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Le tramway d’Avignon en chantier
Sauvé de justesse après le changement de majorité municipale, le tramway d’Avignon est en train de devenir réalité. Désormais, c’est une courte ligne (au lieu de deux prévues à l’origine) de 6 km qui partira des remparts de la vielle ville à Saint-Roch pour rejoindre Saint-Chamand, desservant une dizaine de stations. Le chantier est désormais en phase active sur toute la longueur de la ligne, permettant d’envisager une mise en service pour l’été 2019. Les travaux de déviation de réseaux sont en train de s’achever, laissant bientôt la place au traitement de la plateforme. Les boulevards Saint-Roch, l’avenue Saint- Ruf et une bonne partie de la rocade sud sont en chantier, obligeant à détourner la circulation routière à commencer par le bus 1, dont le tracé sera largement repris par le tramway.

Arriva reconduit en Frise
L’opérateur Arriva Nederland, filiale de la DB, a été reconduit le 11 juillet 2017 par les provinces de Frise et de Groningue dans le nord-est des Pays-Bas pour l’exploitation des relations régionales Leeuwarden – Groningue Europapark (56 km), Groningue – Roodeschool – Eemshaven (33 km), Groningue – Nieuweschans – Leer (Allemagne) (72 km), Groningue – Delfzijl (38 km), Groningue – Veendam (30 km), Leeuwarden – Harlingen Haven (27 km) et Leeuwarden – Stavoren (51 km), qu’Arriva exploite depuis décembre 2005 et qu’empruntent près de 32 000 passagers par jour. Le nouveau contrat, débutant le 13 décembre 2020 pour une durée de 15 ans, comprend la modernisation du parc moteur actuel de GTW livrés par Stadler en 2006. Toute la flotte sera équipée de batteries qui récupéreront l’énergie lors des freinages, qui sera réutilisée au démarrage des trains, diminuant les émissions et le bruit en zone urbaine. De plus, Arriva va acquérir 18 nouvelles automotrices fonctionnant au biodiesel, qui seront engagées sur la relation la plus fréquentée Groningue Europapark – Leeuwarden.

VFCEA, le projet continue
Après le débat public qui s’est tenu du 15 décembre 2016 au 20 mars 2017, SNCF Réseau, maître d’ouvrage, a décidé le 26 juillet de poursuivre le projet de la Voie ferrée Centre-Europe-Atlantique (voir Rail Passion n° 236). Il s’agit pour l’essentiel de moderniser la ligne reliant Nevers à Chagny, notamment en l’électrifiant, avec création éventuelle d’une liaison TER avec la gare TGV du Creusot-Montceau-Montchanin et d’un raccordement direct pour les TGV. Les réflexions se poursuivent en fonction des enjeux financiers. Il ressort du débat que la modernisation de la ligne existante est la priorité. Les études préalables à la DUP vont définir le contour précis des aménagements, leurs coûts, leurs impacts et le phasage. Pour la halte TER-TGV et le raccordement TGV, SNCF Réseau précise que des études complémentaires d’opportunité sont à mener.

Travaux d’été à la RATP
La période d’été a été mise à profit pour réaliser des travaux d’ampleur sur les infrastructures, de quoi assurer l’entretien et la rénovation des lignes, et préparer les mises en service prochaines. Parmi les plus gros chantiers, la réfection de la section parisienne du RER A et la préparation de l’automatisation de la ligne 4.
C’est devenu chaque été une tradition. La RATP profite de la période estivale pour réaliser en temps limité ses plus gros chantiers. La baisse du trafic permet les interruptions de circulation nécessaires, impossibles à mettre en œuvre le reste de l’année.
Pour 2017, deux types de travaux ont été engagés, ceux visant à la maintenance et à la modernisation des infrastructures, et ceux nécessaires à l’ouverture de nouvelles sections de ligne. Comme les années précédentes, c’est encore le chantier RVB du RER A qui a été au centre de cette campagne. En parallèle, la préparation à l’automatisation de la ligne 4 du métro s’est poursuivie et une série d’opérations annexes ont été menées sur certaines lignes de tramways. Le plus important de ces chantiers aura donc été pour la troisième année consécutive, celui de la ligne A. L’infrastructure, on le sait, concentre à elle seule une bonne part des problèmes du réseau ferré de banlieue. Mise en service à partir de 1969, achevée sur le tronçon central en décembre 1977, la ligne A constitue, dans sa traversée de Paris, un véritable goulot d’étranglement entre les gares de La Défense, à quatre voies, et Vincennes, au-delà de laquelle la ligne se divise en deux branches. Le RER A a connu une augmentation de son trafic voyageurs de 20 % en 10 ans, et de 50 % de son tonnage en 20 ans. La généralisation de trains à deux niveaux, MI 2N et MI 09 depuis février 2017, impose également des travaux d’adaptation des équipements. C’est donc sur cette section centrale, largement sollicitée durant les pointes de trafic, que se concentrent les travaux. Pour l’essentiel, la voie et les équipements sont d’origine, posés lors de l’ouverture de la ligne. Il y a 24 km de voies et de ballast à renouveler ainsi que les systèmes d’aiguillage des trains entre Nanterre-Préfecture et Vincennes. L’opération, qui représente un investissement de 132 millions d’euros, est étalée sur sept ans de manière à minimiser la gêne pour les voyageurs. Entre 2015 et 2018, ils portent essentiellement sur la partie centrale de la ligne, entraînant sa fermeture totale. Ensuite, ils se poursuivront mais avec des fermetures limitées aux soirées et aux week-ends. Les branches, quant à elles, seront en chantier entre 2019 et 2021.
Du 29 juillet au 27 août, la ligne a donc été totalement fermée entre La Défense et Nation. Cette mesure radicale est mise en œuvre alors que le trafic baisse de 30 % durant cette période. Elle permet de massifier les travaux qui sont engagés en parallèle sur plusieurs points de la ligne. Cette année, il s’agissait essentiellement du renouvellement voie et ballasts entre La Défense et Châtelet. Néanmoins, la ligne a été fermée jusqu’à Nation pour des raisons techniques. À la zone de travaux proprement dite s’ajoutent une zone de logistique et une zone de retournement des trains à Nation, où sont placés les appareils de voie. Sept trains de travaux ont été engagés (dont deux de plus de 400 m). Ce sont ces contraintes qui imposent une fois encore une fermeture totale du tronçon central. Néanmoins, d’autres chantiers ont profité de la neutralisation de la ligne. Entre Étoile et Auber, le système de ventilation a ainsi été remplacé tandis que l’étanchéité a été reprise dans le tunnel entre Châtelet et Gare-de-Lyon.
Montréjeau – Luchon : dépose de la caténaire
Suite à une tournée récente de surveillance sur la ligne électrifiée en 1,5 kV Montréjeau – Luchon (36 km), fermée le 18 novembre 2014, il a été constaté un risque imminent de rupture de nombreux poteaux caténaire vu leur corrosion. En urgence, les travaux de sécurisation de la ligne ont débuté le 21 août dernier. Ils consistent à la dépose de la caténaire Midi, des systèmes d’accroche et des poteaux caténaires. Corrélativement, une opération de débroussaillage et d’élagage est entreprise, notamment aux abords des PN et dans les gares. Ces travaux ont commencé depuis Luchon. Le coût de cette opération est de 1,8 million e. Les études se poursuivent pour la modernisation de cette ligne, avec un RVB sans option d’électrification, dont les travaux devraient débuter à la mi-2019. La réouverture est annoncée pour fin 2020.

1957, le dernier tramway de la région capitale
Avec la fermeture du réseau de Versailles, une page se tourne dans les transports d’Île-de-France. Après la suppression du réseau parisien en 1937 et 1938, les derniers tramways disparaissent pour près de 35 ans.
On associe souvent l’Exposition universelle de 1937 à la disparition des tramways parisiens. En prévision de la manifestation, le mouvement de suppression des tramways de la STCRP (Société des transports en commun de la région parisienne) s’accélère, seule la ligne 112 en banlieue subsistant encore une année avant de disparaître à son tour en 1938. Dans la foulée, l’infrastructure est détruite pour rendre irrémédiable le retrait du tramway. La ligne électrique est démontée rapidement, jugée disgracieuse y compris dans les quartiers périphériques sans attrait particulier. Les rails sont par endroits arrachés ou simplement couverts de goudron pour éviter les accidents, notamment avec les vélos. Quand en septembre 1939 Paris se retrouve privé de l’essentiel de ses autobus partis pour le front, le retour au tramway ne sera jamais évoqué, jugé aussi passéiste qu’irréaliste. Tout a été mis en œuvre pour que la décision de suppression soit irrévocable. Quand on cherchera comment remplacer les autobus, on se tournera vers un nouveau mode qui a le vent en poupe, le trolleybus. En janvier 1943, comme déjà évoqué dans le n° 40 d’Historail, la CMP (Compagnie du métro de Paris) qui a repris le réseau de surface en 1942, ouvre une première ligne 63 au départ de la porte de Champerret dans l’ouest parisien. En septembre, c’est au tour du 64 d’être mis en service, en tronc commun avec le 63 sur une part du tracé. Ces deux lignes pourtant viennent remplacer un autobus qui lui-même s’était substitué à un tramway sur le même itinéraire en 1936. Pouvait-on imaginer remettre en état l’infrastructure du tramway dont tous les rails, surtout en banlieue, n’avaient pas été arrachés ? Poser cette question aux exploitants de 1943 aurait sans doute paru saugrenu, un peu comme si on proposait aujourd’hui de remplacer un TGV par un train à vapeur. Pour le tramway en effet, la messe est dite depuis longtemps. La plupart des réseaux durant le conflit sont en sursis en attendant la livraison de trolleybus ou d’autobus jugés de toute façon plus performants. Quasiment partout le rail recule au profit du pneu. Pourtant, s’il a disparu à la STCRP, le tramway est encore présent aux environs de Paris sur des lignes gérées par d’autres exploitants. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on le trouve encore sur des petites lignes ou des réseaux comme à Fontainebleau, Versailles mais aussi Villiers-le-Bel. Il s’y maintiendra une vingtaine d’années jusqu’à l’aube des Trente Glorieuses où le pétrole bon marché coule à flots favorisant l’exploitation d’autobus diesels. Ces réseaux souvent n’ont survécu que de façon transitoire, en attendant d’être remplacés par un mode jugé plus performant.
Du tramway faute de mieux
Pour bien comprendre la place qu’a longtemps occupée le tramway sur les réseaux français, il est nécessaire de se replacer dans le contexte de cette période où le besoin de transport accompagne la croissance industrielle et économique du pays. Jusqu’à l’apparition de l’autobus au début du XXe siècle et ses premiers modèles véritablement performants dans les années 1930, le rail reste le seul mode de déplacement urbain et suburbain efficace et capacitaire. Le chemin de fer est souvent attendu de longue date dans les villages pour assurer des communications auparavant du ressort de la traction animale. Une fois construites les grandes lignes du réseau de l’Intérêt général, il est apparu que le rail ne passerait pas dans tous les villages de France. La loi de 1880 qui autorise la constitution de réseaux d’Intérêt local permet dès lors d’affiner la desserte du territoire en établissant des lignes construites à moindre coût. Là où le grand chemin de fer ne pourra jamais aller, on s’engagera vers une desserte plus légère souvent à voie métrique en accotement des routes départementales. De nombreuses lignes apparaissent, généralement en correspondance avec les gares des grands réseaux. La région parisienne ne fait pas exception, même si la situation y est particulière.

Les ÖBB radient leurs premières 4020
Avec l’introduction massive dans la banlieue de Vienne des automotrices Cityjet 4744 et 4746, les automotrices 4020 (livrées à 120 exemplaires de 1978 à 1987 par SGP, BBC, Siemens) affectées au S-Bahn de Vienne ayant atteint leur potentiel kilométrique sont retirées progressivement du service et garées en bon état à Jedlersdorf. Cinq d’entre elles (211, 213, 222, 224 et 226) ont été revendues à la compagnie roumaine SC Ferrotrans-TFI SRL, qui avait déjà racheté aux ÖBB 17 locomotives électriques bicourant 1014 radiées fin 2016. Le premier convoi de 4020 est parti d’Autriche le 24 juillet 2017 et a été acheminé vers la Roumanie via Hegyeshalom et Curtici.

Allongement des quais du tram T 4 à Lyon
Pour faire face à la formidable croissance du tramway lyonnais, + 80 % entre 2009 et 2015, le Sytral, l’exploitant du réseau, prévoit d’investir 60 millions d’euros sur la période 2015-2020. Outre la construction d’une nouvelle ligne T 6, l’objectif est d’augmenter la capacité sur les lignes existantes, + 15 % sur les T 1 et T 2 et + 30 % sur le T 4. De nouveaux Citadis de 43 m seront déployés sur le T 4 en remplacement des rames de 32 m. Cette substitution impose d’allonger les quais de sept stations entre Thiers-Lafayette et La Doua-Gaston-Berger. Le chantier, de 2,4 millions d’euros, portera également sur l’adaptation des systèmes de signalisation, la protection des lignes aériennes et le contrôle centralisé des trams. Les travaux, qui ont commencé cet été avec la station Charpennes-Charles-Hernu, devraient s’achever mi-2018.

Le premier Regio 2N Occitanie livré
Une rame Regio 2N, la Z 56349/50 (425 Cm), est arrivée au technicentre Midi-Pyrénées pendant l’été. Il s’agit de la première d’une série de 18 rames commandées par la région Occitanie. Huit rames sont attendues depuis l’usine de Crespin (Nord) d’ici fin décembre 2017 et seront affectées en priorité à l’axe Toulouse – Tarbes. Il s’agit de la première série d’automotrice à deux niveaux commandée par la région Midi-Pyrénées, devenue début 2016 la région Occitanie depuis le rapprochement avec la région Languedoc-Roussillon. C’est la version courte (83 m) de ce matériel, décliné en plusieurs versions, qui a été commandée pour accroître la capacité de transport sur les lignes régionales autour de Toulouse. Chaque rame aura une capacité de 677 places, dont plus de la moitié assises. Les nouvelles rames seront entretenues dans l’atelier de maintenance Régiolis/Regio 2N, récemment agrandi et qui comporte désormais cinq voies, complétées par un faisceau de remisage électrifié.

Prolongations pour quatre BB 36000 d’Akiem au Maroc
On se souvient que Akiem a fourni à l’Office chérifien des phosphates sept 36000 et que trois d’entre elles sont depuis revenues en France où elles bénéficient d’une révision mi-vie. Quatre de ces locomotives (36001, 02, 03, 08) sont donc encore au Maroc. Alors que la 36002 accidentée va rentrer seule en France et que la 36008 sert de locomotive-magasin, les 36001 et 36003 vont être utilisées pendant quelque temps par l’ONCF. En effet, les chemins de fer du royaume chérifien ont besoin de locomotives capables de fonctionner aussi sous 25 kV 50 Hz, afin de procéder à des tests sur la LGV Tanger – Kénitra. Ce besoin a nécessité de rééquiper les 36000 de leur pantographe AX monophasé (convoyé à cet effet depuis la France) et de procéder à quelques essais préalables. Ces derniers ont eu lieu au dépôt TGV de Tanger (ou ATM RGV), qui est doté d’une voie alimentée en 25 kV 50 Hz.