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  • Le Regio 2N-Île-de-France arrive

    Le Regio 2N-Île-de-France arrive

    Le technicentre de Villeneuve a reçu le 19 septembre la première rame Regio 2N destinée à la ligne R. Il s’agit de la 003 R (Z 570005/06), qui n’a pas encore reçu son pelliculage définitif. La commande globale porte sur 42 rames. Six doivent être fournies par Bombardier d’ici la fin de l’année. La mise en service commerciale doit intervenir mi-décembre entre Melun et Montereau via Héricy.

  • Un bel été de travaux  en Île-de-France

    Un bel été de travaux en Île-de-France

    Après des décennies d’inaction, les autorités responsables mettent les bouchées doubles pour rénover le réseau francilien, vieillissant mais dont le trafic est en hausse constante. L’été constitue un moment privilégié pour les chantiers, qui cette année ont bénéficié du concours de trois trains-usines.

    En 2017, le réseau de l’Île-de-France bénéficie de 800 millions pour la régénération du réseau et 800 millions pour le développement, soit 1,6 milliard d’euros. C’était 1,3 milliard en 2016 (650 millions en régénération et autant en développement). L’investissement pour la régénération a été multiplié par trois depuis quatre ans. Les chantiers se généralisent sur l’ensemble du réseau et de ses composantes et sont répartis sur l’ensemble de l’année. Mais il y a une concentration de grands chantiers et de fermetures de lignes durant huit semaines en été : 330 millions pour une centaine de chantiers dont le renouvellement de 67 km de voies et de 55 aiguillages.
    La régénération ou modernisation va nécessiter 800 millions par an sur les années à venir. L’objectif est d’accélérer la cure de jouvence d’un réseau vieillissant, l’un des plus denses au monde et dont le trafic est en augmentation constante chaque année (+ 7 % au premier semestre 2016). Les dysfonctionnements de l’infrastructure représentent un tiers des causes de retard en Île-de-France contre 20 % en moyenne sur le RFN. L’un des atouts pour l’efficacité du dispositif de régénération est l’industrialisation, avec l’emploi cette année de trois trains-usines contre un l’an passé.
    Le premier est le train Boa destiné au remplacement de rails (voir Rail Passion n° 231). Il a travaillé sur la ligne D du RER entre Paris-Nord et Stade-de-France-Saint-Denis. 8 km de rails ont été remplacés en août, à raison de 320 m par heure. C’est deux à trois fois plus qu’avec une méthode classique, et il assure aussi les soudures.
    Les deux autres sont des trains plus classiques de renouvellement de voie. Trois chantiers ont été concernés : 7 km entre Bueil et Bréval sur Paris – Évreux, 5 km entre Noisy-le-Sec et Chénay-Gagny sur l’est et enfin 55 km sur Moret – Montargis. Ce chantier important se déroulera jusqu’en fin d’année. La nouveauté vient de la livraison fin juin du nouveau train-usine spécifique à l’Île-de-France qui permettra notamment de circuler à 80 km/h après le chantier. Ses essais se sont déroulés tout l’été à Vaires sur des voies de service. Il sera opérationnel en fin d’année entre Brétigny et Juvisy puis en 2018 au nord de Mantes-la-Jolie.
    Les remplacements d’aiguillages concernent les gares de Montargis, Montereau, Mantes-Station, Saint-Nom-la-Bretèche mais aussi Paris-Saint-Lazare, Achères et Orly-Ville.

  • La ligne Quimper – Landerneau rajeunit

    La ligne Quimper – Landerneau rajeunit

    Du 11 décembre 2016 au 9 décembre 2017, la ligne à voie unique et à traction autonome de 84,4 km reliant Quimper à Landerneau est fermée pour un RVB sur 70 km. Sa vétusté imposait des vitesses de 80 km/h entre Quimper et Quéménéven (17,8 km), 110 km/h jusqu’au Km 710,9 (8,4 km) et 60 km/h jusqu’à Landerneau (58,2 km). Le plan de voie et la signalisation ont été adaptés pour les croisements à Châteaulin et Dirinon. Les quais ont été rehaussés aux arrêts subsistants de Châteaulin, Pont-de-Buis et Dirinon. Le BV de Dirinon a été démoli et un poste d’aiguillage a été construit. Corrélativement, huit ouvrages d’art ont été rénovés (travaux d’étanchéité) avec six ponts (Prateïr, Kerben, Kermeuzin, Kergadou, Kerolivier, Glandour), un viaduc (Duffine) et un tunnel (Neiz Vran). Le BAPR avec compteur d’essieux remplacera le BMVU. Le coût de cette rénovation est de 77,8 millions d’euros. La desserte passera de six à neuf AR et le meilleur temps sera de 1 heure 01 au lieu de 1 heure 40 d’avant grâce aux relèvements de vitesse. Un TER direct Brest – Nantes sera mis en circulation.

  • TER : mouvements de matériels entre régions en vue

    TER : mouvements de matériels entre régions en vue

    Désireuses soit d’étoffer soit d’homogénéiser leur parc TER, les régions Grand Est Centre-Val de Loire et Pays de la Loire organisent entre elles une opération de transferts de matériels unique à ce jour par son ampleur qui s’étalera sur 2018-2022.

    Dans la région Grand Est, qui comprend l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine, une relation ferroviaire est actuellement sous les projecteurs. Il s’agit de la liaison TER entre Metz, Nancy et Thionville vers le Luxembourg. Les besoins de déplacements transfrontaliers augmentent de 10 % par an. Malgré un renforcement de l’offre avec le cadencement en 2016 et la mise en UM 2 des trains, les heures de pointe sont vécues difficilement et la saturation globale de l’axe est programmée en 2020.
    La région utilise sur cet axe des automotrices TER 2N NG (Z 24500 à trois caisses) de l’ancienne région Lorraine livrées entre 2004 et 2008, au nombre de 25. Pour renforcer l’offre de places assises, la région Grand Est a décidé d’augmenter son parc. Pour faciliter l’exploitation, elle ne veut pas commander du matériel neuf type Regio 2N mais augmenter son parc de TER 2N NG dont exploitant, autorité organisatrice et usagers sont satisfaits. Avec les régions Centre-Val de Loire et Pays de la Loire, elle a donc organisé une vaste opération de transfert de matériel sans doute unique à ce jour par son ampleur. Elle se déroulera entre 2018 et 2022.
    La région Centre-Val de Loire profite de cette occasion pour optimiser son parc en réduisant le nombre de séries, pour supprimer les dernières Z 2 (15 Z 7300 et quatre Z 9600) et préparer la réouverture en 2021 de la ligne Orléans – Châteauneuf. Elle cédera donc ses 12 rames TER 2N NG (Z 26500 à quatre caisses) : deux d’ici juin 2019, deux d’ici juin 2020, trois d’ici juin 2021 et cinq pour fin 2022. Il s’agit des rames 401, 404, 406, 409, 411, 413, 415 et 432 à 436. Cette opération va permettre la création de 2 600 places supplémentaires pour le TER Grand Est. D’ici 2022, la flotte des trains aptes à desservir le Luxembourg aura augmenté de 64 %.
    Pour compenser le départ de ces rames, affectées à la relation Paris – Chartres – Le Mans, il faudra commander des Regio 2N supplémentaires qui viendront renforcer les 14 rames existantes Z 55500 version longue réceptionnées en 2015-2016. Elles circulent déjà sur ce même axe.
    En compensation, la région Grand Est libérera 17 rames AGC de type électriques Z 27500. Elle possède aujourd’hui six rames quatre caisses en Alsace, 13 rames trois caisses en Champagne-Ardenne, 18 rames trois caisses et 14 rames quatre caisses en Lorraine. Elles rejoindront la région Centre-Val de Loire à raison de 10 ZGC à trois caisses en juin 2020 et sept ZGC à quatre caisses en juin 2021. Des rames Régiolis neuves, à commander, viendront les remplacer. Le nombre et le type sont à confirmer. On évoque 10 rames commandées d’ici fin 2017. Cette région pourra alors envisager la radiation de son parc de Z 2 composé de 22 Z 11500 ex-Lorraine. À ce jour, la Lorraine dispose déjà de 10 rames Régiolis B 84500 et l’Alsace réceptionne 24 rames Régiolis B 83500.

  • Montréal : le prolongement de la ligne Bleue du métro compromis par le REM ?

    Montréal : le prolongement de la ligne Bleue du métro compromis par le REM ?

    C’est en 1988 que la ligne Bleue du métro de Montréal a atteint son terminus provisoire de Saint-Michel. En seconde phase, il est prévu qu’elle pousse plus à l’est en direction d’Anjou, apportant dans le nord de l’île une desserte qui viendrait compléter celle assurée par la ligne Verte plus au sud. Souvent évoqué, ce prolongement peine à se concrétiser, alors que les attentes des populations sont importantes. Le récent projet de Réseau électrique métropolitain (REM), un nouveau réseau de 67 km (voir Rail Passion n° 234) pourrait bien lui être fatal. Si rien n’est officiellement décidé, l’important budget nécessaire (6 milliards de dollars canadiens) pourrait bien compromettre d’autres extensions, à commencer par celles du métro. Ainsi certaines réserves foncières prises pour la ligne Bleue n’ont pas été renouvelées dans les délais, avec le risque de repousser encore le prolongement à Anjou, en attente depuis bientôt 30 ans…

  • Journées du patrimoine à la RATP

    Journées du patrimoine à la RATP

    C’est l’événement à ne pas rater pour les amateurs des transports parisiens. À l’occasion des Journées du patrimoine, la RATP propose chaque année d’ouvrir exceptionnellement au public certains sites insolites. Des découvertes très prisées dont les inscriptions en ligne étaient complètes en quelques dizaines de minutes. Le cru 2017 était en effet alléchant avec la visite de l’atelier de maintenance du RER à Rueil ou de la station Cinéma, ancienne station de la ligne de Navette où sont tournées la plupart des scènes se déroulant dans le métro. Mais la RATP est également tournée vers l’avenir et deux chantiers de prolongements du métro étaient également exceptionnellement accessibles. Les visiteurs en petits groupes ont pu ainsi découvrir les coulisses de l’extension de la ligne 11 vers Rosny tandis que quelques privilégiés sont descendus en avant-première dans la future station Bagneux de la ligne 4.

  • La fin des TGV SE gris

    La fin des TGV SE gris

    Le 11 août dernier, les deux dernières rames TGV SE encore en livrée Atlantique (gris et bleu) ont été radiées. Il s’agit des 84 et 101, deux rames dites Rénovation 2 avec deux voitures de 1re seulement. Livrées respectivement en février et mai 1984, elles avaient été baptisées aux armes de Dieppe en novembre 1984 pour la 84 et Bourg-Saint-Maurice en mai 1986 pour la 101. La 84 est la dernière rame de ce parc à avoir perdu la livrée orange en juillet 2001. Quant à la rame 101, elle était sortie d’usine en version intégrale 1re classe comme les rames 33 à 38 et 100 à 102. De juin 1997 à juillet 2000, elle était devenue le démonstrateur TGV pendulaire P 01, un projet qui n’a jamais eu de suite. Pour revenir dans le parc, elle est devenue une rame Rénovation 2 avec vitesse 300 et TVM 430. Affectées au Landy, elles assuraient des trains sur le Nord et interprovinces.

  • Retour sur les rails de la 141 R 840

    Retour sur les rails de la 141 R 840

    Elle avait remorqué son dernier train spécial le 8 septembre 2012. Après cinq années de travaux nécessaires pour sa grande révision (levage et examen magnétoscopique des essieux), la 141 R 840 confiée à l’Association des anciens et des amis de la traction à vapeur du Centre-Val de Loire (AAATV-CVL) était de retour sur les rails le samedi 16 septembre 2017. L’AAATV-CVL fêtait également les 70 ans de la locomotive. C’est sur le parcours reliant Orléans à Loches que la locomotive de 1947 a assuré son premier train spécial après sa longue immobilisation. Parti au petit matin d’Orléans, le train a desservi les gares de Meung-sur-Loire, Beaugency, Blois, Tours, Joué-lès-Tours, Reignac-sur-Indre puis Loches.

  • RP241 : En cabine de conduite d’une ABeh 2/6 7500 sur Vevey – Blonay – Les Pléiades (1re partie) Full HD

    RP241 : En cabine de conduite d’une ABeh 2/6 7500 sur Vevey – Blonay – Les Pléiades (1re partie) Full HD

    Située dans le canton de Vaud, cette ligne à voie métrique de 13,5 km, en fortes rampes, des Transports Montreux – Vevey – Riviera, dont la direction est aujourd’hui commune avec celle du MOB, a connu ces 15 dernières années une hausse de fréquentation de 90 %. Pour y faire face, de nouvelles automotrices GTW Stadler, série ABeh 2/6 7500, ont été acquises en 2015-2016. Nous vous invitons à monter, à bord de l’une d’elles en cabine.
    Durée : 22 min
    Définition : Full HD 1080p
    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé
    Conception : Pascal Riffaud
    Ce film est exclusivement destiné à l’usage privé. Toute autre utilisation, notamment reproduction, prêt, échange, diffusion en public, télédiffusion, sans autorisation, est strictement interdite sous peine de poursuites judiciaires.

  • Concours Photo : palmarès et présentation des photographes

    Concours Photo : palmarès et présentation des photographes

    Après trois mois de concours et deux grandes étapes (envoi des candidatures et sélection des 10 meilleures par le jury, puis vote des internautes sur Facebook), le Grand Concours photo Photorail s’est achevé le 20 septembre dernier. Nous vous présentons ici le palmarès des 10 meilleures photographies sur le thème « Ambiance ferroviaire » avec la bio des photographes et les liens vers leurs sites ou blogs.

    Si vous souhaitez vous procurer le numéro papier où figure le dossier spécial, nous vous invitons à l’acheter sur notre site.

    Le Grand gagnant :  Pierre-Louis Espinasse 

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    Né en 1981, Pierre-Louis Espinasse a passé sa jeunesse à Aurillac dans le Cantal, où il découvre sa passion pour le chemin de fer lors de voyages familiaux sur la ligne Miécaze – Bort-les-Orgues. La fermeture de cette ligne agit comme un déclic qui l’incite à débuter la photographie ferroviaire. Après avoir entrepris des études de génie civil, il intègre la SNCF en 2005 en tant que chef de district. Il a participé à plusieurs parutions périodiques ou ouvrages, en tant que co-auteur ou photographe, dont « Les bêtes noires des chemins de fer dans le Massif central » et « Les étoiles ferroviaires du Cantal » (éditions La Vie du Rail).

    2e prix : Michaël Laversanne

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    « Passionné de trains alors que je quittais à peine les couches-culottes, j’ai appris à lire dans Astérix et La Vie du Rail. Ce dernier, nous le recevions à la maison grâce à mon père, qui était conducteur. Depuis, si les trains me fascinent toujours, s’est ajouté l’amour de la photographie : je peux donc combiner les deux. »

    3e prix : Christian Cuigniez

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    « Retraité de la SNCF, je pratique la photo depuis toujours ( j’ai eu mon premier appareil en 1958!) mais très épisodiquement. Je m’y suis remis récemment avec la découverte des reflex numériques ! Ma photo, prise au Japon, traduit l’une des facettes de la mégapole de Tokyo où on peut se sentir oppressé, alors qu’à deux pas on se retrouve dans un jardin et sur une immense place à l’ambiance très zen ! »

    4e prix : Gilbert Painblanc

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    « Je m’intéresse au monde ferroviaire depuis mon enfance, je fais de la photo ferroviaire depuis 2007. Je choisis des lieux de spot mettant en valeur aussi bien le paysage que le train. Mon souhait est que le Train fasse le plus longtemps possible partie du paysage du Haut Jura. Je suis membre actif de l’association L’Autorail X2800 du Haut Doubs qui préserve l’X2816. »

    5e prix : Patricia Floriot

    Pas de biographie disponible.

    6e prix : François-Xavier Chastrey

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    « Je suis photographe amateur passionné, aime jouer avec les angles de vue. Un jour je me suis dit : il doit bien y avoir une jolie station de métro à photographier. Le lendemain, je suis allé à «Arts et Métiers» et ai fait quelques clichés de cette magnifique station. Sur mon blog vous trouverez quelques photos principalement de Paris et Barcelone. »

    7e prix : Illya Rapaïe

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    « Bien que n’étant pas cheminot, j’ai toujours aimé le monde ferroviaire et je ne rate jamais une occasion de prendre des images de cet univers. Je fais d’ailleurs partie du Club Photo SNCF (U.A.I.C.F.) de ma ville (Gap) et c’est au cours d’une sortie photographique au « Train des Pignes » que le cliché présenté a été réalisé. »

    8e prix : Bernard Deluard

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    « Professeur de maths à la retraite, je suis tombé dans le ferroviaire quand j’étais petit. Je possède toutes les « Vies du Rail » depuis le N°1 de « Notre Métier », je lis Rail Passion et Historail depuis leurs débuts… Modéliste et donc photographe, j’ai un réseau en IIm dans le jardin qui évoque les anciens chemins de fer départementaux de la Côte. Vous trouverez sur ce lien une vidéo de mon réseau. »

    9e prix : Anthony Mangeard

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    « Je suis photographe amateur, autodidacte, j’adore la photographie, c’est une passion que j’ai depuis maintenant 5ans j’en fais dès que je peux, j’aime prendre un peu tout en photo, j’adore les train ou tramway ou juste voies ferrées désaffectées, quand ont voit des trains passer devant nous, ça nous suggère des voyages… »

    10e prix : Danielle Le Hellec

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    « Retraitée, compagne d’un cheminot, nous aimons visiter les gares lors de nos différents voyages autour du monde. Celle ci a été prise en gare de Rawalpindi au Pakistan, j’ai été attirée par cette maman si fière de montrer son petit garçon. »

     

    Ils auront la chance de recevoir un livre de 50 cartes photos nommé Au temps de la vapeur. Tome 1 ainsi que le magazine qu’ils auront choisi entre VDR magazine, le VDR hebdo ou le Rail Passion où figure  le dossier spécial concours et un bon de réduction à la boutique de la Vie du Rail (physique ou en ligne).

     

    (Re)découvrez 7 000 photographies et cartes postales ferroviaires magnifiques sur le site de Photorail. Une idée de cadeau d’ailleurs originale pour Noël !