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  • Fréquentation record en 2018 pour l’Eurostar

    Fréquentation record en 2018 pour l’Eurostar

    Alors que l’incertitude règne sur le statut du Royaume-Uni face à l’Union européenne, Eurostar annonce une fréquentation record de ses trains pour 2018. Avec 11 millions de voyageurs, l’entreprise a enregistré une hausse de 7 % par rapport à 2017. Dans le même temps, la hausse des ventes de billets s’est élevée à 12 %. Ces bons résultats sont en grande partie obtenus sur les déplacements d’affaires, en augmentation de 12 %, confirmant la popularité du service Business Premier, offrant une totale flexibilité et un enregistrement en seulement 10 min. Le trafic loisirs n’est pas en reste puisque l’ouverture du service d’Amsterdam il y a un an a déjà attiré 250 000 voyageurs. Une troisième rotation Londres – Amsterdam et retour débutera en juin prochain pour faire face à la demande.

  • MP 14, les premières rames arrivent

    MP 14, les premières rames arrivent

    Les premières rames du nouveau métro MP 14, d’une longueur inédite de 120 m, sortent d’usine. Les essais ont commencé sur la ligne 1 du métro en attendant de se poursuivre sur la 14.

    C’est à l’été 2020 que la ligne 14 sera prolongée de Saint-Lazare vers Mairie-de-Saint-Ouen. La mise en service, annoncée pour fin 2017 puis fin 2019, a été reportée de six mois après un incident de chantier à la station Porte-de-Clichy. Désormais, toutes les équipes sont à l’œuvre pour tenir cette date impérative de l’été 2020. On s’est beaucoup focalisé sur le calendrier des travaux, cherchant à comprendre pourquoi il était si difficile à respecter. On s’est moins intéressé au matériel roulant, pourtant tout aussi important. Impossible de mettre en service les nouvelles stations si les rames destinées à l’exploitation ne sont pas livrées dans les temps. Il y a donc une course contre la montre engagée chez Alstom, le constructeur. D’autant que le MP 14 ne circulera pas uniquement sur la ligne 14.
    Aujourd’hui, cette ligne est équipée de rames MP 89 CA complétées par des rames MP 05 de six voitures formant des trains de 90 m. Mais la longueur des stations de 120 m permet d’utiliser des rames plus longues. C’est l’option qui a été retenue pour les nouvelles séries commandées. De Saint-Lazare à Olympiades, la ligne 14 transporte actuellement 500 000 voyageurs par jour. Après son extension au nord à Mairie-de-Saint-Ouen, elle sera prolongée au sud vers Aéroport-d’Orly. Les travaux sont engagés et l’un des deux tunneliers est en cours de montage pour permettre une mise en service à l’horizon 2024. Ensuite, c’est au nord que la ligne sera à nouveau prolongée vers Carrefour-Pleyel quand la gare de correspondance du Grand Paris Express sera achevée. Du nord au sud, la ligne 14 sera la colonne vertébrale du métro du Grand Paris, en correspondance avec les lignes 15, 16, 17 et 18. Les voyageurs à Carrefour-Pleyel continueront vers l’aéroport de Roissy grâce à une correspondance quai à quai avec la 17. Dans cette configuration, la ligne devrait transporter un million de voyageurs par jour, presque autant que le RER A. Il est donc indispensable de disposer du matériel le plus capacitaire possible. Compte tenu du gabarit étroit du métro, 2,40 m, les seuls gains envisageables portent sur la longueur et la fréquence des rames. C’est précisément sur ces points que le MP 14 est appelé à apporter des solutions innovantes. Les rames en cours d’assemblage à Valenciennes ont une longueur inédite de 120 m répartis sur huit voitures. Les trains sont à intercirculation totale, à l’image de tous les nouveaux matériels. Grâce à leur longueur inédite, ils offriront 25 % de capacité supplémentaire. La conduite automatique permettra de réduire l’écart entre chaque train à 85 s porté à terme à 80 s. Le débit de la ligne passera ainsi de 30 000 à 40 000 voyageurs par heure et par sens. Bien sûr, ces rames capacitaires vont entraîner des flux supplémentaires sur la ligne 14, qui a dû être adaptée. De nouveaux accès ont été ouverts sur les stations déjà en service tout comme des zones sécurisées en cas d’incidents pour les personnes à mobilité réduite. Progressivement, à mesure des livraisons, les nouvelles rames MP 14 vont venir remplacer le parc actuel de la ligne. Il y aura donc une phase transitoire où circuleront des rames de 90 m et des rames de 120 m. L’information voyageurs permettra de savoir si le train qui entre en station est court ou long, toutes les portes palières étant actives.

  • Les BB 26000 franchissent péniblement le cap des 6 millions de km

    Les BB 26000 franchissent péniblement le cap des 6 millions de km

    Il est déjà loin le temps où les BB 9200, 9300, CC 6500, avalaient d’une traite les longues étapes voyageurs Paris – Marseille, Paris – Narbonne, Paris – Irun, Paris – Tarbes, Paris – Cerbère et même Paris – Marseille via Toulouse. Cela favorisait des parcours mensuels très importants de l’ordre de 25 000 à 30 000 km pour les machines électriques de vitesse. Un tel rythme est aujourd’hui du domaine exclusif des TGV. Du coup, les BB 26000, sacrées icônes de la vitesse avec leur limite à 200 km/h, doivent se contenter de modestes parcours réguliers sur Paris – Cherbourg, Caen, Le Havre, Clermont-Ferrand, et les rares Paris – Toulouse via Limoges. À cela s’ajoutent des tournées les week-ends avec des mouvements Éco sur Strasbourg, Nantes, Bordeaux, Toulouse et Lyon. Leurs prestations mensuelles se sont de fait effondrées. Quatre machines basées à SVI (Villeneuve) tirent néanmoins leur épingle du jeu avec des scores légèrement supérieurs à 6 millions de km abattus en 28 ans. Ce sont au 1er janvier dernier les 26025 (6 017 782 km), 26038 (6 027 512 km), 26057 (6 057 050 km), 26053 (6 011 566 km). Ramenée de 234 à 192 unités, la série devrait perdre dans les prochains mois les tournées IC sur Paris – Cherbourg, converties en rames Omneo Premium, la consistance du parc alloué au Fret dépendant de la tenue du trafic de ce type en régime intérieur.

  • Les Link de DB Regio en service

    Les Link de DB Regio en service

    Après l’homologation par l’EBA courant 2018 des Link II et III, ces automotrices diesels du constructeur polonais Pesa achetées par DB Regio sont progressivement mises en service dans la Ruhr et la Hesse.

    L’introduction en Allemagne des automotrices diesels Link, pourtant présentes en Pologne (série SA 139) et en République tchèque (série 844 Regioshark), où elles circulent sans problème, a été quelque peu chaotique. À ce jour, trois opérateurs allemands en ont commandé :
    – en 2011, Regentalbahn, maintenant die Länderbahn, avait commandé à Pesa en décembre, 12 Link II pour sa filiale Oberpfalzbahn. Faute d’homologation par l’EBA et suite à la découverte de problèmes techniques, la commande fût annulée et les Link II remplacés par 12 Coradia Lint 41 série 1648 commandés à Alstom en février 2015 ;
    – en août 2013, l’opérateur privé allemand NEB, Niederbarnimer Eisenbahn, avait commandé à Pesa, pour un montant de 27 millions d’euros, neuf automotrices diesels Link, dont sept à deux caisses (Link II série 632) et deux à trois caisses (Link III série 633). Après une campagne d’essai, Pesa a reçu le 3 juin 2016 l’homologation de l’EBA, l’organisme allemand de sécurité ferroviaire, pour faire circuler sur le réseau allemand ses Link II version NEB, qui étaient déjà homologuées par l’UTK pour circuler sur le réseau polonais. Faute d’homologation, les Link III du NEB, pourtant nécessaires afin d’augmenter les capacités en particulier sur la relation Berlin Lichtenberg – Küstrin Kietz – Kostrzyn (Pologne) exploitée par le NEB, ne circulent pas à ce jour ;
    – en septembre 2012, à l’occasion du Salon ferroviaire mondial de Berlin Innotrans 2012, la DB et Pesa avaient signé un accord-cadre pour la fourniture de 470 automotrices diesels de la famille Link, déclinée en trois variantes :
    – Link I, monocaisses, immatriculées dans la série 631 et développant une puissance de 565 kW ;
    – Link II, bicaisses, immatriculées dans la série 632 et développant une puissance de 780 kW ;
    – Link III, tricaisses, immatriculées dans la série 633 et développant 1 130 kW
    Dans les faits, la DB n’a passé à ce jour que quatre commandes :
    – en 2013, de deux prototypes d’homologation à savoir une 631 et une 633. Suite à la commande de Link II pour l’opérateur Oberpfalzbahn, l’acquisition d’une Link II était superflue ;
    – en 2013, de 36 Link dont 20 série 632 et 16 série 633, dans le cadre de l’attribution à la DB par l’autorité organisatrice de transports Nahverkehr Westfalen-Lippe (NWL) du réseau de lignes en Westphalie baptisé Sauerland-Netz, qui comprend les relations Dortmund – Dorsten, Cassel Wilhelmshöhe – Hagen, Unna – Neuenrade, Dortmund – Brilon Stadt/Winterberg, Dortmund – Lüdenscheid et Dortmund – Iserlohn. À noter qu’un nouvel appel d’offre est en cours pour l’exploitation de ce réseau à partir de 2021 lancé en 2017 par le NWL par précaution en cas de défaillance de Pesa ;
    – en 2014, de neuf Link, dont deux série 632 et sept série 633, dans le cadre de l’attribution à DB Regio par l’autorité organisatrice de transports de Hesse de la relation Dreieichbahn Francfort-sur-le-Main Hbf – Dieburg pour la période de juin 2016 à décembre 2027 ;
    – en 2014, de 26 Link série 633, dans le cadre de l’exploitation du réseau baptisé Dieselnetz Allgäu attribué pour la période de décembre 2017 à décembre 2029 à DB Regio par l’autorité organisatrice de transport bavaroise le BEG

  • Un quatrième tunnelier prêt  au départ pour la ligne 15 sud

    Un quatrième tunnelier prêt au départ pour la ligne 15 sud

    Après Steffie et Malala, lancés au printemps et à l’été, un troisième tunnelier, Ellen, est parti de Bagneux en décembre 2018. Et ce n’est pas fini puisqu’une nouvelle machine est en cours d’assemblage à Arcueil-Cachan aux pieds du RER. Après le ripage d’une partie des quais de la gare du RER à la Toussaint 2017, les travaux de creusement de la station ont commencé. C’est dans la partie est de ce puits que se termine la préparation d’un quatrième tunnelier. Pour l’heure, la machine n’a pas encore de nom, les enfants des écoles ayant été mis à contribution. Rappelons que sur la seule ligne 15 sud, une dizaine de tunneliers sera en action d’ici une année pour creuser 33 km de Pont-de-Sèvres à Noisy-Champs.

  • La BB 25236 reprend du service à la Cellule des matériels radiés

    La BB 25236 reprend du service à la Cellule des matériels radiés

    Après six ans d’immobilisation pour avarie sur sa chaîne de traction, la BB 25236, produite en 1966 par MTE-Jeumont-Schneider, est de retour sur les rails pour le compte de la CMR (Cellule des matériels radiés).
    Sur la photo, on voit la belle Jacquemin, partie le 11 mars 2019 de l’atelier de Chalindrey, où elle a bénéficié d’une grande révision, saisie à Vigneux-sur-Seine, entre Villeneuve-Saint-Georges et Juvisy, quittant au petit matin du 12 mars la Région parisienne en direction de Sotteville-lès-Rouen avec, à son crochet, une autre locomotive préservée, l’A1A-A1A 68081, et un convoi de voitures-poids-frein utilisées dans les acheminements de matériels voués à la destruction.

  • Vers le prolongement du tramway d’Édimbourg

    Vers le prolongement du tramway d’Édimbourg

    Depuis sa création en 2014 le tramway qui relie l’aéroport international à York Square au centre d’Édimbourg ne cesse de voir sa fréquentation augmenter : 6,6 millions de voyageurs en 2017, soit une hausse de 19 % par rapport à l’année précédente. Pour cette relation, Édimbourg avait commandé 27 rames à CAF, incluant 10 rames pour un futur tronçon poussant jusqu’à New­­haven et son terminal de ferry. Le projet est actuellement en débat et la décision finale sera examinée en 2019… En déplaçant le terminus actuel à Picardy Place, la ligne s’allongerait de 4,6 km et la construction de cette extension devrait s’étaler sur trois ans. Ainsi prolongé à Newhaven, le tramway transporterait près de 14 millions de passagers au cours de sa première année d’exploitation, soit plus du double de la fréquentation actuelle.
    En 2018, le tramway d’Édimbourg a été récompensé aux Global Light Rail Awards en tant qu’opérateur de l’année, comme en 2015 et 2017 ! Souhaitons que cette distinction influe positivement sur la décision à venir…

  • Les X 241 et 240 du BA sauvegardés

    Les X 241 et 240 du BA sauvegardés

    Le 20 février dernier a eu lieu le transfert entre Romorantin et Valençay, à l’aide d’un X 74500, des deux autorails X 241 et X 242 du Blanc – Argent (BA), inutilisés depuis le 15 juin 2015, car dépourvus du Daat (dispositif d’arrêt automatique des trains) et radiés le 7 décembre 2017. De Valençay à Écueillé c’est par leurs propres moyens, en UM, qu’ils ont regagné le centre nerveux de la ligne Valençay – Argy du Chemin de fer touristique du bas Berry (TBB), à savoir le dépôt d’Écueillé où ils seront désormais basés Cette mise à disposition permettra d’étoffer le parc d’autorails opérationnel, constitué des Verney X 221 et 224 et de leurs remorques XR 701 et 703. Le De Dion X 205 n’est pas encore restauré. Une convention a été signée récemment pour la mise à disposition du TBB de la section Valençay – Luçay (9 km) qui avait été fermée en octobre 2009.

  • Paris-Est : la porte de l’Orient (1re partie)

    Paris-Est : la porte de l’Orient (1re partie)

    Porte orientale du rail parisien, la plus discrète et pourtant la plus vaste des gares de la capitale s’inscrit dans un parcours historique qui n’a rien à envier en richesse et en intensité à celui de ses cinq homologues. Nous traitons ce passé en annexe et en détail, depuis les premiers pas de la Compagnie de l’Est, mais nous avons choisi pour commencer d’évoquer le destin de Paris-Est dans sa période contemporaine, qui débute véritablement dans les années qui suivent l’électrification.
    Un bouleversement pour le trafic grandes lignes comme pour le trafic banlieue, qui n’aura d’autre équivalent que ceux provoqués, quelques décennies plus tard, par l’ouverture de la LGV Est-européenne et la création du RER E, deux événements qui seront abordés dans une seconde partie…

    Le plus vaste des grands terminus de la capitale, avec ses 30 voies à quai, la gare de l’Est est, comme sa voisine du Nord, établie dans le 10e arrondissement, mais à une altitude inférieure : 46 m contre 53 m. Porte ouverte vers les ex-régions Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace et Franche-Comté, c’est le point de départ vers le Luxembourg, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse et, par extension, vers les pays de l’Europe centrale. Ayant connu des trains mythiques comme l’Orient-Express, l’Arlberg-Orient-Express, elle a vu son trafic banlieue décliner avec l’ouverture de la ligne E du RER compensée par l’introduction du TGV Est-européen. Pour nombre de nos concitoyens, elle conserve des souvenirs amers, car elle a été le tremplin de départ, lors des conflits de 1870, 1914-1918, 1939-1945, de milliers de militaires enrôlés dans les combats contre les forces allemandes. Pendant la dernière guerre, le Reich s’est servi de Paris-Est pour expédier outre-Rhin quantité d’hommes au titre du Service du travail obligatoire et des déportations politiques. De tout temps, des hordes de permissionnaires l’ont aussi fréquentée pour rejoindre leurs garnisons de l’est de la France et des Forces françaises d’occupation en Allemagne. Pour faire face au développement des trafics grandes lignes et banlieue, son site a fait l’objet de plusieurs agrandissements concernant ses installations terminales, avec remaniement du quartier, comme ses voies d’accès dans l’avant-gare, y compris au niveau du dépôt de La Villette jusqu’à leur croisement avec la ligne de Petite Ceinture. Le dernier en cours, apparemment modeste, consiste en l’insertion d’une halte voyageurs dénommée Rosa-Parks, ouverte le 13 décembre 2015, destinée à l’arrêt des trains de la ligne E du RER, sensiblement à l’emplacement de celle d’Est-Ceinture, disparue en 1931.
    Au fil des décennies, nous suivrons, tout en traitant à part la partie plus spécifiquement historique, les bouleversements de dessertes ponctués par deux évènements majeurs espacés de 45 ans : l’électrification en mai 1962 et la naissance du TGV Est en juin 2007, avant de jeter un coup d’œil sur l’avenir, qui s’annonce un peu terne.

    1968-1980 : la gare de l’Est rentre dans la modernité
    La très célèbre grève de mai 1968, transforme la gare parisienne de l’Est en cathédrale abandonnée, sans le moindre train durant trois semaines à compter du 13. À l’été suivant, le rapide 47 de soirée est retardé de 18 h 20 à 18 h 55 depuis Paris vers Mulhouse. On assiste dès lors à l’explosion des dessertes grandes lignes liées aux voyages professionnels mais aussi de loisir, surtout lors des week-ends. Au 29 septembre, la relation Paris – Strasbourg est gratifiée d’un nouveau rapide 1re classe à supplément, prenant les n° 7 en soirée/8 en matinée, ne desservant que Nancy avec temps de parcours tombé à 3 heures 57, suite à des relèvements de vitesse à 150 et 160 km/h. De plus voit le jour un rapide 16 Nancy 6 h 47-Paris 9 h 47 plus véloce que l’express 102 à arrêts fréquents. Le 22 septembre 1969, la rame diesel Ram néerlando-suisse est retirée de la circulation sur le TEE Arbalète et remplacée par une rame inox Mistral 56, avec traction par les nouvelles CC 72000 chauffantes, qui surclassent les 68500. C’est le chant du cygne de la traction vapeur à Paris-Est. Pour le service d’été 1969, la rame allemande VT 08 du Paris – Francfort-sur-le-Main (renumérotée 209/210 depuis 1967) laisse la place à un train classique, transformé en TEE Goethe 51/50 un an plus tard avec matériel inox type Mistral 56. Paris – Metz est alors couvert en 2 heures 40. L’Orient-Express est désormais dédoublé jusqu’à Vienne par un 10005/10006 en fin de semaine l’été. Au 27 septembre 1970, un rapide 15 de fin de soirée (homologue pair du 16) est ajouté de Paris 20 h 05 à Nancy 23 h 01. En 1971, la numérotation des trains de grandes lignes change dans le cadre de la réservation électronique prônée par l’UIC. Pour l’été, une salve de modifications concerne :
    – le prolongement de Nancy à Strasbourg des 15/16 devenus 1009/1000 ;
    – un nouveau rapide Paris – Luxembourg via Metz 203 en matinée à l’aller (Paris 11 h 10), 205 en soirée, jumelé au 258 Francfort – Paris 23 h 30 au retour ;
    – les trains 7/8 Paris – Strasbourg, endossant le sigle TEE avec nom de baptême Kléber, équipé en matériel Grand Confort et devenant les 61/60, l’horaire du sillon pair étant avancé à 11 h 38 à Paris.
    En septembre, un second TEE est ajouté sur Paris – Strasbourg en 3 heures 47 avec nom de baptême Stanislas sous n° 63 départ 11 h 00/62 arrivée 21 h 05. C’est le début des nouvelles BB 15000, qui vont s’implanter progressivement sur les lignes du réseau Est au détriment des BB 16000. Pour l’été 1972, le TEE Goethe 51/50 change de sillon et circule en matinée

  • RP259 : A bord de la Beh 2/4 n°72 – Une ascension dans l’Astropléiades

    RP259 : A bord de la Beh 2/4 n°72 – Une ascension dans l’Astropléiades

    Sortie en 1970, la motrice Beh 2/4 n°72 des Chemins de fer électriques veveysans, en Suisse, a été totalement reconstruite en 2002, dans les ateliers du Montreux-Oberland-Bernois. Elle se distingue désormais par ses extrémités profilées évoquant une soucoupe volante, et sa livrée AstroPléiades parsemée de gentils petits Martiens, aux seules fins de promouvoir le sentier des Exoplanètes qui relie, en deux heures de marche, Les Pléiades à Blonay, en étant jalonné de bornes « question-réponses » sur l’univers spatial. Dans cette nouvelle vidéo, nous vous invitons à son bord, pour gravir la pente dans le sens opposé, de Blonay aux Pléiades. Aussi futuriste qu’elle paraisse, la 72 a fort heureusement conservé son chant caractéristique d’ancienne motrice…

    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
    Conception : Pascal Riffaud.
    Durée : 20 min