Votre panier est actuellement vide !
Blog

Italie : de bons résultats et une flotte renforcée pour NTV
La société NTV (opératrice des trains à grande vitesse .italo) a enregistré une hausse de 25,9 % de son chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de l’année 2017 (329 millions d’euros contre 261,4 millions pour la même période en 2016). Le conseil d’administration de NTV a décidé de lever une option de cinq ETR 675, ce qui portera la flotte des .italo EVO à 17 ou encore à un total de 42 rames .italo, en tenant compte des 25 ETR 575.
Les ETR 675, dont quatre exemplaires entreront en service en décembre prochain, permettront en 2018 : de concentrer les ETR ou AGV 575 sur Milan – Rome, avec une fréquence aux 30 min durant les périodes de pointe, soit 50 trains par jour (au lieu de 40) dont 20 (au lieu de 15) sans arrêt, d’augmenter les fréquences quotidiennes sur Venise – Rome (16 au lieu de huit), de créer une desserte Bolzano – Rome ainsi qu’une relation (en 3 heures) Turin – Milan – Venise.
Notons que les origines/destinations de Turin, Naples et Salerne resteront desservies par l’AGV 575 dans le cadre du Milan – Rome.
Oloron – Bedous un an après
Rouverte à l’été 2016, cette ligne affiche des chiffres de fréquentation plutôt satisfaisants dus principalement à une clientèle touristique qu’un partenariat intelligent entre la SNCF et les acteurs locaux a su attirer.
Oloron – Bedous, segment de la ligne ferroviaire Pau – Canfranc – Saragosse, rouvert le 26 juin 2016 vient de fêter son premier anniversaire. Le bilan en matière de trafic voyageurs, fort satisfaisant, repose sur le tourisme essentiellement estival mais aussi hivernal, avec un potentiel encore plus prometteur pour les années à venir à destination principalement de la vallée d’Aspe, située dans le haut Béarn, au cœur des Pyrénées-Atlantiques, voisine de l’Espagne et du Pays basque, entre l’océan Atlantique et la Méditerranée.
Avec en moyenne 350 voyageurs/jour en juillet et août 2016 (600 le jeudi), le succès a été au rendez-vous en raison de l’attractivité de la vallée d’Aspe en matière touristique. Les trains les plus chargés ont été les 867419 (Pau 9 h 22 – Bedous 10.33)/867429 (Pau 14 h 07 – Bedous 15 h 14) et retour 867426 et 867432, avec des départs de Bedous respectivement à 12 h 38 et 15 h 41. Le premier transportant jusqu’à 150 voyageurs tous les jeudis. La desserte est d’ailleurs renforcée l’été au sens large (de début juin à fin septembre), pour faire face à ce trafic avec six AR jusqu’à Bedous, quatre le reste de l’année.
Ont été générateurs de trafic le marché de Bedous, la fête du fromage à Etsaut, les restaurants de la vallée, notamment à Bedous, mais aussi les innombrables randonnées possibles à partir des gares de Lurbe-Saint-Christau (chemin de Saint Jacques, voie d’Arles), Sarrance (Le cloître du XVIIe siècle mérite le détour et attire plus de 10 000 visiteurs en été chaque année, ce qui a justifié l’arrêt ferroviaire) ou encore Bedous. La vallée d’Aspe est le paradis des randonneurs, leur lieu de rendez-vous le plus prisé étant le village d’Etsaut (desservi par le bus Bedous – Canfranc, qui prend le relais du train dans la première gare citée), à la croisée du GR 10, qui traverse les Pyrénées d’est en ouest, et du chemin emprunté par les pèlerins vers la Galice.
La SNCF, par l’intermédiaire du TER Aquitaine, de ses équipes ainsi que de la manager de ligne à Pau, a bien compris l’importance du tourisme, d’une part en passant, notamment à travers le TER Aquitaine, des partenariats avec par exemple des écoles de parapente comme celle d’Air attitude à Accous, site très prisé par les amateurs de cette discipline à 3 min en bus de la gare de Bedous, d’autre part en prévoyant le doublage des rames sur deux AR tous les jeudis en été mais aussi en fonction de la demande. De plus, le distributeur de billets régionaux installé sur le quai de la gare de Bedous est devenu quintilingue, des guichets supplémentaires ont été ouverts à Pau et Oloron.
La fin des BB 25600 en Bourgogne-Franche-Comté
Après une présence sur les terres bourguignonnes et franc-comtoises depuis leur mise en service, d’abord au dépôt de Dole en 1964 puis à celui de Perrigny en 1969, les 25500 sont des locomotives emblématiques de la région. Après avoir assuré tous les types de trains, du marchandises lourd à la desserte locale, de l’omnibus au voyageurs international, que ce soit en US ou en UM, elles sont spécialisées au TER principalement avec les RRR dans les années 2000 du fait de la répartition par activité. C’en est alors fini des courses sur Vallorbe, Sibelin ou Mulhouse, et des trains en UM. Dorénavant, leur rayon d’action se limite à Belfort, Bourg-en-Bresse, Mâcon, Laroche-Migennes et Is-sur-Tille. Décriées par de nombreux conducteurs du fait des mouvements qu’elles entraînent à 140 km/h, alors qu’elles sont très stables à 100, sujettes à de plus en plus de pannes, leur agonie débute… Sans parler que les RRR ne sont pas ce qu’il y a de plus confortable pour les voyageurs face à l’arrivée en force des AGC puis des Régiolis. Les 25600 et les RRR sont progressivement garées, à commencer par celles de la Bourgogne (deux partent toutefois en Paca), et c’est en juin dernier 2017 que le dernier train commercial est assuré par un ensemble 25600 + RRR Franche-Comté. Toutefois, un petit parc est gardé en réserve en cas de défaillance d’un Régiolis.
Une page de la traction électrique dijonnaise s’est tournée le jeudi 9 novembre dernier, puisque la 25673, dernière machine de la série encore en service sur la région, a fait son dernier train sur ses terres originelles. C’est donc en toute discrétion que la série a tiré sa révérence sur la région. Sortie du dépôt à 8 h 30, elle a rejoint la gare de Dijon-Ville pour récupérer deux RRR Franche-Comté, les 06 et 09, qu’elle avait acheminées le lundi précédent de Dole pour récupération de pièces. Une fois les RRR raccordées à la 25673, l’ensemble a été manœuvré par l’Y 8286 et mis en place voie C. Le départ pour Dole s’est fait à 10 h 16 en marche 783551. Une fois les RRR garées à Dole, la 25673 a continué HLP sur Strasbourg, où elle assurera du service TER avec les RRR Alsace. Les seules locomotives maintenant visibles sur des TER en Bourgogne Franche-Comté sont des BB 7200 et 22200 avec rames Corail réversibles.
Transilien 2016-2018 : bilan et perspectives
L’activité ferroviaire en Île-de-France est toujours aussi riche. Trois volets principaux sont sous les feux des projecteurs : les gares, en rénovation ou en construction, les nouvelles infrastructures, notamment dans le cadre du Grand Paris Express, et le matériel roulant, dont le renouvellement et la remise à niveau se poursuivent.
En mai 2017, le Stif a approuvé un plan de développement des nouvelles gares d’Île-de-France à la fois intermodales et multiservices. Le budget global est de 3 milliards d’euros d’ici 2025. La rénovation concerne 150 gares avec une décision récente pour Évry-Bras-de-Fer et Cergy-Préfecture. Objectifs : embellissement, amélioration des circulations de voyageurs, meilleure information voyageurs. Le contrôle à distance des ascenseurs et escaliers mécaniques sera développé pour améliorer le suivi et les remises en service. La vidéoprotection sera étendue à 100 % des gares d’ici 2021, date à laquelle elles seront toutes équipées du contrôle automatique d’accès. En particulier, la gare Saint-Lazare le sera d’ici 2019.
La mise en accessibilité est un autre défi. Pour un budget de 1,45 milliard d’euros, 268 gares doivent être accessibles en 2025 dont 209 en partie SNCF. Il y a 455 gares en Île-de-France (SNCF et RATP). Les derniers chantiers ouverts concernent La Barre-Ormesson, Saint-Gratien, Domont, Fontainebleau-Avon, Nemours-Saint-Pierre, Ermont-Halte, Auber- genville-Élisabethville, Choisy-le-Roi, Villennes, Les Saules, Champ-de-Mars, Invalides, Musée-d’Orsay et Saint-Michel-Notre-Dame. Avec les réalisations de 2016 et 2017, 146 gares sont aujourd’hui accessibles en toute autonomie, mais l’accès aux trains les plus anciens (avec lacunes et emmarchement) limite encore cette autonomie. Le Stif est monté au créneau en septembre pour demander à SNCF Réseau d’engager les moyens financiers et humains pour respecter le planning. Un décalage de plusieurs années avait été annoncé.
Côté services, le Stif va développer 150 espaces connectés chauffés et équipés de prises et Wi-Fi, installer des toilettes dans 120 gares et faciliter l’installation de commerces.
Pour les pôles multimodaux, les gares concernées sont Juvisy-sur-Orge, Val-de-Fontenay, Saint-Denis, Saint-Ouen, Melun et Poissy. En juin 2016, le Stif a approuvé le dossier de concertation pour construire la nouvelle gare de Bry-Villiers-Champigny. Pour un montant de 348 millions d’euros, elle offrira une correspondance entre les lignes 15, E et P. La date d’ouverture est souhaitée au plus près de celle de la livraison de la ligne 15 sud attendue pour 2022. Le Stif a lancé des concertations puis des études pour améliorer les déplacements au sein de deux pôles majeurs drainant chacun environ 800 000 voyageurs quotidiennement : le pôle Gare-du-Nord- Gare-de-l’Est et le triptyque Gare-de-Lyon-Bercy-Gare-d’Austerlitz. Au programme, signalétique, modes doux, éventuel souterrain, gestion des stations de bus, etc.
Pour les nouvelles infrastructures, en juillet 2016, le Stif a validé le protocole de financement du RER E à l’ouest pour un montant de 3,8 milliards d’euros. L’objectif est l’ouverture jusqu’à Nanterre-la-Folie en 2022 et Mantes-la-Jolie en 2024. Les travaux ont commencé sur l’ensemble du parcours. En juin 2016, le Stif a aussi affirmé son soutien au CDG-Express, dont l’objectif est d’être opérationnel pour les JO 2024, dont Paris vient d’être attributaire mi-septembre 2017.
Une nouvelle gare Euskotren à Hendaye
À Hendaye, dans le cadre du projet du pôle d’échange multimodal, la gare d’Euskotren va être remodelée avec un nouveau bâtiment et une voie supplémentaire. Le budget prévisionnel est de 5,8 millions d’euros intégralement financés par le Gouvernement autonome basque. Le délai d’exécution est de 14 mois et les travaux devraient débuter en juin 2018.
Le BV passera de 84 m² actuels à 198 m². Dans le hall se trouveront un guichet et quatre distributeurs automatiques de billets. La voie unique en impasse sera doublée et entre les deux voies le quai actuel sera élargi de 1,9 m à 4 m. Il sera doté d’un abri parapluie. Cette deuxième voie servira à stationner une rame et permettra dans le futur d’augmenter les fréquences en les passant au quart d’heure comme maintenant entre la gare voisine d’Irun et Lasarte Oria. Actuellement le cadencement est d’un train toutes les 30 min sur Saint-Sébastien et Lasarte Oria. Avec 700 000 voyageurs annuels en 2016, ce suburbain à voie métrique électrifié en 1,5 kV continu, surnommé « el Topo », est très prisé. Du 20 octobre au 31 décembre 2017, les clients du TGV provenant de Paris ont eu droit à la gratuité sur le parcours Hendaye – Saint-Sébastien.
Rabat : 22 rames Citadis supplémentaires
Alstom a signé en octobre 2017 un marché avec la STRS (Société des transports de Rabat-Salé) portant sur la fourniture de 22 tramways Citadis destinés à circuler sur l’ensemble du réseau, incluant les nouveaux tronçons des deux lignes existantes. Le montant du contrat s’élève à environ 45 millions d’euros.
Depuis la mise en service effectuée en mai 2011, le nombre d’usagers des deux lignes de tramway de Rabat-Salé a augmenté constamment, avec aujourd’hui plus de 150 millions de passagers transportés. Afin de répondre au besoin croissant de mobilité, la STRS a décidé d’ajouter 7 km de ligne aux 19 km existants et d’accroître son parc actuel de 44 Citadis, en commandant ces 22 trams supplémentaires à Alstom.
Fermeture pour travaux de la ligne transfrontalière Breil-sur-Roya – Limone
Cette artère à voie unique et traction autonome tracée dans l’arrière-pays niçois, remontant la sauvage vallée de la Roya, a d’abord été exploitée par les Chemins de fer italiens après sa construction tardive en 1927, puis abandonnée suite à graves destructions dues au second conflit mondial en 1944. Rouverte en 1979, elle fait l’objet d’une convention d’exploitation mixte SNCF-FS avec des trains régionaux Nice – Tende et Vintimille – Coni.
De Breil au tunnel du col de Tende, traversé par la frontière, où le profil comporte des rampes en 25 ‰, elle cumule une collection impressionnante d’ouvrages d’art avec une profusion de tunnels, galeries, viaducs, tranchées et parois rocheuses où se sont produites déjà de fréquentes chutes de rochers. Par mesure de précaution après la dernière interception, la vitesse limite a été ramenée fin 2013 de 80 à 40 km/h, allongeant très sérieusement les temps de parcours. Après de difficiles négociations, l’État Italien a accepté, à la faveur d’une convention signée le 30 mars 2015 entre la région Piémont, RFI et SNCF Réseau, de financer les 29 millions d’euros nécessaires à la mise en sécurité de ce parcours montagneux à haute valeur touristique, car proche du massif du Mercantour, connu par sa vallée des Merveilles. Pour permettre l’exécution des travaux depuis une base installée à Breil, toute circulation ferroviaire est suspendue depuis le 4 septembre 2017 jusqu’au 28 avril 2018, les quatre AR TER Nice – Tende et les deux AR FS Vintimille- Coni étant assurés par autocars de substitution. Les chantiers vont concerner à la fois :
le remplacement de 7 km de rails ;
l’installation de neuf filets supplémentaires de détection de rochers instables et six grillages de protection sur les falaises ;
la modernisation de cinq ponts-rails métalliques.
En plus de ce financement, SNCF Réseau a investi en 2016 2 millions d’euros pour mettre en place le Daat (dispositif d’arrêt automatique des trains) sur la section concernée.
Blonay – Chamby : 50 ans et une mégafête en 2018
En 2018, le Chemin de fer-musée Blonay – Chamby célébrera les 50 ans de son ouverture au trafic touristique et muséographique avec un programme d’exception. Le train des Neiges lancera les festivités les 3 et 4 mars entre Montreux et Zweisimmen avec une double traction vapeur assurée par les locomotives FO 4 et BFD 3 pour un voyage unique à travers le pays d’Enhaut et le Saanenland. Puis la fête se poursuivra avec un Méga steam festival les week-ends de l’Ascension (10, 12 et 13 mai 2018) et de la Pentecôte (du 19 au 21 mai 2018), où une concentration de matériels historiques préservés sera visible entre Blonay et Chamby avec 10 locomotives à vapeur en service. Une première dans l’histoire de cette ligne !

Il y a 40 ans, Châtelet-Les Halles donne naissance au Réseau express régional
Le 8 décembre 1977, le Réseau express régional voit le jour avec la mise en service des lignes A et B en correspondance dans une toute nouvelle gare souterraine, Châtelet-Les Halles.
Au début des années 1960, la France du général de Gaulle a des ambitions. Il lui faut retrouver la place qu’elle a perdue avec la terrible défaite de juin 1940 et l’immobilisme de la IVe République. Le pays est bientôt en pleine mutation, institutionnelle avec la Ve République, mais aussi industrielle et économique, pour s’affirmer comme l’une des grandes puissances européennes. C’est l’époque des travaux de prestige et des grandes réalisations technologiques et industrielles.
Au cœur même du pays, Paris n’est pas en reste. Les pouvoirs publics commencent à s’interroger sur le développement de la capitale. La ville est un peu à l’étroit dans ses limites voulues par Napoléon III et la banlieue se développe à grande vitesse pour faire face à la crise du logement. En 1960, 15 ans à peine après la fin de la guerre, les reconstructions, loin s’en faut, ne sont pas encore achevées. La poussée démographique, l’étroitesse des logements populaires parisiens dopent la construction dans le bâtiment. L’effort industriel conduit les grandes entreprises à l’image de Renault à recruter une main-d’œuvre immigrée au sein même des pays africains. Cette population peinera à trouver à se loger ailleurs que dans des bidonvilles qui pullulent en région parisienne. L’arrivée de près d’un million de rapatriés d’Algérie en à peine quelques semaines sans que les pouvoirs publics aient anticipé ce retour massif accentue encore la douloureuse question du logement. Partout dans la région, les programmes fleurissent alors que cinq villes nouvelles, Évry, Cergy, Marne-la-Vallée, Saint-Quentin-en-Yvelines et Melun-Sénart sont créées de toutes pièces pour limiter la croissance de l’hypercentre. De nouveaux centres urbains d’importance voient le jour à l’image de Sarcelles ou La Courneuve. Le gouvernement prévoit la construction de 500 000 nouveaux logements par an. Ce mouvement s’accentue encore quand on décide l’éradication des bidonvilles. Les programmes immobiliers sont parfois imaginés dans la précipitation, à l’image des cités d’urgence, des constructions précaires qui tarderont à disparaître.
Face à ce rapide développement urbain, le réseau historique des transports peine à accompagner le mouvement. Bien souvent, les logements sont construits sur des terrains isolés loin des centres-villes et des lignes de communication. L’accroissement exponentiel du parc automobile ne peut à lui seul assurer une bonne desserte des nouveaux quartiers. Le réseau routier de la région parisienne sature rapidement et un vaste programme de construction de nouvelles autoroutes est lancé. Mais il faut également imaginer les transports publics du Paris de l’an 2000. Dès le début des années 1960, on commence à élaborer des plans pour un nouveau réseau de transports rapides à travers la région.
L’idée n’est pas nouvelle et dès les années 1920, on avait imaginé de nouvelles liaisons régionales qui viendraient compléter les lignes de train de la banlieue. C’est à cette époque que l’on construit les premiers prolongements du métro au-delà des limites administratives de Paris. Le développement de la petite couronne conduit à engager la modernisation de lignes restées isolées, concentrées sur la seule banlieue comme celles de Sceaux, de Boissy-Saint-Léger, de Saint-Germain-en-Laye ou de Versailles.
Ces réflexions permettent la modernisation la ligne de Sceaux exploitée par le Paris – Orléans entre Luxembourg, Robinson et Limours. La CMP, Compagnie du métro de Paris, qui prolonge à pareille époque son réseau vers Boulogne et Vincennes, reprend l’exploitation de la ligne électrifiée et modernisée. Les nouvelles rames Z inspirées du plus moderne matériel roulant du métro remplacent les anciens convois à vapeur du PO. La métamorphose spectaculaire est suivie d’une explosion du trafic sur la ligne. L’électrification du tronçon initial Luxembourg – Massy-Palaiseau et Robinson est finalement poursuivie jusqu’à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, la section terminale vers Limours étant exploitée en navette. Cette mise en service qui intervient en 1938 est malheureusement bousculée par la déclaration de guerre l’année suivante. La mise en place d’un réseau modernisé sur l’ensemble du territoire régional est reportée à des jours meilleurs. La ligne de Bastille à Verneuil-l’Étang qui devait à son tour connaître une modernisation avec électrification attendra encore près de 30 ans.
Le contournement Nîmes – Montpellier en service
Dernière des trois réalisations de lignes à grande vitesse sur terrain SNCF au cours de l’année 2017, le contournement Nîmes – Montpellier (CNM), construit par le concessionnaire OC’Via, qui sera chargé de sa maintenance à partir de la base de Nîmes Sud qui a servi à sa construction, est désormais opérationnel. Il est identifié 834 au catalogue des lignes de SNCF Réseau. Cette opération a reçu le 10 novembre écoulé, l’autorisation de mise en exploitation commerciale (Amec). Dès lors, SNCF Réseau a pu prendre possession des installations et engager des mouvements destinés à la formation du personnel de conduite. Le 23 mars, la nouvelle sous-station de traction de la Castelle, à Lattes, était entrée en fonction avec télécommande par le central sous-stations de Lyon, qui agit déjà sur la LGV Méditerranée. Deux mois plus tard, celle existante de Biscarrat, à Jonquières-Saint-Vincent, était à son tour à même d’alimenter le CNM en 25 kV sur les 63 km de son parcours à travers le Gard et l’Hérault. En parallèle, la signalisation était mise en service (BAL avec préannonce et IPCS) ainsi que sur le raccordement fret, avec intervention du PCD de Nîmes Nord. Les essais en vitesse jusqu’à 242 km/h ont été réalisés à compter du 17 juillet jusqu’en septembre.
Au changement d’horaires 2018, intervenant le 10 décembre 2017, la SNCF a engagé une quarantaine de trains de fret pour la plupart issus de la ligne de rive droite du Rhône par le raccordement de Saint-Gervasy et quelques-uns en provenance de Marseille et du golfe de Fos circulant via Tarascon et empruntant le raccordement de Jonquières. Au-delà de Lattes, ils reprendront les voies de la transversale sud vers Narbonne, Perpignan, Toulouse et Bordeaux.
L’utilisation du CNM en trafic voyageurs est différée jusqu’en 2018 et coïncidera avec l’ouverture de la nouvelle gare de Montpellier-Sud-de-France. Elle ne concernera au début que deux TGV classiques et deux Ouigo terminus, la montée en charge du trafic étant prévue pour la fin 2019 avec la mise en exploitation de la gare nouvelle de correspondance TGV-TER de Nîmes – Manduel.