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  • Mannheim : le RNV dévoile  ses futurs trams

    Mannheim : le RNV dévoile ses futurs trams

    Pour le RNV (Rhein-Neckart-Verkehr GmbH) Skoda Transportation livrera des tramways de même conception technique mais de trois longueurs différentes : trois, quatre et six caisses. La société fabriquera 31 tramways de 30 m, 37 tramways de 40 m et 12 tramways de 60 m qui seront ainsi les plus longs du monde. De la famille du ForCity Smart, ils sont bidirectionnels, à plancher bas permettant un accès sans obstacle aux personnes en fauteuil roulant et aux poussettes. La vitesse maximale de fonctionnement des véhicules sera de 80 km/h. Le 8 octo­­bre dernier, une maquette à l’échelle 1 a été officiellement présentée à Mannheim illustrant le design extérieur, les futurs aménagements intérieurs et les systèmes d’information qui seront à la pointe de la technologie… Rendez-vous début 2021 pour la mise en service des premiers exemplaires ! Mannheim deviendra ainsi la troisième ville allemande à homologuer des tramways Skoda, après le réseau de Chemnitz, avec ses ForCity Classic, et la Schöneicher-Rüdersdorfer Strassenbahn GmbH (Brandebourg), qui possède depuis novembre dernier les deux rames de présérie du ForCity Smart Artic de Helsinki.

  • Thalys habillé par Disney

    Thalys habillé par Disney

    Afin de promouvoir sa nouvelle relation biquotidienne entre Amsterdam et Marne-la-Vallée à partir du 1er avril 2019, Thalys a pelliculé entièrement la rame quadricourant PBKA n°4301 (propriété de la SNCB). Elle est sortie des ateliers de Forest le 17 janvier 2019 et a fait sa première apparition ce jour en gare de Bruxelles Midi, devant un parterre de voyageurs de tous âges. Elle conservera jusqu’à son OPMV cet habillage intégral sur lequel sont représentés les personnages les plus emblématiques de Disney de Buzz l’Éclair à Cendrillon en passant par Mickey.

  • Bombardier labellisé France

    Bombardier labellisé France

    Pour la première fois dans l’industrie ferroviaire française, un constructeur a reçu le label Origine France garantie. Depuis 2011, cette certification permet grâce à un audit indépendant de garantir l’origine française des produits, avec un niveau d’exigence sans commune mesure avec le Made in France, critère douanier basé sur la règle dite d’origine non préférentielle (le produit prend l’origine du pays dans lequel il a subi la dernière transformation). Elle indique aux consommateurs que les produits respectent deux conditions : 50 à 100 % du prix de revient unitaire du produit est acquis en France et le produit prend ses caractéristiques essentielles en France, c’est-à-dire que toutes les étapes de transformation y sont effectuées. C’est l’association Pro France, composée de chefs d’entreprise, qui assure la promotion d’Origine France ga­­rantie. Le maintien de la conformité est assuré par un audit annuel. 600 entreprises ont été auditionnées, soit une gamme de 1 700 produits.
    Le 15 janvier, c’est Bombardier qui a reçu le label pour ses trains Francilien et Omneo/Regio 2N fabriqués sur le site de Crespin. C’est une reconnaissance importante de l’entreprise canadienne implantée depuis 30 ans sur ce site d’où sortent 70 à 80 trains chaque année.

  • Z 5300 : un train spécial pour un ultime adieu

    Z 5300 : un train spécial pour un ultime adieu

    Le 8 décembre 2018, un train spécial composé de trois Z 5300 au départ de Paris-Lyon a célébré le retrait définitif de cette série d’automotrices. C’est l’un des plus anciens matériels encore en service à la SNCF qui est ainsi sorti de scène.

    Mi-décembre 2018, il n’en restait plus que sept à l’effectif du technicentre de Villeneuve-Saint-Georges : les Z 5304, 5317, 5323, 5353, 5362, 5363 et 5368. On les voyait encore un peu sur les navettes de la ligne D du RER entre Juvisy et Melun. Uniquement aux heures de pointe. L’arrivée massive des rames neuves du Regio 2N pour la ligne R (26 rames fin 2018) a permis de libérer des Z 2N pour chasser les dernières représentantes des « petits gris ».
    Et aussi le plus ancien des matériels ferroviaires français… si on excepte quelques exemplaires de locomotives diesels BB 63500 ou 66000. La Z 5304 a fêté ses 53 ans en cette fin d’année 2018 tandis que la « petite jeunette », la Z 5368, n’a que 46 ans.
    Reine du 1,5 kV, elles ont régné de longues années, voire décennies sur les banlieues sud-ouest, puis TRG avant le RER C, ouest puis ligne N et sud-est avant le RER D ou la ligne R.
    Grâce à une poignée de passionnés, principalement des conducteurs du dépôt du Charolais, près de la gare de Lyon à Paris, un train spécial peu médiatisé a circulé le samedi 8 décembre. En souvenir de la meilleure époque, c’est une triplette qui a été mise à quai sur la voie I de Paris-Lyon. La Z 5362 est côté heurtoir, la Z 5368 côté province avec la Z 5317 au milieu. Les amateurs présents regardent pour la dernière fois ces caisses en acier inoxydable qui ont révolutionné le train des années 60. Seule entorse à l’origine, la couleur rouge des portes permettant de reconnaître des rames équipées de la conduite à agent seul. Et bien sûr, les couleurs complètement improbables de la Z 5368, décorée ainsi en décembre 2017 lors de l’inauguration du Regio 2N à Melun. Cette rame est également la seule à disposer au-dessus de la cabine d’un afficheur de code mission, héritage de son passé sur la TRG.
    À l’intérieur, les rames offrent deux ambiances. La Z 5362 a gardé ses habits d’origine avec des banquettes garnies de mousse de polyuréthane et recouvertes de Texoïd orange en 2de et rouge en 1re. Notons que la bande jaune repérant la 1re classe à l’extérieur est toujours présente. Au fil des ans, quelques banquettes ont été remplacées par des sièges individuels type Z 6400. Et sur une plateforme qui dispose encore de strapontins, voici les radiateurs verticaux, une spécialité. Ah, on était loin de la ventilation réfrigérée dans ces Z 5300 !
    Au niveau des deux accès d’extrémité des motrices, il y a la présence d’un escalier à trois marches : un marchepied extérieur, une marche découpée à l’intérieur et la plateforme située à 1,21 m au-dessus du rail pour tenir compte des bogies moteurs. C’est aussi dans les motrices qu’il y a deux particularités : des banquettes placées en long vers la porte côté rame et un local fourgon à bagages au niveau de la porte côté cabine. Les deux autres rames font partie d’un lot de 16 qui ont connu une rénovation « light » entre 2005 et 2007.

  • La ligne 2 du tram arrive à l’aéroport Nice-Côte d’Azur

    La ligne 2 du tram arrive à l’aéroport Nice-Côte d’Azur

    La prolongation de la ligne ouest – est (T 2) du tramway de la Métropole de Nice-Côte d’Azur, reliant la ville à l’aéroport, a été inaugurée vendredi 14 décembre 2018. Elle est exploitée avec des tramways de nouvelle génération Alstom Citadis X 05 offrant 40 % de surface vitrée, une capacité voyageurs augmentée de 10 %, un taux d’échange en station accru de 20 % (avec des doubles portes sur toute la longueur de la rame) et des coûts de maintenance préventive réduits de plus de 20 %. Afin de mieux s’intégrer dans la ville, les Citadis de la ligne T 2 circulent en toute autonomie, sans ligne aérienne de contact, grâce à la technologie de recharge statique par le sol SRS couplée au système de stockage d’énergie Citadis Ecopack.

  • Un nouvel atelier à Moulin-Neuf pour les appareils de voies

    Un nouvel atelier à Moulin-Neuf pour les appareils de voies

    L’établissement SNCF Réseau de Moulin-Neuf, à Chambly (Oise), inaugure un nouvel atelier Horizon dédié aux appareils de voies. De nouvelles méthodes d’assemblage, d’acheminement et de pose permettent d’accompagner plus efficacement la régénération des aiguillages du réseau.

    La régénération du réseau est en marche. Longtemps négligé, le renouvellement de l’infrastructure ferroviaire est en cours et les moyens sont à la hauteur de la tâche. Chaque jour, 15 000 trains transportent 5 millions de voyageurs et acheminent 250 000 t de marchandises en tout genre. Une telle charge demande un entretien constant pour éviter la dégradation rapide des équipements. La catastrophe de Brétigny en 2013 a tristement montré les conséquences d’un manque de maintenance des infrastructures. Le GPMR (Grand Plan de modernisation du réseau) lancé à la suite de cet accident vise à augmenter la performance et les capacités du réseau ferré tout en assurant les niveaux de sécurité nécessaires. Ces missions sont devenues primordiales à l’heure de la mise en concurrence qui se profile à court terme. Dès 2019, le marché voyageurs sera ouvert pour les lignes conventionnées, suivi en 2020 des lignes non conventionnées.
    Dans ce contexte, le trafic est appelé à connaître une augmentation conséquente qu’un réseau vieillissant aurait du mal à supporter. SNCF Réseau, conscient des enjeux s’est engagé via Infrarail dans une vaste opération de modernisation étalée sur plusieurs années. Le contrat pluriannuel signé avec l’État prévoit un investissement de 34 milliards d’euros sur 10 ans dont 5,3 milliards pour 2018. Durant cette année, pas moins de 1600 chantiers ont ainsi été engagés portant sur la vérification de 4 000 km de caténaires, le renouvellement de 1 000 km de voies et le remplacement d’un peu moins de 500 appareils de voies. Pour faire face à ces enjeux, SNCF Réseau s’appuie sur ses différents établissements spécialisés répartis à travers le pays.
    Parmi eux, Moulin-Neuf est con­­centré sur la production des appareils de voies. Il est déployé sur deux sites, Chamiers, en Dordogne, et surtout Chambly, dans l’Oise, où de vastes emprises de 64 ha ont permis de moderniser l’outil de production. C’est ainsi qu’un nouvel atelier Horizon entièrement dédié aux appareils de voies vient d’être inauguré fin novembre. Il permet de révolutionner les méthodes de conception, d’acheminement et de mises en place des aiguillages du réseau ferré. L’idée d’édifier un bâtiment permettant la mise en œuvre de techniques nouvelles s’est imposée face à la nécessité d’augmenter le nombre d’appareils de voies remplacés chaque année. De 330 en 2013, puis 400 en 2016, il atteint finalement aujourd’hui le nombre de 495. Ce sont donc 12 millions d’euros qui ont été in­­vestis dans le nouvel atelier, dont 8 millions pour la seule construction, une enveloppe réglée par SNCF Immobilier. Le bâtiment, de 120 m de long sur 35 m de large, offre une surface 4 300 m2 où toute la chaîne de montage est optimisée en concentrant les phases de production. Des ponts de 25 t complétés par des grues de 4 t permettent de déplacer facilement les différents éléments. Deux voies ferrées traversent le centre de l’atelier.
    C’est en pièces détachées qu’arrivent les matériaux qui composeront le futur aiguillage. Horizon permet une fabrication sur mesure, s’adaptant aux différentes configurations rencontrées sur le réseau. Les rails sont livrés bruts, déplacés à l’aide des grues de 4 t avant d’être précisément découpés et adaptés selon chaque aiguillage. L’élément de rail arrive sur un tapis roulant jusqu’au niveau d’une impressionnante presse manœuvrée par un opérateur.

  • Fin des BB 67400 à Montluçon

    Fin des BB 67400 à Montluçon

    La mise en service des nouveaux horaires 2019 marque la fin de la relation directe Paris – Montluçon, désormais limitée à Bourges. Auparavant, dans cette gare, il y avait un changement de traction, une BB 67400 était attelée pour effectuer la fin du parcours, Bourges – Montluçon. Depuis décembre 2018, en lieu et place de ce dispositif, on a un changement de train avec un battement d’une dizaine de minutes. Les trains de correspondance seront bientôt assurés par les nouvelles rames Régiolis Liner dont l’arrivée de trois éléments prévus à cet effet se fera dans le courant du 1er trimestre 2019.

  • République tchèque : des attributions en série

    République tchèque : des attributions en série

    Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence en République tchèque, des appels d’offres avaient été lancés pour l’exploitation de lignes nationales. Dans ce cadre, Le ministre des Transports tchèques a annoncé le 30 no­­vem­­bre 2018 que la relation R 8 Brno – Ostrava – Bohumin, jusqu’alors exploitée par l’opérateur historique Ceske Drahy (CD), était attribuée pour une durée de 10 ans à partir de décembre 2019 à l’opérateur RegioJet. Les opérateurs RegioJet et Leo Express étaient les moins chers, mais l’offre de RegioJet satisfaisait à plus de critères. La filiale de la DB, Arriva Vlaky sro, a également remporté un contrat d’exploitation pour trois ans des relations R 21 Prague – Tanwald, R 22 Kolin – Novy Bor, R 24 Prague – Rakovnic et R 26 Prague – Ceské Budejovice. Arriva, moins cher de 1,20 euro au km-train que les CD, utilisera 27 autorails série 845 (ex-628-2 de la DB modernisés).
    Les CD ont été reconduits jusqu’en décembre 2027 sur les relations Ex 2 Prague – Vsetin – Zilina et R 18 Prague – Luhacovice/Veseli nad Moravou. Leo Express a par ailleurs été sélectionné par l’autorité organisatrice de transports de la région de Pardubice pour l’exploitation à partir de décembre 2019 pour une durée de 10 ans des relations régionales Usti nad Orlici – Mynicky Dvur et Dolni Lipka – Hanusovice, exploitées jusqu’à présent par les CD. Leo Express utilisera 15 Lint ex-HEX et des automotrices Flirt série 480 rendues disponibles avec la livraison prochaine des automotrices électriques chinoises fabriquées CRRC Zhuzhou.

  • Rhônexpress fête son 10 000 000e voyageur

    Rhônexpress fête son 10 000 000e voyageur

    Le tram Rhônexpress d’abord baptisé Leslys, qui relie les gares de Lyon-Part-Dieu et Lyon-Saint-Exupéry, a été ouvert à l’exploitation en provisoire le 9 août 2010 par Transdev. La desserte est fixée à la cadence de 30 min de 4 h 25 à 6 h et de 21 h à 24 h, au quart d’heure le reste du temps. En hausse continue, le trafic a atteint 1 389 895 voyageurs en 2017 et frise aujourd’hui les 10 millions depuis son ouverture.
    Très appréciée pour sa régularité, sa tarification et la bonne fréquence de la prestation par la clientèle d’affaires et étrangère utilisant la voie aérienne, la desserte est également employée pour une petite fraction par des voyageurs empruntant les TGV Classiques et Ouigo desservant Lyon-Saint-Exupéry. Des écrans à l’intérieur des rames renseignent sur les horaires des avions et des TGV en temps réel. Les six rames Stadler Tango du parc, ne laissant que peu de réserve, vont être rejointes par cinq autres commandées pour 2023.

  • Un prolongement et une nouvelle ligne de tram à Montpellier

    Un prolongement et une nouvelle ligne de tram à Montpellier

    On commence à en savoir un peu plus sur les prolongements du réseau de trams de Montpellier. Les travaux de la ligne 5 en souffrance depuis plusieurs années vont enfin pouvoir commencer. Après une longue bataille menée par des associations et des élus, la métropole vient de valider son tracé sud qui partira de Saint-Éloi vers Lavérune. Les travaux devraient débuter fin 2019. Quelques mois plus tard, début 2020, c’est le prolongement de 1,5 km de la ligne 1 vers la gare Sud-de-France qui sera engagé.