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La ligne 14 file vers Mairie-de-Saint-Ouen
La première phase du prolongement au nord de la ligne 14 bat son plein. Toutes les équipes sont à l’œuvre pour assurer la mise en service, annoncée pour fin 2017 puis fin 2019 et reportée désormais à l’été 2020 après un incident Porte-de-Clichy.
C’est le RER A qui est à l’origine de la création de la 14e ligne du métro. Son incroyable succès, avec un million de voyageurs quotidiens, a imposé d’employer les grands moyens pour éviter une saturation totale. À la fin des années 90, deux projets d’infrastructure lourde sont imaginés pour soulager son trafic en constante progression. SNCF et RATP proposent chacune une ligne au gabarit de leur réseau. Pour la SNCF, ce sera le RER E en parallèle à la ligne A, reportant une partie du trafic de la banlieue est vers deux gares souterraines à Magenta et Haussmann-Saint-Lazare. Pour la RATP, c’est une nouvelle ligne de métro, Météor (Métro est – ouest rapide), entre Saint-Lazare et le quartier Seine-Rive-Gauche gagné sur les voies de la gare d’Austerlitz. Au gouvernement de départager ces deux séduisantes solutions. Au final, on le sait, il n’y aura pas de choix et les deux projets seront lancés, jugés indispensables pour apporter une solution réelle au problème de la ligne A. C’est dans ce contexte qu’est mis en chantier Météor, devenu la ligne 14. La dernière construite dans Paris, la 11, date de 1935. La RATP a donc l’occasion de mettre là en pratique toutes les innovations technologiques développées depuis l’arrivée du métro sur pneus à la fin des années 50. Rapidement, des standards s’imposent, le roulement pneus, l’automatisme intégral ou encore une longueur inhabituelle des stations à 120 m. Ces préalables permettent de faire face à un fort trafic même avec un métro au gabarit réduit de 2,40 m. Pour augmenter encore la vitesse commerciale, le nombre des stations est limité. Chacune (Cour-Saint-Émilion mise à part) est en correspondance avec au moins une infrastructure lourde de métro ou de RER. La ligne ouvre en première phase en 1998 entre Madeleine et Bibliothèque-François-Mitterrand, un petit atelier d’entretien étant installé dans la future station Olympiades. C’est pourtant le prolongement à Saint-Lazare qui permettra véritablement à la 14 de décoller, mais la complexité du chantier demandera cinq années de travaux. C’est en 2003 que la ligne est finalement exploitée entre Saint-Lazare et Bibliothèque, prolongée en 2007 vers Olympiades après l’ouverture d’un nouvel atelier à Maison-Blanche relié par un tunnel de service. Son trafic actuel de 500 000 voyageurs par jour est dans la moyenne des lignes parisiennes.
Rapidement, divers projets sont évoqués pour son extension, tant au nord qu’au sud. Longtemps, il est question du débranchement de l’antenne d’Asnières-Gennevilliers de la ligne 13, qui serait reprise au nord de Saint-Lazare par la ligne 14. Cette hypothèse impose tout de même des travaux assez complexes pour permettre ce raccordement dans un sous-sol parisien encombré. Au sud pareillement, on évoque une reprise de l’antenne de Villejuif de la ligne 7 qui pousserait éventuellement vers Orly. Entre-temps, la ligne 13 prolongée au nord vers Université-de-Saint-Denis en 1998 et vers Les Courtilles sur l’autre branche en 2008 ne cesse de voir son trafic augmenter. Elle arrive bientôt à un seuil de saturation, dépassant ses capacités de transport. Les voyageurs aux heures de pointe y sont entassés malgré les solutions mises en œuvre. En attendant mieux, des portes palières sont installées entre Montparnasse et Place-de-Clichy et l’aménagement des rames est repensé à l’occasion de la modernisation du MF 77.
Grèce : l’opérateur fret RCLG renforce son parc
Joint-venture fondé en 2014 par Austrian Rail Cargo Group (49 %) et la compagnie de transport et logistique grecque Goldair Group, RCLG (Rail Cargo Logistics Goldair) est le premier opérateur de fret ferroviaire privé grec. Il intervient sur tout le territoire grec en relation avec les pays balkaniques. En juin 2018, il a loué auprès de Gaiaose SA (filiale des OSE, l’opérateur historique grec) deux nouvelles locomotives : une diesel-électrique Bombardier DE 2000 (plus une autre en option) et une électrique Siemens Hellas Sprinter. Les deux engins ont reçu la livrée rouge et le logo RCLG.

Le funiculaire Bourg-Saint-Maurice – Les Arcs rénové
Pour le cinquantenaire de la station des Arcs, le funiculaire qui la relie depuis 30 ans à Bourg-Saint-Maurice (800 m de dénivelé, 7 min de parcours) fait peau neuve pour un coût de 7 millions d’euros. Le groupe Poma (qui avait déjà réalisé le premier funiculaire) et ses sous-traitants (Seirel, Atelier 360 Design, CFD) vont ainsi construire deux nouvelles rames. Entièrement produites en France dans la région, 100 % électriques, panoramiques, avec un toit transparent et une cabine de conduite unique centrale permettant de dégager la vue sur les espaces avant et arrière, elles seront mises en service à l’été 2019.

De nouvelles voitures Bombardier pour le métro de Singapour
Bombardier Transport a annoncé le 26 juillet 2018 la signature d’un contrat avec la Land Transport Authority (LTA) de Singapour pour 396 voitures de métro Movia pour les lignes Mass Rapid Transit (MRT) de grande capacité nord-sud et est-ouest. La transaction s’élève à 519 millions d’euros. Une option pour des services de soutien à long terme pourrait le porter à 753 millions d’euros. Dans sa configuration de six voitures, la nouvelle commande porte à 672 le nombre de véhicules Movia à Singapour, ce qui en fait l’une des plus grandes flottes de métro de Bombardier au monde. Ensemble, les deux lignes, sur lesquelles les rames circulent sur terre et sous terre, totalisent 102 km et desservent 61 stations. Le nombre de passagers quotidien moyen s’élève à plus de 1,8 million.

La SNCB se sépare de locomotives électriques excédentaires
Après avoir vendu en 2016 à la société CZ Loco en Tchéquie les 12 machines bicourant de sa série 12 employée au fret et disponibilisées, la SNCB réduit ses effectifs, en particulier ceux de la série 21 monocourant 3 kV continu spécialisée au trafic voyageurs. Après l’envoi en Pologne en octobre 2017 des 2103, 2104, 2109, 2119, 2120, 2125, 2128, 2129, un second lot composé des 2101, 2102, 2106, 2110, 2112, 2116, 2117, 2126, 2127, a émigré vers l’Est via les voies de la DB.
Construites de 1984 à 1988 pour remplacer les types 22, 23, 25, les 60 machines de cette série, développant 3 150 kW, avec chaîne de traction à hacheur à thyristors, aptes à 160 km/h et réversibles, étaient semblables à leurs sœurs les 27 sur le plan des équipements électriques, mais moins puissantes. Elles ont assuré 30 ans durant la traction sur tout le réseau belge des trains de voyageurs internationaux fréquentant les gares-frontières de Quévy, Jeumont, Luxembourg, Aix-la-Chapelle, Rosendaël, et des trains intérieurs IC/IR.
L’arrivée récente des séries 18 et 19 Taurus et des éléments automoteurs AM 08 (3 kV et bitension) a été fatale aux 30 premières machines de la série, mises en garage.
Chemins de fer et ravitaillement. Débats et controverses militaires avant 1914
Par leur capacité et leur rapidité accrues pour déplacer des troupes, les approvisionner en armes, munitions et provisions, tous les stratèges militaires ont admis à l’unisson avant 1914 que le développement des chemins de fer les forçait à réviser leurs doctrines du combat. Mais leurs scénarios et anticipations stratégiques ont abouti à des prévisions totalement opposées, s’agissant notamment de la durée de la guerre.
Revue de quelques-unes de ces anticipations…Les raisonnements élaborés par des spécialistes de la stratégie les ont conduits à des anticipations souvent fouillées, solidement étayées. Les chemins de fer allaient-ils amplifier et accélérer le choc frontal des armées, en abrégeant l’épreuve ? Ou au contraire, allaient-ils conforter une guerre de position, voire de tranchées ?… Le mot logistique n’existe pas encore, mais c’est bien du ravitaillement du front qu’a dépendu finalement l’issue de la Grande Guerre, jusqu’à l’épuisement des ressources de l’un des protagonistes dans un contexte de blocus maritime. Si les illustrations sont relatives aux guerres de 1870-1871 et de 1914-1918, le parti a été pris ici toutefois de ne citer que des écrits d’avant-guerre… La comparaison entre prévisions et réalités, les leçons tirées en vue de « la prochaine guerre », pourront être traitées ultérieurement.
Jean de Bloch, un prophète éclairé de la « guerre future »
On doit à un « roi du chemin de fer », financier et industriel polonais, Jean de Bloch, une somme inégalée sur « la guerre future aux points de vue technique, économique, politique », titre de la traduction de son œuvre majeure parue en France chez Guillaumin en 1899-1900 : pas moins de 3 084 pages formant six tomes ! D’origine juive, né en 1836 à Radom, décédé en 1902 à Varsovie, ce fut un pionnier des chemins de fer polonais : il construira la ligne de Varsovie à Brest-Litovsk. Tous ses nombreux écrits militent pour le pacifisme. Peu avant sa mort, il crée à Lucerne le Musée international de la guerre et de la paix, inauguré en 1902, juste après sa mort : des salles remplies de canons, fusils, graphiques et dessins, présentant au public les progrès de la guerre et ses dangers puisque, selon lui, la guerre est en soi le meilleur argument contre la guerre, avec tous ses carnages et destructions.
En France, il a de rares supporters : dans une brochure parue en 1901, La Guerre et la paix par des chiffres, le juriste Lucien Le Foyer souligne l’intérêt de sa Guerre future, étude comptable des pertes et profits qu’ont engendrés les guerres survenues dans le monde ces 30 dernières années ; il rapporte une anecdote au sujet de Bloch, président du conseil d’administration de la ligne Kiev – Brest – Litovsk, chargé de conduire le train impérial transportant les troupes russes sur le théâtre de la guerre :
« Au matin, on fit arrêter ce train pour permettre à Sa Majesté de se raser. Nous étions en pleine campagne. Les voyageurs descendirent pour se dégourdir un peu. Je causais, en me promenant le long des rails, avec un des généraux de la suite de l’empereur.
– Que ferez-vous, me demanda-t-on, après nous avoir conduits à destination ?
– Je me rendrai à Carlsbad, répondis-je.
– Y pensez-vous ? Mais nous retournerons à Pétersbourg d’ici à deux ou trois semaines.
– Comment, m’écriai-je, vous avez prévu le moment de votre retour ? Certainement, notre expédition se réduira aux proportions d’une simple promenade militaire. »
Jean de Bloch persista dans sa manière de voir et les événements lui donnèrent raison, la guerre, qui, d’après les prévisions des généraux, devait durer de 15 à 20 jours, se prolongea pendant près d’un an (avril 1877-mars 1878).
InOui se propage
Lancé en première étape sur la LGV SEA avec les nouvelles rames Océane, le service InOui débarque sur l’axe Paris – Lyon. Face à la concurrence prochaine, InOui est le gage d’un nouveau service à bord : wifi, bagages, bar, confort, etc. Le marquage commence à être apposé sur les rames TGV Dasye série 700 dédiées à cet axe : il est présent sur les flancs des motrices à côté du logo TGV puis sur certaines voitures.

Les segments RRR brûlent leurs dernières cartouches
Plus confortables que les RIO/RIB dont elles procédaient, les RRR ont été largement diffusées dans les régions. Mais, en raison d’une modernisation trop tardive, elles n’ont pu rivaliser avec les nouvelles générations de matériels TER automoteurs. La fonte accélérée de leurs effectifs aujourd’hui accompagne celle des séries de locomotives qui assurent leur traction.
Dérivées des matériels légers RIB et RIO, les premiers destinés à la Région parisienne, les seconds à la province (acquis par les régions Nord-Pas-de-Calais, Alsace, Paca), les RRR (rames réversibles régionales), construites en acier inoxydable par la firme Carel et Fouché, sont sorties d’usine de 1985 à 1994. Bénéficiant d’aménagements intérieurs plus confortables que les précédents, avec leur plancher surbaissé, les véhicules des rames (de trois ou quatre caisses), avec barres d’attelage (modifiables seulement en atelier), sont montés sur des bogies Y34 les autorisant ainsi à rouler à 140 km/h. Les caisses ne comportent plus trois portes par faces mais seulement deux, à deux vantaux coulissants, et les voitures d’extrémité, avec cabine de conduite, ont reçu un masque en polyester renforçant la sécurité en cas de choc. Les places de 1re classe ont été prévues dans la remorque centrale, celle d’extrémité renfermant une plateforme à bagages rapidement inutilisée. Selon les régions, les dispositions intérieures répondent à deux versions d’aménagement : de type périurbain (68 segments), ou régional, pour des courses plus longues (71 segments). Au total, 434 véhicules de cette catégorie ont été fabriqués et livrés à raison de trois en 1985, 90 en 1986, 121 en 1987, 95 en 1988, 42 en 1989, 30 en 1990, 22 en 1992, 23 en 1993 et huit en 1994.
Les rames ont été commandées à la fois par la SNCF (pour 298 caisses composant 97 rames) et par les régions elles-mêmes (Aquitaine, Bourgogne, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Lorraine, Haute-Normandie et Midi-Pyrénées), soit 136 caisses pour 42 rames. La capacité des segments varie selon les compositions et les versions (régional ou périurbain). Elle est, pour les trois caisses, de 253 ou 293 places, et pour les quatre caisses de 341 places dans tous les cas de figure. À l’origine, le parc regroupait 17 rames quadricaisse et 122 tricaisses. La livrée extérieure appliquée a été celle choisie pour les TER, à savoir la gamme quadricolore rouge, bleue, jaune ou verte :
– le jaune pour les rames Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Bourgogne, Languedoc-Roussillon ;
– le rouge pour les rames Alsace, Haute-Normandie, Aquitaine, Rhône-Alpes, Paca ;
– le vert les rames Bretagne, Pays de Loire et Auvergne ;
– le bleu pour les rames Picardie, Franche-Comté, Midi-Pyrénées.
En fonction de leur localisation, les rames ont été attelées à des locomotives réversibles :
– électriques : BB 8500 de Toulouse, Dijon, BB 9600 d’Avignon, Vénissieux, BB 16500 de Lens, Thionville, 22200 RC de Marseille, 25500 de Strasbourg, Rennes, Dijon, Vénissieux, Marseille, plus 181-200 de la DB en 1990 sur des liaisons transfrontalières Metz – Sarrebruck ;
– thermiques : BB 66400 de Lens, Longueau, Toulouse, BB 67300 de Longueau, Rennes, Chambéry, BB 67400 de Longueau, Strasbourg, Limoges, Nevers, Marseille.
Des RailJet entre l’Autriche et l’Italie
Comme prévu, c’est au service d’hiver 2017-2018 que les RailJet Vienne – Venise ont été lancés. Ces trains sont composés d’une rame autrichienne adéquate, réversible, poussée ou tirée par une Taurus en livrée assortie version 1216.0 équipée Italie. Deux paires de train quotidiennes circulent sur la nouvelle relation avec départs de Vienne Hauptbahnhof à 6 h 25 (RJ 131) et 12 h 25 (RJ 133) et départs de Venise (Santa Lucia) à 9 h 55 (RJ 132) et 15 h 55 (RJ 130). Ces trains desservent 17 arrêts intermédiaires (Vienne Meidling, Wiener Neustadt, Bruck an der Mur, Leoben, Knittelfeld, Judenburg, Unzmarkt, Friesach in Kärnten, Sankt Veit, Klagenfurt, Pörtschach am Wörthersee, Villach, Tarvisio, Udine, Pordenone, Trévise et Mestre). Le prix d’appel du voyage est fixé à 29 euros.
Pour circuler en Italie, les locomotives comme les voitures-pilotes ont une bande de visibilité frontale rouge, obligatoire dans le pays… mais seulement pour le matériel étranger !
La gare de Saint-Ouen- sur-Seine réhabilitée
Qui se souvient qu’il existe une gare à Saint-Ouen, aux portes de Paris ? Depuis 1977, les trains vers Paris-Nord ont disparu et le trafic a été reporté à Garibaldi puis intégré au RER C. Le BV, typique des Chemins de fer du Nord, est resté à l’abandon et a été squatté de nombreuses années. C’est une gare en très mauvais état que des particuliers ont racheté à SNCF Réseau. Si l’opération est courante, la démarche engagée en revanche ne l’est pas. Car les nouveaux propriétaires ont choisi d’opérer une restauration complète du bâtiment dans un esprit patrimonial, alors que la gare n’est pas classée. Après l’intervention des artisans sur le chantier, la façade a retrouvé sa splendeur d’antan. À l’intérieur, les travaux à réaliser sont encore importants, mais la rénovation avance. L’objectif à terme est de permettre à un grand chef d’installer un restaurant au rez-de-chaussée et au premier étage, et de louer des appartements et des ateliers d’artistes dans le reste du bâtiment.