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  • Modernisation de la VU Saintes – Royan

    Modernisation de la VU Saintes – Royan

    Permettant l’accès à la Saintonge et au pays royannais sur la façade atlantique, cette ligne, d’origine État, construite tardivement en 1912, est une ancienne double voie. Longue de 37 km, elle est classée sous n° 544 au catalogue des lignes du RFN et est parcourue par six paires de TER. Équipée du BMVU avec deux gares de croisement (Pisany et Saujon), elle possède un armement qui ne permet actuellement qu’une vitesse limite fixée à 100 km/h de bout en bout. Toutefois, le vieillissement de la voie a justifié ces dernières années un abaissement à 80 km/h du Km 5 à Saujon dans les deux sens de circulation.

    Au titre du CPER 2015-2020, un projet d’amélioration de 34,9 millions d’euros, supporté à hauteur de 66,8 millions par la Nouvelle- Aquitaine, 22,2 millions par le département de Charente-Maritime et le reste par SNCF Réseau, va permettre de redynamiser cette artère gérée par la région SNCF de Bordeaux, avec un relèvement de la vitesse à 140 km/h. L’objectif final, visant de longue date une éventuelle électrification souhaitée par les édiles régionaux, autoriserait la venue des TGV à Royan depuis Angoulême. Les travaux assurent le confortement de la plateforme et le renouvellement total de la voie de Saintes à Saujon, le remplacement de traverses entre Saujon et Royan, où l’accès du train touristique des Mouettes vers La Tremblade en gare de Saujon sera maintenu. Les chantiers seront étalés sur 16 mois, avec notamment une fermeture totale de la ligne du 6 novembre au 6 avril 2018.

  • Aptis entame sa campagne d’essais

    Aptis entame sa campagne d’essais

    Le nouvel autobus électrique Aptis d’Alstom commence ses phases d’essais. Des circulations lestées sans voyageur sont intervenues sur la ligne 21 de la RATP avant une mise en ligne commerciale courant juin. D’autres essais sont prévus sur la ligne 23 du réseau Phébus de Versailles-Vélizy, exploité par Keolis. La particularité de ce bus développé par NTL, (la filiale qui produit également le Translohr) est de posséder des essieux mobiles avant et arrière tout comme une caisse modulaire de type tramway. Ce matériel se veut également compatible avec tous les types de batteries de manière à évoluer avec la technologie. Sa conception totalement nouvelle fortement inspirée du tramway devrait lui permettre de s’imposer sur de nombreux réseaux.

  • T 7, des essais pour un tram automatique

    T 7, des essais pour un tram automatique

    La RATP, en collaboration avec Alstom, teste un système de marche automatique des tramways au SMR du T 7 à Vitry. Pour l’heure, il s’agit de faciliter les manoeuvres des rames qui se rendent seules au tunnel de lavage ou qui se garent de façon autonome. À terme, l’automatisation d’une ligne de tram permettrait d’en augmenter facilement la capacité et d’adapter en temps réels le trafic aux besoins.

  • La grande vitesse italienne en plein essor

    La grande vitesse italienne en plein essor

    La grande vitesse italienne se développe et la capacité offerte, sur certaines circulations, doit être augmentée. Dès le 11 juin 2017, deux paires de trains de Trenitalia de la relation Turin – Naples (avec desserte de Naples Afragola pour l’une d’elles) seront ainsi assurées par des UM de Frecciarossa 1000. D’autres circulations seront également produites en UM d’ETR 400 (469 places en US) au changement de service 2018. Ce problème capacitaire aurait induit un report de voyageurs de Trenitalia vers .Italo. L’opérateur transalpin alternatif bénéficierait ainsi d’une sensible augmentation de fréquentation. Même si des clients seraient déjà retournés vers Trenitalia, qui se serait résolu à réintroduire provisoirement de « vieux » (mais toujours d’un bon confort) ETR 500 (671 places) sur les trains les plus chargés…

  • Ouigo tisse sa toile

    Ouigo tisse sa toile

    Le 2 juillet 2017, Ouigo, l’offre à bas coût de SNCF pour le TGV, lance sa phase 3 et se développe en ajoutant des dessertes vers l’Est et le Sud-Ouest et en remodelant l’offre depuis le Nord. Une montée en puissance qui devrait encore se poursuivre dans les années à venir.

    Les trains aux couleurs bleu et fuchsia sont lancés le 2 avril 2013 entre l’Île-de-France et le Sud-Est (Marseille et Montpellier) : 60 trains hebdomadaires, huit villes. Il se développe le 13 décembre 2015 avec le Nord (Tourcoing) et l’Ouest (Rennes et Nantes) : 88 trains hebdomadaires, 14 villes et 16 gares, puisqu’il y a trois arrêts en Île-de- France (Massy-TGV, Aéroport- CDG-2-TGV et Marne-la-Vallée- Chessy).

    La phase 3 démarre le 2 juillet 2017 et profite de l’ouverture de la nouvelle ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux. L’offre se composera alors de 161 trains hebdomadaires. Cinq nouvelles gares sont desservies ajoutant ainsi cinq nouvelles villes : Angoulême et Bordeaux- Saint-Jean au Sud-Ouest, Strasbourg, Lorraine-TGV (desserte de Metz) et Champagne-Ardenne- TGV (desserte de Reims) à l’Est.

    Voyons l’offre nouvelle dans le détail. Côté Est, il y a un Strasbourg – Marne-la-Vallée en soirée via CDG-2 (demi-tour) et un Rennes – Strasbourg de milieu de journée. L’équilibre des rames se fait par la création d’un Tourcoing – Rennes le matin. La circulation entre Le Mans et Rennes bénéficie de la nouvelle LGV BPL et gagne du temps (environ 25 min). Ces trains sont quotidiens.

    Côté Sud-Ouest, l’offre propose tous les jours un AR entre Massy et Bordeaux (début et fin de journée) et un AR entre CDG-2 et Bordeaux (milieu de journée). Les trois gares de l’Île-de-France sont systématiquement desservies ; par contre, Angoulême ne dispose que d’un train dans chaque sens. Une offre nouvelle est proposée entre le Nord et le Sud est avec un AR quotidien entre Tourcoing et Marseille, qui profitera aussi aux habitants proches des gares de TGV-Haute-Picardie, Lyon-Saint- Exupéry, Aix-en-Provence-TGV, voire Avignon-TGV pour un des trains. Pour l’Ouest, l’offre de décembre 2015 est complétée par un train quotidien entre Massy et Nantes le matin. Attention, ce train ainsi que le Tourcoing – Rennes du matin ont des horaires particuliers en juillet. La trame entre Tourcoing et Rennes ou Nantes est entièrement revue par rapport à celle de décembre 2015 ; les trains de cette phase 2 sont soit remplacés, soit supprimés (cas des liaisons vers Lyon). Les gares intermédiaires comme TGV-Haute-Picardie, Le Mans ou Angers ne gagnent donc rien. Par contre, les trois gares parisiennes de périphérie sont évidemment les grandes gagnantes. Si l’offre de la phase 1 entre l’Île-de-France et le Sud-Est reste identique, les horaires sont cependant modifiés pour tenir compte des nouveaux trains et des rotations des rames. Notons aussi que certains trajets comme Tourcoing – TGV-Haute- Picardie, Le Mans – Angers ou

  • Le RER A en pilotage automatique

    Le RER A en pilotage automatique

    Alstom a commencé la mise en service de la fonction pilotage automatique (de type GOA 2, avec conducteur) sur le tronçon central du RER A situé entre les gares de Nanterre-Préfecture, Val-de-Fontenay et Fontenay- sous-Bois. Depuis le 27 avril, une rame double MI 09 fonctionne avec le pilotage automatique, sorte de régulateur de vitesse, développé et fourni par Alstom https://apoteketgenerisk.com/.

    L’ajout de cette fonction au Sacem (système d’aide à la conduite, à l’exploitation et à la maintenance) installé en 1989, vise à renforcer la performance et la fréquence du RER A, la ligne suburbaine la plus fréquentée d’Europe, avec près de 1,2 million de voyageurs par jour. Cette mise en service constitue une Première mondiale. Le pilotage automatique sera mis en oeuvre progressivement, d’ici novembre 2018, sur l’ensemble de la flotte de 183 trains à deux niveaux (MI 2N et MI 09) actuellement en circulation sur la ligne A du RER.

  • Les rames Talgo en service sur Berlin – Moscou

    Les rames Talgo en service sur Berlin – Moscou

    Pour les relations ferroviaires entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, la grande nouveauté du SA 2017 est l’introduction d’un AR bihebdomadaire Berlin – Moscou assuré en Talgo, du matériel espagnol à écartement variable livré à partir de 2014 aux RZD. En revanche, on note une réduction des relations entre la Russie et les pays des Balkans.

    Depuis le 11 décembre 2016, la compagnie russe FPK/FPC (Federalnaya Passazhirskaya Kompania), la filiale grandes lignes des Chemins de fer russes (RZD), a lancé une nouvelle relation de nuit entre Moscou Kurskaya et Berlin Ostbahnhof assurée avec une rame Talgo à écartement variable. Ces trains desservent commercialement les gares de Moscou Kurskaya, Smolensk, Orcha, Minsk Passajyrski, Brest Litovsk, Terespol, Varsovie Wschodnia, Varsovie Centralna, Varsovie Zachodnia, Poznan Glowny, Rzepin, Francfort (Oder) et Berlin Ostbahnhof. Deux arrêts de service sont prévus, l’un de 2 min à Park Bug, à 600 m de la frontière côté biélorusse, pour prendre ou laisser des policiers, et l’autre de 4 min à Oderbrücke pour La commutation du PZB allemand au SHP polonais et vice versa, qui ne peut s’effectuer en marche. Ils sont accessibles en places assises en 1re classe et en places couchées en 2de et 1re classe. De Moscou Kurskaya à Brest Litovsk, ville biélorusse située à la frontière polonaise, la rame Talgo de 20 voitures, immatriculées D-FPC en code UIC 80 correspondant à l’Allemagne, est remorquée par une locomotive électrique bicourant 3 000 V-25 kV 50 Hz série EP 20 du dépôt RZD d’Ojerelie, de la sortie du cambiador de Brest Litovsk à Terespol, par une EP 07 de PKP ICCC et, de Terespol à Berlin Ostbahnhof, par une locomotive polonaise Taurus « Husarz » EU 44.

    La rame Talgo est composée d’un fourgon-générateur à chaque extrémité, de cinq voitures-couchettes de 2de classe, de deux voitures de 1re classe en places assises, de deux voitures-restaurants et de neuf voitures-lits de 1re classe et à une capacité totale de 216 places, à savoir 40 en places assises, 90 en voitures couchettes et 86 en voitures-lits. Le changement d’écartement 1 524 mm/ 1 435 mm a lieu en moins de 8 min, dans le cambiador Talgo situé à l’ouest de la gare de Brest Litovsk. Seuls les contrôles de police à l’entrée et à la sortie de la Pologne, donc de l’espace Schengen, entraînent un arrêt de 45 min à Terespol. L’équipage russe du train comporte une vingtaine de personnes, dont 12 « provodnik » qui contrôlent, en uniforme, les accès au train au niveau de chaque voiture à chaque arrêt, les cuisiniers, stewards ainsi qu’un agent Talgo. Le train est accompagnée également par du personnel DB en Allemagne, PKP ICC en Pologne, BC en Biélorussie et RZD en Russie. Le changement rapide d’écartement, ainsi que l’utilisation d’une locomotive bicourant EP 20, épargnant les 20 min d’arrêt à Viazma, gare russe commutable, où a lieu le changement de tension 3 000 V/25 kV 50 Hz, permettent de réduire la durée du

  • La nouvelle vie du « Mont-Blanc-Express »

    La nouvelle vie du « Mont-Blanc-Express »

    Couronnement d’importants travaux de modernisation échelonnés sur plusieurs années, la mise en service en juin du block MZ sur Saint-Gervais – Vallorcine, qui améliore très sensiblement sa capacité, signe l’entrée de la ligne dans une nouvelle ère.

    Pépite du rail alpin, la voie métrique éminemment touristique de Saint-Gervais à Vallorcine, établie dans le département de la Haute-Savoie, aux caractéristiques exceptionnelles, bénéficie depuis cet été d’une signalisation moderne de type Suisse, lui valant un renforcement de la sécurité et l’amélioration notable de son exploitation.

    Au terme d’une coupure totale du trafic ferroviaire, avec substitution routière pendant 12 semaines ce printemps, à compter du 3 avril, entre Saint-Gervais et Le Châtelard-Frontière, le BAL (block automatique lumineux) type MZ a pris avantageusement le relais le 24 juin, après essais, du système Eclair (exploitation centralisée des lignes assistée par informatique et radio), en place depuis un quart de siècle, à limite de capacité.

    Ayant failli à plusieurs reprises être frappée par une fermeture, cette artère de 36,6 km électrifiée par troisième rail latéral sous 800 V continu, classée sous n° 896 au Réseau ferré national, dont le centenaire de la section terminale Chamonix – Vallorcine avait été fêté dignement en 2008, assure à Saint-Gervais la continuité de la voie normale en provenance d’Annemasse et Annecy, avec des correspondances depuis Paris et Lyon. La ligne, dont le tracé remonte la haute vallée de l’Arve au pied des glaciers de la chaîne du Mont-Blanc, dans un décor prestigieux abondamment enneigé en hiver, vient de bénéficier d’une cure de jouvence salvatrice.

    Depuis 1997, un renouvellement du matériel – constitué depuis 1957 par des automotrices monocaisses Z 600 –, avec trois éléments automoteurs doubles panoramiques Z 800, plus deux acquis par TMR, et six éléments triples Z 850 (1), a permis de rénover tout à la fois l’image et la capacité de la ligne, avec une vitesse de 60 km/h, ramenée à 35 km/h dans les fortes déclivités. Les Z 800 permettent en été des liaisons internationales Saint-Gervais – Martigny, dans le canton suisse du Valais, sous le vocable Mont-Blanc-Express. Bien que quelques remplacements localisés de voie la plus usagée avec des rails de 36 kg de réemploi aient été réalisés, l’infrastructure vieillissante, dont certains éléments de la voie dataient de l’origine avec les rails légers PLM A de 34,4 kg/m en coupons de 12 m, laissait augurer l’abandon de la ligne. Les autorités locales, régionales et RFF, conscients du rôle de cette artère montagneuse du plus haut intérêt touristique dans une vallée, où les émissions de gaz à effet de serre sont nombreuses, se sont donc entendus pour lui redonner un sérieux coup de jeune, ayant engendré d’importants travaux ces dernières années, entraînant des coupures réitérées du trafic voyageurs.

    Dès lors, la région Rhône-Alpes, nouvellement Auvergne-Rhône-Alpes, qui la gère en tant qu’autorité organisatrice des transports, a réalisé une densification de sa desserte, devant profiter non seulement aux déplacements de vacanciers été-hiver de toutes nationalités, mais aussi aux populations locales.

  • Les CFF cadencent la circulation des trains de fret

    Les CFF cadencent la circulation des trains de fret

    Mise en place dès 1982 sur le réseau des CFF pour tous types de trains de voyageurs, la formule du cadencement des horaires a été un modèle en Europe continentale. Depuis l’horaire de 2017, certains trains de fret internationaux du transit Nord – Sud empruntant les itinéraires du Gothard et du Lötschberg ont vu leurs horaires améliorés à travers la Suisse grâce à un cadencement, leur tracé à 100 km/h s’inscrivant en parallèle avec ceux des trains régionaux omnibus. Il en résulte une réduction de la durée des garages en ligne et une accélération générale des transports profitables aux chargeurs.

    Cette mesure, qui est susceptible de s’appliquer à des acheminements intérieurs de produits alimentaires et aux colis remis par la Poste, est bénéfique quand on sait que le rail représenté par CFF International, CFF Cargo, BLS Crossrail et DB Cargo s’arroge 71 % des transports de marchandises sur le territoire de la Confédération à travers le massif alpin, surclassant très nettement la part des acheminements routiers.

  • Train jaune : la rénovation de la voie se poursuit

    Train jaune : la rénovation de la voie se poursuit

    Du 20 au 31 mars la ligne du Train jaune a été fermée pour la maintenance annuelle du printemps. Du 1er avril au 12 mai c’est la section Font-Romeu – Latourde- Carol qui est restée fermée pour des travaux de rénovation de voie sur 14,625 km prévus en 2017 en deux phases, l’une au printemps et l’autre en automne. Ce printemps, il y avait sept zones traitées cumulant 6,995 km. Cet automne, du 16 octobre au 24 novembre, fermeture de la même section pour la seconde phase, avec cinq zones cumulant 7,630 km.

    Les rails sont renouvelés par du type 36 E 1 (36,26 kg/m) et 6 000 traverses en mauvais état sont changées. Les sections traitées se situent sur des zones comportant des courbes de faibles rayons et sur des zones à fortes déclivités. L’entreprise Meccoli exécute les travaux et utilise notamment des lorrys tractés par un tracteur d’origine agricole adapté rail-route.

    Du 2 au 15 octobre l’intégralité, de la ligne sera fermée pour la maintenance annuelle d’automne. Le platelage de 12 PN (nos 42, 46, 48 à 51, 54, 56, 62 à 65) sera remplacé. Les travaux, d’un montant de 6,5 millions d’euros, sont financés par la région Occitanie (76 %), Le département des Pyrénées- Orientales (14 %) et SNCF Réseau (10 %).