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  • Nouveau numéro disponible : n°293 ! (Mars 2022)

    Nouveau numéro disponible : n°293 ! (Mars 2022)

    Le numéro 293 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Le matériel moteur SNCF. État annuel au 1er janvier 2022
    ? Le service horaire 2022
    ? Omneo/Regio 2N : 300 rames livrées
    ? Suspension de circulations en Livradois-Forez
    ? S-Bahn d’Hanovre : c’est parti pour Transdev
    ? Vidéo en ligne : Nevers – Clermont-Ferrand. En ligne à 200 km/h (1re partie)
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Les viaducs, des ouvrages d’art sous haute surveillance

    Les viaducs, des ouvrages d’art sous haute surveillance

    Datant de l’origine des lignes de chemin de fer, une part importante des viaducs est vieillissante et fait l’objet d’une surveillance périodique basée sur une inspection détaillée. Pour mener ces opérations qui peuvent se solder par une rénovation, une réparation ou un remplacement, SNCF Réseau a recours, dans certains cas, aux techniques les plus sophistiquées.

    Dans l’ensemble du patrimoine ferroviaire français, on recense près de 130 000 ouvrages d’art dont 40 000 ont une ouverture (distance libre entre les parements des appuis) supérieure à 2 m. Pour SNCF Réseau, le terme de viaduc est réservé à des ponts avec lesquels une voie ferrée peut enjamber une grande brèche, plus ou moins profonde. Par comparaison, il y a environ 1 500 tunnels dont l’âge moyen est de 130 ans et 19 000 murs de soutènement et parois revêtues.

    Datant de l’origine des lignes, c’est-à-dire de la fin du XIXe siècle ou début du XXe, une partie importante de ce patrimoine est vieillissante. Beaucoup de ces ponts sont construits en maçonnerie, environ 44 %, mais on trouve aussi des ouvrages en métal (15 %), en béton (30 %), le reliquat étant mixte métal-béton.

    Pour les ponts métalliques très anciens, la fonte est utilisée à l’origine, encouragée par son prix bas et sa facilité d’emploi en moulage. C’est un produit très fragile. Elle évolue en fer puddlé. Le puddlage, d’origine anglaise, est un procédé d’affinage de la fonte. Il consiste à réduire la teneur en carbone, de l’ordre de 20 % par rapport à la fonte, dans un four à très haute température à l’aide de scories oxydantes. La fonte est brassée dans ce four avant d’être martelée puis forgée ou laminée. On retrouve par exemple l’usage de fer puddlé dans les arches de la gare de l’Est à Paris ou de la tour Eiffel. Ce métal est plus hétérogène dans sa constitution avec une alternance de plans d’oxyde et de scories au milieu d’un fer presque pur. Avec l’usure du temps, il se transforme en lamelles et donc se fragilise, notamment dans le sens transversal. Son utilisation se poursuit jusqu’en 1900 environ.

    L’évolution métallurgique fait ensuite émerger l’acier dont la teneur en carbone se situe entre les deux choix précédents. D’abord qualifié d’acier doux, il devient acier dur dans sa version moderne. L’acier a des caractéristiques mécaniques supérieures au fer. Il permet d’être plus audacieux dans la conception des ouvrages, l’acier ayant de très bonnes caractéristiques mécaniques. Pour constituer un ouvrage d’art, il faut assembler de nombreux morceaux de fonte, de fer puddlé ou d’acier. Cela se réalise par des boulons à froid pour quelques-uns, par des rivets à chaud pour l’essentiel des ouvrages métalliques avant 1945 ou évidemment par soudure pour les plus récents.

  • Mouvements du matériel moteur SNCF d’août à décembre 2021

    Mouvements du matériel moteur SNCF d’août à décembre 2021

    AOÛT 2021 et antérieurs

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 31551/52 SRA ;

    Z 56671/72, 56675/76, 56677/78 SLN ;

    Z 57145/46 SNU ;

    TGV 310257/310258 (829), SGA (juillet 2021).

     

    Matériel thermique

    Mutations :

    BB 67406, 67451, 67522 SPI-SLI.

    Amortissement :

    BB 66061, 66062, 66086, 66090, 66115, 66175, 66200 SLA.

     

    SEPTEMBRE 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 50655/56, 50657/58, 50659/60, 50661/62 SLJ ;

    Z 56679/80 SLN ;

    Z 57143/44, 57147/48, 57151/52 SNU.

    Amortissement :

    BB 7601 SNU.

     

    OCTOBRE 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 50663/64, 50667/68, 50671/72, 50673/74 SLJ ;

    Z 57149/50, 57153/54, 57155/56, 57157/58, 57161/62 SNU.

    Amortissement :

    BB 7603, 7606, 7609, 7612 SNU ;

    BB 26196 SLE.

     

    Matériel thermique

    Mise en service matériel neuf :

    BB 79018, 79019 SLI.

    Amortissement :

    BB 69257, 69271 SLI.

     

    NOVEMBRE 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 50679/80, 50681/82 SLJ ;

    Z 57159/60, 57163/64, 57165/66, 57167/68 SNU.

    Amortissement :

    BB 7605, 7607, 7611, 7612 SNU ;

    BB 15026, 15044, 15045, 15052, 15054 SLN.

     

    Matériel thermique

    Mise en service matériel neuf :

    BB 79024 SLI.

    Amortissement :

    BB 64717 SLT ;

    BB 64817 SLT ;

    BB BB 67269, 67412 SLI.

     

    DÉCEMBRE 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 50683/84, 50687/88 SLJ ;

    Z 57169/70, 57171/72, 57173/74, 57175/76 SNU.

    Amortissement :

    BB 7253, 7285 SVI ;

    BB 7606 SNU ;

    BB 15052, 15054 SLN ;

    BB 26002 SCT ;

    BB 26195, 26198, 26218 SLE ;

    Z 9502, 9512, 9518 SRA.

     

    Matériel thermique

    Amortissement :

    BB 63405, 63406, 63561, 63624, 64066 SLI ;

    BB 63663, 63673, 63802, 63845, 63856, 63877, 63919, 63939, 63960, 63977, 63988, 64075 (SLA) ;

    BB 63746, 63748, 63839, 63861, 63880, 63947,63964 (SLB) ;

    BB 66042, 66107, 66114, 66197, 66205, 66207, 66232, 66249, 66269, 66289 SLA ;

    BB 66121, 66175 SLF ;

    BB 66401, 66408, 66411, 66442, 66479, 66500 SLF ;

    BB 67201, 67205, 67221, 67222, 67231, 67238, 67244 SLF ;

    BB 67204, 67218, 67220, 67227, 67229, 67232, 67234, 67239, 67243, 67245, 67265 ;

    BB 67437, 67481 SVI ;

    BB 67519 STA.


    Nomenclature des supervisions techniques de flottes (STF)

    SAQ : Aquitaine ; SAU : Auvergne ; SAV : Avignon-Miramas ; SBF : Bourgogne-Franche-Comté ; SBR : Bretagne ; SCA : Champagne-Ardenne ; SCT : Centre Tours ; SFT : Masteris ; SGE : Grand Est ; SLC : ligne C ; SLD : lignes D et R ; SLE : locs élec. Fret ; SLI : Infra ; SLJ : lignes J et L ; SLM : Limousin ; SLN : lignes normandes ; SLR : Languedoc-Roussillon ; SMB : Mont-Blanc ; SMN : Lorraine ; SMP : Midi-Pyrénées ; SNO : Normandie ; SNP : Nord-Pas-de-Calais ; SNU : lignes N/U et Paris – Chartres ; SOC : Occitanie ; SPC : Paca ; SPE : lignes P et E et T 4 ; SPI : Picardie ; SPL : Pays de la Loire ; SPN : lignes H et K ; SRA : Rhône-Alpes ; STA : Alsace ; STG : TGV 2 niv. ; STH : Thionville ; SXX : matériels radiés (Le Mans).

     

    Cet article est tiré du n°292 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • Le dégivrage de la caténaire

    Le dégivrage de la caténaire

    Les opérations de dégivrage de la caténaire, assurées par SNCF Réseau, font appel à différentes techniques : le traitement par effet joule (réchauffage de la caténaire) et le raclage mécanique. Une nouvelle méthode déjà mise en oeuvre, le traitement préventif, semble appelée à se généraliser dans les prochaines années.

    SNCF Réseau est surtout connu pour ses deux grandes missions de base de gestionnaire d’infrastructure (GI) que sont la construction et l’entretien du réseau ferroviaire (hors LGV construites par les partenariats public-privé [PPP]) d’une part, et la gestion des circulations sur ce réseau d’autre part.

    SNCF Réseau exerce toutefois d’autres missions régaliennes, toutes aussi essentielles quoique moins visibles et/ou connues, telles que celles dites de « dégagement du réseau ». Sous cette appellation, on retrouve des opérations comme le relevage de véhicules déraillés, le dégagement de trains en panne avec les « réserves à disposition » (RAD), le lavage des rails (prévention des enrayages et patinage en automne), ou encore le déneigement des voies et le dégivrage de la caténaire en hiver.

    Ces opérations sont réalisées par le GI au profit de toutes les entreprises ferroviaires (EF) circulant sur son réseau, sur les voies principales et les voies de service nécessaires à la gestion des circulations (notamment des voies de garage ou des voies de circulation). Certaines opérations (notamment le relevage) peuvent également être réalisées sur des voies de service et des voies d’embranchement à la demande de l’exploitant concerné, moyennant facturation de la prestation.

    Ces missions demandent des moyens particuliers. Nous vous proposons un tour d’horizon de ceux mis en oeuvre pour une mission de saison : le dégivrage de la caténaire.

    Le givre, constitué de cristaux de glace à structure granuleuse, se forme sur la caténaire par temps de brouillard avec une température ambiante inférieure à 0 °C. Il perturbe la captation du courant par les engins moteurs électriques en provoquant des décollements de pantographe, au démarrage ou lors de la circulation de l’engin moteur, ce qui induit l’apparition d’arcs électriques (étincelles) entre le fil de contact de la caténaire et de la bande de frottement du pantographe.

  • Guerre des services sur Paris – Lyon

    Guerre des services sur Paris – Lyon

    L’arrivée de la concurrence sur la relation Paris – Lyon, l’axe TGV le plus rentable de la France ferroviaire, amène l’entreprise historique à revoir sa gamme de services.

    À l’ouverture en septembre 1981 du tronçon sud de la première ligne à grande vitesse française entre Saint-Florentin et Sathonay, la relation Paris – Lyon dispose de 13 AR en 2 heures 40 dont deux prolongés sur Saint- Étienne sur les 18 AR proposés au global. En 1983, à l’ouverture complète de la ligne, il y a 18 AR en 2 heures. Puis 22 dès 1993 comparable aux 24 d’aujourd’hui en semaine (16 le week-end).

    Dès le départ, cette relation est ciblée par l’entreprise comme celle des hommes d’affaires. Elle commande d’ailleurs six rames TGV SE 33 à 38 entièrement aménagées en 1re classe (287 places contre 375 pour les rames mixtes dont 135 en 1re). Reçues en 1981, elles seront même complétées par trois rames TGV 100 à 102 d’une commande complémentaire réceptionnées en 1984. Leur roulement prévoit d’entrer dans la composition de 14 trains de l’axe en UM avec une rame mixte. Lors de la rénovation 1 de 1996, elles deviendront mixtes. Dès leur livraison, les premières rames Duplex, plus modernes, plus capacitaires, seront déployées sur cette relation qu’elles couvriront en totalité en septembre 1997. Ligne emblématique, l’axe Paris – Lyon a toujours été au cœur de la stratégie du développement de la part du ferroviaire en France. La SNCF a toujours cherché à être à la pointe de l’innovation sur cette ligne et veut plus que jamais être la référence de la grande vitesse. La relation Paris – Lyon a souvent été comme un laboratoire permettant de tester de nouveaux services avant de les déployer ailleurs. En décembre 2016, elle devient la première ligne couverte en WiFi à bord avec accès à Internet et création d’un portail permettant de télécharger des contenus à l’avance. Il permet aussi de réserver un taxi ou du covoiturage à la gare d’arrivée. C’est ainsi que la démarche TGV inOui est lancée en 2018 sur cette ligne avant d’être généralisée : confort, connectivité et accueil client.

  • Tour d’horizon des chantiers Eole côté ouest

    Tour d’horizon des chantiers Eole côté ouest

    Tandis que les tunneliers continuent de grignoter le sous-sol parisien depuis le secteur Saint- Lazare vers la Seine, les autres travaux en ligne de Nanterre à Mantes se poursuivent activement jusqu’en 2025, selon un calendrier détendu.

    À la future gare de Nanterre- La Folie on voit dès lors émerger les voies du tunnel issu de la Défense, les six voies à quai sont en place mais la caténaire reste à poser. Un hiatus de quelques centaines de mètres reste à combler jusqu’au saut-de-mouton de Bezons de type bow-string sur les voies du groupe V. Le double via- duc sur les deux bras de la Seine (Marly et Rivière-Neuve) accolé à l’aval des ouvrages historiques pour la nouvelle voie 2 est maintenant achevé, y compris la passerelle mobilité douce pour piétons. Dans les gares intermédiaires du parcours jusqu’à Épône-Mézières, les adaptations et finitions sont en cours. Reste le gros morceau du projet à savoir le triplement du parcours sur 3 km du Km 53 à Mantes-Station justifiant l’élargissement de la plateforme sur la rive gauche de la Seine où, succédant aux terrassements, la pose de la voie, des appareils de liaison et de la caténaire est en cours avec des opérations « coup-de-poing » successives les week-ends justifiant des détournements du trafic via le groupe VI par Conflans et un allègement du trafic. Reste à construire à l’extrémité de ce trajet un pont- rail sur la rocade de Limay.

    La tranchée séparant Mantes- Station de Mantes-la-Jolie va connaître une succession de coupures pour des remplacements de plusieurs appareils de voie des bifurcations groupes V, VI.

    La gare même de Mantes-la- Jolie est en plein bouleversement.

    Son BV initial est en cours de réaménagement, tandis que les terrains occupés antérieurement par les installations à la sortie Le Havre ont été débarrassés des bâtiments et des voies pour y édifier le technicentre chargé de l’entretien du matériel Eole. En contrebas des voies de Cherbourg, le faisceau de remisage des rames Transilien a été entièrement reconstruit début 2021. Depuis le printemps dernier, la construction du viaduc de 820 m avec ses 10 travées métalliques devant supporter la voie 2 Cherbourg pour éviter son cisaillement avec la voie 1 Le Havre à l’entrée Paris des quais est lancée sur la moitié de sa longueur dans le sens ouest – est.

     

    Cet article est tiré du n°292 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • Viaducs ferroviaires en France

    Viaducs ferroviaires en France

    Le développement des voies ferrées s’est accompagné d’une multiplication des viaducs en France. Nombre d’entre eux ont connu des dommages ou la destruction, d’autres sont tombés dans l’oubli suite aux fermetures de lignes. La progression des trafics et le développement des lignes nouvelles ont été assortis d’adaptations ou de constructions. Nous répertorions ici les viaducs de plus de 150 m émaillant le réseau ferré.

    Dans la terminologie technique des grands réseaux l’appellation viaduc s’applique aux ouvrages d’art d’une longueur de 50 m minimum comportant soit une succession d’arches pour ceux construits en maçonnerie de pierres ou de plusieurs travées de styles variables pour ceux faisant appel aux constructions métalliques quelquefois très hardies, en faisant de véritables monuments. Dans les deux cas ils franchissent à des hauteurs variables des cours d’eau en plaine et dans les vallées, ainsi que des dépressions en zone montagneuse, voire des quartiers au cœur des villes. Toutefois la désignation « ponts » a été aussi parallèlement appliquée à ceux d’amplitudes diverses franchissant à faible hauteur des rivières ou des routes (la liste des principaux ouvrages de ce type figure en pages 58-59). Le premier viaduc majeur mis en service en France a été le viaduc de Meudon-Val-Fleury le 3 septembre 1840 sur la ligne de Paris-Montparnasse à Versailles-Chantiers, long de 145 m, haut de 32 m avec deux étages d’arcades. Si l’apparition des viaducs au milieu du XIXe siècle a suivi la rapide progression des voies ferrées dans l’Hexagone, leur nombre a prodigieusement augmenté tandis que les méthodes évolutives de construction profitaient de l’emploi du béton armé. Avec la progression des trafics certains ont été élargis avec voies supplémentaires. Dans leur ensemble nombre d’entre eux ont été victimes des conflits engageant la France, d’abord en 1870 de façon modérée, puis pendant la Grande Guerre notamment dans l’Est et le Nord, et enfin très sévèrement pendant la période 1939-1945 où ils ont été la cible des multiples bombardements et des destructions de l’ennemi en retraite. Leur reconstruction, abandonnée pour certains, jugée sans intérêt pour l’exploitation, n’a pas toujours été réalisée à l’identique.

  • Les principales nouveautés du service annuel 2022 en Europe

    Les principales nouveautés du service annuel 2022 en Europe

    En Allemagne, au service annuel 2022, DB Fernverkehr augmente encore son offre dans la perspective de la réalisation du projet Deutschland-Takt 2030. Dans d’autres pays d’Europe l’offre ferroviaire est aussi en hausse. De nouvelles relations internationales sont également créées.

    Le service annuel 2022 en Allemagne

    Le service annuel 2022 « grandes lignes » en Allemagne, courant du 12 décembre 2021 au 10 décembre 2022, avec un mini-changement de service le 12 juin 2022, présente encore de nombreuses nouveautés, dont entre autres la création de deux nouvelles relations de nuit Nightjet, la desserte de Bremerhaven par des trains InterCity, la création deux nouvelles relations Sprinter et d’une nouvelle relation InterCity, et le déploiement des ICE 4-XXL. De nombreux travaux de modernisation du réseau impacteront encore cette année le plan de transport sur certaines relations.

    Voici quelques points forts du service annuel « grandes lignes » pour 2022 en Allemagne.

    Relations internationales de nuit

    En raison de la situation politique en Biélorussie et de la crise sanitaire aucun train ne devrait circuler entre la Russie et l’Allemagne. Les relations Berlin – Moscou, Nice – Moscou et Paris – Moscou sont suspendues.

    Les chemins de fer autrichiens (ÖBB), qui exploitent en Europe au SA 2022, parfois en coopération avec d’autres opérateurs, 30 relations de nuit, dont 21 Nightjet (NJ) et neuf EuroNight (EN), ont lancé au changement de service deux nouvelles relations transitant par l’Allemagne :

    • un AR trihebdomadaire Paris- Est – Vienne Hbf (Wien), partant de Paris-Est les mardis, vendredis et dimanches, et de Vienne Hbf les lundis, jeudis et samedis. Le trajet Paris-Est – Vienne Hbf est effectué

  • Le Puy du Fou veut créer une croisière ferroviaire de luxe

    Le Puy du Fou veut créer une croisière ferroviaire de luxe

    On connaissait le Puy du Fou comme parc d’attractions, il faudra bientôt lui ajouter une nouvelle fonction, celle d’exploitant ferroviaire. L’ouverture à la concurrence du marché des trains de voyageurs permet en effet la mise en ligne d’une offre touristique en parallèle aux compagnies privées de transport, à l’image de Railcoop et autres Le Train. Alors que le succès des croisières ne se dément pas, le Puy du Fou choisit de se lancer dans un secteur pour l’heure sans concurrence, celui de la « croisière » ferroviaire de luxe. Quelques vues d’artistes (voir ci- dessus) laissent entendre qu’il s’agit de renouer avec les grandes heures des sleepings, ceux qui ont fait le bonheur de la clientèle fortunée qui passait l’été sur la Riviera et l’automne à Venise. Depuis la disparition de ces palaces sur rails, à l’heure de la démocratisation du voyage aérien, la nostalgie est restée intacte.

    Plusieurs versions dépoussiérées des sleepings chers à Agatha Christie (à l’image du Venice-Simplon- Orient-Express) sont aujourd’hui disponibles sur le marché. Mais le projet du Grand Tour entend bien s’en démarquer, à commencer par le très petit nombre de voyageurs, seulement 30 par semaine. Dès le printemps 2023, ils pourront embarquer à bord d’une rame de grand luxe pour un circuit de 4 000 km à travers l’Hexagone. Et puisqu’il s’agit bien d’une « croisière », le train marquera (à l’image des paquebots), des « escales » durant les six jours (et cinq nuits) du périple. Épernay, Reims, Beaune, Annecy, Avignon, Aix-en-Provence, Arcachon, Pauillac et Chenonceau, chaque étape sera l’occasion de rencontrer des grandes figures et des personnages historiques, toujours dans l’esprit du Puy du Fou. L’itinéraire de ce train a été élaboré en partenariat avec SNCF Réseau qui a mis les sillons à disposition de la compagnie. 12 voitures d’occasion ont été récemment acquises pour l’exploitation du train. Elles sont entrées en rénovation en pro- fondeur, mécanique et technique, chez Arlington Fleet à Somain. Cette opération s’étalera sur une bonne partie de l’année 2022 avant le début des tests dynamiques en ligne, pour une certification espérée au printemps 2023. Outre les voitures, le Grand Tour entend également louer ses propres machines de traction, par le biais d’une entreprise ferroviaire codétenue par le Puy du Fou et Rail Participations, une société créée il y a tout juste un an.

    Côté voyageurs, confort et luxe seront bien sûr de rigueur. Chacune des cabines sera spacieuse, de 10 à 30 m2, véritable chambre d’hôtel comprenant une salle de bains avec douche et toilettes. Deux voitures-restaurants gastronomiques et une voiture-bar seront à la disposition des voyageurs qui disposeront d’une quinzaine de membres d’équipage à leur service.

    Évidemment, tout cela a un coût, à partir de 4 900 euros par personne, les pré-réservations étant déjà ouvertes. Le Grand Tour espère faire le plein dès 2023 avec 600 voyageurs à l’exercice de cette première année.

    Cet article est tiré du n°292 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • Trenitalia débarque à grande vitesse en France

    Trenitalia débarque à grande vitesse en France

    Depuis le 18 décembre 2021, la concurrence est une réalité en France. L’opérateur italien Trenitalia opère depuis cette date deux allers-retours quotidiens à grande vitesse entre Paris et Milan en desservant Lyon. Avant d’investir au printemps 2022 la relation Paris – Lyon avec trois allers-retours supplémentaires. Ce premier coup de canif dans le monopole de SNCF va être scruté avec attention.

    Quel suspense ! Voilà plusieurs mois qu’on attendait l’arrivée de Trenitalia. Et depuis cet été, la circulation régulière des rames rouges attisait notre curiosité. C’est finalement samedi 11 décembre que l’annonce a été faite : la concurrence commencera le 18.

    Il y a quotidiennement deux AR entre Paris­-Lyon et Milan qui viendront compléter l’offre de trois AR en TGV par la SNCF. Les horaires et gares figurent dans le tableau de la page 29. À noter que le trajet Lyon ­ Modane, trop régional, ne peut pas être réservé. Trenitalia offre un temps de par­ cours réduit par rapport au TGV. En Italie, le train italien circule sur la ligne à grande vitesse Turin ­ Milan (143 km) ouverte fin 2009 à 300 km/h permettant de réduire le trajet entre ces deux villes d’une quarantaine de minutes. Le TGV non équipé d’ERTMS ne peut l’emprunter. Ensuite le TGV des­ sert plusieurs gares en Italie ce que ne fait pas le train italien. Le trajet est identique jusqu’à la région lyonnaise via le tunnel de Fréjus, Modane et Chambéry. Puis le TGV prend la LGV française à Saint-­Quentin-­Fallavier jusqu’à l’arrivée sur Paris (Créteil). Le train italien fait un autre choix puisque son objectif est de desservir Lyon par la gare centrale de Part­-Dieu. Ce qui occasionne un parcours à vitesse réduite jusqu’à Sathonay où il prend enfin la LGV jusqu’à Paris. Notons aussi que Milan est atteint à la gare centrale pour Trenitalia et à Garibaldi pour le TGV. Ces éléments expliquent des temps de parcours différents mais somme toute très comparables. Pour arriver en France, Trenitalia choisit d’utiliser son matériel le plus récent,