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  • Les TER Interloire vont passer en Regio 2N

    Les TER Interloire vont passer en Regio 2N

    C’était le 25 septembre 1994, il y a 23 ans. Un nouveau type de TER, aptes à 200 km/h, voyait le jour dans le couloir ligérien d’Orléans à Nantes, deuxième relation en France circulant à cette vitesse, après les TER Alsace entre Strasbourg et Mulhouse. Deux tronçons leur permettaient d’atteindre les 200 km/h : Orléans – Saint-Pierre-des-Corps et Angers – Nantes. Trois AR, positionnés le matin, en mi-journée et en soirée, se croisant dans le Saumurois, étaient proposés avec des arrêts à Blois, Saint-Pierre-des-Corps, Saumur et Angers-Saint-Laud. Formés de cinq voitures Corail cartouchées 200 +, ils étaient emmenés par des BB 22200 de Rennes à couple 200 remplacées par la suite par des BB 26000. Leur succès commercial fut fulgurant, tant et si bien que leur capacité fut renforcée par une sixième puis une septième voiture certains jours de la semaine. Alors que leur parcours était prolongé en fin de semaine et l’été de Nantes au Croisic, puis toute l’année pour la fréquence de mi-journée à Saint-Nazaire, peu à peu des arrêts supplémentaires ont été accordés à Beaugency, Amboise, Ancenis, Savenay, augmentant le temps de parcours de base Orléans – Nantes, qui était initialement de 2 heures 30. En 2005-2007, le parc des voitures Corail dédiées fait l’objet d’une rénovation des espaces voyageurs et reçoit une livrée spécifique bleu et blanc. À partir de 2011, l’accès des voyageurs avec vélos, longeant les rives de la douce Loire, motive l’adjonction en période d’été d’une voiture-fourgon embarquant 20 montures, mais, devant le succès de la formule, le B5Dd voit sa capacité augmentée à 40. Ce service a pour autant un inconvénient : le dépassement des stationnements dans les gares pour chargement et déchargement, influant sur la régularité. À compter du 28 août, les trois paires de TER Interloire doivent être assurées par des rames automotrices Regio 2N Z 56500 aptes à 200 acquises par la région des Pays de la Loire. Leurs horaires seront modifiés comme suit pour tenir compte de leur transit par la gare de Tours, où aura lieu leur rebroussement, provoquant un léger allongement des temps de trajet, mais accordant de multiples correspondances, plus commodes qu’à Saint-Pierre-des-Corps, dont l’arrêt sera conservé (1) : • sens est – ouest : 860001 lundi à vendredi Orléans 6 h 59 – Tours 8 h 01/ 8 h 09 – Nantes 9 h 47 ; 860003 samedi et DF Orléans 7 h 04 – Tours 8 h 01/8 h 09 – Nantes 9 h 47/ 10 h 04 – Le Croisic 11 h 19 ; 860005 lundi à vendredi Orléans 11 h 27 – Tours 12 h 45/12 h 53 – Nantes 14 h 32 ; 860011 lundi à jeudi Orléans 16 h 59 – Tours 18 h 01/ 18 h 09 – Nantes 19 h 45 ; 860007 vendredi et samedi Orléans 17 h 00 – Tours 18 h01/18h09 – Nantes 19h45/ 20 h 04 – Le Croisic 21 h 19 ; • sens Ouest – Est : 860002 lundi à vendredi Nantes 7 h 12 – Tours 8 h 52/9 h 00 – Orléans 10 h 09 ; 860004 samedi et DF Le Croisic 7 h 27 – Nantes 8 h 51/9 h 13 – Tours 10 h 52/11 h 00 – Orléans 11 h 57 ; 860006 lundi à vendredi Nantes 11 h 06 – Tours 12 h 42/12 h 50 – Orléans 14 h 08 ; 860012 lundi à vendredi Nantes 18 h 11 – Tours 19 h 52/20 h 00 – Orléans 21 h 07 ; 860014 samedi Le Croisic 18 h 36 – Nantes 19 h 48/20 h 11 – Tours 21 h 52/ 22 h 00 – Orléans 22 h 56 ; 860018 DF Le Croisic 18 h 54 – Nantes 20 h08/20 h11 – Tours 21h 52/22h00 – Orléans 22 h 57.
    (1) Les arrêts de Beaugency et Amboise ne seront plus systématisés.

  • Le Coradia Liner sur Nantes – Bordeaux

    Le Coradia Liner sur Nantes – Bordeaux

    Depuis le 7 août 2017, l’un des trois AR Intercités entre Nantes et Bordeaux est assuré par les nouvelles rames Coradia Liner d’Alstom. Il s’agit des trains 3831 (Nantes 8 h 25 – Bordeaux 13 h 14) et 3856 (Bordeaux 16 h 47 – Nantes 21 h 32). Après la ligne 4, qui sera entièrement couverte par ces rames neuves d’ici fin août, c’est au tour de cette transversale mythique de recevoir un train automoteur moderne en remplacement des rames de voitures Corail tractées par des UM de BB 67400. Ensuite, ce sera le tour de Nantes – Lyon.

  • DB Regio remporte un lot du S-Bahn Rhin-Neckar

    DB Regio remporte un lot du S-Bahn Rhin-Neckar

    Après appel d’offres, DB Regio a été retenu mi juin 2017 par les autorités de transport de Rhénanie- Sud Palatinat et Rhin-Neckar pour exploiter le lot 6b du réseau de S-Bahn Rhin-Neckar. Ce dernier, qui représentera à terme un volume annuel d’environ 6 millions de km-trains, comprend les relations S-5 Mannheim Hbf – Heidelberg Hbf – Meckesheim – Eppingen/Bad Rappenau/Aglasterhausen, S-6 Wiesbaden Hbf – Mayence Hbf – Mannheim Hbf – Bensheim, S-8 Mannheim Hbf – Graben Neudorf – Karlsruhe Hbf, S-9 Mannheim Hbf – Biblis – Gross Rohrheim, et Mannheim – Karlsruhe – Rastatt – Baiersbronn. L’exploitation débutera en décembre 2020, excepté Wiesbaden – Mayence – Mannheim (Rhénanie- Palatinat), qui ne sera intégrée qu’en décembre 2021 dans le réseau Rhin- Neckar. DB Regio a pour cela commandé à Siemens 57 automotrices électriques Mireo, tricaisses, aptes à 160 km/h, de 220 places.

  • Un nouveau terminal au Luxembourg et des projets d’AF

    Un nouveau terminal au Luxembourg et des projets d’AF

    Le ferroutage fait l’objet d’un regain d’attention actuellement, en Europe et au-delà. Le nouveau terminal de Bettembourg- Dudelange (Luxembourg) a été officiellement inauguré le 7 juillet 2017. Cette cérémonie fait suite à la préouverture intervenue le 5 mars dernier. Les CFL disposent désormais d’un outil puissant, doté de quatre voies dédiées aux trains de combiné et de deux pour les convois des AF (autoroutes ferroviaires). La superficie du nouveau terminal est de 33 ha alors que la longueur des six voies est de 700 m. Cette infrastructure atteste du choix politique fait par le Grand-Duché de miser sur l’intermodalité rail-route. La France et l’Espagne procèdent pour leur part à la relance de la liaison de ferroutage entre leurs deux pays. Elles ont procédé à un AMI (appel à manifestation d’intérêt) auprès des constructeurs. Les gouvernements ont reçu cinq réponses (comme lors du premier AMI de 2008 pour l’AF Atlantique…) avant l’échéance du 30 juin 2017. Lohr et Cargo Beamer sont sans surprise sur les rangs, mais Nikrasa et ISU n’ont pas concouru. Les trois autres répondants sont donc plus inattendus. Il s’agit de Stadler Rail Valencia, de CAF et de Civenssy. Notons que l’AMI se rapportant aux exploitants est planifié pour cet automne. Parallèlement, le projet de l’AF Calais – Orbassano, dont l’ouverture devrait vraisemblablement intervenir début 2018, monte en puissance. La SNCF a procédé les 17-18 juin 2017 à des tests préfigurant sa future exploitation. Un convoi d’environ 2 000 t et de 500 m de long a permis d’explorer plus en avant les performances des locomotives 27000 (d’Ambérieu à Saint-Jean) et 36300 (de Saint-Jean à Orbassano). Un coupon de wagons a cependant été prélevé à Modane, ramenant la masse remorquée jusqu’en Italie à quelque 1 400 t. De manière analogue, l’AF Barcelone – Paris de Viia poursuit sa préparation. Concernant l’AFA, nous apprenons que l’appel d’offres pour la DSP serait imminent. Enfin, il existe d’autres projets d’AF en France, en Europe et ailleurs. Mais ils demeurent en l’état confidentiels.

  • À bord d’une CC 72100 entre Paris et Troyes

    À bord d’une CC 72100 entre Paris et Troyes

    Sur la ligne 4, avec l’arrivée des Coradia, les jours des rames tractées par des CC 72100 sont plus que comptés. C’est en cabine de l’une d’elles pour l’une de ses dernières missions que nous vous convions.

    Le rendez-vous est pris pour le lundi 26 juin 2017 en gare de Paris-Est pour accompagner l’équipe de conduite du train Intercités 11743, départ 18 h 12 pour Culmont-Chalindrey. C’est l’un des deux derniers trains quotidiens assurés en rame tractée sur cet axe mythique de la ligne 4 au départ de Paris. À 17 h, la rame vide arrive du chantier de l’Ourcq. La traction est assurée par la BB 15005. Puis sept voitures Corail (une B11u, une A10tu et 5 B11tu). Et à l’autre extrémité, celle qui est l’objet de notre visite : la CC 572190. Issue d’un lot de 30 CC 72000 remotorisées pour réduire les émissions polluantes dans le secteur de la gare de l’Est, c’est l’une des dernières survivantes. 18 ont déjà été radiées dont cinq en 2017. Il en reste officiellement 12, mais, en réalité, la production table sur cinq engins fiables. La CC 72090 est entrée en service en avril 1974. Elle a été remotorisée en novembre 2003 en prenant pour l’occasion la livrée « en voyage… » et le n° 72190. L’aspect extérieur est globalement satisfaisant. Par contre, elle a perdu depuis un certain temps les blasons de la ville de Belfort, qui a parrainé cet engin le 23 novembre 1974. À 17 h 17, un agent de manoeuvre dételle la BB 15000 puis, à hauteur de la CC 72100, vérifie l’attelage, retire la lanterne de queue et pose la clé de chauffage sur le pupitre. L’équipe de conduite du dépôt de Chalindrey arrive du foyer de Magenta après un découcher « diurne » : Marc Corneux, responsable traction de Troyes, et Christelle Morisot, la conductrice. Au passage, ils vérifient l’attelage, la connexion de deux conduites, générale et principale (CG et CP), et surtout l’ouverture des robinets correspondants. À noter qu’il n’y a pas de liaison interphonique entre la rame et la locomotive. « Si besoin, nous échangeons avec le chef de bord par nos téléphones mobiles. » Avant de monter en cabine 2, Marc Corneux vérifie le niveau de gazole. Les 5 000 1 de contenance permettent de donner 1 500 km d’autonomie, largement suffisant pour rejoindre Culmont-Chalindrey à 300 km de Paris. Commence alors la longue série de vérifications de l’engin. Mais il faut d’abord aller en cabine 1 pour mettre en service la batterie, notamment pour éclairer les coursives, vérifier le frein à main puis remonter le Tachro. « Celui de la cabine 1 assure l’indicateur de vitesse et les enregistrements sur bande graphique. Celui de la cabine 2 ne fait que l’indicateur de vitesse. » Christelle Morisot place les trois clés fondamentales : boîte à leviers, inverseur et frein. Puis direction les entrailles de la bête pour vérifier le niveau d’huile, d’eau (haute et basse température), ouvrir le circuit d’air puis lancer la procédure de démarrage du moteur diesel de 2 650 kW. La pompe de prégraissage s’enclenche. La temporisation, d’environ 2 min, est mise à profit pour vérifier les agrès en cabine, torche à flamme rouge, pétards, extincteurs plombés. Vient enfin le moment de lancer le moteur. Quelques soubresauts et c’est parti sans aucune volute à l’extérieur.

  • Coopération CFF-SOB pour deux lignes IR

    Coopération CFF-SOB pour deux lignes IR

    Les CFF et le SOB ont signé le 7 juillet 2017 une convention prévoyant que deux dessertes IR, relevant actuellement de la concession des CFF, seront assurées par les SOB à compter de décembre 2020. Le SOB produira, sous sa responsabilité et avec son propre matériel mais en cobranding avec les CFF, les relations Zurich/BâleLocarno/Lugano (via Göschenen) et BerneCoire via Burgdorf et Pfäffikon. Ce développement devrait très vraisemblablement conduire le SOB à lever un nombre significatif d’options en Flirt auprès de Stadler. Rappelons que cette compagnie privée a commandé ferme en 2016 11 rames Flirt de dernière génération (170 millions de francs suisses) afin de remplacer les matériels actuellement déployés sur le Voralpen-Express.

  • Mobilisation générale autour de la 130 T Decauville de 1913

    Mobilisation générale autour de la 130 T Decauville de 1913

    Remettre en service une locomotive à vapeur classée monument historique et témoin du passé européen, c’est le défi que le Musée des tramways à vapeur des chemins de fer secondaires français (MTVS) s’est lancé. La chaudière de la locomotive Decauville 130 T (n° 96) doit être refaite pour répondre aux normes actuelles et une révision générale de l’ensemble de ses composants est nécessaire. Simultanément, les bénévoles ont achevé la pose de la voie ferrée (1,7 km) destinée à l’exploitation du train touristique dès mai 2017 dans l’Oise, de Crèvecoeur-le-Grand à Saint-Omer.

    Le 7 janvier 2017 à Butry-sur-Oise (Val-d’Oise), peut-être était-ce dû au froid glacial et au verglas, mais ça courait dans tous les sens, sans doute pour se réchauffer… Toujours est-il que le soir venu, les bénévoles du Musée des tramways à vapeur des chemins de fer secondaires français (MTVS) avaient fini de démonter les annexes de la chaudière de l’antique 130 T Decauville : sablière, cheminée, changement de marche, tôlerie… « En dehors des boulons de cheminée, rien n’était vraiment grippé et tout s’est dévissé ou démonté sans problème. On voit que cette machine a roulé jusque très tard et qu’elle a toujours été abritée », commente Olivier Janneau, président du MTVS. Cette locomotive a un pedigree 100 % européen. En effet, elle a été construite en 1913 en Allemagne, avec des pièces fabriquées en France avant d’être livrée au Portugal où elle a circulé dans le Val de Vouga jusqu’en 1976. Classée aux monuments historiques en 2003, elle est la seule de la marque Decauville en voie métrique encore préservée en France, d’où son intérêt en termes de patrimoine ferroviaire et historique. L’association a dû l’expédier en Angleterre, où seront effectués des travaux de réparation, notamment le remplacement de la chaudière (le foyer d’origine en cuivre, qui est fissuré, va céder la place à un foyer neuf en acier) afin de répondre aux normes actuelles. Mais auparavant, il a fallu accomplir les tâches décrites plus haut, et ce, par un froid glacial.

    Être prêts pour mai 2017

    Le week-end suivant, le 14 janvier, « on ne lâchait rien ! », comme disent les rugbymen. À Butry comme à Crèvecoeur, le second site du MTVS, l’activité restait intense, les bénévoles oeuvrant comme des abeilles dans leur ruche. Six d’entre eux avaient bravé le froid polaire et la neige « et pourtant, ça tombait dur dès le matin », souligne Olivier Janneau. « Après quoi le soleil a joué avec les nuages, tout a fondu… mais la gadoue est restée ! » Cinquante- trois traverses, destinées à la voie ferrée du train touristique du Beauvaisis, mis en circulation quatre mois plus tard de Crèvecoeur-le- Grand à Saint-Omer (Oise), ont été coupées et percées.

  • Suède : Green Cargo commande deux Transmontana

    Suède : Green Cargo commande deux Transmontana

    L’opérateur fret suédois Green Cargo a commandé, début juillet 2017, deux locomotives électriques Transmontana au constructeur roumain Softronic. Une locomotive de ce type avait été testée avec succès courant 2015 en Suède par Green Cargo et Rush Rail. Ces locomotives de type Co’Co’, dérivées des série EA d’Electroputere en service en Roumanie, Bulgarie, Serbie et Monténégro, peuvent fonctionner sous 15 kV 16 2/3 Hz et 25 kV 50 Hz. Leurs six moteurs triphasés asynchrones développent une puissance 6 000 kW. Leur vitesse maximale est fixée à 160 km/h. Afin de diminuer ses coûts d’exploitation, Green Cargo a choisi ces machines capables de remorquer des trains de 3 000 t, soit près du double de ceux remorqués par les actuelles locs Rc 4. Elles seront livrées mi-2018.

  • Réouverture du musée des Transports urbains de Chelles

    Réouverture du musée des Transports urbains de Chelles

    Installé depuis 2008 à Chelles, le musée des Transports urbains (Amtuir) est à nouveau ouvert au public. Jusqu’à présent, les ouvertures étaient restées exceptionnelles, notamment pour les Journées du patrimoine. Quelques aménagements ont été nécessaires, avec une réorganisation des véhicules et la création d’un cheminement accessible aux personnes à mobilité réduite. Le 17 juin, comme désormais tous les troisièmes samedis du mois jusqu’en octobre, les visiteurs ont pu à nouveau redécouvrir les collections de matériels autobus, trolleybus et tramways représentatifs des transports urbains. Une opération qui devrait être reconduite la saison prochaine si le bilan est positif.

  • Des navettes autonomes à la Défense

    Des navettes autonomes à la Défense

    Après la navette Easy Mile testée par la RATP en site propre sur le pont Charles-de-Gaulle, Île-de-France Mobilités (ex-Stif) lance une nouvelle expérimentation. Depuis le 29 juin, des navettes sans chauffeur Navya exploitées par Keolis sont engagées sur trois lignes (deux en semaine et une le week-end) sur le parvis de la Défense. Pour la première fois, les navettes, préalablement programmées, évoluent au milieu du public, s’arrêtant quand un piéton croise leur trajectoire. Si le départ est encore donné par un opérateur, il pourrait prochainement disparaître, laissant les véhicules fonctionner de façon totalement automatique. Dès l’automne, la RATP mettra en place une ligne entre le château et le bois de Vincennes desservant la Cartoucherie et l’Insep. Une autre ligne est également prévue sur le plateau de Saclay.