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  • Maurienne : une longue interception

    Maurienne : une longue interception

    Le 27 août dernier, un pan de montagne a dévalé vers les infrastructures dont la voie ferrée de la Maurienne. Les dégâts semblent importants mais encore très difficiles à cerner compte tenu des difficultés d’accès. Début octobre, la reprise du trafic n’était toujours pas annoncée.

     

    Dimanche 27 août, vers 17 h 15, dans un fracas assourdissant et dans un nuage de poussière gigantesque, un pan entier de la paroi appartenant à la falaise de La Praz s’écroule au beau milieu de la vallée de la Maurienne.

    Alertée une dizaine de minutes auparavant par des capteurs que la montagne bouge, la mairie peut fermer la route départementale 1006 juste avant l’arrivée des blocs de rocher. Sur des images impressionnantes immortalisant la scène, on voit par contre passer des véhicules dont un camion sur l’autoroute A 43 avant l’arrivée du nuage.

    Immédiatement, l’autoroute est coupée et le trafic ferroviaire interrompu. On annonce qu’environ 8 000 m3 de roches sont tombés. Une estimation qui sera relevée à 12 000 dès le lendemain. Par la fermeture des axes de communication, de nombreuses localités sont isolées comme Modane et toutes celles de la haute Maurienne.

  • Le RER trinational de Bâle en bonne voie

    Le RER trinational de Bâle en bonne voie

    De gros travaux sont ou vont être lancés en Suisse, en Allemagne et en France pour augmenter les capacités de transport du RER trinational de Bâle. Des nouvelles relations transfrontalières devraient être créées à l’horizon 2030, en attendant la construction d’une ligne souterraine sous Bâle pour une mise en service au plus tard en 2050.

     

    Depuis 1997, le réseau du S-Bahn trinational de Bâle, dénommé à sa création Regio-S-Bahn Basel et depuis 2016 « Trireno », relie l’agglomération de Bâle, située dans trois pays : la Suisse, la France et l’Allemagne à la ville centre. Il dépend des autorités organisatrices de transport, pour la partie suisse des cantons d’Argovie, de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne du Jura et de Soleure (Solothurn), pour la partie allemande de l’État du Bade-Wurtemberg, et pour la partie française de la région Grand Est.

    Depuis 2018, ces autorités gèrent une structure commune dénommée également Trireno pour la planification de l’offre et la gestion des projets transfrontaliers. Plus de 47 millions de passagers empruntent chaque année le RER bâlois de 357 km, composé des huit lignes :

    • S 1 Bâle CFF – Rheinfelden – Stein-Säckingen – Frick/Laufenburg ;

    • S 3 Porrentruy – Delémont – Bâle CFF – Liestal – Olten ;

    • S 5 Weil am Rhein – Lörrach Hbf – Steinen – (Schopfheim – Zell [Wiesental]) ;

    • S 6 Bâle SBB – Bâle Bad Bf (gare badoise de Bâle) – Lörrach Hbf – Zell (Wiesental) ;

    • S 9 Sissach – Buckten – Olten ; • TER Fluo Bâle CFF – Bâle Saint- Jean (Basel St. Johann) – Saint- Louis – Mulhouse ; •

    RB 27 Bâle Bad-Bf – Müllheim (Baden) – Fribourg-en-Brisgau Hbf ;

    • RB 30 Bâle Bad-Bf – Rheinfelden (Baden) – Laufenburg (Baden) – Waldshut – Lauchringen.

    Les relations S 1, S 3 et S 9 sont exploitées par les chemins de fer fédéraux suisses SBB-CFF-FFS, les relations S 5 et S 6, par la filiale allemande des CFF créée le 14 janvier 2003 SBB GmbH et ce depuis le 15 juin 2003 sous contrat avec l’autorité organisatrice de l’État du Bade-Wurtemberg Nahverkehrsgesellschaft Baden-Württemberg (NVBW), les relations RB 27 et RB 30 par DB Regio, et la relation TER Fluo par SNCF Voyageurs sous contrat avec la région Grand Est.

  • LES RÉGIOLIS Z 31500 règnent en maîtres en Haute-Savoie

    LES RÉGIOLIS Z 31500 règnent en maîtres en Haute-Savoie

    Souhaitant unifier son matériel et remplacer les Z 27500 et B 82500 qui assurent les TER en Haute-Savoie, la SNCF a commandé des Z 31500 supplémentaires arborant la livrée Rhône-Alpes. Les 10 Régiolis livrés en 2021 sont venus renforcer le parc initial de 17 éléments.

     

    Dans ce département rhônalpin, le réseau ferroviaire créé par le réseau PLM au XIXe siècle, aujourd’hui géré par la région SNCF de Chambéry, est essentiellement constitué de voies uniques, de surcroît toutes électrifiées sous caténaire 25 kV monophasé dont certaines naissent en amont des limites territoriales. Leur total atteint 216 km auxquels il faut logiquement ajouter ceux de la voie métrique de Chamonix joignant Saint-Gervais-les-Bains à Vallorcine. Ces artères sont constituées des rocades du Chablais joignant Longeray-Léaz (Bellegarde) dans l’Ain à Évian-les-Bains via Annemasse (ligne 892, 72 km), de la vallée de l’Arve unissant La Rochesur- Foron à Saint-Gervais-les-Bains (ligne 895, 47 km), et la transversale Aix-les-Bains en Savoie à Annemasse via Annecy (ligne 897, 95 km). Ce schéma immuable des décennies durant est connecté depuis 2019 à la liaison internationale souterraine de 16 km franco-suisse Léman Express joignant Annemasse à Genève, dont l’exploitation, nous allons le voir, est considérablement bouleversée avec un renforcement historique des dessertes de proximité, auxquelles s’ajoutent les relations TGV saisonnières depuis Paris vers Évian, Saint-Gervais et régulières terminus Annecy, Genève.

  • Nouveau numéro disponible : n°313 ! (Novembre 2023)

    Nouveau numéro disponible : n°313 ! (Novembre 2023)

    Le numéro 313 est arrivé !
    Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :
    ? 2TMV : un moyen d’augmenter le nombre de trains en circulation
    ? La Piercer Family de SBB Cargo International s’agrandit avec Silverpiercer
    ? Les Régiolis Z 31500 règnent en maîtres en Haute-Savoie
    ? Le TGV M se dévoile un peu
    ? Suisse : des automotrices Stadler sur la Pilatusbahn

     

    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • RP 313 : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH L’intégrale du parcours (1re partie)

    RP 313 : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH L’intégrale du parcours (1re partie)

    On l’appelle la ligne du Plateau. C’est l’un des deux itinéraires ferroviaires entre Lausanne et Zurich, l’autre étant la ligne du Pied du Jura. Pour les Chemins de fer fédéraux, la ligne du Plateau Lausanne – Zurich, via Fribourg et Berne, revêt une importance considérable. Elle constitue l’itinéraire direct pour unir les rives du Léman à la capitale économique de la Suisse, tout en desservant sa capitale fédérale. À la différence de la ligne du Pied du Jura, via Genève et Neuchâtel, dont le tracé offre un profil en long plutôt facile, celle du Plateau, très vallonnée, culmine à 750 m d’altitude. Cet itinéraire aux paysages extrêmement variés, nous vous proposons, grâce à ces DVD, de le visionner, cette fois, dans son intégralité. Vous découvrirez donc tout ce que voit le conducteur, en particulier lors des entrées en gare de Berne et Zurich.

    Durée : 27 min

  • La Vectron en essais d’autorisation en France

    La Vectron en essais d’autorisation en France

    Produit best-seller de Siemens, une locomotive Vectron est venue réaliser des essais à Plouaret pour obtenir l’autorisation de circulation de la plateforme en France.

     

    Rail Passion vous tient régulièrement informé de l’actualité de la plateforme Vectron de Siemens Mobility (1). Présentée pour la première fois à InnoTrans en 2010, la plateforme de locomotives modulaires et modulables s’impose sur le marché européen. Depuis 2010, 2 200 machines ont été vendues, dont plus de 1 200 sont actuellement en circulation dans 16 pays européens. 780 millions de kilomètres ont été parcourus par l’intégralité des engins. Opérateurs historiques, nouveaux entrants ou encore Rosco, tous les grands acteurs du ferroviaire succombent à la Vectron, produite au sein de l’usine Siemens de Munich-Allach.

    Cependant, un grand pays européen ne voit pas encore circuler d’exemplaires de cet important parc : la France. Néanmoins, cela est (enfin) parti pour changer. En effet, fin mai, la Vectron 193.920 a été acheminée depuis Béning en marchandise roulante, tractée par la CC 72049. Propriété de Siemens, la machine est arrivée le lendemain à Plouaret-Trégor, en Bretagne, pour réaliser les traditionnels essais de shuntage.

    Siemens Mobility a pris la décision de lancer les procédures pour obtenir l’autorisation de circulation en France car de nouvelles opportunités de placement sur le marché se profilent. Le renouveau attendu des trains de nuit en France est une des opportunités que Siemens Mobility compte saisir. Ce renouveau concerne autant les lignes existantes, de nouvelles liaisons conventionnées ainsi que de nouveaux acteurs opérant en open access. L’accroissement du fret est également une des voies pour permettre l’implantation hexagonale de la Vectron. Raisonnant avec une vision européenne, Siemens Mobility a pour ambition d’autoriser la Vectron sur les corridors de fret Est – Ouest et Nord – Sud traversant la France, pour obtenir une locomotive passe-frontière afin de permettre un accroissement des flux de fret ferroviaire au niveau européen. À noter que les futures machines aptes France seront équipées du STM (Specific Transmission Module) KVB en cours de développement et disponibles en 2024.

  • NéÔmatabiau – La nouvelle gare de Toulouse

    NéÔmatabiau – La nouvelle gare de Toulouse

    Le 5 septembre, la nouvelle gare de Toulouse a été inaugurée. Un pôle multimodal mis en accessibilité, fin prêt pour l’arrivée du TGV et de la ligne C du métro.

     

    Il se passe toujours quelque chose sur le réseau ferré d’Occitanie. La région, on le sait, mise fortement sur le rail avec des effets visibles sur la fréquentation. Plus de trains et davantage de voyageurs, fortement incités grâce à des tarifs attractifs et une amélioration du service. Reste encore à recevoir tous ces voyageurs dans de bonnes conditions, à commencer bien sûr par les gares. Sur ce chapitre, ce n’est pas la région Occitanie qui a la main, mais bien la SNCF à travers Gares & Connexions. Même si les collaborations sont étroites entre autorité organisatrice des transports et exploitant, c’est à la SNCF de gérer la bonne qualité de l’accueil en gare. Et ce n’est pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît, quand il s’agit d’une vieille dame à pied d’oeuvre depuis… 1856.

    Au coeur des enjeux de transports présents et à venir, la gare de Toulouse- Matabiau avait bien besoin d’être repensée et adaptée à ses nouvelles missions. Avec la construction de la nouvelle ligne de TGV depuis Bordeaux, qui permettra de rejoindre la capitale en seulement 3 heures, le nombre de voyageurs est appelé à connaître une forte croissance. À l’échelle locale, le trafic des TER et Intercités est également en hausse, plaçant l’agglomération toulousaine au coeur d’un vaste ensemble d’échanges. Au niveau de la métropole, la construction de la troisième ligne de métro est lancée, avec une correspondance à la station Marengo-SNCF entre les lignes A et C. En plus de la gare routière attenante pour les cars régionaux, plusieurs lignes de bus Tisséo arrivent devant et derrière le bâtiment voyageurs.

  • Flying Scotsman – Les 100 ans de la locomotive star de Grande-Bretagne

    Flying Scotsman – Les 100 ans de la locomotive star de Grande-Bretagne

    Cette Pacific à trois cylindres conçue en 1923 par Nigel Gresley passe pour être la plus connue au monde. Elle a été construite aux ateliers de Doncaster du Great Northern Railway qui, la même année, allait devenir le London North Eastern Railway (LNER). Flying Scotsman (en français : « Écossais volant ») appartenait à une série de 77 unités principalement utilisées pour la traction des trains rapides à longue distance entre Londres et Édimbourg. Elle couvrait alors les 630 km séparant les deux villes en 7 heures 30, sans arrêt grâce à la prise d’eau en marche et à un couloir d’intercirculation dans le tender qui permettait la relève de l’équipe de conduite à mi-parcours.

    Au cours de sa longue carrière, Flying Scotsman a porté plusieurs numéros, le plus connu étant celui du LNER : 4472. En 1947, au moment de la nationalisation des chemins de fer, elle a été renumérotée 60103. Puis en 1960, Flying Scotsman a reçu des pare-fumée « à l’allemande ». Et on ne compte pas le nombre de livrées qui ont émaillé sa carrière.

    Retirée du service commercial en 1963 après avoir parcouru plus de 3,2 millions de kilomètres, la locomotive détient deux records en traction vapeur : c’est la première machine à avoir officiellement atteint la vitesse de 160,9 km/h le 30 novembre 1934 ; elle a en outre effectué le plus long parcours pour une machine à vapeur : 679 km sans arrêt le 8 août 1989 alors qu’elle effectuait un séjour en Australie. Sa notoriété est sans doute due à sa carrière honorée d’événements comme ses séjours aux États-Unis, au Canada et en Australie. Après une longue période d’incertitude quant à son état de fonctionnement et après une grande révision générale, Flying Scostman a fait son retour sur les rails en 2016.

  • Allemagne : des iLint dans le Taunus

    Allemagne : des iLint dans le Taunus

    Depuis juin 2023, 27 automotrices à hydrogène iLint d’Alstom sont engagées sur quatre relations régionales dans la région de Francfort-sur-le-Main exploitées par Regionalverkehre Start Deutchland. La Basse-Saxe, pionnière dans ce mode vert, a annoncé en août 2023 qu’elle abandonnerait d’ici 2029 l’hydrogène pour des automotrices à batteries.

     

    Start Deutschland

    DB Regio crée le 17 août 2016 une filiale gérée comme une start-up, Regionalverkehre Start Deutschland GmbH (Start), pour répondre à des appels d’offres en Allemagne avec des coûts au km-trains plus faibles. Start, basée à Francfortsur- le-Main, obtient le 15 mai 2017 sa licence d’exploitation, et le 5 décembre 2017 son certificat de sécurité. Start exploite depuis décembre 2018 et ce jusqu’en décembre 2027 la relation Unterelbe RE 5 Hambourg Hbf – Cuxhaven, et depuis décembre 2021, et ce jusqu’en décembre 2029, les relations Dieselnetz Niedersachsen- Mitte RB 37 Brême Hbf – Uelzen, RB 38 Hambourg-Harburg – Buchholz – Hanovre Hbf, RB 77 Hildesheim Hbf – Bünde/ Herford et RB 79 Hildesheim Hbf – Bodenburg.

     

    Start remporte le contrat Taunus

    L’autorité organisatrice de transport de la région Rhin-Main, Rhein-Main Verkehrsverbund (RMV), en collaboration avec sa filiale Fahrzeugmanagement Region Frankfurt RheinMain GmbH (Fahma) pour le matériel roulant, lance le 10 septembre 2021 un appel d’offres international pour l’exploitation, à partir du 11 décembre 2022 pour une durée de 12 ans, avec des trains à hydrogène des relations Taunus RB 11 Bad Soden – Sulzbach – Francfort- Höchst (- Kelkheim), RB 12 Königstein – Kelkheim – Francfort- Höchst – Francfort-sur-le-Main Hbf, RB 15 Brandoberndorf – Usingen (- Friedrichsdorf – Bad Homburg – Francfort-sur-le-Main Hbf ) et RB 16 Friedberg – Friedrichsdorf – Bad Hombourg. Les relations RB 11, RB 12 et RB 15 sont assurées depuis le 1er janvier 2023 par l’opérateur Hessische Landesbahn (HLB), et la RB 16 depuis le 24 mai 1998. HLB utilisait des automotrices diesels VT 2 E et des Coradia Lint 41/H.

  • LES LIAISONS TRANSVERSALES – Des trains classiques aux TGV

    LES LIAISONS TRANSVERSALES – Des trains classiques aux TGV

    Connaissant un fort développement dans l’entre-deux-guerres, les liaisons ferroviaires transversales, françaises ou internationales, s’appuient sur les grands axes évitant Paris. Elles connaîtront un nouvel essor après-guerre avec les TAC (trains auto-couchettes) et trains d’agences au trafic de nature saisonnière. Dans les années 80, les TGV commenceront à s’imposer sur ces transversales auxquelles s’ajoutent des lignes nouvelles en connexion avec les pays voisins.

     

    Dès l’origine du chemin de fer dans l’Hexagone les grandes compagnies ferroviaires (Est, Nord, Ouest, État, Paris- Orléans et PLM) cherchent à relier en priorité la capitale aux villes de province, puis aux capitales des pays limitrophes. Quelques relations transversales de luxe shuntant le noeud parisien sont mises sur pied notamment depuis Calais vers Marseille et Nice et de Bruxelles vers Strasbourg, Bâle et la Suisse. La Première Guerre mondiale annihile ces mouvements qui ne reprendront qu’en 1919 alors que le réseau d’Alsace-Lorraine est créé sur les cendres de celui d’Elsass- Lothringen sous la férule germanique et que celui du Midi, isolé, ne veut pas rester à l’écart.

    La période de l’entre-deux-guerres est propice au développement des services transversaux tant internes à la France qu’internationaux, qui s’appuient en règle générale exclusivement sur les grands axes évitant la capitale. La Seconde Guerre mondiale réduit de façon spectaculaire le nombre de ces trains. Après la Libération, la SNCF renoue avec le passé et en fonction des disponibilités en matériel moteur et remorqué, réinstalle un schéma de desserte proche des années 20 et 30, mais certaines relations disparaissent. Tandis que la modernisation de la traction grâce aux électrifications et à la livraison de matériels neufs (voitures DEV, UIC, USI, CIWL) améliore grandement les prestations, quelques nouveautés apparaissent de ci, de là. Tous les courants mis en marche s’entrecroisent et on peut observer que les ports de la Manche (Dieppe, Boulogne, Calais et Dunkerque) sur lesquels s’appuie le trafic franco-anglais sont aux premières loges, Nice et Vintimille récoltent nombre de relations au long cours tandis que Cerbère et Hendaye sont des terminus imposés vers l’Espagne du fait de l’écartement différent audelà de la frontière. Dès 1956 la gamme des trains auto-couchettes renforce le système avec une quantité de relations passe-Paris intérieures et internationales depuis et vers le Benelux, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie. Les trains d’agences concédés offrent également une palette variée de liaisons à long parcours et à caractère saisonnier touchant la France et les pays limitrophes. Nous avons renoncé à recourir à une cartographie des liaisons suivant les époques, en raison des courants géographiques s’entremêlant dans divers pôles régionaux, qui auraient nui à leur lisibilité.

    Les TGV s’attaquent aux parcours transversaux français en 1984 qui s’amplifient avec les différentes lignes nouvelles et débordent vers le Benelux grâce au barreau d’interconnexion contournant Paris par l’est. Ils se déploient ensuite en Grande-Bretagne avec le lien fixe transmanche, ainsi qu’en Allemagne et Espagne. Leur avènement s’accompagne de relations jusqu’ici méconnues et signe la réduction progressive des trains conventionnels, puis leur fin en 2017. Bien entendu le centre de la France reste totalement à l’écart de ce type de liaisons, à défaut de LGV de pénétration de ce vaste territoire figurant comme la diagonale du vide, avec une densité ferroviaire sévèrement amoindrie.