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  • Les CFL commandent des Coradia

    Les CFL commandent des Coradia

    Le 18 décembre 2018, Alstom a été choisi pour fournir aux CFL 34 trains régionaux Coradia à deux niveaux et de grande capacité, dans le cadre d’un contrat d’un montant total d’environ 360 millions d’euros. La nouvelle flotte sera composée de trains de 80 m et de 160 m de long, qui seront livrés à partir de décembre 2021. Ils auront une vitesse maximale de 160 km/h et seront mis en service sur le réseau national, ainsi qu’en Belgique et en France.

  • Stadler à Innotrans : le petit helvète qui monte qui monte

    Stadler à Innotrans : le petit helvète qui monte qui monte

    Massivement présent au Salon Innotrans, le constructeur suisse y proposait une gamme de produits désormais très complète du métro à la locomotive de ligne bimode en passant par les rames régionales ou de banlieue.

    Stadler continue à se positionner, avec succès, sur tout type de transport ferroviaire : trains à grande vitesse, interurbains, régionaux et de banlieue, métros, tramways, locomotives de ligne et de manœuvres, voitures passagers. Leader mondial dans la construction de trains à crémaillère, l’entreprise a fêté ses 75 ans l’an dernier ! L’édition précédente d’Innotrans avait surtout été marquée par la présentation de son premier train à grande vitesse l’EC 250, destiné à terme aux relations entre l’Allemagne, la Suisse et l’Italie. Depuis, le groupe continue de développer des modèles qui lui permettent de maintenir une place importante sur le marché ferroviaire. Ainsi, il proposait à ce Salon un choix varié de matériels.
    Le plus spectaculaire était peut-être le futur métro automatique de Glasgow, construit en coopération avec Ansaldo STS. Un métro sur mesure au gabarit réduit et de forme tubulaire reconnaissable, des caractéristiques imposant des sièges placés en longueur en face-à-face. Un métro unique, pour une ligne unique datant de l’époque victorienne, avec une voie étroite de 1 219 mm seulement et d’un écartement de tunnel de 3,4 m de diamètre !
    Également présentée et toujours classifiée comme métro dans le catalogue du constructeur : la rame du S-Bahn de Berlin, élaborée en consortium avec le groupe Siemens. Elle porte la nomenclature de 483 ou 484 selon la longueur. Au total, ce seront 106 trains qui seront fabriqués dont 21 unités à deux caisses (série 483). Siemens prend en charge les systèmes d’entraînement, de freinage et les différents équipements électriques. Les matériels, fonctionnant par troisième rail, seront construits à l’usine Stadler de Pankow, dans la banlieue de Berlin, pour une mise en service sur le « ring », le métro circulaire de Berlin, et les branches sud-est du réseau berlinois. Notons que le constructeur avait déjà procuré du matériel à l’U-Bahn berlinois quelques années auparavant. Dans le futur, Stadler devrait fournir le métro de Liverpool mais avec une forme un peu plus conventionnelle que celle de celui de Glasgow !
    Le Regionalverkehr Bern-Solothurn est l’exemple parfait de ce que le constructeur appelle le « taylor made ». Un matériel sur mesure, construit à voie métrique pour la ligne S-7 Berne – Worb des RBS, l’une des plus fréquentées du réseau. Ses larges portes, huit par faces, facilitent l’échange dans les gares. Chaque rame est composée de quatre éléments et dispose d’une capacité d’emports de 130 places assises et 380 debout. Ces nouveaux trains sont opérationnels depuis décembre 2018 et pousseront progressivement les rames dites « Mandarinli » vers la sortie. Sur le plan des locomotives, Stadler présentait sa première grande locomotive de ligne assemblée dans l’usine espagnole d’Albuixech, au nord de Valence, et ce grâce au rachat de la branche ferroviaire du groupe Vossloh. C’est là qu’étaient notamment produites les locomotives Euro 3000 et 4000 qui ont fait la renommée de Vossloh il y a quelques années. Stadler reprend tout naturellement la production des locomotives commencée par son prédécesseur avec les Euro 4000 de VFLI, d’Israël et d’Alpha Trains Iberia et les deux séries destinées au marché britannique : UK Light (Class 68) et UK Dual (Class 88) pour Beacon Rail Leasing Ltd.

  • La ligne 7 rénove son matériel

    La ligne 7 rénove son matériel

    Depuis la mi-décembre, une rame rénovée type MF 77 de la ligne 7 du métro parisien est en circulation. C’est la première des 71 rames de cette ligne qui doivent être rénovées par l’entreprise ACC de Clermont-Ferrand d’ici 2022. Les aménagements intérieurs ont été intégralement remis à neuf. C’est aussi le premier matériel de la RATP à recevoir une livrée définie par IdFM, à base de bleu, gris vif-argent et blanc, marquant ainsi l’abandon progressif du vert jade RATP.

  • Le tramway T 3 b à Porte-d’Asnières et après ?

    Le tramway T 3 b à Porte-d’Asnières et après ?

    Depuis le 24 novembre, le tramway T 3 b a été prolongé de Porte-de-la-Chapelle à Porte-d’Asnières. Cette nouvelle section n’est qu’une étape avant une probable ultime extension vers Porte-Dauphine. Restera alors à trancher la problématique d’un bouclage total.

    En décembre 2006, quand le T 3 entre en service, il compte encore autant d’opposants que de partisans. Cette première section de 7,9 km entre Pont-du-Garigliano et Porte-d’Ivry montre pourtant rapidement son fort potentiel. Le public se presse en masse avec bientôt 110 000 voyageurs par jour dans ces rames qui remplacent si avantageusement le bus PC. Le tramway devient un objet de politique d’aménagement et le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en fait son outil principal de requalification urbaine. Il s’engage bientôt dans le prolongement sur 14,5 km de cette ligne de Porte-d’Ivry à Porte-de-la-Chapelle, assurant le financement des 650 millions d’euros à hauteur de 75 %. À ce montant s’ajoutent les 149 millions investis dans le réaménagement des boulevards traversés. La facture est salée, mais le résultat est à la hauteur des investissements. Mis en service en décembre 2012, le prolongement rencontre très vite les faveurs du public. Seul bémol, la ligne a été scindée en deux tronçons à hauteur de Porte-de-Vincennes pour faciliter l’exploitation. Il y a donc désormais le T 3 a de Pont-du-Garigliano à Porte-de-Vincennes sur 12,4 km et le T 3 b de Porte-de-Vincennes à Porte-de-la-Chapelle sur 9,5 km. Malgré une correspondance peu aisée, la fré­­quentation globale ne cesse de progresser. Dès les premières études sur le prolongement au nord, la Ville avait souhaité pousser jusqu’à Porte-d’Asnières, mais elle n’avait pas obtenu le financement complémentaire nécessaire, repoussant cette seconde phase à fin 2017. Entre-temps, les deux lignes sont montées en puissance, devenant un mode de transport utilisé tant par les Parisiens que par les habitants de la proche banlieue. Chacune des deux branches du T 3 connaît une forte fréquentation, en progression constante. En 2018, le T 3 a totalisé 224 160 voyageurs par jour et le T 3 b 130 460, quasiment 355 000 voyageurs pour l’ensemble du T 3. Le nouveau prolongement apportera 90 000 voyageurs supplémentaires, portant à 220 000 l’ensemble de la ligne T 3 b.
    Commencés en 2014, les travaux étaient prévus pour durer trois ans. Longue de 4,3 km, la ligne comporte huit nouvelles stations. Pour l’ensemble, elle s’inscrit quasiment en ligne droite, permettant des pointes jusqu’à 60 km/h, sauf dans le secteur des Épinettes, où elle suit l’inclinaison des boulevards. La plate-forme engazonnée sur l’essentiel du parcours est placée au centre de la chaussée dès l’arrière station de Porte-de-la-Chapelle. Le profil est assez doux, à l’exception de quelques rampes entre La Chapelle et Diane-Arbus, dans le secteur Épinettes-Pouchet et à l’approche de Porte-d’Asnières. La principale difficulté a été de supprimer les passages souterrains routiers aux portes des Poissonniers, de Clignancourt, de Saint-Ouen, de Clichy et d’Asnières. Outre leur comblement, il a fallu créer de nouvelles structures en béton pour supporter la charge du tramway sans s’appuyer sur d’autres ouvrages souterrains comme le métro. Dans les secteurs très chargés de la porte de Saint-Ouen ou encore de la porte de Clichy, où se construit également la ligne 14, les travaux se sont déroulés dans un environnement complexe, engendrant de grosses perturbations de circulation. Pour autant, le calendrier initial a été respecté jusqu’à la découverte d’amiante sur une partie du revêtement de la chaussée. Les ouvriers faisant jouer leur droit de retrait, le chantier a été interrompu de nombreux mois, le temps de traiter les sections concernées. Aussi, la mise en service a été repoussée à la fin 2018 avec un an de retard.

  • TGV Sud-Est : une page se tourne

    TGV Sud-Est : une page se tourne

    Et voilà ! On y arrive tout doucement. Les rames TGV Sud-Est ont quitté ce 9 décembre leurs terres de naissance, à savoir la gare de Paris-Lyon et les lignes Sud-Est. Après avoir lancé ici même la grande vitesse en France en septembre 1981, les rames ex-orange si caractéristiques rendent les armes. Sur les 109 construites, il n’en restait plus que 34 depuis un an, uniquement celles ayant connu une opération de prolongement de parcours avec livrée carmillon et aménagements Nouveau Design : 19 affectées au Nord (avec deux voitures de 1re) et 15 au Sud (avec trois voitures de 1re). Ce sont ces 15, dont la célèbre rame 16 du record de 1981, qui ont tiré leur révérence. Toutefois, pendant quelques mois, deux d’entre elles (les 15 et 25) vont échapper au chalumeau en venant épauler leurs consœurs sur le Nord.

  • Montmartre : un funiculaire tout neuf

    Montmartre : un funiculaire tout neuf

    Étalée sur trois ans, la rénovation du funiculaire de Montmartre vient de s’achever. La cabine partie en Savoie pour une cure de rajeunissement vient de retrouver sa place au pied du Sacré-Cœur. Ces travaux réalisés 25 ans après la mise en service du nouveau funiculaire vont permettre aux installations de faire face plus efficacement aux 3,5 millions de voyageurs par an.

  • Les BLT cherchent un repreneur pour les matériels du Waldenburg

    Les BLT cherchent un repreneur pour les matériels du Waldenburg

    En 2022, ce sera fini pour cette ligne en voie de 75 mm qui aura été convertie au gabarit des BLT (Baselland Transport) de 1 000 mm, ce qui entraînera ipso facto la radiation du matériel qui y circule. Les BLT cherchent un repreneur pour les BDe 4/4 et Bt, datant de 1985 à 1993.
    Il n’existe que très peu de lignes en Europe avec un écartement de voie identique et encore moins qui soient électrifiées ! Plusieurs pistes ont été envisagées plus ou moins sérieuses. La plus probable serait la Murtalbahn en Autriche. Cette ligne, gérée par la StB relie Unzmarkt, Murau et Tamsweg. Longue de 65 km, elle s’étend dans les districts de Styrie, du Lungau et de Salzbourg. Pour améliorer cette ligne typique, la province de Salzbourg s’est engagée à plaider pour la rénovation de son infrastructure et pour son électrification d’ici 2023. Ce qui correspond au planning qu’envisageait le BLT, qui doit recevoir ses nouveaux trains en 2022 (voir brève ci-contre). Une affaire à suivre, en souhaitant que les rames du Waldenburg ne finissent pas à la ferraille…

  • L’Occitanie commande de nouveaux Régiolis

    L’Occitanie commande de nouveaux Régiolis

    Le 16 novembre, l’assemblée régionale de la région Occitanie a voté l’acquisition de 13 rames Régiolis. Il s’agira de huit rames électriques Z 54900 et de cinq rames bimodes B 83500. Ces nouvelles rames seront identiques aux rames existantes : le parc actuel se compose de 33 rames Régiolis, 15 électriques et 18 bimodes. Toutes ont été livrées entre août 2016 et octobre 2018. Les caractéristiques sont les suivantes : type M à quatre caisses, six portes par face, aménagement de type périurbain, monoclasse, 206 places assises dont 46 strapontins, deux espaces vélos, une toilette et de grandes bagageries. Les Régiolis sont amenées à circuler sur une grande partie des lignes régionales, avec une extension attendue vers l’est de la région lorsque le nouvel atelier de Nîmes sera opérationnel.
    La présidente Carole Delga a par ailleurs annoncé l’acquisition de trois rames Régiolis bimodes hydrogène-électrique avec l’ambition de devenir le premier territoire d’expérimentation. La ligne Montréjeau – Luchon sera prioritaire pour une phase de test, a priori dès 2022.

  • Allemagne : les nouveautés du service annuel 2019

    Allemagne : les nouveautés du service annuel 2019

    Après le grand chambardement des horaires au service annuel 2018, le service annuel 2019 en Allemagne présente encore quelques nouveautés, en particulier avec la création d’un nouveau Nightjet-Metropol entre la capitale allemande et les capitales autrichienne et hongroise et l’introduction des ICE 4 sur les LGV Erfurt – Ebensfeld et Cologne – Francfort-sur-le-Main.

    Le service annuel 2019 grandes lignes en Allemagne, courant du 9 décembre 2018 au 14 décembre 2019, avec un minichangement de service le 9 juin 2018, présente quelques nouveautés, avec de nouvelles relations entre Berlin et Vienne, l’introduction des ICE 4 entre Hambourg, Berlin et Munich, l’introduction de rames de voitures à deux niveaux IC2 dans le sud de l’Allemagne, et l’utilisation de locomotives diesels série 245 sur des trains Intercités en Thuringe. De plus les travaux de modernisation de la LGV Hanovre – Wurtzbourg entraînent de nombreuses modifications d’horaires sur certaines relations avec des détournements à la clef. L’opérateur privé FlixTrain ainsi que les ÖBB avec leurs Nightjet devraient voir encore augmenter leurs parts de marché.

    Relations de nuit

    Les relations de nuit suivantes exploitées commercialement par des compagnies étrangères continuent à circuler en Allemagne au SA 2019.
    Trains vers la Russie :
    – un AR hebdomadaire Paris-Est – Offenbourg – Berlin Hbf – Varsovie – Minsk – Moscou Belorusskaya (EN 453/452) pour le compte de RZD FPC remorqué de Paris-Est à Offenbourg et retour par l’une des trois Traxx F 140 AC 1 autorisées France louées par Captrain Deutschland à MRCE, (Mitsui Rail Capital Europe). De Paris-Est à Offenbourg, ces trains circulent en marche V 140 sous le numéro EN 323 pour le 453 et EN 322 pour le 452. Ces trains circulent en Allemagne via Kehl, Offenbourg, Karlsruhe, Francfort (M) Sud – Gerstungen – Erfurt – Berlin Hbf – Berlin Lichtenberg – Francfort-sur-l’Oder. Ils sont remorqués par une locomotive électrique série 101 de la DB d’Offenbourg à Berlin Lichtenberg et retour, et par une Taurus EU 44 5370 polonaise de Berlin Lichtenberg à Terespol et retour. Jusqu’au 8 juin 2019, ils circuleront encore en détournement en Pologne via Gniezno pour cause de travaux entre Poznan et Kutno. Ces trains partent et arrivent à Paris-Est le jeudi ;
    – un AR Berlin Ostbahnhof – Varsovie – Minsk – Moscou Belorusskaya, pour le compte de RZD FPC, circulant deux fois par semaine (EN 441 les lundis et samedis au départ de Berlin Ostbahnhof, EN 440 les vendredis et dimanches au départ de Moscou Belorusskaya). Les trains, assurés en rame Talgo des RZD, sont remorqués par une Taurus EU 44 de Berlin à Terespol et retour, par une EU 07 de Terespol à Brest Litovsk et retour, et par une locomotive russe bicourant EP 20, 3 000 V CC-25 kV 50 Hz de Brest Litovsk (gare-frontière Pologne-Biélorussie) à Moscou Belorusskaya et retour. En Pologne, ils empruntent également l’itinéraire de détournement via Torun et Ilawa jusqu’au 8 juin 2019.

  • Derniers tours de roue pour les « petits gris »

    Derniers tours de roue pour les « petits gris »

    Ce 8 décembre a marqué la fin des circulations commerciales des Z 5300 sur les lignes de la banlieue de Paris-Sud-Est. La disparition des dernières représentantes des célèbres « petits gris » s’est faite en deux étapes par suite de l’arrivée des rames neuves Regio 2N. Tout d’abord, en décembre 2017, pour les cinq rames encore en roulement sur la ligne R, où ces Z 5300 assuraient les navettes Melun – Montereau. Puis en décembre 2018 pour les 10 rames en roulement sur le RER D (navettes Juvisy – Melun). À l’initiative d’une poignée de cheminots, une triplette a assuré un ultime AR entre Paris et Montereau, sans arrêt, à l’aller par Brunoy et Fontainebleau, au retour par Héricy et Corbeil-Essonnes. Les rames étaient la Z 5362, presque en aménagement d’origine, et les Z 5317 et 5368 rénovées, cette dernière avec une livrée colorée.
    En cette fin d’année, Villeneuve avait encore sept rames à l’effectif. 15 rames ont été radiées depuis le 1er janvier.