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  • L1 du tram de Montpellier : 500 millions de voyageurs

    L1 du tram de Montpellier : 500 millions de voyageurs

    Mise en service à l’été 2000, la première ligne de tram vient de fêter ses 500 millions de voyageurs. Avec près de 126 000 voyageurs par jour (avec une pointe à 137 000 en octobre 2009), la ligne reste l’une des plus fréquentée de France. En 2015, ils étaient 32 millions à monter à bord de ses rames.

  • Chanac : une aire intermodale en cours d’aménagement

    Chanac : une aire intermodale en cours d’aménagement

    En gare de Chanac (Lozère), à cheval sur les communes de Chanac et d’Esclanèdes, sur la ligne Le Monastier – La Bastide- Saint-Laurent via Mende, une « aire intermodale de transport » est en cours d’aménagement à l’initiative des deux communes.

    La cour de la gare réaménagée comporte 20 places de parking, une aire de repos et des zones engazonnées. Vu la desserte TER squelettique de la ligne, toutefois complétée par des autocars, et la vétusté de son armement, majoritairement composé de rails double champignon Midi, on peut s’interroger sur la finalité de ces nouveaux équipements.

  • Le Regio 2N en version francilienne

    Le Regio 2N en version francilienne

    Présenté fin février, ce matériel est proche du Regio 2N TER, mais avec des aménagements rappelant plutôt le Francilien. Il devrait entrer en service commercial fin 2017-courant 2018, sur la ligne R du Transilien (Paris – Montereau/Montargis).

    Le 22 février, la région Île-de- France, le Stif, la SNCF et Bombardier ont présenté officiellement la version francilienne du Regio 2N qui doit entrer en service commercial fin 2017 sur la ligne R du Transilien.

    Extérieurement, cette version ressemble évidemment à toutes les autres : alternance de véhicules à un et deux niveaux, rame articulée, chaîne de traction asynchrone triphasée, motorisation répartie sur trois bogies bimoteurs, puissance globale de 2,4 MW, vitesse de 160 km/h. Ici, la région a opté pour la version longue : 110 m avec huit véhicules. Numérotées dans la sous-série Z 57000, les rames sont repérées par l’appellation « 9xx L ».

    La livrée extérieure, adaptée au volume du Regio, s’inspire très largement des livrées dites « carmillon- Stif » du Francilien et des Z 2N rénovées du RER C. Par contre, au niveau des portes d’accès, la couleur carmillon ne recouvre pas la totalité de la largeur de cette porte mais dépasse en partie haute. De même, les deux bandes grises (claire et anthracite) sont inversées : le gris anthracite est entre les deux rangées de baies. Comme pour les Z 2N, la feuille verte du Transilien n’apparaît pas. À noter que la rame présentée le 22 février, la 902 L, n’avait pas encore reçu sa livrée définitive. De plus, la présidente de la région, Valérie Pécresse, a émis le souhait d’un visuel plus marqué de la présence de la région et du Stif.

    Les aménagements intérieurs s’inspirent à la fois de la gamme Regio 2N du TER et du Francilien. Mais cette version présente quelques spécificités liées à l’exploitation en Île-de-France. Les sièges sont de type Regio 2N. Dans les salles hautes et basses, l’appui-tête est incorporé mais de taille inférieure au dossier, contrairement au Francilien. L’aménagement est de type périurbain, c’est-à-dire en disposition 2 + 3 dans les salles des véhicules à deux niveaux. Il y a des accoudoirs amovibles en nombre variable selon la configuration. Sous ces accoudoirs sont installées des prises de courant (une pour deux ou deux pour trois) : une première pour du matériel Île-de-France !

    Monoclasse, la rame offre 520 places assises et 62 strapontins, soit 582 places. C’est l’offre la plus élevée du parc Regio 2N dans la gamme L. Avec les emplacements debout, la capacité d’un élément est de 1 040 voyageurs.

    Dans un véhicule intermédiaire à deux niveaux, on trouve quatre places en vis-à-vis côté intercirculation face à l’escalier donnant accès à la salle inférieure. Il y a 58 places dans cette salle, alors que la salle supérieure propose 55 places. La plupart des sièges sont en vis-à-vis et il faut noter que, de part et d’autre du couloir, les travées sont décalées. La moitié des intercirculations comportent des portes normalement ouvertes, pouvant être fermées par le personnel d’accompagnement ou de conduite en cas d’anomalie pour isoler un ensemble véhicule un niveau-véhicule deux niveaux. Ces intercirculations, déjà larges par construction (1,44 m au sol et 1,80 m aux épaules), sont rendues encore plus fluides par la disposition en 2 + 1

  • Cergy – Poissy. Amélioration des dessertes

    Cergy – Poissy. Amélioration des dessertes

    La branche de Cergy – Poissy exploitée par les lignes du RER A et du Transilien L 3 connaîtra des améliorations dès 2017. Première mesure, dès décembre, l’inversion des branches est et ouest du RER pour des missions Poissy – Cergy vers Boissy-Saint-Léger afin de rééquilibrer les parcours. Sur la ligne L 3, la desserte (limitée à la pointe) sera opérationnelle en heures creuses entre 10 h et 16 h.

    En 2018, un quatrième quai est prévu à Cergy-le-Haut pour la L 3 tandis qu’un train de réserve sera garé pour faire face aux imprévus. À la pointe du matin, 11 trains seront engagés sur le RER A (contre 10), 10 sur la ligne L 3 (contre neuf). D’autres mesures sont prévues à moyen terme comme la fin de la relève à Nanterre-Préfecture ou une refonte complète de l’offre RER A et L 3 à la faveur de l’automatisation du tronçon central du RER en 2022.

  • Bretagne. Rénovation du réseau pour la future LGV BPL

    Bretagne. Rénovation du réseau pour la future LGV BPL

    En prévision ou en accompagnement de l’arrivée de la LGV à Rennes, la Bretagne s’emploie depuis une décennie à rénover ses lignes classiques, principales, notamment vers Brest et Quimper, ou secondaires. Le point sur cette vaste opération de mise à niveau.

    2017, le lancement de la LGV BPL arrive bien vite. Terminus de cette ligne nouvelle, Rennes sera ainsi à 1 heure 27 de Paris et le train deviendra un concurrent sérieux pour l’automobile et les autres moyens de transport. La région Bretagne, qui s’était préparée à cet événement qui va redessiner complètement sa géographie ferroviaire, en profitera pour booster son offre TER avec du matériel roulant 100 % neuf ou rénové et des infrastructures entièrement réaménagées.

    À titre d’information, seulement 6 % des vacanciers viennent en Bretagne par le train. Les voitures, avec le covoiturage, remportent tous les suffrages. Selon une étude de trafic réalisée par la Setec en 2009 : sur la distance Rennes – Brest, 83 % utilisent la voiture, 11 % le TER et 6 % le TGV. Ces chiffres sont plus ou moins identiques pour les trajets à l’intérieur de la région. Néanmoins, le rail est gagnant sur Paris – Brest avec 71 % de part de marché contre 12 % pour l’avion et 17 % pour la route. La construction de LGV et l’amélioration des lignes principales restent indispensables pour redynamiser le transport ferroviaire.

    En Bretagne, l’attractivité de la route est très forte, la gratuité dès la ville de Vitré du réseau routier en 2 x 2 voies invite à se déplacer en voiture. D’autant plus que globalement le TER ne dessert principalement que des zones en croissance à forte densité de population au nord et au sud de la Bretagne. Les lignes joignant au nord le Léon et Brest et au sud la Cornouaille et Quimper sont les deux principaux axes ferroviaires. Rennes, préfecture de la région, situé en Ille-et-Vilaine, est au croisement de ces deux grandes lignes. Sur celles-ci, la dernière grande vague de modernisation a eu lieu en 1989 à la faveur de la construction de la LGV Atlantique (Paris – Le Mans). L’objectif était de faire venir le TGV à Brest et Quimper et d’éviter une correspondance à Rennes. C’est donc tout le réseau principal qui a été modernisé et électrifié en 25 kW. L’électrification s’est faite de façon progressive, en 1989 jusqu’à Brest, en 1991 jusqu’à Lorient et en 1992 jusqu’à Quimper. Les gares principales ont été réaménagées et les quais adaptés pour accueillir deux rames de TGV Atlantique, d’une longueur minimale de 475,18 m. Les effets conjugués de la LGV A, des travaux adjacents et de la suppression de la correspondance à Rennes ont fait gagner près de 1 heure 30 sur la desserte de la pointe bretonne au tournant des années 90. Bien plus tard, l’électrification en 2000 de Plouaret – Lannion et en 2005 de Rennes – Saint-Malo a permis aux rames Atlantique d’atteindre deux villes au fort potentiel touristique avec sa cité fortifiée et l’estuaire de la Rance pour l’une, avec la proximité de la côte de Granit Rose pour l’autre.

    Ainsi en 2017, Paris – Rennes se fera en 1 heure 27, soit un gain de temps de 37 min et aux alentours de 40 min sur l’ensemble du territoire breton suite à la modernisation des lignes Rennes – Brest et Rennes – Quimper. Portées par la Région, dans le cadre du programme « Bretagne à grande vitesse » (BGV) et en prélude à l’arrivée de la LGV BPL en 2017, les rénovations de gares secondaires devenaient nécessaires. En 2006 sont concernées par ce vaste programme 116 gares et haltes TER, budgétisé pour la Bretagne à hauteur de 34 millions d’euros. Il englobe la rénovation des bâtiments voyageurs, des quais, la mise en place de nouveaux abris, avec accessibilité aux personnes à mobilité réduite. La première gare traitée est celle de Dol-de-Bretagne, suivie par Combourg et Betton sur la ligne Rennes – Saint-Malo. À cette occasion, la région réinvente le concept de « gare-jardin » avec ajout d’un parking plus fonctionnel et d’un espace vert rendant tout de suite la gare beaucoup plus accueillante.

  • Le design du Coradia algérien dévoilé

    Le design du Coradia algérien dévoilé

    Fin février, Alstom et la Société nationale des transports ferroviaires d’Algérie (SNTF) ont dévoilé le design du nouveau train grandes lignes Coradia Polyvalent destiné à circuler en Algérie.

    En juillet 2015, la SNTF avait commandé à Alstom 17 Coradia dans le cadre d’un projet de modernisation et d’extension du réseau. La mise en service commercial des trains, qui relieront entre autres Alger à Oran, Annaba, Constantine et Béchar, est prévue à partir de janvier 2018.

    En phase de fabrication dans l’usine de Reichshoffen, le Coradia SNTF est un matériel bimode (diesel et électrique 25 kV) pouvant circuler à 160 km/h. D’une longueur totale de 110 m, il comporte six voitures et accueille 254 passagers. Il est adapté aux conditions climatiques et environnementales du pays.

  • Systra concevra le téléphérique d’Orléans

    Systra concevra le téléphérique d’Orléans

    Systra a remporté le marché de conception-réalisationmaintenance du téléphérique d’Orléans au sein du groupement Vinci. La mise en service de ce téléphérique est prévue pour la fin 2018. Le projet de la métropole orléanaise, situé à Fleury-les- Aubrais, est une liaison d’environ 350 m permettant de connecter le futur quartier Interives au parvis de la gare SNCF de Fleury-les- Aubrais, aujourd’hui séparés par les voies ferrées. Le système retenu est un téléphérique « va-et-vient » qui fonctionne en mode de conduite automatique, sans personnel dans les cabines.

    Le groupement attributaire du projet, mené par Vinci et composé de l’agence Duthilleul, GTM Normandie- Centre, Sogea, Poma et Systra, l’a emporté en raison de la qualité architecturale et de la simplicité de son offre : deux pylônes haubanés, disposés hors des emprises ferroviaires, franchiront le faisceau ferroviaire et les voies du tramway. C’est le troisième appel d’offres en France pour ce mode de transport par câble, en aérien, après Brest et Toulouse.

  • Des nouvelles d’Euskotren

    Des nouvelles d’Euskotren

    Depuis le 5 mars dernier, la nouvelle gare de Loiola est en service sur le Topo (Saint-Sébastien – Hendaye). Elle se situe au Km 2,9 dans un quartier au sud de Saint-Sébastien, où une meilleure intégration urbaine de la voie ferrée était une nécessité. Un nouveau tracé de 330 m en double voie a été reconstruit en viaduc. Sur celui-ci, la nouvelle gare comporte deux quais latéraux surmontés d’une armature métallique couvrant les voies. Une bretelle symétrique a été installée côté Hendaye. 273 trains la desservent quotidiennement entre 6 h et 23 h. Le viaduc et la gare provisoire sont en cours de démontage. À Ermua, sur la ligne Saint-Sébastien – Bilbao, une gare provisoire a été mise en service le 11 mars dernier afin de réaliser le nouveau tracé de 1,5 km à double voie comportant la nouvelle gare, un viaduc et un tunnel de 1 025 m.

    Par ailleurs, la ligne 3 du métro de Bilbao (Etxebarri Norte – Makito), qui devait ouvrir fin 2016, a été inaugurée le 8 avril à l’aide des rames de la série UT 950, dont 12 unités ont été livrées (situation au 8 mars 2017) sur les 28 commandées. Ces rames à trois caisses sont utilisées également sur la ligne du Txorierri (Lutxana – Sondika – Lezama et antenne Sondika – La Ola). 12 étaient prévues pour la ligne 3, dont la cadence sera de huit trains par heure.

    En novembre dernier, Euskotren a procédé à la vente aux enchères de 11 rames de la série UT 300 (retirées du service en 2016) et de 21 caisses de la série UT 3500 (dernières unités en service jusqu’en 2013). Une seconde vente a même dû être organisée en janvier avec des prix à la baisse pour le reliquat non adjugé : 10 rames UT 300 (mise à prix à 400 euros l’unité !) et 16 caisses d’UT 3500.

  • CFC : des remorques Soulé fret pour les AMG 800

    CFC : des remorques Soulé fret pour les AMG 800

    Fin 2016, la CTC a lancé un appel d’offres pour la rénovation et la modification de deux remorques Soulé XR 9700 afin de les rendre aptes à être remorquées par des AMG 800 et de les affecter au transport de colis de messagerie, de vélos et de bagages.

    Ces deux remorques, les 9704 et 9706, inutilisées depuis des années et garées au dépôt de Bastia, adopteront la livrée et le nez des AMG 800. Il était prévu qu’elles partent en rénovation courant avril pour revenir fin octobre et être mises en service courant novembre.

  • Portrait.Raoul Dautry, du chemin de fer à la politique

    Portrait.Raoul Dautry, du chemin de fer à la politique

    Un portrait recto et verso d’un technocrate accompli

    Raoul Dautry se distingue parmi les « patrons du rail » de l’entre-deux-guerres tant par sa forte personnalité que par sa gestion innovante au Nord puis au réseau de l’État. Pionnier de la communication – interne comme externe –, il fait classer par sa secrétaire ses innombrables discours, papiers et articles. La richesse de ces archives permet d’illustrer la face brillante d’un adepte de la rationalisation, prompt à diriger efficacement toute institution, entreprise ou ministère, à innover avec succès au plan social. Mais on décèle aussi un autre personnage qu’attire un pouvoir autoritaire, de type technocratique… À défaut d’être roi, Dautry jouera au conseiller du prince…

    Paru en 1953, le Supplément au Larousse du XXe siècle en six volumes consacre une notice biographique à Raoul Dautry, décédé deux ans plus tôt. À côté d’un portrait bien senti – « il laissa le souvenir d’un conducteur d’hommes et d’un organisateur exceptionnel » –, le lecteur peut notamment lire ceci quant à sa carrière de cheminot : « Appelé en 1928 à la direction générale des Chemins de fer de l’Est (sic), dont la gestion déficitaire donnait lieu à de très vives critiques, il fit passer un souffle nouveau dans la Compagnie et remporta un succès total. Président de l’Aéropostale, vice-président de la Compagnie générale transatlantique, conseiller technique de la présidence du Conseil, président de la Conférence des directeurs des grands réseaux, il transforma complètement les grandes compagnies de chemins de fer (sic), et prépara leur regroupement dans la Société nationale des chemins de fer français (sic), dont il devint directeur général en 1936 (sic). » Si tant d’attributs aussi flatteurs, tant d’erreurs à répétition peuvent questionner le sérieux d’une maison d’édition fort réputée, du moins il ressort qu’à peine mort, Dautry, démiurge du Rail, entre déjà dans la mythologie des temps modernes. Une importante thèse lui sera plus tard consacrée par Rémi Baudouï, résumée en un livre fort intéressant, mais suivie peu après par un ouvrage hagiographique. Plusieurs articles d’Historail ont déjà évoqué le personnage, son parachutage en 1928 à la tête du réseau de l’État, la rénovation des gares qu’il y accomplit . Reprenons le début de cette aventure.

    Un polytechnicien de bas rang 

    Sur l’enfance et la scolarité de Raoul Dautry, Rémi Baudouï a écrit des pages neuves décisives. Né en 1880 à Montluçon d’un milieu très modeste, orphelin à trois ans, mais soutenu par sa tante et toujours épaulé par ses enseignants, l’autodidacte, assoiffé par une curiosité profonde de connaissances livresques, porté à la réflexion méditative sur les hommes et les choses, à l’issue d’un brillant cursus scolaire, intègre Polytechnique en 1900. Si à sa sortie, son rang moyen lui vaut d’être affecté dans le Génie, cette réussite marquera le responsable cheminot, toujours sensible à la condition humaine, aux handicaps sociaux de la naissance, mais certain que par sa volonté et l’effort, tout individu peut s’élever pour peu qu’il soit encouragé et soutenu. En entrant en 1903 à la Compagnie du Nord, Dautry va se retrouver dans une compagnie en profonde résonance avec ses conceptions en matière de gestion et de politique des cadres. Sur le réseau des Rothschild, le plus prospère, on juge plus les chefs à l’épreuve du terrain qu’en fonction de leurs diplômes et le « système intensif » d’exploitation promu par le dirigeant Sartiaux mobilisant assez pragmatiquement un certain nombre de « ficelles », laisse toute sa place aux initiatives autonomes des ingénieurs dispersés sur tout le réseau. Sous la houlette de Sartiaux de 1889 à 1917, puis de Javary de 1917 à 1933, « l’École du Nord » cultive l‘efficacité technique et la rationalité économique, et la philanthropie pratiquée abrite toujours un calcul sous-jacent intéressé, comme on le verra plus loin.

    Durant la Grande Guerre, la révélation d’un « chef »