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  • Fin des TGV sur Nancy – Dijon

    Fin des TGV sur Nancy – Dijon

    L’itinéraire, long de 230 km, traverse les départements de la Meurthe-et-Moselle, des Vosges, de la Haute-Marne et de la Côte-d’Or. C’est le plus court chemin entre les deux métropoles de Lorraine et de Bourgogne à travers le plateau de Langres. Son électrification est intervenue entre 1959 et 1964.
    La suppression brutale par la SNCF pour l’horaire 2019 des deux TGV 6820/6864 Metz – Nice et 6824/ 6869 Nancy – Toulouse a fait l’effet d’un coup de tonnerre dont les effets ont été très mal ressentis à la fois au plan régional, départemental et plus spécialement chez les voyageurs longue distance, qui pouvaient compter sur des relations de qualité sans changement vers tout l’arc méditerranéen. Leur disparition s’ajoute à la perte du dernier train nocturne, ex-Lorazur, qui avait été fossoyé en 2016. De plus, les mesures compensatoires prises ne sont pas idéales, qu’il s’agisse du TGV Lyon – Nancy via Marne-la-Vallée, avec son horaire Sud – Nord peu favorable, et les deux TER de remplacement lancés par la région Grand-Est dont les sillons sont assortis de correspondances larges à Dijon

  • De nouvelles énergies pour le train

    De nouvelles énergies pour le train

    Le verdissement du parc ferroviaire est inéluctable et s’accélère. Pour y parvenir, l’électrification des lignes ayant quasiment atteint ses limites, pour des raisons de rentabilité, on s’oriente vers des trains à traction électrique autonome. Divers systèmes sont actuellement à l’étude dont certains déjà en phase d’essai.

    C’est dans l’air du temps. Il faut produire une énergie verte pour tenter de sauver la planète. Selon l’Ademe, en France, les activités de transport sont responsables de 40 % des émissions de CO² et de 29 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Et ce rejet a augmenté entre 1990 et 2013 pour les transports, alors qu’il a globalement baissé de 11 % dans la même période. Le transport routier est responsable de 95 % des GES ; 0,3 % pour le fer, 2,7 % pour l’aérien et 1,7 pour le maritime.
    Le 22 novembre, le député Benoît Simian a remis au gouvernement un rapport sur le verdissement du parc ferroviaire, un enjeu important dans le monde des transports même si ce secteur est déjà bien plus propre que les modes aérien et routier. Prenant les devants, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a même annoncé le 16 no­­vembre que la fin des diesels à la SNCF était avancée à 2035.
    Dans le domaine ferroviaire français, la situation est la suivante : 20 % des circulations sont en mode diesel, 43 % des lignes ne sont pas électrifiées, 25 % du matériel roulant est diesel. Sur ce dernier point, le rapport indique que 1 000 TER sont bimodes ou diesels, que 450 d’entre eux sont à renouveler d’ici 2028-2030 et le reste dans les 10 ans qui suivent. Compte tenu de la durée de vie assez longue de ce type de matériel (30 à 40 ans), le rapporteur préconise d’anticiper les conditions du renouvellement. On pourrait reprocher à ce rapport d’occulter totalement le cas des locomotives. Certes, celles dédiées aujourd’hui à la traction des TER vont disparaître à brève échéance du fait de l’arrivée des nouveaux matériels automoteurs. Mais il demeure l’immense majorité de celles utilisées pour les trains de fret.
    Deux options s’offrent pour l’opération de verdissement : l’électrification des lignes ou la motorisation verte. Dans le premier cas, l’option se heurte très concrètement au coût d’un tel chantier : de 0,35 à 1,5 million d’euros par kilomètre de voie. Elle semble donc réservée aux lignes à fort potentiel. Et globalement, elles sont déjà faites. Il ne reste que quelques niches comme Gretz-Armainvilliers à Provins et Troyes, Gisors à Serqueux, Amiens – Abbeville – Rang-du-Fliers et peut-être Nevers – Chagny. Sans oublier qu’en ce qui concerne le trafic voyageurs l’arrivée de rames modernes bimodes a considérablement modifié l’équation économique. C’est le cas du projet de modernisation de la liaison entre Aix-en-Provence et Marseille ou du triangle Niort – Saintes – Angoulême – Royan.
    Pour la motorisation verte et autonome (le mobile transporte sa réserve de « carburant »), il y a actuellement quatre possibilités : le biocarburant à la place du gazole ou mélangé avec celui-ci, le gaz naturel (méthane), la batterie électrochimique ou la pile à combustible pour l’hydrogène. Les deux premières n’ont pas à ce jour donné lieu à des études pour le ferroviaire et ce ne sont pas des solutions à zéro émission de GES. Le rapport Simian préconise sans ambiguïté de se lancer dans l’hydrogène et le gouvernement a suivi cette recommandation.

  • Ukraine : une nouvelle relation entre Moukatcheve et Budapest

    Ukraine : une nouvelle relation entre Moukatcheve et Budapest

    Les Chemins de fer ukrainiens (UZ), en collaboration avec les Chemins de fer hongrois (MAV Start), ont lancé une nouvelle relation diurne entre Budapest et Moukatcheve, ville située dans l’oblast de Transcarpatie en Ukraine. Depuis le 9 décembre 2018, l’AR Latorca Budapest Nyugati – Zahony (trains 34/33), achemine une voiture directe hongroise Budapest – Moukatcheve. La gare de Moukatcheve est située à 42 km de Tchop sur la ligne Tchop – Lviv. Courant 2018, la voie existante non utilisée à écartement 1 435 mm reliant Tchop au triage de Moukatcheve a été rénovée et prolongée en gare de Moukatcheve, où a été aménagé un quai spécialisé d’une capacité de trois voitures pour les trains en provenance de Hongrie. Une locomotive diesel série 418 (ex-M 41) des MAV remorque la voiture directe de Zahony à Moukatcheve et retour. La conduite du train de Tchop à Moukatcheve et retour est assurée par un conducteur hongrois accompagné par un pilote ukrainien des UZ parlant hongrois. Outre les trains Latorca, la ligne transfrontalière à double écartement (1 435 mm-1 520 mm) à quatre files de rail Zahony – Tchop voit transiter sept AR Zahony – Tchop, dont l’un achemine les voitures-lits ukrainiennes Vienne – Kiev, qui changent de bogies à Tchop.

  • Ultime commande de Francilien

    Ultime commande de Francilien

    Le 12 décembre dernier, IdFM a voté le financement de 470 millions d’euros pour une nouvelle commande de rames Bombardier du Francilien.
    Cette sixième levée de tranche optionnelle porte sur 47 rames livrables en 2021-2022. Il y aura 42 rames courtes à sept caisses pour finir de couvrir toutes les missions de Paris-Saint-Lazare. Il y aura aussi cinq rames longues à huit caisses : une pour Paris-Nord et quatre pour Paris-Est.
    Au global, ce nouveau train d’Île-de-France est donc commandé à 360 exemplaires. À ce jour, Bombardier livre les rames commandées au titre de la tranche optionnelle n° 4 : 237 rames sont en service. On peut penser que la tranche 6 sera peut-être la dernière de ce marché de novembre 2006 qui portait sur 372 rames : l’ultime réflexion porte sur la desserte Paris – Vernon, assurée actuellement en rames VB 2N.

  • La DB choisit Talgo pour ses IC

    La DB choisit Talgo pour ses IC

    Pour renouveler une partie de son parc de voitures InterCity, la DB avait lancé en 2017 un appel d’offres pour la fourniture de rames d’une capacité d’au moins 485 sièges, d’un confort équivalent à celui des ICE et pouvant circuler également dans d’autres pays européens comme les Pays-Bas, l’Autriche et la Suisse. La DB a annoncé le 5 février 2019 qu’elle avait sélectionné le constructeur espagnol Talgo. Un contrat-cadre a été signé entre les deux parties pour la fourniture de 100 rames réversibles composées de voitures Talgo 230, d’une voiture-pilote et d’une locomotive électrique. La vitesse maximale des rames est fixée à 230 km/h. La DB a d’ores et déjà passé une commande ferme pour un montant de 550 millions d’euros de 23 rames, qui devraient être mises en service en 2023. Devant être engagées sur la relation internationale Berlin – Amsterdam et sur les relations Cologne – Westerland (Sylt) et Hambourg – Oberstdorf, comportant des sections non électrifiées, certaines des locomotives de la première commande seront de type bimode électrique et diesel. À l’horizon 2024, le parc de matériel InterCity de la DB comportera 200 nouvelles rames représentant un investissement de près de 6 milliards d’euros et augmentant ainsi les capacités de DB Fernverkehr, dont le volume du trafic est en progression constante.

  • Le wifi sur Clermont-Ferrand

    Le wifi sur Clermont-Ferrand

    Après le TGV et le lancement d’expérimentations sur le TER, l’équipement des trains en wifi se poursuit avec Intercités. L’État investit 7,9 millions d’euros pour la mise en œuvre de ce service sur trois axes majeurs.
    Depuis fin décembre, les voitures Corail de la liaison Paris – Clermont-Ferrand sont opérationnelles après adaptation au technicentre de Périgueux. Elles sont reconnaissables à la batterie de quatre antennes montées sur le toit de chaque voiture.
    À l’été 2019, ce sera le tour de la relation Paris – Toulouse. Puis, à une date non encore déterminée, à celui des rames de la relation transversale Bordeaux – Marseille. Les rames neuves qui doivent se substituer aux voitures Corail dans les prochaines années seront équipées wifi de construction.

  • Quel avenir pour le fret ferroviaire en France ?

    Quel avenir pour le fret ferroviaire en France ?

    Avec une part de marché divisée par deux en 25 ans, le fret ferroviaire vit une longue descente aux enfers due à une complexe conjugaison de facteurs. Le pacte ferroviaire du printemps 2018 prévoit un certain nombre de mesures de redressement, mais le mal est profond…

    Le fret ferroviaire français va mal. Et pourtant, les plans de relance se suivent avec un changement de politique quasiment tous les cinq ans. Le dernier date du printemps 2018.
    Quelle est la situation ? Les difficultés ne sont pas récentes. Le déclin démarre en 1973 avec le choc pétrolier : de 75 milliards de t.km en 1974, il passe à 64 en 1975. Il est de 55 milliards de t.km en 1998. Ses parts de marché chutent de 25 % dans les années 70 quand celles de la route augmentent de 30 %. Elles sont de 17 % en 1995. Durant les années 90, alors que la vitesse des trains de fret passe à 100 km/h, cinq des 27 triages sont fermés ainsi que 3 000 km de lignes dédiées au fret. Cependant, l’État fixe l’objectif ambitieux de multiplier par deux le transport de fret par le fer, soit 100 milliards de t.km d’ici 10 ans. Pour y parvenir, il autorise même la SNCF à passer commande d’environ 800 locomotives : 180 BB 27000, 60 BB 37000, 400 BB 75000 et 160 BB 60000. Au final, pour les locomotives diesels, il n’y aura que 200 BB 75000, 75100 et 75400. Sans oublier que l’Infrastructure prendra à son compte 20 BB 60000 et 34 BB 75000. Entre 2000 et 2005, alors que la production industrielle augmente de 9 %, le trafic chute de 30 %. À la veille de l’ouverture à la concurrence, le fer transporte 40 milliards de t.km. En 2005, l’État recapitalise Fret SNCF pour 1,4 milliard d’euros. Le plan de restructuration associé se traduit par la fin du wagon isolé et la réduction de moitié du personnel. Les concurrents arrivent en 2003 à l’international et surtout en 2006 au trafic intérieur. Ils révèlent un coût plus élevé de l’opérateur historique de 20 à 30 %. Ils amènent peu de nouveaux marchés. Mais surtout, ils prennent en fait des marchés existants à SNCF : le gâteau ne grossit pas, il est partagé. En 2008, c’est 15 % des tonnages du fret ferroviaire pour les opérateurs privés ; 25 % en 2012, 40 % en 2017.
    D’ailleurs, la SNCF s’en doutait car, dès 2007, elle crée via sa filiale Ermewa une société baptisée Akiem de gestion de locomotives (acquisition, maintenance et location). Akiem reçoit donc une partie du parc surnuméraire de Fret SNCF comme des locomotives BB 27000, 37000, 36000, 75000 et locotracteurs Y 8000. Plus de 250 locomotives sont ainsi cédées. Et pour faire face à des trafics ponctuels ou nouveaux, Fret SNCF n’hésite pas à venir louer des engins chez Akiem. Idem pour les BB 75300 utilisées pour la traction de trains Intercités de nuit. Akiem loue aussi aux concurrents de SNCF comme Thello ou ECR.
    Entre 2004 et 2010, le trafic chute de 40 % quand il augmente de 27 % en Allemagne. En 2007, SNCF lance un nouveau plan. En 2009, le Grenelle de l’Environnement tout comme les Assises du ferroviaire de 2011 misent sur développement du fret ferroviaire autour de quatre axes : l’autoroute ferroviaire, l’essor du combiné, la desserte des ports et les opérateurs fret de proximité (OFP). En 2012, le ferroviaire transporte 32 milliards de t.km, une valeur autour de laquelle il va se stabiliser. Il est vrai qu’entre 2008 et 2014 le transport des marchandises a chuté de 14,3 %, tous modes confondus. Le fer est le plus impacté avec une baisse de 20 %, 12 % seulement pour la route.
    En 2016, avec 32,2 milliards de t.km, le fer représente 9,9 % des parts de marché ; 88 % pour la route avec environ 290 milliards de t.km et 2,1 % pour le fluvial (7,8 milliards de t.km). Fret SNCF représente 60 % des parts de marché du ferroviaire, soit 40 % aux entreprises privées dont VFLI, filiale de SNCF. Le chiffre d’affaires de Fret SNCF était de 903 millions d’euros en 2017 avec des pertes de 120 millions d’euros (314 millions en 2016). La dette cumulée atteint 4,3 milliards d’euros (repris dans les 7,9 milliards de SNCF Mobilités). Elle était de 1,8 milliard en 2008.

  • Le tramway de Bruxelles fête ses 150 ans

    Le tramway de Bruxelles fête ses 150 ans

    C’est une vaste fête du tramway qui se prépare à Bruxelles. Durant cinq jours, du 1er au 5 mai, les 150 ans du tramway vont faire l’objet de festivités variant parades, expositions et circulations gratuites. Près d’une quarantaine de véhicules historiques seront engagés, depuis le tram hippomobile jusqu’au vicinal à vapeur. En parallèle aux commémorations officielles, de nombreuses manifestations gratuites à destination du public sont prévues. Un événement incontournable pour tous les amoureux du tramway.

  • RP258 : Sur la ligne du pied du Jura

    RP258 : Sur la ligne du pied du Jura

    Si la toute première relation ferroviaire de Suisse demeure la « Spanisch Brötli Bahn » (ligne du petit pain espagnol) Zurich – Baden, ouverte en 1847, et qui permet alors aux Zurichois de se faire livrer par wagon cette fameuse spécialité pâtissière de la deuxième ville d’Argovie, c’est dès 1855 qu’ouvre le premier tronçon Morges – Yverdon de la future ligne dite « du pied du Jura ». Cette ligne constitue aujourd’hui l’un des deux itinéraires pour rallier Zurich depuis Genève. Dans cette vidéo, vous allez la parcourir « par-dessus l’épaule du conducteur » pour en découvrir les particularités, comme si vous étiez en étude de ligne…

    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
    Conception : Pascal Riffaud.
    Durée : 38 min

  • CAF va rénover les MI 2N RATP

    CAF va rénover les MI 2N RATP

    Mi-janvier, IdFM et la RATP ont dévoilé avoir choisi le groupe CAF pour rénover les 43 rames de type MI 2N de la RATP qui circulent sur la ligne A du RER. Les opérations seront réalisées dans l’usine française basée à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). L’entreprise espagnole est déjà connue en France pour ses tramways (Nantes, Besançon, Saint-Étienne) et la ré­­novation du métro de Lyon (ligne D). Elle doit également fournir prochainement des locomotives bimodes pour la RATP : il s’agira de locomotives électriques alimentées par caténaire ou batterie pour les trains de maintenance du réseau RER de la RATP. Le marché porte sur 18 engins dont 12 en commande ferme livrables entre 2019 et 2021.