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  • Mouvements de matériels  en Suisse

    Mouvements de matériels en Suisse

    Les CFF et Thurbo se sont entendus sur le transfert (graduel) de 13 GTW. La transaction permet pour l’un la suppression d’une microflotte et pour l’autre le remplacement de matériel équivalent arrivant bientôt en fin de vie. Rappelons que ces automotrices ex-RM-BLS ont été reprises par les CFF et déployées sur l’étoile de Bienne. Elles seront remplacées par des Domino. Par ailleurs, SBB Cargo International a procédé le 14 décembre dernier au baptême de la BR 193.461 (aux armes d’Olten), la première des 18 Vectron louées pour 15 ans à Lok Roll AG, une filiale de Reichmuth Infrastruktur Schweiz. De son côté, Railcare (filiale du groupe de grande distribution Coop) a décidé d’acquérir sept Vectron qui commencent à sortir d’usine (à l’instar de la Re 476.451 fin novembre) et qui ont la particularité d’être équipées d’un kit d’autonomie.

  • Métro : des rames neuves  MP 14 pour la ligne 11

    Métro : des rames neuves MP 14 pour la ligne 11

    Le 13 décembre, le Stif a décidé de passer une commande de 20 rames neuves pour équiper la ligne 11 du métro. Il s’agira de rames type MP 14 construites par Alstom et livrées à partir de 2022. Elles viendront remplacer des rames MP 59. Mais contrairement à ces dernières, qui n’ont que quatre voitures, le MP 14 en aura cinq.
    Cette commande est une levée d’option du marché passé début 2015 pour la fourniture de 217 trains. La commande initiale est de 35 rames à huit voitures pour la ligne 14, à livrer à partir de 2018 dans le cadre du prolongement à Saint-Ouen. Fin 2016, 20 rames ont été commandées pour la ligne 4 pour livraison en 2021-2022. Pour le prolongement de la ligne 11 à Rosny-Bois-Perrier, une vingtaine de rames supplémentaires devrait être commandées. En dehors des lignes particulières 3 bis et 7 bis, la ligne 11 est la plus courte du réseau b avec 6,3 km. C’est la première ligne équipée de matériel sur pneumatiques en 1954-1956 avec des rames MP 55. Et la première à recevoir le pilotage automatique en 1967. En 1999, les MP 55 sont remplacés par des rames MP 59 en provenance de la ligne 4.

  • Ukraine : les UZ dévoilent  un ambitieux plan à cinq ans

    Ukraine : les UZ dévoilent un ambitieux plan à cinq ans

    Courant 2017, les Chemins de fer ukrainiens (UZ) ont présenté leur plan stratégique à cinq ans, qui sera mis en œuvre de 2017 à 2021. Ce plan prévoit en particulier la création de cinq unités d’affaires à savoir l’infrastructure, la traction, le transport voyageurs, la logistique et le transport de fret et les ateliers. Pour l’activité fret, qui représente un volume d’environ 450 millions de t transportées par an, les UZ devraient construire de nouveaux terminaux pour le trafic intermodal afin de porter la part du transport de conteneurs de 29 % actuellement à 45 % en 2021. La division traction devrait acquérir 262 nouvelles locomotives et 46 nouvelles automotrices électriques et diesels, et moderniser 212 locomotives voyageurs, 403 locomotives fret, 430 automotrices et 283 locomotives de manœuvres, en grande partie héritées de l’ère soviétique. Les UZ prévoient également d’acquérir 440 voitures voyageurs et 35 773 wagons de fret et moderniser 696 voitures voyageurs et 57 510 wagons de fret. Seul opérateur en Ukraine, les UZ, propriété de l’État, exploitent un réseau de quelque 22 000 km de lignes principalement à écartement de 1,52 m.

  • Akiem : une première  BB 36000 révisée par Alstom

    Akiem : une première BB 36000 révisée par Alstom

    Fin novembre 2017, Alstom a livré la première BB 36000 révisée, sur un total de 30 machines de ce type prévu contractuellement. Les BB 36000 sont prises en charge par l’équipe Services du site Alstom de Belfort. Cette révision mi-vie leur assure 15 années de service supplémentaires. Les locomotives sont entièrement repeintes à l’identique pour retrouver la livrée extérieure d’origine.

  • Le trafic fret sur l’étoile de Belfort en 2017

    Bénéficiant d’un emplacement privilégié, cette étoile accueille un trafic de marchandises non négligeable, tant local que de transit. Elle offre en condensé un fidèle reflet de la situation de concurrence à laquelle se livrent les opérateurs de fret en France. Ce qui permet d’apercevoir sur les lignes qui la composent un bel échantillon de matériels moteurs de toutes origines en diverses livrées !

    Situé au croisement des lignes principales Paris – Mulhouse (la célèbre ligne 4 du réseau Est) et Strasbourg – Lyon, la gare de Belfort permet l’écoulement d’un trafic fret local et de transit diversifié entre les nouvelles régions Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Un raccordement direct situé à l’est de la gare de cette ville permet aux trains venant d’Alsace de se diriger vers la Bourgogne, et inversement, sans rebroussement. L’axe le plus chargé, Mulhouse – Dole, a été électrifié en 25 000 V en 1970 et doublé, en partie, en décembre 2011 par la LGV Rhin – Rhône de Petit-Croix à Villers-les-Pots (entre Dole et Dijon). Alors que les différents opérateurs de fret se livrent dans l’Hexagone à une vive compétition ces dernières années, il est intéressant de faire un premier bilan des circulations pour 2017 dans le secteur.

    Le trafic local
    Sur la branche ouest, non électrifiée, d’ouest en est, les clients sont au nombre de quatre. D’abord, la tréfilerie de Conflandey, à Port-d’Atelier, qui reçoit deux trains par semaine de fils d’acier en rouleaux, au départ de Blainville, assurés par CFL Cargo (avec BB 75000 Akiem), avec rebroussement à Culmont-Chalindrey, ou à Lure. Puis, à Vesoul, un silo, situé sur l’emplacement de l’ancien terminal de conteneurs, qui expédie des trains complets de céréales, pour exportation par un port maritime, via Culmont-Chalindrey, grâce à Fret SNCF. L’opérateur historique national dessert aussi l’embranchement Alstom-General Electric, près de la halte des Trois-Chênes à Belfort. C’est une BB 75000, assurant un train Mulhouse – Montbéliard, qui effectue l’enlèvement et la livraison du matériel ferroviaire neuf, ou pour maintenance, chez Alstom, et l’expédition des stators d’alternateurs de General Electric, sur wagon spécial pour transport exceptionnel STSI. Enfin viennent s’ajouter, des trains SNCF Infra de ballast au départ de Giromagny via Bas-Évette, à 7 km au nord-ouest de Belfort, pour alimenter différents chantiers de rénovation des voies. Ici, la traction est assurée le plus souvent avec une BB 75000 ou parfois une BB 67400, voire une BB 69400.
    Sur la branche est, les deux seuls clients du rail sont desservis par Fret SNCF. À environ 7 km à l’est de Belfort, à Chèvremont, se situe l’ITE du 35e régiment d’infanterie, qui sert lors des manœuvres d’entraînement de l’armée, ou aux défilés du 14 Juillet, de façon ponctuelle. Et environ une fois par mois, la cimenterie d’Altkirch reçoit un train complet de charbon, via Mulhouse, pour ses besoins en énergie.
    Sur la branche sud, qui correspond à la ligne 28 Belfort – Besançon, il n’y a qu’un seul client, mais de taille, l’usine PSA de Sochaux, embranchée à Montbéliard, qui a la particularité d’être fréquentée par quatre opérateurs. Tout d’abord, Fret SNCF, qui assure des trains complets d’automobiles vers Gevrey ou Perrigny, et des rotations vers Mulhouse-Nord, pour des tombereaux de ferraille, et l’alimentation en tôles. Une BB 60000 effectue les manœuvres, entre le faisceau en gare et l’ITE. Ensuite, Europorte, qui expédie plusieurs trains complets d’automobiles par semaine pour Miramas avec son parc de BB E 37500. Les manœuvres entre le faisceau et l’ITE sont réalisées à l’aide d’une BB 4800, d’origine CFTA. Puis VFLI, qui assure des trains complets d’automobiles via Besançon, vers Valenton, Rennes et Le Havre, ainsi que deux AR dans la semaine, vers Île-Napoléon, avec des BB 27000 Akiem. Enfin, CFL Cargo, qui réalise avec une BB 75000 Akiem deux AR hebdomadaires, depuis Mulhouse-Nord pour l’acheminement de rouleaux de tôles (wagons bâchés).

  • Abaissement de vitesse sur la voie unique Limoges – Brive par Saint-Yrieix

    Abaissement de vitesse sur la voie unique Limoges – Brive par Saint-Yrieix

    Modeste artère limousine se greffant à Nexon sur la rocade Limoges – Périgueux, cette voie unique d’un développement de 82 km franchit les vallonnements accentués de la Haute-Vienne et de la Corrèze. Aujourd’hui intégrée à la région Nouvelle Aquitaine, sa gestion est assurée par la région SNCF de Limoges. Très curviligne avec des courbes descendant à 500 m de rayon, son profil en long est sévère avec des dents de scie en rampes de 20 et 25 ‰. Une collection de 15 viaducs et un tunnel jalonnent le tracé. D’orientation nord – sud, elle a été ouverte en 1875 par la compagnie du Paris-Orléans et a d’abord servi au passage des trains express Paris – Toulouse jusqu’à la création en 1893 de l’itinéraire direct Limoges – Brive via Uzerche. Ultérieurement, fermée la nuit, elle s’est contentée de jouer un rôle purement local avec la desserte des gros bourgs de Saint-Yrieix, Coussac-Bonneval, Lubersac, Pompadour et Objat, seules gares maintenues avec un évi­te­ment. Fréquentée par des machines vapeur des séries Sud-Ouest 230 G, 140 B, C, 141 B, 141 TA et 141 E, F ex-Sud-Est, relayées par des diesels BB 63500, 66000, elle a aussi accueilli pour le service voyageurs des autorails Renault ABJ, ADX, X 2200, 2400, 2800, 3800, 5800, 72500 puis 73500.
    Depuis de nombreuses années, alors que le trafic marchandises a disparu, le sort de la section médiane de Saint-Yrieix à Objat est fragilisé par la faiblesse de sa fréquentation, qui à plusieurs reprises a failli provoquer sa fermeture.
    À cela s’ajoute l’état dégradé de la superstructure, équipée de rails courts DC usagés, entraînant une réduction de vitesse de 70 à 60 km/h de bout en bout.
    Aux horaires 2018 appliqués le 10 décembre un nouvel abaissement de la vitesse de 60 à 40 km/h sur le parcours Nexon – Objat a été instauré, ce qui n’arrange pas les temps de parcours des quelques TER maintenus.

  • 25 ans de tramway en Île-de-France et des ambitions pour la RATP

    25 ans de tramway en Île-de-France et des ambitions pour la RATP

    En décembre 1992, la ligne T 1 Saint-Denis – Bobigny est mise en service en intégralité. 25 ans plus tard, la RATP, devenue leader mondial du tramway, est en charge de huit des 10 lignes du réseau.

    Difficile d’imaginer au début des années 90 le succès qui s’annonce. Alors que le tramway s’apprête à faire un retour en Île-de-France après 54 ans d’absence, les avis restent partagés sur ce nouveau mode de transport. Les plus optimistes espèrent 30 000 voyageurs par jour. Après pro­longement, il en transporte aujourd’hui plus de 216 000. Au niveau régional, c’est un million de voyageurs qui utilisent au quotidien le troisième réseau européen de tramways. C’est dire si la success story en a surpris plus d’un. C’est sans doute ce qui explique un certain sous-dimensionnement de cette ligne du T 1 entre Saint-Denis et Bobigny. Ses rames TFS (Tramway français standard) de GEC-Alsthom de moins de 30 m à plancher bas partiel se révèlent aujourd’hui totalement inadaptées au trafic de la ligne. Ses portes mal disposées créent des congestions en stations qui ralentissent l’exploitation. 31 rames sont nécessaires (sur 35 au parc) pour exploiter les 16,7 km de la ligne. Le succès du T 1 (plus de 52 000 voyageurs par jour après trois mois d’exploitation) imposera le tramway en Île-de-France.
    Les 25 ans du T 1 coïncident avec les 20 ans du T 2, mis en service en 1997. Équipé des mêmes rames TFS, il reprend l’infrastructure SNCF de la ligne Puteaux – Issy-Plaine prolongée à La Défense. Son succès est aussi flagrant que celui du T 1, qui continue son extension, atteignant Noisy-le-Sec fin 2003. En 2012, il pousse à l’ouest vers Les Courtilles à la rencontre de la ligne 13 du métro. Le T 2 est à son tour prolongé une première fois au sud vers Porte-de-Versailles en 2009, puis en 2012 vers Pont-de-Bezons. Le parc TFS est finalement réaffecté au T 1 alors que le T 2 reçoit de nouvelles rames Citadis 302. Sa forte fréquentation conduit à allonger ses quais pour circuler en unités doubles, formant des rames de 64 m, un record de France. La ligne transporte aujourd’hui 212 000 voyageurs par jour.
    En 2006, c’est dans Paris même que le tramway T 3 est inauguré entre Pont-du-Garigliano et Porte- d’Ivry sur le tracé du bus PC de ceinture. Comme toujours, le succès est au rendez-vous, anticipé cette fois avec des rames Citadis de 43 m sur 2,65 m de large, le plus capacitaire de la gamme. En décembre 2012, la ligne est prolongée à Porte-de-la-Chapelle, scindée pour l’occasion en deux branches, T 3 a et T 3 b à Porte-de-Vincennes. Là encore, la fréquentation est élevée, 211 000 voyageurs par jour sur le T 3 a et 117 000 sur le T 3 b, 328 000 sur l’ensemble du T 3. Si l’on compare avec les records de fréquentation de province comme la ligne 1 à Montpellier qui fait des pointes à 130 000 voyageurs par jour, le succès parisien est impressionnant. Le mouvement d’extension surfe sur cette réussite et les prolongements comme les nouvelles lignes se succèdent.

  • Dublin : les premiers Citadis longs arrivent

    Dublin : les premiers Citadis longs arrivent

    Fin novembre 2017, Alstom a livré les premiers tramways Citadis de 55 m à Dublin depuis son usine de La Rochelle. Commandés à sept exemplaires pour 35 millions d’euros par Transport Infrastructure Ireland (TII), ces tramways sont les plus longs de la gamme Citadis. Ils rouleront sur l’extension du réseau de tramway de Dublin dans le cadre du projet de transport Luas Cross City. Ils peuvent transporter jusqu’à 344 passagers. Lorsque les sept trams seront arrivés de La Rochelle, ils seront assemblés sur le site Alstom de Sandyford, où ils seront soumis à des tests de sécurité, puis mis en service dès février 2018.
    Après la livraison de La Rochelle, Dublin possédera une flotte de 73 tramways Citadis d’Alstom, qui s’occupe également de la maintenance des tramways et de l’infrastructure du métro.

  • Nouveau matériel sur la ligne du Höllental

    Nouveau matériel sur la ligne du Höllental

    Cette ligne à voie unique joignant Fribourg-en-Brisgau à Neustadt, en Forêt-Noire, longue de 35 km, appartient aux artères les plus pentues du réseau DB. Outre des locomotives E 44-1100 pour le trafic local, des E 10 ont été utilisées sur les express saisonniers. En remplacement des E 44, des machines de la série 139 ex-140 à freinage rhéostatique ont été engagées. Et, depuis 1990, la DB a généralisé l’emploi de la série 143 ex-DR avec des compositions de trois voitures à deux ni­veaux réversibles (rames de quatre voitures avec deux machines en tête et en queue). En 2018, elle va introduire sur la desserte DB Regio, très fournie, des éléments à deux niveaux réversibles neufs, qui continueront en 2020 jusqu’à Donaueschingen après l’électrification au-delà de Neustadt, programmée prochainement.

  • Des portillons à Saint-Lazare

    Des portillons à Saint-Lazare

    Les portillons d’accès aux quais arrivent à la gare Saint-Lazare, pour l’heure limités aux voies grandes lignes en direction de la Normandie. Le gros défi pour l’année 2019 sera leur généralisation au réseau banlieue, où plusieurs centaines de milliers de voyageurs se pressent chaque jour.