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Le fret suspendu pour travaux sur Mignaloux – Jardres
Depuis le 31 mars, l’antenne fret Mignaloux-Nouaillé – Jardres (12,8 km), embranchée à Mignaloux, sur Poitiers – Limoges, est fermée suite au mauvais état de la voie. La vitesse est limitée à 30 km/h et la ligne comporte 13 PN. Il y a qu’une seule ITE sur la ligne, en gare de Jardres, celle de Terrena, une coopérative qui a le plus gros silo de stockage de blé de la Vienne avec ses 60 000 t de céréales. dont 72 % expédiés par train pour l’export via le port de La Rochelle. Terrena projette d’augmenter sa capacité de stockage de 20 000 t et le site traite 100 000 t de céréales annuellement. Le 13 février dernier, une concertation à l’initiative de la préfecture de la Vienne a permis à SNCF Réseau d’exposer la situation et de proposer deux scénarios : rénovation pour une utilisation sur 10 ans à 3 millions d’euros et sur 15 ans à 4,8 millions d’euros. Le plan de financement prévisionnel retenu s’appuie sur le scénario pour 15 ans et le pourcentage de participation a été établi : État : 35 %, Région Nouvelle-Aquitaine : 30 %, SNCF Réseau : 15 %, Grand Poitiers : 10,4 % et Terrena : 9,6 %. Les travaux ont débuté le 1er octobre. 6,3 km seront refaits en RVB avec utilisation d’un train Puscal. Le restant bénéficiera de changement de certains constituants dont 2 200 traverses. La reprise des circulations est prévue en janvier prochain.

Pays-Bas : la modernisation des Sprinter Lighttrain a débuté
Les NS possèdent 131 automotrices Sprinter Lighttrain immatriculées dans la série 2400 pour celles à quatre caisses et 2600 pour celles à six caisses. Livrées de 2007 à 2012, par Bombardier pour les 69 série 2400 et par Siemens pour les 62 série 2600, elles sont utilisées au service annuel 2018 par NS Reizigers sur 17 relations Sprinter. Dérivées des automotrices électriques série 425 de la DB, elles ont respectivement une capacité de 184 et 264 places. Elles vont toutes être réaménagées, avec en particulier l’apposition d’une signalétique destinée aux personnes malvoyantes, la création de deux places par rame destinées aux personnes en fauteuil roulant équipées de boutons d’alerte, ainsi que d’un espace toilette accessible aux PMR. De plus, deux vélos supplémentaires pourront être transportés dans les automotrices rénovées. Les modifications seront effectuées par le constructeur Talbot Services, du groupe Bombardier, sur son site allemand d’Aix-la-Chapelle. Les 131 Sprinter Lighttrain devraient être tous modernisés pour fin 2021.

La troisième branche du tram-train lyonnais attend toujours sa modernisation
Le projet du tram-train lyonnais qui s’étire dans l’ouest de l’agglomération a, après travaux, été mis en service avec du matériel U 52500 en septembre 2012. N’ont été concernées que les branches Lyon-Saint-Paul – L’Arbresle – Sain-Bel et Lyon-Saint-Paul – Brignais grâce à un nouveau raccordement en aval d’Écully. À l’usage, le type d’exploitation renforcée qui tablait sur 20 000 voyageurs jour n’en a en fait concerné que 9 000, en hausse toutefois de 40 % par rapport à la situation initiale.
Il avait été convenu que la troisième branche du système, celle de Tassin à Lozanne, serait à son tour modernisée à l’horizon 2015 et intégrée dans les toutes prochaines années. Malheureusement, cette section de ligne à voie unique de 18 km, constituant le maillon méridional de l’ex-itinéraire marchandises à double voie Paray – Givors, demeure desservie en antenne par des autorails X 73500 sur la base de 10 courses quotidiennes au lieu de 16 avant l’application du tram-train.
La vitesse de 100 km/h admise pour les autorails a dû être abaissée à 60 de Lozanne à Civrieux-d’Azergues suite à l’état de la voie.
L’électrification en 1,5 kV de ce court tronçon, numéroté 775 au catalogue du RFN accusant des rampes de 12 ‰, comprenant quatre haltes intermédiaires (Les Flachères, Dardilly-les-Mouilles, Dommartin-Lissieu, Civrieux-d’Azergues) et une gare de croisement à Dardilly-le-Jubin, reste donc à réaliser, y compris la mise au gabarit des ouvrages d’art, l’allongement à 1 300 m de la voie d’évitement de la gare susvisée et la reprise des quais. Pour le moment, l’opération est en suspens, la région SNCF de Lyon envisageant simplement le renouvellement de la voie pour 2022.
Nouveau succès pour Go-Ahead en Bavière
L’autorité organisatrice bavaroise des transports ferroviaires, le BEG (Bayerische Eisenbahngesellschaft), et le ministère des Transports du Bade-Wurtemberg ont sélectionné le 3 août 2018, après un appel d’offres européen, l’opérateur Go-Ahead pour exploiter, à partir de décembre 2021 pour une durée de 12 ans, les trains régionaux sur la ligne Munich – Buchloe – Memmingen – Kisslegg – Hergatz – Lindau (199 km), dont l’électrification devrait être terminée pour décembre 2020. Ce contrat, dénommé E-Netz Allgäu, représente un volume annuel de 2,6 millions de km-trains. Go-Ahead utilisera 22 automotrices électriques Flirt 3 à quatre caisses du constructeur Stadler, qui permettront de réduire de 30 min le temps de parcours entre Munich et Memmingen. Go-Ahead avait déjà repris dans le Bade-Wurtemberg à l’opérateur historique, la DB, trois autres contrats.
Go-Ahead Verkehrsgesellschaft Deutschland GmbH, créée en janvier 2014 et basée à Berlin, est une filiale à 100 % du groupe britannique Go-Ahead, créé en 1987.
À propos des tramways parisiens – De la disparition du service… à la disparition des rails
Sur la disparition bien précoce des tramways parisiens, on a beaucoup spéculé… Au soupçon d’une collusion d’intérêts privés entre deux grands patrons d’industrie, André Mariage et Louis Renault, on peut opposer l’explication proprement technique alors avancée : équipé enfin de pneumatiques, l’autobus est autorisé à rouler plus vite sur la chaussée parisienne !
Ce qui n’exclut pas qu’arracher les rails n’ait pas profité à Mariage ! Des rails arrachés ou simplement enterrés, dont Gilles Thomas a su retrouver les vestiges sous les pavés parisiens !Une explication controversée
On sait bien que le tramway parisien souffrait d’une image négative bien avant 1914 – « roi de nos rues, encombrant, autoritaire et impotent » selon un juriste des transports, – image qui s’aggravera dans l’entre-deux-guerres : « pachydermes du rail, (…), tramways imbéciles et moutonniers (…), il suffit que l’un refuse d’avancer pour que ceux qui le suivent soient immobilisés jusqu’à la fin des temps », dénonce Le Petit Parisien du 6 décembre 1929. Sa disparition progressive, accélérée au début des années 30, a suscité de nombreuses explications de la part d’historiens spécialisés. Alors que le tramway survit et se développe même dans de grandes villes comparables, on a avancé les intérêts propres du « patron » de la STCRP, André Mariage, centralien de la promotion 1895, succédant à Louis Renault à la présidence de la Scemia, l’un des fournisseurs de la STCRP. Plus largement, « on ne peut s’empêcher d’établir des liens assez troublants entre la forte représentation des industries pétrolières et automobiles au sein de la STCRP, et la brusque disparition des tramways au profit des autobus. » L’affairisme de Mariage était notoire, dénoncé notamment en 1931 par Albert Manteau : ce « contribuable parisien » signe un violent pamphlet visant la corruption qui sévit à la Ville de Paris, Les comptes de Topaze et de l’administration, ironiquement dédié à la mémoire du procureur de la Cour des comptes.
Les éléments rassemblés ci-dessous viennent plutôt infirmer cette thèse d’une collusion d’intérêts avec Renault qui aurait « coûté la vie » aux tramways parisiens. En 1929, Mariage était réticent à leur remplacement, opération coûteuse initiée en 1927 (voir tableau) : la substitution de l’omnibus PN à 38 places au tramway ne s’avère pas une bonne opération économique, explique-t-il aux actionnaires de la STCRP, car il mobilise deux agents alors qu’un tramway et sa remorque offrant 110 places occupent trois agents. Dominique Larroque explique le changement d’attitude en faveur de l’autobus par la mise en œuvre de l’avenant de 1931 à la convention d’affermage de 1921 qui lie la STCRP au département de la Seine : « Cet avenant, entre autres dispositions, instituait en effet une allocation forfaitaire de 6 % des dépenses de premier établissement au profit de l’exploitant à titre de remboursement des frais généraux, mesure couvrant naturellement les frais d’acquisition et d’installation des autobus. Il indiquait en outre qu’en cas de substitution, les charges d’amortissement relatives aux tramways cesseraient d’être imputées à la STCRP. Il entérinait enfin le fait que le démantèlement des tramways reportait à la charge du département, sans compensation, les dépenses d’entretien de la chaussée sur la largeur occupée par les voies et l’entrevoie. Mises bout à bout, ces dispositions offraient sans conteste une prime incitative à la substitution, à laquelle, cela se conçoit, la STCRP s’est montrée sensible. »
Les TER reviennent sur la virgule de Sablé
Lorsque, le 1er juillet 2017, les premiers TER s’élancent entre Nantes et Rennes via une partie de la LGV BPL et la virgule de Sablé, tout le monde salue cet événement car c’est une première : des TER sur LGV ! Le succès est au rendez-vous avec 22 000 voyageurs par mois empruntant les cinq AR quotidiens en semaine, trois le samedi et quatre le dimanche. Mais, le 17 septembre 2017, un incident rarissime provoque la « disparition » d’un train, qui n’est plus détecté par les installations de signalisation (rupture de contact électrique). Le 28 septembre, le trafic TER est suspendu jusqu’au 15 octobre, le temps de mener des investigations. Les conclusions demeurant peu pertinentes, un nouvel arrêt entre en vigueur le 22 janvier 2018.
Eiffage Rail express, gestionnaire de la LGV BPL, SNCF Réseau et SNCF Mobilités ont mené de nombreux tests et essais, retenant semble-t-il la pose de 45 détecteurs de passage dans les voies et une boucle magnétique sous la caisse des Z TER. Le détail n’a pas été communiqué.
Le 27 août, la circulation a repris après un avis favorable de Certifer sur les mesures alternatives proposées. La région souhaite même proposer sept AR en décembre 2018 puis huit fin 2019. Rappelons que pour assurer ce service, elle a financé l’adaptation de huit rames Z TER baptisées Z 21700.
Les chantiers d’été en Île-de-France
Sous l’impulsion d’Île-de-France Mobilités, qui souhaite avoir un réseau performant, les deux opérateurs franciliens multiplient chaque année durant l’été leurs chantiers. Ceux de la RATP ont été décrits dans Rail Passion n° 251.
Nous passerons ici en revue ceux du Réseau ferré national.SNCF Réseau a programmé une centaine de chantiers dont le renouvellement de 46 km de voies et de 20 aiguillages. L’investissement est de 440 millions d’euros et près de 7 000 personnes se sont mobilisées, souvent sur des chantiers menés 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Pour les RVB, le nouveau train-usine « suite rapide zone dense » a traité une partie de la ligne L entre Saint-Cloud et Versailles-Rive-Droite avant d’aller sur la partie nord de la ligne D avec deux chantiers : 7 km entre Creil et Survilliers puis 12 km entre Saint-Denis et Villiers-le-Bel.
En dehors du tronçon central du RER A (RATP), plusieurs grandes coupures de l’exploitation commerciale ont été nécessaires pour certains chantiers.
À l’est, la ligne du tramway T 4 entre Aulnay-sous-Bois et Bondy a été fermée du 6 juillet au 2 septembre. Deux opérations majeures ont été entreprises : les ultimes essais des rames Citadis Dualis U 53700 pour leur homologation et la mise en œuvre du nouveau Saeiv (système d’exploitation et d’information voyageurs). Ce Saeiv, déjà présent sur le T 11, permet notamment la commande automatique des aiguillages, en particulier ceux de la future bifurcation de Gargan. Des marches à blanc ont été organisées. Par ailleurs, les travaux préparatoires au basculage de la caténaire en gare de Gargan du 25 kV au 750 V se sont poursuivis. Mais la totalité des opérations n’ont pas pu être réalisées. Contrairement aux prévisions initiales, le Citadis n’est pas entré en service le 3 septembre pour permettre aux rames Avanto de s’adapter au Saeiv. L’homologation des Citadis devrait être accordée d’ici fin 2018 pour une mise en service avant l’été 2019. L’ouverture de l’antenne de Clichy-Montfermeil est toujours programmée pour fin 2019.
Au nord-ouest, le RER A et la ligne L ont eu pour terminus la gare de Cergy-Saint-Christophe du 13 juillet au 2 septembre pour permettre des travaux en gare de Cergy-le-Haut. Toujours sur la ligne L, du 7 juillet au 26 août, la circulation a été interrompue entre Garches et Saint-Nom-la-Bretèche pour la dernière phase des travaux de remplacement du tablier du viaduc de Marly-le-Roi. Long de 283 m, l’ouvrage d’origine datait de 1883. Son remplacement est en cours depuis 2017 par un ouvrage neuf mixte acier-béton à double poutre. Il a été construit à côté de l’ouvrage existant et ripé progressivement sur des palées provisoires en 2017. Durant cet été 2018, l’ancien ouvrage a été ripé à son tour (14 juillet) puis déposé par morceaux dès le 19 juillet. Le nouvel ouvrage a pris sa place définitive le 31 juillet. Les caractéristiques du nouvel ouvrage permettent l’engagement depuis le 3 septembre des rames modernes du Francilien, dont 24 exemplaires vont remplacer d’ici juin 2019 une vingtaine de rames Z 6400.
Bien évidemment, le RER C a reconduit sa coupure estivale du tronçon central entre le 15 juillet et le 25 août. Mais cette année, même si l’appellation Castor demeure, il n’y a eu aucun chantier concernant le renforcement de la structure des tunnels construits au début du XIXe siècle.
Journées du patrimoine à la RATP
Comme chaque année, les Journées du patrimoine sont l’occasion de découvrir les sites insolites de la RATP. Au programme du cru 2018, la découverte du chantier de prolongement de la ligne 12 à Aubervilliers ou encore le PCC de la ligne 14, qui fête cette année son 20e anniversaire. On a pu également voyager à travers le temps au cœur de la collection des matériels anciens de la RATP à Villeneuve. En parallèle à ces activités sur inscription, il était également possible de découvrir Paris en autobus TN au départ de la Maison de la RATP.

Le grand retour de la Pacific 231 G 558
Les 11 et 25 août 2018, la 231 G 558 du Pacific Vapeur Club a parcouru la ligne de Rouen à Dieppe en tête d’un train spécial mis en marche par l’office de tourisme de Dieppe. La « Princesse » est donc de retour sur les rails après ses neuf ans d’immobilisation pour grande révision. D’autres trains sur Dieppe ont ensuite été programmés : le train Découverte du pays de Caux, qui a eu lieu le 16 septembre et le train du Hareng et de la Coquille pour le 17 novembre. La 231 G 558 devait également participer, courant octobre, aux festivités du 50e anniversaire de la dernière circulation vapeur entre Nantes et Le Croisic.

Un ETR 485 en essais en Grèce
Acheminé en Grèce en véhicule via la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Macédoine, l’ETR Frecciargento 485 n° 31, a effectué du 5 au 7 septembre une série de marches d’essai à 200 km/h (avec pointe de 213 km/h) entre Thessalonique et Katerini (67 km) avant d’être présenté au 83e Salon commercial international de Thessalonique par Trainose, une filiale des FS qui gère les trains sur le réseau grec OSE. Après, il était prévu que la rame retourne en Italie.
Cette opération a été réalisée en prélude au lancement d’une liaison entre Athènes et Thessalonique à une fréquence quotidienne de cinq à huit trains en 3 heures 20 min avec du matériel Pendolino de seconde génération. Ce qui pourrait être possible d’ici à fin 2019 après une remise à niveau de la ligne consistant à doubler, électrifier et équiper en ETCS le tronçon de 52 km entre Lianokladi et Domokos. Toutefois, une incertitude plane toujours sur le matériel qui serait utilisé : une réflexion est en cours pour déterminer si l’on fera appel à des ETR 485 ou bien à des ETR 460/463/470 adaptés pour rouler sur le réseau grec.