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Île-de-France : bilan et perspectives 2023 à 2025
L’activité ferroviaire de la région Île-de-France reste à un haut niveau. L’actualité de ces trois années concerne plusieurs sujets majeurs : le matériel roulant, les ouvertures de lignes, les gares ainsi que les travaux multiples sur le réseau.
LES LIGNES DU RER
La ligne A
Du côté de l’offre, l’autorité organisatrice, Île-de-France Mobilités (IdFM), a validé la mise en place de compositions longues (trains en UM 2) pour les circulations en soirée des vendredis et samedis depuis le mois de septembre. Le pilotage automatique sera étendu jusqu’à la gare de Noisy- Champs fin 2024. Mais le sujet d’impatience de l’ex- ploitant RATP et des voyageurs réside dans la remise en route des rames MI 2N rénovées par l’in- dustriel CAF. Deux rames étaient revenues en 2023 avec quatre années de retard. Des essais ont démarré durant l’été 2023. Depuis, plus aucune information. Cependant, début septembre, IdFM a confirmé une information publiée sur le blog de la ligne: les essais sont en cours d’achèvement. Le premier train rénové devait entrer en service commercial d’ici fin octobre. L’ensemble du parc rénové est attendu pour 2026.

Chartres – Courtalain : un chantier hors suite dans la norme
Composante de l’ancienne radiale de l’administration des chemins de fer de l’État Chartres – Bordeaux, la section entre Chartres et Courtalain a vu son infrastructure renouvelée, entre 2023 et 2024. Retour sur huit mois de travaux.
L’idée d’une ligne de chemin de fer à travers le Perche prend forme dès 1871. Cette année-là, une première ligne est déclarée d’utilité publique entre Chartres et Brou. Elle est alors concédée à l’éphémère Compagnie du Chemin de fer d’Orléans à Rouen, qui réalisera son inauguration le 7 mai 1876. Dans le même temps, cette dernière récupère également l’exploitation du prolongement, entre Brou et Bessé-sur-Braye, incluant une antenne vers Saint- Calais. Cependant, à la fin du XIXe siècle, le débat concernant la nationalisation des chemins de fer est déjà très présent. Ainsi naît l’administration du réseau de l’État, le 25 mai 1878. Elle reprend alors plusieurs lignes en exploitation, toutes en concession à des compagnies défaillantes, dont fait partie la compagnie du Chemin de fer d’Orléans à Rouen.
Le tronçon entre Brou et Courtalain sera finalement mis en service 1883 par le réseau de l’État, puis deux ans plus tard pour la section entre Courtalain et Bessé-sur-Braye. Dès le début du XXe siècle, ce que l’on appelle aujourd’hui la ligne Chartres – Courtalain est intégrée à un projet beaucoup plus vaste. L’objectif ? Concurrencer la Compagnie de Paris à Orléans et sa radiale Paris – Bordeaux. L’Administration du réseau de l’État recompose alors avec diverses lignes d’intérêt local pour se constituer sa ligne Chartres – Bordeaux. La radiale en devenir va être équipée d’une deuxième voie dans son intégralité. Dans cette même optique, l’État équipe la ligne de dispositif de prise en eau en marche. L’un d’entre eux est implanté au Km 110, entre Illiers- Combray et Brou. Il permet à la locomotive à vapeur de faire le plein d’eau sans avoir à s’arrêter. Entre Chartres et Bordeaux, la situation reste quelque peu compliquée car la ligne Paris – Chartres – Le Mans est détenue par la Compagnie de l’Ouest,

Le parc TGV se transforme
Pour l’activité SNCF Voyageurs, l’année 2024 marque le début d’une grande période de transformation du parc des rames TGV, principalement pour les dessertes nationales.
Le premier dossier comprend la recomposition des rames d’origine POS et Réseau/Duplex… qui étaient elles-mêmes des rames recomposées. En effet, en 2006-2008, pour l’ouverture de la LGV Est-européenne, la SNCF a besoin de rames aptes à l’Alle- magne et commande 38 rames Duplex. Cependant, le trafic attendu ne nécessite pas des rames à deux niveaux alors que le développement du trafic national en a bien besoin. D’où la naissance de 19 rames POS (4401 à 4419) pour l’international avec des motrices neuves tricourant et des tronçons à un niveau issus de 19 rames existantes type Réseau bicourant ou tricourant. Et de 19 rames nationales Réseau/ Duplex (601 à 619) avec des motrices Réseau existantes et des tronçons neufs à deux niveaux. Fin 2023 débute le retour aux compositions de base : les motrices POS récupèrent les tronçons à

Royaume-Uni : la réforme ferroviaire est lancée
Dans le cadre de la réforme ferroviaire lancée par le nouveau gouvernement travailliste britannique, qui doit voir les infrastructures et les opérateurs voyageurs sous contrat regroupés sous une gestion publique commune, la secrétaire britannique aux Transports a annoncé le 3 septembre 2024 la création de l’organisme Shadow Great British Railways (GBR). Réunissant des dirigeants du ministère des Transports (DfT), du gestionnaire d’infrastructure Network Rail et d’opérateurs publics de passagers regroupés dans de DfT OLR Holdings (DOHL), Shadow GBR préparera le terrain pour la création de la compagnie publique GBR devant gérer la quasi-intégralité des opérations ferroviaires britanniques, lorsque la législation nécessaire aura été adoptée par le Parlement britannique. Le DOHL supervise actuellement les opérateurs voyageurs London North Eastern Railway (LNER), Northern, Southeastern et TransPennine Express (TPE) à la suite de la résiliation ou du non-renouvellement de leurs contrats. D’autres opérateurs privés, à l’exception de ceux en open access, devraient dans le futur être gérés par DOHL et devenir publics, leurs contrats ne devant pas être renouvelés ou être résiliés avant terme.

Ukraine : feu vert pour la commande de 20 automotrices électriques à Hyundai Rotem
À la suite de la ratification le 21 août 2024 par le parlement ukrainien d’un accord-cadre signé par les gouvernements d’Ukraine et de Corée du Sud, les chemins de fer ukrainiens Ukrzaliznytsia (UZ) vont acheter au constructeur sud-coréen Hyundai Rotem 20 automotrices électriques destinées à être engagées sur les relations Intercity+. La commande, qui comportera également leur maintenance pendant cinq ans, est évaluée à environ 410 millions d’euros financés par des prêts sud-coréens. Ces automotrices supplémentaires permettront le lancement de nouvelles liaisons IC+. Les UZ disposent déjà de 10 automotrices électriques HRCS2 à neuf caisses, bicourant 3 000 V – 25 kV 50 Hz et aptes à 160 km/h, livrées par Hyundai Rotem en 2012.

République tchèque : 11 Traxx MS3 supplémentaires pour ČD Cargo
La filiale fret des chemins de fer tchèques, ČD Cargo, a commandé fin août à Alstom 11 locomotives électriques Traxx MS3, en exerçant la dernière option d’un contrat-cadre signé en août 2018 avec Bombardier Transportation pour la fourniture d’un maximum de 50 Traxx MS3, et dans le cadre duquel avaient déjà été commandées 10 machines en 2018, 17 en 2022, et 12 en 2023 pour ses filiales ČD Cargo Poland et ČD Cargo Slovakia. En avril 2021, ČD Cargo avait également commandé dans le cadre d’un nouveau contrat 10 Traxx MS3 pour sa filiale autrichienne ČD Cargo Niederlassung Wien. Quadricourant 1 500 V CC – 3 000 V CC – 15 kV 16,7 Hz – 25 kV 50 Hz, les Traxx MS3 de cette dernière commande pourront circuler en République tchèque, en Allemagne, en Autriche, en Croatie, en Hongrie, en Pologne, en Serbie et en Slovénie. Elles seront dotées du système de sécurité Atlas développé par Alstom qui remplace sur les Traxx 3 le système ETCS EbiCab à partir de la 388 027. L. L.

Des sièges d’avions pour le ferroviaire
La société Expliseat qui développe des sièges allégés pour l’aéronautique a annoncé travailler avec la SNCF en Recherche et Développement pour de nouveaux sièges ferroviaires. Pour réduire le poids à l’essieu à bord de ses TGV, la société nationale souhaite utiliser de nouveaux équipements plus légers lui permettant notamment d’ajouter des sièges supplémentaires. C’est précisément l’activité de la société française Expliseat qui a réussi à s’imposer sur le marché du siège d’avion en devenant l’un des quatre grands du secteur. Avec l’utilisation de fibre de carbone et de titane, Expliseat est parvenu à réduire le poids de 30 %, générant d’importantes économies. Le modèle mis au point pour le ferroviaire a été présenté en exclusivité à InnoTrans et pourrait permettre d’économiser 7 t par rame.

RP 325: Balade à bord du Tire-Bouchon
Reliant Auray à Quiberon en moins d’une heure, le « Tire-Bouchon » est sans conteste le plus célèbre des TER bretons. Depuis 1985, ce service de navette ferroviaire est actif durant la saison estivale. À ceux qui l’empruntent jusqu’à son terminus pour poursuivre pour certains le voyage jusqu’à Belle-Île, il offre le confort de se laisser glisser sur les rails avec l’océan pour seul horizon, sans avoir à s’agacer dans les embouteillages ou à se soucier de trouver une place de stationnement pour son véhicule. Pour les autres, les neuf arrêts qu’il dessert sont autant d’opportunités à saisir pour partir explorer la presqu’île dans ses moindres recoins.
T. Pupier
Durée : 10 min

Des rames neuves et plus longues pour le métro de Lyon
Sytral, en charge des transports de la métropole lyonnaise, poursuit la modernisation du matériel roulant du métro. Après l’arrivée de nouvelles rames automatiques sur la ligne B, c’est au tour des autres lignes de connaître une amélioration de l’offre. Mis en service en 1978, le réseau de métro est en effet victime de son succès. Face à un matériel vieillissant, de nouveaux trains ont été commandés et sont progressivement livrés sur le réseau. Pour la B, ce sont 14 trains supplémentaires qui arrivent jusqu’en 2025 pour un investissement de 320 millions d’euros. Après des essais de trains longs, la ligne D recevra 18 rames de deux voitures d’ici à 2030, pour un investissement de 339 millions d’euros. C’est plus compliqué pour la ligne C qui dispose d’un matériel très particulier, des rames à crémaillère. Intégrant une ancienne ligne de funiculaire, la C emprunte des rampes au profil très élevé sur une partie de son parcours. D’ici à 2035, sept à neuf nouvelles rames devraient arriver sur la ligne, tandis que des travaux d’infrastructure seront réalisés pour augmenter sa capacité, le tout pour un investissement de 239 millions d’euros. Le plus gros chantier portera sur la ligne A qui sera automatisée et recevra 20 nouvelles rames, pour un montant global de 686 millions d’euros d’ici à 2035. À cette échéance, les trains des lignes A, B et D seront passés de deux à quatre voitures.

Le Train jaune en rénovation
Le 15 juillet dernier la région Occitanie et SNCF Voyageurs TER Occitanie ont présenté à la presse le nouvel atelier de maintenance du Train jaune à Villefranche- Vernet-les-Bains. Mis en service en février 2023 le bâtiment de 480 m² est composé de deux zones : une pour les opérations préparatoires à la rénovation et l’autre pour la rénovation. Cet atelier procède depuis l’an dernier à la révision générale du matériel historique et ce jusqu’en 2026. Sont concernées 12 automotrices Z 100 sur les 13 du parc et 12 remorques ZR sur les 14 du parc. La structure des caisses est conservée et rénovée. Les aménagements intérieurs sont remis à neuf tout en préservant leur caractère historique. Des équipements modernes sont intégrés pour l’éclairage et les câblages (leds pour l’intérieur et pour les feux d’extrémité, prises USB, système d’information voyageurs). Sur les automotrices les essieux sont remplacés par des neufs et les compresseurs sont refaits. La région Occitanie finance l’atelier (trois millions d’euros) et la rénovation du matériel historique (20 millions d’euros).