retard de cinq mois était annoncé. En montrant leurs chaînes de production, les deux constructeurs se sont montrés rassurants sur le respect du planning. Alstom, chef de file, produit les véhicules d’extrémité à un seul niveau et fera l’assemblage final des rames. Un premier chaudron est à La Rochelle pour des essais de compression et de charge notamment vis-à-vis du transformateur. Un autre est en peinture et un troisième est à la « cathédrale » pour les soudures des quatre faces. Rappelons que ces caisses sont en aluminium. Actuellement, il faut trois jours pour faire une voiture. Alstom investit dans 250 recrutements et 40 millions d’euros d’outillage de façon à produire une voiture par jour lorsque la chaîne sera sur la série. De son côté, Bombardier construit les véhicules intermédiaires, au nombre de quatre (rames courtes du RER E) ou cinq (rames longues du RER D), à deux niveaux. Les caisses sont en acier. Bombardier a ouvert une deuxième chaîne de production, recruté 100 personnes et investi 11 millions d’euros. Il y aura cinq trains d’essai disponibles fin 2019 et les premiers tests doivent démarrer à l’été 2019. L’homologation est attendue mi-2021.
Les trois motrices Soulé corses restaurées
Début novembre 2018, une entreprise a effectué la rénovation des aménagements intérieurs des trois motrices Soulé des CFC. Cette opération a concerné la rénovation des parois, des coques de sièges et de leur revêtement, avec un tissu rouge semblable à celui des AMG 800. La première motrice rénovée et mise en service a été la 97055, avec la reprise des navettes Calvi – L’Île-Rousse le 4 mars 2019. La 97051 a suivi courant mai, et la 97054 sera prête pour la saison touristique. Par ailleurs, les ateliers de Casamozza ont procédé à la remise en peinture à l’identique des trois engins, qui arborent désormais une livrée blanche à filet bleu flambant neuve. Pour le plein été 2019, les trois motrices et leurs remorques seront opérationnelles sur les navettes de la Balagne.

Lituanie : les LG se réorganisent
Dans le cadre du quatrième paquet ferroviaire européen, les Chemins de fer lituaniens (LG) se sont réorganisés courant février 2019 avec la création d’un holding appartenant à 100 % à la république de Lituanie qui chapeaute trois divisions, une pour l’infrastructure, une pour le transport de passagers (LG Keleiviams) et une pour le fret (LG Cargo). L’opérateur LG Keleiviams, qui a été enregistré le 28 février 2019, reprend progressivement toutes les activités de transport des voyageurs assurées par les LG, et espère dans les prochaines années doubler le nombre de passagers transportés par an pour atteindre un volume annuel de 8 millions. L’opérateur LG Cargo, qui a été enregistré en décembre 2018, a déjà reçu de l’organisme de sécurité ferroviaire lituanien, le LTSA, sa propre licence d’exploitation valable sur tout le réseau lituanien. LG Cargo escompte devenir à l’horizon 2030 l’un des leaders de la logistique dans l’est de l’Europe. Les LG avaient été créés le 24 décembre 1991, succédant aux Chemins de fer soviétiques (SZD), qui administraient depuis 1940 le réseau ferré situé sur le territoire de l’actuelle Lituanie.
Les LG possèdent 216 locomotives diesels de ligne et de manœuvres, 20 automotrices électriques et 36 automotrices diesels et autorails. Avec cette nouvelle organisation, le groupe LG est prêt à prendre de nouvelles parts de marché dans le cadre de la mise en service en 2026 de la ligne Rail Baltica reliant les trois pays baltes à la Pologne.
Rénovation des navettes d’Eurotunnel
Le 20 mars, Eurotunnel, filiale de Getlink SE, a signé un contrat de 150 millions d’euros avec Bombardier pour rénover les navettes passagers permettant de franchir la Manche par le tunnel avec des véhicules routiers. Au nombre de neuf et d’une longueur de 800 m, ces navettes comportent chacune 26 wagons : quatre wagons chargeurs, 12 wagons à simple pont pour les autocars, les minibus, les caravanes et les véhicules de plus de 1,85 m, et 12 wagons à double pont pour les voitures et les motos. Il existe par ailleurs deux wagons chargeurs de réserve. Chaque rame circule avec deux locomotives Class 9000, une à chaque extrémité. Notons qu’il s’agit d’un retour aux sources car ces rames ont été construites en 1993 par Bombardier-ANF. Le contrat de rénovation des 254 wagons s’étalera sur sept ans avec des livraisons entre mi-2022 et mi-2026. Bombardier traitera l’essentiel de ce parc mais Getlink garde la main sur la rénovation de 18 wagons chargeurs simple pont. En 25 ans d’exploitation, près de 236 millions de passagers ont utilisé ces navettes qui réalisent près de 300 AR par mois.

Régénération de la voie sur Mommenheim – Sarreguemines
Longue de 74 km, cette artère à double voie mise en service en 1895, non électrifiée, relie l’Alsace à la Lorraine en traversant les départements du Bas-Rhin et de la Moselle. Numérotée 161 au catalogue du RFN, elle a un tracé sinueux dans la contrée de l’Alsace bossue avec des rampes maximales de 5 ‰. Partagée entre les régions SNCF de Strasbourg et Metz, elle est actuellement fermée la nuit et exclusivement fréquentée par des circulations TER. Son passé a été chargé avec des express Strasbourg – Sarrebruck et surtout un trafic marchandises très important en relation avec la Sarre et les mines de charbon du filon lorrain destiné à l’Alsace et à la Suisse. Dans les années 80-90, elle a servi à plusieurs reprises d’itinéraire de détournement pour les trains RA, RO déviés de la radiale Paris – Strasbourg lors de travaux variés dans la trouée de Saverne.
L’état usagé de la superstructure a motivé un abaissement de la vitesse de fond ces derniers mois de 110 à 60 km/h sur les deux voies de Mommenheim au Km 20, 510 (Ingwiller), ralentissant la circulation de la douzaine de TER Strasbourg – Sarreguemines d’une quinzaine de minutes. Au cours de trois périodes (du 7 au 21 avril, du 6 au 19 mai et du 8 juin au 21 septembre), la région de Strasbourg procède sur ce dernier tronçon au remplacement des rails, traverses, ballast, sur 11 700 m, mettant en jeu 13 000 traverses neuves, sur toute la zone, pour un coût de 15, 3 millions d’euros dans le cadre du CPER, afin de revenir à la vitesse de référence. Pour permettre cette régénération, la ligne a été ou sera totalement fermée, avec cars de substitution, du 7 au 20 avril, durant les vacances scolaires et du 2 juin au 1er septembre.
Face cachée, la RATP dévoile ses lieux secrets
L’opération Face cachée permet de découvrir des lieux insolites de la capitale. Pour cette nouvelle édition, la RATP a ouvert des lieux secrets jusqu’à présent interdits aux visiteurs. Parmi lesquels, la station fantôme Haxo.
Si le public est devenu familier des Journées du patrimoine, il connaît moins Face cachée. Pourtant, il y a des similitudes entre les deux événements. À chaque fois, il s’agit d’ouvrir aux visiteurs des lieux insolites généralement inaccessibles. Face cachée a la particularité de concerner davantage les coulisses de la capitale plutôt que ses sites patrimoniaux. La RATP, partenaire de l’édition 2019, a ainsi choisi de dévoiler des lieux qui sont mal connus (voire inconnus) du public. Plutôt que les plus habituelles visites de centres de maintenance ou postes de commande centralisée, l’opération a été l’occasion de faire le tour de quelques points précis du réseau du métro fermés aux visiteurs. Le programme de cette année s’est concentré sur l’Est parisien, plus particulièrement les lignes 5, 7 et 7 bis du métro. Organisé par petits groupes, le tour a commencé par un étrange immeuble de la rue Lafayette. Ce bâtiment haussmannien tout à fait classique en apparences sert en réalité de puits de ventilation pour le RER qui passe en contrebas. Sa façade conservée intacte n’abrite aucun habitant, mais de puissantes souffleries installées en sous-sol. L’accès à ce site sensible (où les photos étaient interdites) a tout de suite donné le ton de la visite. Au fil de l’après-midi, les lieux vont ainsi alterner de l’exceptionnel au plus classique. Après la rue Lafayette, c’est à la station Gare-du-Nord que les visiteurs ont pu découvrir l’un dernier Pili (plan indicateur lumineux d’itinéraires). L’appareil, qui a fait la joie des enfants sur plusieurs générations, n’est plus opérationnel, mais il conserve un intérêt historique pour le réseau. Ensuite, la visite s’est poursuivie en métro jusqu’à la station Château-Landon. Là, c’est derrière une étrange porte blindée que le petit groupe a découvert un étroit passage le long d’un couloir qui débouche sur une sortie abandonnée. Tout est resté en l’état depuis plusieurs décennies, escalier mécanique en bois et publicités d’époque. Il s’agit en fait d’un accès qui a été condamné après la réorganisation des circulations dans la station. Le site a été en partie reconverti pour accueillir des installations techniques, mais les escaliers fixe et mécanique (comme les vieux téléphones gris) sont restés en l’état. Les dernières marches vers la surface sont couvertes d’une grille d’aération. Le lieu en a conservé une atmosphère assez étrange entre nostalgie et mystère.
Après un bref passage station Place-des-Fêtes, aménagée comme abri durant la guerre, c’est à Porte-des-Lilas qu’a débarqué le groupe de visiteurs. Derrière une nouvelle porte, des escaliers les ont conduits sur les quais de la station Cinéma. C’est là que sont tournées une bonne part des scènes de films se déroulant dans le métro, à l’image du célèbre Amélie Poulain, dans lequel la station avait été rebaptisée Abbesses. Il s’agit en fait de la station de l’ancienne ligne de Navette vers Pré-Saint-Gervais fermée en 1939. C’est également là qu’on été menés les essais du métro sur pneus au début des années 50 avec la mythique motrice MP 151.
Joncherolles se prépare aux RER NG
Le technicentre de Joncherolles, qui entretient les rames MI 2N et Francilien de la banlieue nord, vient d’inaugurer ses nouvelles installations pour recevoir le RER NG. De nouvelles voies couvertes viennent d’être mises en service qui permettent d’intervenir plus facilement en fosse et en toiture des nouveaux matériels. La modernisation du centre de maintenance des trains des lignes D (pour moitié avec Villeneuve) H et K se poursuivra jusqu’en 2023, il conservera ses MI 2N jusqu’en 2027. Les premières rames du RER NG destinées aux lignes D et E pourraient être engagées dès 2021.

In Out, la mobilité se réinvente à Rennes
Fin mars, In Out a exploré les nouvelles mobilités à Rennes. Ces rencontres professionnelles ont également permis au public de découvrir les dernières innovations en la matière.
C’est à Rennes, pour la deuxième année, que se sont retrouvés du 28 au 31 mars les acteurs de la mobilité. Pourquoi à Rennes ? Sans doute parce que la métropole connaît une croissance et un dynamisme important favorisés par ses transports. Comme Nantes ou Bordeaux, les grandes villes de l’Ouest attirent de plus en plus de citadins à la recherche d’une meilleure qualité de vie. Les derniers développements du TGV placent désormais la ville bretonne à seulement 1 heure 25 de Paris, augmentant son attractivité. La gare elle-même est en pleine mutation pour accompagner une masse de voyageurs en constante progression. De nouvelles offres de transport s’y développent dans une optique intermodale entre trains, cars régionaux et métro. Les entreprises viennent y chercher des moyens de communication performants et du foncier à moindre coût en profitant de cette synergie. L’arrivée du métro en 2002 a permis d’accompagner le développement de la ville. Alors que le VAL est devenu un outil incontournable des communications et de la croissance, une seconde ligne est en chantier qui ouvrira en 2020.
L’événement In Out a donc permis de réunir les acteurs de la mobilité d’aujourd’hui en quête d’innovations pour l’avenir. L’idée maîtresse est d’inventer et de tester sur le territoire rennais les solutions et les outils de demain. Cet événement s’est donc déployé sur deux axes, l’un autour des professionnels du secteur et l’autre directement à destination du public.
Pour les professionnels, on trouvait donc logiquement, en bonne place aux côtés de la métropole, la SNCF, Keolis, Transdev, Siemens, le constructeur automobile PSA ou encore Blue Solutions et Orange. Face à ces acteurs de poids, des entreprises étrangères et des start-up ont profité de l’événement pour se faire connaître. Les jeudi et vendredi, c’est au couvent des Jacobins que se sont retrouvés les différents participants. Cette concentration a permis de faire un tour des innovations technologiques dans le domaine de la mobilité. De nombreuses start-up avec leur lot de jeunes ingénieurs étaient là pour proposer leurs dernières innovations. Si la billétique est toujours en bonne place dans ce secteur, tous les aspects du transport étaient concernés. On a pu ainsi voir des solutions originales appliquées à toutes sortes de véhicules, comme ce fourgon robotisé qui suit docilement le facteur dans sa tournée. Ailleurs, c’est Dassault Systèmes qui présentait une modélisation de la ville de Rennes pour faciliter la visualisation des différents projets d’aménagement et d’infrastructures à destination des décideurs. On a également pu découvrir des exposants plutôt inattendus comme Skyway, une entreprise venue de Biélorussie qui propose des solutions de transports par monorails ou par câbles destinées aux voyageurs, mais également au fret. Les vues d’artistes rappellent le monorail de Wuppertal en Allemagne ou celui de Safège testé en France dans les années 60. On devrait prochainement en savoir un peu plus puisque Skyway a obtenu un premier contrat aux Émirats Arabes Unis pour un système de transport actuellement en construction.
Queensland : des modifications qui rapportent
Leader du consortium qui doit fournir de nouveaux trains pour le réseau du sud-est de l’État du Queensland, en Australie, Bombardier va diriger un programme de modifications de ces matériels pour les mettre en conformité avec la nouvelle réglementation gouvernementale, notamment en matière de PMR. La valeur totale du contrat s’élève à environ 228 millions d’euros, ce qui comprend la conception et la livraison, ainsi que les services de maintenance continue pour le reste de la durée du partenariat public-privé. Le projet initial prévoyait la conception et la livraison de 75 nouveaux trains de passagers, la construction d’un nouveau centre de maintenance à Wulkuraka, dans la banlieue d’Ipswich, et 32 ans de services de maintenance. Ce parc de matériel roulant de nouvelle génération doit assurer une hausse de 26 % de la capacité du réseau ferroviaire du sud-est de l’État et répondra ainsi à la demande grandissante de services ferroviaires.