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  • L’exorbitant coût des tramways en Ile-de-France

    C’est ce que révèle, chiffres à l’appui, un document estampillé confidentiel, émanant de la direction des projets d’investissements du Syndicat des transports d’Ile-de-France, que nous nous sommes procuré. Son objet : « la comparaison des coûts entre les projets d’Ile-de-France et les projets de province ». Certains pourront s’interroger sur la sortie, en décembre, alors que la tension est maximale entre responsables de la RATP et du Stif, d’une note datée de septembre 2009. Et d’autres souligner le fait que la RATP n’est jamais citée dans le rapport, même si elle peut apparaître comme directement visée. Quoi qu’il en soit, la comparaison est éloquente. En province, pour les 26 projets de tramway sur fer, le coût moyen au kilomètre est de 23 millions d’euros, y compris le système de transport, les acquisitions foncières, les aménagements des espaces publics, le matériel roulant. Dans le détail, ces coûts vont de 12,4 millions pour l’extension du réseau urbain de Mulhouse à 36 millions pour la création de la seconde ligne à Nice. Presque trois fois plus… mais bien moins qu’en région parisienne. En Ile-de-France, pour les sept projets de tramway sur fer, le ratio moyen est de 51,15 millions d’euros au kilomètre. Le moins cher, 35,2 millions, est le tramway Villejuif – Athis-Mons, le plus cher, le prolongement du T2 à Bezons pour 73,7 millions d’euros. Quant au tramway sur pneus, les deux hors de l’Ile-de-France – Clermont-Ferrand et la Martinique – coûtent 17,7 millions au kilomètre. Et pour les deux recensés en Ile-de-France, le ratio moyen est de 38,6 millions d’euros. Soit, là encore, plus de deux fois plus. Pour expliquer cela, le rapport examine plusieurs pistes. Et souligne qu’« en retirant les postes acquisitions foncières, matériel roulant et aménagement des espaces publics, autrement dit en ne retenant que le volet transport, les ratios observés en Ile-de-France restent supérieurs au ratio global moyen des projets de province ». D’où cette déduction : « Les arguments souvent présentés du coût du foncier et des aménagements urbains de plus grande qualité ne sauraient expliquer un surcoût du système de transport. » En Ile-de-France, le système de transport uniquement est ainsi évalué à 22,7 millions d’euros au kilomètre pour les tramways sur fer. En province, quasiment pour le même prix, soit 23 millions d’euros, il y a non seulement le système de transport, mais également des acquisitions foncières, l’aménagement des espaces publics et le matériel roulant. Selon ce document, il semble donc « opportun d’auditer plus finement les coûts du système de transport qui concentre l’essentiel de l’écart ». Message transmis.    
     

    Pascal GRASSART

  • Nouvelle étape pour la LGV Montpellier – Perpignan

    Unique chaînon manquant de l’axe ferroviaire à grande vitesse Paris – Madrid, le tronçon Montpellier – Perpignan a été relancé le 26 novembre par le conseil d’administration de RFF, qui a communiqué son choix de poursuivre les études visant à préparer l’enquête d’utilité publique, sous l’égide d’un comité de pilotage associant l’Etat et les collectivités territoriales participant à leur financement. Pour mémoire, après le débat public du 3 mars au 3 juillet, le bilan de la CNDP, le 8 septembre, reconnaissait l’importance de cette ligne, précisant que le couloir dit « littoral » était préférable et que les scénarios mixtes voyageurs et marchandises avaient davantage convaincu. Soit deux scénarios : l’un à 4,4 milliards d’euros avec une vitesse de 220 km/h pour les voyageurs et de 120 km/h pour le fret, faisant gagner 35 mn entre les deux villes ; l’autre poussant la vitesse à 300 km/h, soit un gain de 45 mn mais pour un coût de 5,9 milliards d’euros. En Languedoc-Roussillon, « ce nouveau “doublet” de ligne facilitera un report modal de la route vers le rail, estime-t-on chez RFF. Cette mixité favorisera le développement des circulations de tous les types de trains et l’amélioration de la desserte des trains régionaux. » Le contournement de Nîmes et de Montpellier ouvrira la possibilité de réaliser une autre gare à Montpellier et d’engager les études et la concertation pour la construction d’une nouvelle gare près de Nîmes, sur la commune de Manduel. A Perpignan, on privilégiera dans un premier temps la desserte par le nouveau pôle multimodal du centre-ville.
     

    Cécile?NANGERONI

  • Le métro léger de Tunis prolongé à la Manouba

    Le 10 décembre, le Président tunisien Ben Ali a inauguré le prolongement de la ligne 4 du métro léger de Tunis entre Den-Den et la Manouba. Longue de 5,3 km, cette section à double voie comportant 8 arrêts, dont deux stations de rabattement (bus et parking), a coûté « plus de 100 millions de dinars » (plus de 50 millions d’euros) et a ouvert un mois et demi après la date prévue. Quelque 70 000 usagers sont attendus chaque jour sur ce prolongement, dont 40 000 étudiants du campus universitaire de la Manouba. Désormais, la ligne 4 du métro léger de Tunis atteint une longueur de 14 km entre la place de Barcelone et la Manouba.

  • Siemens, partenaire du premier métro entièrement automatique d’Espagne

    Le 13 décembre, a été inaugurée la ligne 9 du métro de Barcelone, la première en Espagne à bénéficier de l’automatisation intégrale. Une joint-venture formée par Siemens (partenaire majoritaire) et Dimetronics (groupe Invensys) a conçu, fourni, installé et mis en service les équipements nécessaires à l’exploitation d’un premier tronçon de 4 km (5 stations) sur les 49 km (50 stations) que cette ligne doit compter à terme. Outre l’équipement Trainguard MT CBTC qui combine la CBTC (gestion des trains basée sur la communication) et l’exploitation sans conducteur, Siemens a fourni le système de supervision automatique du trafic Vicos CBTC et les circuits de voie FTGS. Le système d’enclenchement Westrace a été fourni par Dimetronics. De son côté, Emte Sistemas, principal sous-traitant de Siemens, a fourni le poste de commande centralisée (PCC), équipé de systèmes Scada et de communication. Développée en France, la solution Trainguard MT CBTC a également été retenue pour l’automatisation de la ligne 1 du métro parisien.

  • TGV Lisbonne – Madrid : Brisa et Iridium remportent un appel d’offres

    Le consortium emmené par le Portugais Brisa et incluant l’Espagnol Iridium, filiale de ACS, a remporté l’appel d’offres pour la construction du premier tronçon de la partie portugaise du futur TGV Lisbonne – Madrid, a annoncé le gouvernement le 12 décembre. Il avait pour concurrent le groupe portugais Mota-Engil auquel participait le groupe Vinci. Il s’agit de construire 167 km de LGV entre Poceirão à la sortie de Lisbonne et Caia à la frontière espagnole d’ici à fin 2013 et d’exploiter la concession pendant 40 ans. L’investissement est évalué à 1,33 milliard d’euros.

  • Samsung C&T remporte l’extension du métro nord – sud à Singapour

    Le sud-coréen Samsung C&T, filiale de construction et de génie civil du groupe Samsung, vient de se voir attribuer par la Land Transport Authority de Singapour, pour un montant de 357,5 millions de SGD – soit un peu plus de 178 millions d’euros –, le lot de génie civil pour l’extension de la ligne nord – sud du métro, en direction de Marina Bay. Cette extension, d’une longueur de 1 km et forte d’une station, devrait être achevée en 2014.

  • 87 milliards d’euros prochainement investis dans des métros en Chine

    La Chine va donner un coup d’accélérateur aux métros, dans lesquels elle va investir quelque 87 milliards d’euros dans les prochaines années, a annoncé mercredi la presse chinoise, reprise par l’AFP. « Le gouvernement a approuvé les projets de construction de métro dans 22 villes, pour un investissement total de 882 milliards de yuans », a affirmé le Legal Evening News. De précédentes informations avaient évoqué un investissement de 98 milliards d’euros d’ici à 2016.

  • ABB remporte un contrat pour le métro de Bangalore

    Le groupe d’ingénierie helvético-suédois ABB a remporté un contrat de 115 millions de dollars, soit 77,4 millions d’euros, pour l’équipement énergétique du métro de Bangalore, dans le sud de l’Inde. Le groupe zurichois va notamment fournir et installer pour le compte de Bangalore Metro Rail Corporation quatre sous-stations de distribution d’électricité destinées au projet de deux lignes de métro longues de 42 km.

  • De Turin à Salerne à grande vitesse

    Avec l’inauguration, le 5 décembre, de deux nouvelles portions de ligne à grande vitesse entre Novare et Milan et entre Bologne et Florence, l’épine dorsale du réseau est achevée, soit un millier de kilomètres entre Turin et Salerne, construits en une quinzaine d’années. Silvio Berlusconi a salué « un système extraordinaire qui est aujourd’hui le numéro 1 mondial pour les trains à grande capacité et à grande vitesse ». Le chef du gouvernement italien a même proposé d’« être l’ambassadeur et le commis-voyageur des entreprises italiennes du secteur ferroviaire pour exporter ce savoir-faire dans de nombreux pays ». Il a en revanche omis de mentionner les retards et surcoûts des différents chantiers, qui ont fait exploser la facture. Le train à bord duquel il avait pris place a parcouru Turin – Milan en 55 minutes. Les tronçons seront ouverts à la circulation à partir du 13 décembre. Circulant à 300 km/h sur tout le parcours, les trains relieront désormais la capitale italienne Rome à la capitale économique Milan en trois heures, sans arrêt, concurrençant fortement le transport aérien.

  • Egis Rail remporte deux contrats pour l’extension du tramway de Strasbourg

    Egis Rail vient de remporter avec ses partenaires Serue Ingénierie (mandataire) et le cabinet Alfred Peter, deux contrats pour les extensions à moyen et long terme du réseau tramway de Strasbourg. Ces contrats, présentant un potentiel de plus de 400 millions d’euros de travaux, vont permettre d’assurer l’ensemble des missions de création des extensions du réseau tramway pour les prochaines années (10 extensions au programme). Le montant de la maîtrise d’œuvre est de 23 millions de travaux (part Egis : 13 millions). Les trois premiers avant-projets devraient être lancés très rapidement : l’extension de la ligne D vers Kehl, en Allemagne, extension de la ligne A à Haute-Pierre, et extension de la ligne A vers Illkirch. Les mises en service des deux premières extensions sont respectivement prévues début 2014 et fin 2013.