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L’atelier de Bischheim au niveau pour l’avenir
Après cinq années de travaux et un investissement de 50 millions d’euros, le technicentre industriel de Bischheim en Alsace est désormais prêt à affronter l’avenir dans le domaine de la maintenance du matériel roulant ferroviaire. L’inauguration a eu lieu le 13 juin dernier.
Dès son ouverture en juin 1879, l’atelier de Bischheim assure l’entretien des locomotives à vapeur, des voitures de voyageurs et des wagons de marchandises. En 1972, il devient atelier direc- teur des rames à turbine à gaz RTG puis il participe à la mise au point du TGV expérimental 001. Tout naturellement, au début des années 80, il se spécialise dans les rames TGV dont toutes les géné- rations vont défiler dans ses ate- liers. Il va notamment assurer les premières opérations mi-vie avec rénovations lourdes du TGV Sud- Est ou plus récemment des TGV Duplex. Il a participé pleinement à la création des rames TGV desti- nées à la LGV Est-européenne mais aussi de la rame du record de 2007. Les rames TGV Ouigo y prendront naissance également. Depuis 2022, pour le compte de la région Grand Est, Bischheim réa- lise l’opération mi-vie du pro- gramme OpTER des rames régio- nales AGC et TER 2N NG.
Pour répondre à tous ces défis, le technicentre devait moderniser ses installations réparties sur 24 ha dont 80 000 m de bâtiments.
Le projet date de 2018. Une méta- morphose est en marche depuis 2021 grâce à une transformation industrielle et technologique. Les objectifs sont les suivants : être plus performant, diminuer le temps de présence du matériel, diminuer les coûts de production et s’adapter aux nouveaux maté- riels roulants. C’est donc une

États-Unis : MTA commande 13 Charger hybrides à Siemens
L’entreprise publique chargée de la gestion des transports publics de la ville de New York et son agglomération Metropolitan Transit Authority (MTA), a commandé le 27 juin 2025 au constructeur allemand Siemens Mobility 13 locomotives hybrides électriques tricourant-batteries destinées à l’opérateur Metro- North Railroad qui exploite des trains de banlieue utilisant entre autres actuellement des locomotives bimodes électriques 750 V par troisième rail-diesel de type P32AC-DM et des Charger SC42-DM.
Dénommées Charger B+AC par Siemens, ces locomotives hybrides de type Bo’Bo’ ont une puissance en mode électrique de 4 000 kW sous 12 kV 25 Hz, 12,5 kV 60 Hz et 25 kV 60 Hz et de 3 100 kW en mode batterie avec une autonomie de 160 km. Les batteries peuvent être rechargées à partir de la caténaire, de bornes de recharge, et lors des freinages par récupération. Utilisées exclusivement avec des rames réversibles, elles ne disposent que d’une cabine de conduite.
La date de livraison n’a pas été dévoilée. Plus de 460 locomotives de type Charger, principalement diesels, ont été commandées par différentes entreprises ferroviaires aux États-Unis, dont certaines circulent déjà en particulier les SC-44 et les ALC 42 de l’Amtrak.

Suisse : fermeture estivale de Berne – Fribourg
Les CFF ont procédé, du 28 juin au 24 août 2025, à une importante opération de remise à niveau de la ligne reliant Berne à Fribourg. Une interruption totale du trafic a été instaurée, pour mener de front un grand nombre de tâches, ce qui a nécessité la mise en place de services de substitution par bus et l’adaptation des dessertes.
Cette section de 31,2 km (voir encadré) comporte des bifurcations au sortir de Berne (vers Neuchâtel ainsi que vers Thoune via Belp et vers Schwarzenburg – BLS), à Flamatt (vers Laupen) (1) et à l’entrée de Fribourg (en provenance de Givisiez – CFF/TPF). Sise dans les cantons de Berne et de Fribourg, elle relève des régions Centre et Ouest des CFF. Surtout, elle joue un rôle essentiel pour les relations voyageurs. Cela vaut à l’échelle locale (liaisons S 1 Thoune – Fribourg et S 2 Langnau – Laupen du RER bernois par le BLS, R 2 Berne/R 3 Düdingen – Broc Chocolaterie par les TPF) ainsi qu’à l’échelle nationale (IC 1 Saint-Gall – Genève-Aéroport et IR 15 Lucerne – Genève-Aéroport par les CFF). L’ensemble représente 200 circulations et 30 000 voyageurs quotidiens. Au niveau du fret, la ligne du pied du Jura est préférée, pour les échanges longues distances, en raison d’un profil plus favorable (12 ‰) que celui de Berne – Fribourg – Lausanne (18 ‰). Pour autant, l’itinéraire Berne – Fribourg écoule en temps normal jusqu’à 10 convois de marchandises par jour.
Très sollicitée, la ligne requiert d’être renouvelée mais doit aussi être adaptée aux normes actuelles. À cet effet, les CFF ont opté d’intervenir dans le cadre d’une fermeture totale. Cette approche nécessite un parfait travail de coordination entre les différentes phases de l’opération (coût : 90 millions de francs suisses [environ 96,60 millions d’euros] (2) – 200 personnes mobilisées). Mais elle leur permet de réaliser de manière efficace, en deux mois, des chantiers qui se seraient autrement étalés sur trois ans.
Les CFF ont ainsi fait procéder à la

Allemagne : Nordwestbahn reconduit pour neuf ans sur le réseau Weser-Ems
L’autorité organisatrice de transport de l’État de Basse-Saxe LNVG (Landesnahverkehrsgesellschaft Niedersachsen) a reconduit après appel d’offres l’opérateur Nordwestbahn (NWB), filiale de Transdev Deutschland, pour l’exploitation à partir de décembre 2026 pour une durée de neuf ans des lignes du réseau Weser-Ems RE 18 Osnabrück – Oldenburg – Wilhelmshaven, RB 58 Osnabrück – Brême et RB 59 Wilhelmshaven – Esens. Le nouveau contrat, représentant un volume annuel 4,33 millions de trains-kilomètres, prévoit la possibilité de sa prolongation pour deux années supplémentaires. NWB exploite depuis le 5 novembre 2000 ces relations avec des automotrices diesels Lint 41 louées au LNVG. Lorsque la ligne Osnabrück – Oldenburg sera électrifiée, des automotrices électriques seront alors utilisées par NWB sur cette relation

Fin annoncée d’un PN dangereux
Avec la pose fin mai de l’ouvrage qui va permettre de remplacer un passage à niveau proche de la gare de Deuil-Montmagny, le processus de fermeture de l’un des PN les plus dangereux de France est bien enclenché. Pour le bénéfice de la sécurité de tous.
Situé à proximité de la gare de Deuil-Montmagny (Val-d’Oise) sur la ligne reliant Épinay-Villetaneuse à Luzarches et Persan- Beaumont, le passage à niveau n° 4 a triste réputation. C’est l’un des plus dangereux de France et sans aucun doute le plus dangereux d’Île-de-France. Chaque jour, les 200 trains de la ligne H et du TER Paris – Beauvais croisent à cet endroit environ 7 000 véhicules et 4 000 piétons et cyclistes sur la route départementale RD 311. En 15 années, on y recense environ 70 événements allant du bris de barrière à la collision provoquant la mort de quatre personnes sur cette période. Les derniers en date sont la mort d’un piéton en janvier et deux blessés dans une voiture heurtée par un train également en janvier.
La dangerosité de ce PN est donc bien connue. Rappelons que 98 % des incidents recensés sur le plan national sont le fait du comportement non approprié des usagers avec une infraction au Code de la route. Les autorités compétentes dont SNCF Réseau ne restent pas inactives. Tout en sachant que sur le plan sécuritaire le meilleur passage à niveau est celui qui n’existe plus. En 2014-2015, plusieurs actions sont donc menées sur ce PN 4. Il s’agit d’un passage à niveau automatique équipé de quatre demi-barrières (SAL 4) barrant donc la totalité de la chaussée. Au programme : repositionnement des barrières pour éviter les intrusions notamment des piétons, indication plus lisible que les demi-barrières sont cassables pour permettre à un véhicule de ne pas rester prisonnier sur les voies, renforcement du nombre de signaux sonores et lumineux (ces derniers sont au

TER. Opération mi-vie lancée dans les Pays de la Loire
En présentant ce 3 juin en gare de Nantes sa première rame TER 2N NG rénovée (Z 24675/76), la région des Pays de La Loire vient d’entrer dans une longue phase de rénovation de son matériel roulant TER qui va l’amener jusqu’en 2031.
C’est en mars 2022 que le conseil régional délibère favorablement pour cette opération sur proposition de SNCF Voyageurs. Rappelons que le programme OpTER concerne plus de 900 engins : 211 TER 2N NG (hors parc série 2200 des CFL qui participe à l’opération) et 699 AGC.
La région finance la totalité des 55 millions d’euros pour cette rénovation mi-vie d’un parc de 13 rames Z 24500 reçues au premier trimestre 2008 pour 10 rames (24675/76 à 24693/94) et fin 2009 début 2010 pour trois rames (24783/84 à 24787/88). Il s’agit de rames tricaisses de 81 m de long. Elles circulent essentiellement sur les axes de Nantes vers Le Croisic, Angers, Saumur, Le Mans, Ancenis et Les Sables-d’Olonne.
On découvre d’abord une nouvelle livrée extérieure à base de gris et bleu, des portes d’accès en bleu et la mention du service Aléop, nom du réseau régional de transport. Elle est différente de la livrée des Z TER rénovées mi-vie. Les régions profitent souvent de ce type d’opération pour apposer une nouvelle livrée le plus souvent par pelliculage. Il y a en effet une mise à nu de la caisse pour reprendre si besoin les points de corrosion et les chocs.
L’opération se déroule au technicentre industriel de Saint-Pierredes- Corps. La première rame y est entrée en novembre 2024 et elle a repris son service commercial en mai 2025. Il faut environ quatre mois pour traiter une rame dans son intégralité. Compte tenu du petit parc régional, une seule rame est immobilisée à la fois.

Royaume-Uni : le Train Royal, c’est bientôt fini
L’opérateur fret DB Cargo UK avait remporté en mars 2025 un nouveau contrat de deux ans auprès de Sa Majesté le Roi Charles III pour l’exploitation et la maintenance du Train Royal. DB Cargo UK détient la charte royale pour la maintenance et l’exploitation du Train Royal depuis plus de 30 ans.
Ce train, composé de deux locomotives diesels Class 67 (les 67005 King’s Messenger et 67006 Royal Sovereign) et de neuf voitures voyageurs spécialisées, est destiné au transport exclusif du monarque britannique, de sa famille et de la Cour, voire d’autres chefs d’État. À la suite d’un examen approfondi de son utilisation et de son rapport qualité- prix, le palais de Buckingham a annoncé le 30 juin 2025 que le Train Royal sera mis hors service avant l’expiration du contrat actuel ou au plus tard le 31 mars 2027.
Cette décision a été prise en raison des coûts trop importants de son entretien et de son stationnement par rapport à son niveau d’utilisation, du niveau important d’investissements qui seraient nécessaires pour le maintenir en service au-delà de 2027, et de l’acquisition de deux nouveaux hélicoptères offrant une alternative fiable

Dans la vallée de la Dordogne sur la ligne de Libourne à Saint-Denis-Près-Martel
Établie dans la vallée de la Dordogne, la ligne de Libourne à Saint-Denis-près-Martel dessert les gares de Saint-Émilion, de Bergerac, du Buisson, de Sarlat et de Souillac. Elle bénéficie d’un tracé favorable et totalise sur ses 176 km un grand nombre d’ouvrages d’art et de traversées de la Dordogne.
L’hydrographie française cumule 428 906 km dans le territoire métropolitain, dominée par ses quatre grands fleuves : la Loire (1 006 km), la Seine (775 km), le Rhône (545 km), la Garonne (523 km). Viennent ensuite la Marne (514 km), le Lot (486 km) et la Dordogne (483 km). Cette dernière, née sur les pentes du puy de Sancy à l’altitude 1694, traverse six départements : le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Corrèze, le Lot, la Dordogne et la Gironde arrose Le Mont- Dore, La Bourboule, Bort-les-Orgues, Argentat, Beaulieu, Souillac, Bergerac puis Libourne, d’abord selon un tracé encaissé puis éminemment tortueux et touristique avec de profondes gorges avant de se jeter dans la Garonne au bec d’Ambès où elle subit le phénomène du mascaret lors des marées sensible jusqu’à Castillon-la-Bataille. Elle est grossie notamment par la Maronne, la Cère, la Vézère et l’Isle. L’aménagement de son cours supérieur permet l’établissement au fil des ans des barrages hydroélectriques EDF de Bort-les- Orgues, Marèges, L’Aigle, Chastang, Argentat.
Des voies ferrées pittoresques le long de la Dordogne
La compagnie ferroviaire du Paris-Orléans chargée de construire les voies ferrées dans ce territoire du sud-ouest de la France profite de la plaine alluviale de la rivière Dordogne dans la contrée du Bergeracois, aujourd’hui labellisée Périgord pourpre qui rappelle les teintes dominantes et changeantes de la vigne. Embranchée à Libourne sur la grande artère Paris – Bordeaux, la section de ligne à voie unique en direction de Souillac dans le Quercy numérotée 629 au catalogue RFN se dirige vers l’est à travers le vignoble au cru célèbre de Saint-Émilion, dont le village médiéval perché sur un promontoire truffé de galeries souterraines, chargé d’histoire, est inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Restant sur la rive droite de la rivière au milieu des vignobles et des bastides elle passe au large du village de Saint-Michelde- Montaigne avec la tour du philosophe éponyme, non loin

ETF de retour sur un trafic fret en Normandie
Depuis début 2025 et après près de 10 ans d’absence sur l’ITE de la carrière de Chailloué (Orne), ETF est de retour pour assurer un trafic fret régulier de produits de carrières à destination de l’ITE Stref de Tourville-la-Rivière (Seine-Maritime).
La desserte a lieu plusieurs fois par semaine, avec des rames tractées par des G 1206 pelliculées aux couleurs de l’entreprise très dynamique sur les chantiers ferroviaires. À noter que des Euro 4000 louées à Europorte ont un temps été utilisées sur ce trafic.

Des trams Urbos de CAF pour Grenoble
L’autorité organisatrice de la mobilité de l’aire urbaine grenobloise SMMAG (Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise) a annoncé le 3 juillet 2025 que 38 tramways de type Urbos allaient être commandés au constructeur CAF pour l’exploitant du réseau de tram de Grenoble, M réso. La commande, d’un montant hors taxes de 218 millions d’euros, comporte une option pour la fourniture de neuf trams supplémentaires.
Ces nouveaux trams sont destinés à remplacer les 53 trams TFS (Tramway français standard) livrés de 1986 à 1997 par le constructeur Alsthom. Construits sur le site CAF de Bagnères-de-Bigorre, ces trams Urbos devraient être livrés à partir de 2028. Entre-temps, les ateliers d’entretien des trams ainsi que certaines voies de garage vont être modifiés pour accueillir les Urbos d’une longueur de 43 m contre 29 m pour les TFS. M TAG dispose également de 50 trams Citadis 402 livrés par Alstom de 2005 à 2009, qui comme les trams TFS sont à plancher bas intégral. L. Levert