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Nouveaux horaires pour les Intercités sur l’axe Polt
À l’occasion des travaux de modernisation de cette radiale et de l’ouverture de la LGV SEA, une refonte des horaires de la desserte a été réalisée avec une grille plus équilibrée et une généralisation du cadencement.
C’était il y a 50ans, le 28 mai 1967, la SNCF mettait en service le rapide Capitole reliant Paris à Toulouse en 6 heures. Un tel train existait déjà depuis le 15 novembre 1960, mais ne dépassait pas 140 km/h. L’évènement était retentissant car, pour la première fois, la vitesse de 200 km/h était autorisée sur le parcours solognot quasi rectiligne des Aubrais à Vierzon. Tracé direct de Paris à Limoges en 2 heures 50, ce train drapeau de 1re classe à supplément, véritable ambassadeur de la modernité du rail français, était réservé à la clientèle d’affaires fortunée. Sa fréquentation augmenta progressivement si bien que son dédoublement les vendredis soir au départ de Paris devint nécessaire, d’abord les veilles de fêtes. Au service du 29 septembre 1968, un second train, aux horaires croisés, sera mis en marche, le temps de parcours de la capitale à la Ville rose étant ramené à 5 heures 56, grâce à l’extension du 200 km/h entre Étampes et Les Aubrais.
Ces deux rapides baptisés « Capitole du matin et du soir » entrent dans le pool TEE en 1970, mais 12 ans plus tard, le 28 mai 1982, la concurrence aérienne agit sur leur fréquentation et oblige à les démocratiser avec incorporation de voitures de 2de classe. Ils perdent leur étiquette TEE en 1985.
Les gares de Limoges, Brive, Cahors et Montauban étaient donc des privilégiées, mais bientôt le titre de ligne la plus rapide de rance s’est estompé, car l’autre radiale du Sud-Ouest, celle de Paris – Bordeaux, a elle aussi bénéficié d’une vitesse équivalente sur un parcours beaucoup plus long.
Avec les LGV Paris – Sud-Est puis Atlantique, ce titre de noblesse appliqué à des lignes conventionnelles passe aux oubliettes. À partir de 1990, elles entrent en concurrence avec les TGV Paris – Toulouse via Bordeaux, dont le nombre va augmenter progressivement et permettre un temps de parcours un peu supérieur à 5 heures. En septembre 1991, l’ex-Capitole du matin est limité à Brive et prend la dénomination Turenne.
Pour contrer l‘attrait de l’autoroute A 20, qui s’étend davantage vers le sud, une refonte des horaires intervient au 24 septembre 1995, quand quatre TGV fonctionnent en direction de Toulouse, avec intensification du nombre des trains aptes à 200 km/h. L’offre porte alors sur trois rapides classiques via Limoges, dont l’ex-Capitole du soir, un Paris – Port Bou et un Paris – Toulouse. En sus, il y a six terminus Brive et deux Limoges, avec un renforcement de la grille les vendredis. Trois fréquences sont alors directes de Paris à Limoges, atteint en 2 heures 54.
Au service du 3 décembre 2000, nouvelle réforme horaire, dite « Palito », avec 13 trains de jour dont trois terminus Toulouse, un Cahors, cinq Brive et quatre Limoges. En 2004 interviennent la généralisation du matériel Corail Téoz et l’usage des puissantes BB 26000. Les services suivants un dégraissage de la grille, jugée surabondante, est opéré, ramenant le nombre de fréquences à 10 sur l’axe Polt (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse), dont trois mouvements seulement touchent Toulouse. De plus disparaissaient les rames directes Paris – Périgueux et Paris – Rodez. Peu à peu, pour obtenir un remplissage optimal des rames, des arrêts supplémentaires sont accordés aux gares des Aubrais-Orléans et Châteauroux, les trajets directs Paris – Limoges étant supprimés. Par contre, un Intercités Éco à bas coût est mis en marche certains jours de Paris à Toulouse et retour, mais son horaire est trop proche d’un sillon existant qui le double à Brive dans les deux sens. Notons qu’à l’horaire 2015 la rame Paris – Port Bou est limitée à Toulouse.

SNCF Réseau choisit l’outil Iconis pour fluidifier les circulations
À l’issue d’un appel d’offres lancé en 2016, SNCF Réseau a retenu Alstom pour concevoir un nouvel outil de gestion opérationnelle des circulations. Alstom fournira son système appelé Iconis qui a pour fonction de détecter les « conflits » de circulation et de proposer des solutions en anticipant l’effet des perturbations. Déjà utilisé sur 15 000 km de lignes à l’étranger (Italie, Danemark et bientôt Suède), L’outil servira dans un premier temps sur les lignes ferroviaires reliant Paris, Lyon et Marseille, avec une première mise en service prévue en 2019.
Cet accord s’inscrit dans un vaste programme, lancé par SNCF Réseau, de modernisation de la gestion opérationnelle des circulations qui vise à superviser la circulation des trains, en situation normale et perturbée. Ce programme a pour but d’améliorer la régularité des circulations, la gestion des incidents et l’information des 04.

Les premiers trains X’Trapolis d’Alstom livrés en Afrique du Sud
La fabrication des 20 premiers trains X’Trapolis Mega destinés à Prasa (Passenger Rail Agency of South Africa) s’achève. Elle s’inscrit dans le cadre du contrat de 4 milliards d’euros signé en 2013 par Alstom pour la livraison en 10 ans de 600 trains destinés à redynamiser l’industrie ferroviaire sud-africaine. Ces 20 premiers trains ont été fabriqués sur le site de Lapa (Sao Paulo) au Brésil, 16 d’entre eux sont déjà en service commercial en Afrique du Sud depuis mai 2017. Pour livrer les 580 trains restants, Gibela (la coentreprise dirigée par Alstom), en collaboration avec deux entreprises locales (Ubumbano Rail et New Africa Rail), érige actuellement une usine de 600 000 m2 à Dunnottar, à 50 km de Johannesburg. Ce nouveau site de production accueillera également un centre de formation de 4 000 m2. Lorsque le site fonctionnera à plein régime, 62 trains sortiront chaque année des chaînes de production.

Le design du tramway de Caen dévoilé
02A près avoir opté pour le Citadis d’Alstom, Caen vient de dévoiler le design intérieur de son futur tramway. Les nouvelles rames, dotées de six doubles portes, remplaceront le TVR, système de tramway sur pneus qui cessera de circuler fin 2017. Le nouveau matériel se déclinera dans les tons gris, beige et corail, jugés moins enclins à se démoder. Les sièges gris et beige répondront aux barres de maintien corail tandis que le sol gris et le plafond de rayures beiges et blanches seront en harmonie. Il faudra tout de même attendre 2019 pour monter à bord.

Inauguration à Cochin du premier Metropolis « made in India »
Le 17 juin 2017, Alstom a inauguré le métro de Cochin, en présence de Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde. Inclus dans un projet de 150 millions d’euros, les métros construits par Alstom sont les premiers à avoir été entièrement conçus à Bangalore et fabriqués à Sri City, en Inde. Chaque train Metropolis livré à Kochi Metro Rail Limited (KMRL) pourra transporter jusqu’à 975 passagers.

Recalibrage des horaires des IC Nantes – Bordeaux
Profitant de la recomposition des sillons TER découlant de l’ouverture des LGV BPL et SEA, SNCF Mobilités offre au service intérimaire du 2 juillet une trame remaniée pour les trois paires d’IC sur la transversale Nantes – Bordeaux.
Elle sera équipée progressivement de rames automotrices Coradia Liner à six caisses B 85000 aptes à 160 km/h, plafond seulement autorisé entre Montendre et le Km 566.
Les temps de parcours cadencés accorderont un léger bonus par rapport à la situation antérieure permise par les compositions Corail avec diesel BB 67400. Si dans le sens Nantes – Bordeaux, joint en 4 heures 49, les horaires espacés de 4 heures sont légèrement retouchés sauf le sillon de soirée, décalé de 40 min, à l’inverse, quand le parcours sera abattu en 4 heures 45, ceux de matinée et mi-journée sont déplacés de 3 heures en avant pour un meilleur équilibrage temporel :
• Nantes 8 h 25, 12 h 25, 16 h 25 – Bordeaux 13 h 14, 17 h 14, 21 h 14 ;
• Bordeaux 7 h 47, 11 h 47, 16 h 47 – Nantes 12 h 32, 16 h 32, 21 h 32.

RP239 : Entre Lausanne et Genève en cabine d’une RABe 511 (3e partie)
À la découverte du projet Léman 2030 (3e partie)
Sur la ligne Lausanne – Genève, entre les années 2000 et 2010, la fréquentation est déjà passée de 25 000 à 50 000 voyageurs par jour. Elle devrait encore être multipliée par deux avant 2030, et atteindre alors quotidiennement les 100 000 voyageurs !
Pour relever cet incroyable challenge, les CFF (Chemins de fer Fédéraux) se sont fixé deux objectifs : doubler la capacité en places assises et instaurer un cadencement intégral au quart d’heure.
Ce projet, qui s’est traduit par le lancement du plus grand chantier ferroviaire de Suisse, a été baptisé « Léman 2030 ».
Nous vous proposons de le découvrir à la faveur d’un parcours aller et retour sur l’arc lémanique, en cabine de l’une des nouvelles rames automotrices RABe 511 construites par la firme suisse Stadler. C’est également l’occasion de découvrir – ou de redécouvrir – certaines spécificités de la conduite, en lien avec les infrastructures, le matériel roulant et la réglementation helvétiques.
Ph. H.
Durée : 25 min
Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé
Conception : Pascal Riffaud

Pénuries de guerre : la SNCF promotrice de la culture de colza ?
Parue l’été 1942 dans de multiples journaux départementaux, telle La Tribune de l’Yonne du 17 juillet ou le Cherbourg-Éclair du 20 août, la SNCF diffuse une annonce assez surprenante, un appel renouvelé en faveur du développement de la culture du colza ou de la navette, brièvement argumenté : « Il faut aider nos transports ferroviaires », ou « Pour que nos trains puissent rouler. » Voilà qui mérite de s’intéresser à un sujet plutôt délaissé, l’histoire des lubrifiants ferroviaires…
I 1942 : un message de la SNCF diffusé dans la presse I
« Pour faire face à la pénurie d’huile qui est une si grave menace pour les transports ferroviaires, la SNCF a adressé, en août 1941, un appel pressant aux agriculteurs, les invitant à reprendre la culture du colza et de la navette dont les grains produisent des huiles, grâce auxquelles nos trains pourront rouler encore.
« Cet appel a été entendu : 5 000 hectares ont été ensemencés et la récolte, qui vient d’avoir lieu, va passer bientôt sous les presses des huileries.
« Un tel effort fait le plus grand honneur à ceux qui l’ont entrepris ; ils ont eu le rare mérite de reprendre des cultures depuis longtemps abandonnées dans notre pays et que seuls certains d’entre eux se rappelaient avoir vu pratiquer par leur père. Ces pionniers ont d’ailleurs été récompensés : la récolte a été satisfaisante dans beaucoup de régions et la preuve est faite maintenant que le colza, comme la navette, semés de bonne époque et cultivés avec soin, peuvent réussir parfaitement sur notre sol.
« Si méritoires que soient ces résultats, ils ne permettent cependant pas de faire face aux besoins impérieux du chemin de fer et la SNCF doit adresser aux agriculteurs un nouvel appel, plus pressant que jamais ; elle leur demande de développer très largement ces cultures que, bien souvent, ils n’ont fait l’an dernier, qu’expérimenter.
« Aucun d’entre eux ne doit ignorer quelle lourde tâche incombe actuellement au chemin de fer qui, presque seul, assure la quasi-totalité des transports indispensables à la vie économique du pays.
« À l’agriculteur, notamment, il apporte ses engrais, ses semences, ses machines, tandis qu’il emporte les récoltes de la ferme dans les grands centres de consommation, qui attendent de lui leur ravitaillement de chaque jour. C’est-à-dire que tout ralentissement des transports ferroviaires créerait, pour l’ensemble du pays, une situation désastreuse. Les agriculteurs ne voudront pas que la pénurie de lubrifiant, dont est menacée la SNCF, puisse avoir de pareilles conséquences.
« Les pouvoirs publics se sont efforcés d’encourager les efforts des agriculteurs et ils ont prévu, en faveur de ceux qui souscriraient des contrats de culture de colza et de navette, des avantages plus considérables encore que précédemment. Ce sont d’abord des avantages en espèce ; le prix légal des graines de colza et de navette a été porté, pour la récolte de 1943, à 800 francs le quintal. Fixé, en principe, au double de celui du blé, ce prix reste encore susceptible d’augmentation, si le cours du blé vient à être relevé l’an prochain ; il s’y ajoute, pour les souscripteurs de contrats, une prime de 300 francs par quintal de graines livrées. C’est donc à 1 100 francs le quintal, au minimum, que seront payées les graines de colza ou de navette, fournies en exécution des contrats passés cette année.
« Quant aux avantages en nature, ils comportent l’attribution, à titre onéreux, de 9 kilos d’huile de colza ou de navette par 100 kilos de graines livrées, ce qui ne fixe donc pas de limite maxima à cette attribution.
« Pour les petites cultures que cette formule aurait désavantagées, il pourra être accordé des quantités d’huile proportionnelles au nombre de personnes vivant sous le toit du cultivateur, jusqu’à concurrence du produit de la moitié de sa récolte.
« D’autre part, la moitié de l’huile attribuée peut être, au gré du producteur, remplacée par du savon, à raison de 2 kilos de savon pour 1 kilo d’huile. Enfin, le souscripteur de contrat a la faculté de récupérer au cours normal, la totalité des tourteaux à provenir du traitement industriel des graines, sans qu’il en soit tenu compte dans la répartition du Bunab [Bureau national des aliments du bétail].
« Tels sont les avantages très substantiels que les pouvoirs publics ont prévus en faveur des agriculteurs qui ont souscrit, auront au cours de l’été 1942, des contrats de culture de colza ou de navette. La perspective de ces avantages, le sentiment du service exceptionnel qu’ils rendent à la nation, doivent les convaincre de donner à ces cultures tout le développement qui est compatible avec les possibilités de leur exploitation. Pour la souscription du contrat, ils devront s’adresser aux inspecteurs du trafic de la SNCF (par l’intermédiaire des gares). Ceux-ci, en parfait accord avec les représentants départementaux du Comité d’information des oléagineux, leur donneront tous renseignements utiles. »
Pour éclairer la question, on s’est référé aux consommations détaillées des lubrifiants indiquées dans les rapports annuels successifs de la SNCF « sur le fonctionnement des services au cours de l’exercice A », dont on connaît une version imprimée pour les années d’occupation 1941 et 1942, puis restée à l’état de brouillon dactylographié pour 1944. Dans ces rapports, les consommations en 1941 et 1942 se réfèrent à celle de 1938 pour souligner l’importance des économies réalisées, de l’ordre de 40 % lorsque rapportées au kilomètre parcouru par les locomotives ! Le détail des consommations de lubrifiants en 1938 permet de comparer les divers postes de consommation : c’est près de la moitié (49 %) qui est consommée pour graisser les mouvements des locomotives et 20 % pour leurs cylindres, 22 % pour les boîtes d’essieux des voitures et wagons, 4 % pour les autorails et 9 % en divers postes fixes ou usages : moteurs d’atelier, machines-outils, huiles de coupe.
I Une large panoplie de moyens I
Plus précisément, le rapport de 1941 fait état d’une diminution massive des consommations, accompagnée toutefois d’un nombre croissant de chauffages des boîtes à huile. S’agissant des huiles pour locomotives,

Arts et civilisations sur le RER E
Et de cinq ! Après le train de Versailles (RER C), des Impressionnistes (ligne J), des 120 ans du cinéma (RER D) et Nature et Patrimoine (ligne N), voici une rame du RER E dédiée aux arts et aux civilisations. En partenariat avec le Stif et le musée du quai Branly, Transilien a profité d’un passage aux ateliers du technicentre de Saint-Pierre-des-Corps de la rame 24 E pour faire pelliculer l’intégralité de l’intérieur. Le défi technique a été relevé par 14 agents pour coller 600 m² de vinyles répartis en 890 panneaux assemblés avec minutie et précision, le tout en 700 heures.
Présentée le 15 juin en gare de Paris- Est, la rame expose dans ses cinq voitures 400 des 300 000 oeuvres du musée, ouvert en 2006. Chaque voiture est consacrée à un continent : l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Océanie, l’Afrique et l’Asie. Lors de leur trajet quotidien ou occasionnel (380 000 voyageurs chaque jour), le voyageur aura la surprise (aucun marquage à l’extérieur) d’effectuer une parenthèse culturelle avec une vision différente d’une place à l’autre, d’une voiture à l‘autre.

Le 200e Coradia Polyvalent livré à Grand Est
Le 200e Coradia Polyvalent a été remis le 10 juin 2017 à Grand Est. Cette région a en commande 34 rames de ce type : 24 en configuration périurbaine (TER Alsace) et 10 selon un schéma régional (TER Lorraine). Mais Grand Est, qui reprendra au 1er janvier 2018 les 19 Coradia Liner V 160 présentement affectés aux Intercités de la ligne 4, annonce la commande d’au moins 10 nouveaux Régiolis d’ici à la fin 2017. Ces éléments seront injectés sur les réseaux TER afin de remplacer les dernières RRR (Alsace) et Z 2 (Lorraine). 15 à 20 rames supplémentaires pourraient aussi être acquises courant 2018, essentiellement dans le cadre d’une mission transfrontalière France – Allemagne. Cette commande est conditionnée par les résultats des essais d’interopérabilité en cours et financés par la région. S’il voit le jour, ce parc pourrait circuler sur l’ensemble des lignes transfrontalières existantes de Grand Est avec l’Allemagne. Leur déploiement dépendra en fait de discussions menées par la région et les Länder dans le cadre d’une étude sur l’avenir de leurs dessertes ferroviaires communes. Alstom précise pour sa part que la flotte totale des Coradia polyvalents affiche une bonne tenue en service