Étiquette : Alstom

  • Railpool arrive en France

    Railpool arrive en France

    La société allemande basée à Munich, deuxième loueur de locomotives électriques en Europe, vient d’ouvrir un bureau à Paris et de commander des locomotives à Alstom pour rentrer sur le marché français.

     

    Fondée en 2008, Railpool est présente dans 19 pays européens où elle se consacre pour l’essentiel au transport des marchandises.

    L’arrivée en France repose sur plusieurs constats. La part modale de ce transport côté fer représente en 2021 17 % en Europe, 11 % en France et 19 % en Allemagne avec une forte croissance du transport combiné qui représente 39 % du marché français. Par ailleurs, l’Union européenne vise une part modale du rail entre 25 et 30 % en 2030 en Europe dont 18 % en France.

    Les 2 800 locomotives françaises dont la moitié a plus de 30 ans sont utilisées à 18 % pour les voyageurs, 48 % pour les dessertes et 34 % pour le fret. Les locomotives louées sont utilisées à 50/50 entre dessertes et fret. Pour le fret, le mode de traction est à 61 % en électrique, 38 % en diesel et 1 % en bimode.

  • Allemagne : des iLint dans le Taunus

    Allemagne : des iLint dans le Taunus

    Depuis juin 2023, 27 automotrices à hydrogène iLint d’Alstom sont engagées sur quatre relations régionales dans la région de Francfort-sur-le-Main exploitées par Regionalverkehre Start Deutchland. La Basse-Saxe, pionnière dans ce mode vert, a annoncé en août 2023 qu’elle abandonnerait d’ici 2029 l’hydrogène pour des automotrices à batteries.

     

    Start Deutschland

    DB Regio crée le 17 août 2016 une filiale gérée comme une start-up, Regionalverkehre Start Deutschland GmbH (Start), pour répondre à des appels d’offres en Allemagne avec des coûts au km-trains plus faibles. Start, basée à Francfortsur- le-Main, obtient le 15 mai 2017 sa licence d’exploitation, et le 5 décembre 2017 son certificat de sécurité. Start exploite depuis décembre 2018 et ce jusqu’en décembre 2027 la relation Unterelbe RE 5 Hambourg Hbf – Cuxhaven, et depuis décembre 2021, et ce jusqu’en décembre 2029, les relations Dieselnetz Niedersachsen- Mitte RB 37 Brême Hbf – Uelzen, RB 38 Hambourg-Harburg – Buchholz – Hanovre Hbf, RB 77 Hildesheim Hbf – Bünde/ Herford et RB 79 Hildesheim Hbf – Bodenburg.

     

    Start remporte le contrat Taunus

    L’autorité organisatrice de transport de la région Rhin-Main, Rhein-Main Verkehrsverbund (RMV), en collaboration avec sa filiale Fahrzeugmanagement Region Frankfurt RheinMain GmbH (Fahma) pour le matériel roulant, lance le 10 septembre 2021 un appel d’offres international pour l’exploitation, à partir du 11 décembre 2022 pour une durée de 12 ans, avec des trains à hydrogène des relations Taunus RB 11 Bad Soden – Sulzbach – Francfort- Höchst (- Kelkheim), RB 12 Königstein – Kelkheim – Francfort- Höchst – Francfort-sur-le-Main Hbf, RB 15 Brandoberndorf – Usingen (- Friedrichsdorf – Bad Homburg – Francfort-sur-le-Main Hbf ) et RB 16 Friedberg – Friedrichsdorf – Bad Hombourg. Les relations RB 11, RB 12 et RB 15 sont assurées depuis le 1er janvier 2023 par l’opérateur Hessische Landesbahn (HLB), et la RB 16 depuis le 24 mai 1998. HLB utilisait des automotrices diesels VT 2 E et des Coradia Lint 41/H.

  • Une locomotive de manoeuvre totalement automatique

    Une locomotive de manoeuvre totalement automatique

    Durant l’année 2022, Alstom a réalisé des essais de conduite automatique d’une locomotive de manoeuvre au triage de Breda. Les résultats sont probants et conduisent le groupe à envisager la prochaine étape.

     

    La course au train automatique et autonome est lancée et tous les acteurs effectuent leurs expérimentations. Si la réalisation d’opérations de niveau GOA 2 et GOA 4 est entièrement maîtrisée dans le ferroviaire urbain, en particulier le métro, il n’en est pas de même pour le ferroviaire lourd, notamment pour la maîtrise d’opérations de niveau GOA 3 et GOA 4.

    Au cours de l’année 2022, Alstom a mené plusieurs campagnes d’essais sur le triage de Breda aux Pays-Bas en partenariat avec l’opérateur fret Lineas et le gestionnaire d’infrastructure néerlandais Prorail. Lineas a mis à disposition d’Alstom une locomotive diesel de la série 77, en l’occurrence, la 7776, d’ailleurs construite par Alstom dans l’usine de Valence (aujourd’hui détenue par Stadler). Cette machine a été équipée d’un système intelligent de détection et de reconnaissance des obstacles développé par la société Niart, filiale d’Elta (une société israélienne spécialisée dans l’informatique). Ce système comprend essentiellement des caméras vidéo de stéréovision, des radars et des algorithmes informatiques afin de pouvoir se localiser en permanence et adapter la conduite. Le système est en capacité de fonctionner par tous les temps, y compris les plus dégradés.

    *Lors des essais, la traction et le freinage étaient asservis aux commandes en GOA 4. Le manipulateur de traction a été inhibé durant les circulations en GOA 4.

     

     

  • La région Centre teste l’hydrogène

    La région Centre teste l’hydrogène

    La rame expérimentale à hydrogène iLint d’Alstom a commencé ses essais en France en février. Dans un contexte de décarbonation du parc et de sobriété énergétique, le débat autour de la délicate question du choix de l’énergie pour le ferroviaire se poursuit.

    Du 1er au 3 février, la rame expérimentale iLint d’Alstom a circulé pour la première fois en France. N’étant pas encore homologuée, elle n’a pas pu transporter de voyageurs et des mesures particulières de sécurité ont été prises pour sa circulation. En particulier, la suspension des circulations commerciales en journée sur une ligne Tours – Loches rouverte en août 2022 après 10 mois de travaux de rénovation. Les essais se sont déroulés entre Reignac et Loches. C’est dans cette gare que la rame bleue a été accueillie par près de 250 personnes, un record sur ce quai d’habitude bien désert ! Pour des raisons techniques de l’engin, l’expérimentation a été écourtée au seul 1er février.

    L’utilisation de l’hydrogène comme l’une des solutions pour remplacer les moteurs diesels a le vent en poupe. C’est en avril 2021 que la SNCF a commandé à Alstom 14 trains à hydrogène, dont deux en option pour le compte de quatre régions expérimentales : Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et Occitanie. La région Centre-Val de Loire n’en fait pas partie. Et pourtant, le iLint fait sa première apparition sur le réseau ferré national dans cette région.

    En 2020, la région Centre-Val de Loire a été la première à signer avec l’État un protocole d’accord pour la sauvegarde des lignes de desserte fine du territoire. Six lignes dont Tours – Loches ont ainsi été sauvées d’une fermeture annoncée avec un investissement de 260 millions d’euros.

    Face aux enjeux de la crise climatique, la région a décidé d’expérimenter cette circulation d’un train léger à hydrogène. C’est l’une des briques de la politique régionale de développement de la filière à hydrogène. Alstom a fourni gratuitement la rame et la région a financé à hauteur de 300 000 euros des dossiers de demande d’autorisation et la réalisation des essais. Ce sont les premières étapes d’une homologation afin d’être prêt à circuler rapidement dès lors qu’une commande sera confirmée.

  • L’arrivée du RER NG se précise

    L’arrivée du RER NG se précise

    En 2017 Alstom, associé à Bombardier, se voit attribuer la commande des 255 rames RER Nouvelle Génération. C’est avec près de deux ans de retard que les Z 58000 (version courte pour le RER E) et Z 58500 (version longue pour le RER D) entament leurs essais pour une homologation attendue au printemps. L’entrée en service commercial devrait commencer cet automne.

     

    Le démarrage de ce projet est bien mouvementé. Depuis juin 2012, il a fallu trois appels d’offres avant d’aboutir au marché de janvier 2017. Alstom et Bombardier reçoivent alors une commande de 255 rames dites RER Nouvelle Génération issues de la gamme X’Trapolis Cityduplex. Alstom construit les voitures d’extrémité à un niveau tandis que Bombardier élabore les véhicules intermédiaires à deux niveaux. Depuis, Alstom a repris Bombardier.

    En juin 2018, le design des rames est dévoilé. En septembre 2020, Île-de-France Mobilités donne les premières photos des aménagements intérieurs. Ce nouveau train doit alors circuler sur le RER D fin 2021 puis sur le RER E fin 2022.

    Le RER NG se décline en deux versions. Une version courte de 112 m pour le RER E avec deux motrices à un niveau encadrant quatre voitures à deux niveaux dénommée Z 58000 et une version longue de 130 m pour le RER D avec cinq véhicules intermédiaires dénommée Z 58500. La commande initiale porte sur 71 rames fermes : 15 pour le RER D et 56 pour le RER E. À la date de signature du marché, les besoins globaux sont de 125 rames pour le RER D et 130 pour le RER E.

  • Première présentation du TGV M

    Première présentation du TGV M

    Ce vendredi 9 septembre 2022, l’usine Alstom de La Rochelle connaissait une animation particulière pour un événement très attendu : la présentation officielle de la première rame du tout nouveau TGV M de la SNCF.

     

    Après le lancement d’un appel d’offres en juillet 2015, la SNCF attribue à Alstom en septembre 2016 un contrat au titre d’un partenariat d’innovation du TGV du futur. Le 25 juillet 2018, la commande est officialisée pour 100 rames à livrer dès 2022. Ce TGV de cinquième génération est issu de la gamme Avelia Liberty du constructeur en modèle Horizon. Une phase de quatre ans démarre alors pour la conception détaillée, l’industrialisation et l’homologation. La première motrice est mise en production fin 2019. Le premier chaudron de voiture est visible à Aytré en juillet 2020. La première motrice est dévoilée à Belfort le 26 mai 2021. Le premier tronçon de sept voitures reçoit ses motrices à Belfort en juin 2022 et la rame complète est donc présentée ce 9 septembre. La livrée blanche est provisoire.

    La première impression concerne l’aspect extérieur : nouveau nez avec un profil accentué, carénage de bogies, intercirculation et toiture. La rame garde sa conception de deux motrices encadrant un tronçon articulé. Les motrices sont plus courtes de 4 m que celles des générations précédentes. Et pourtant elles contiennent l’ensemble des composants techniques. La motorisation basée sur l’asynchrone triphasée n’est pas répartie mais reste concentrée sur les quatre bogies des motrices. La puissance est de 8 000 kW. La vitesse potentielle est de 350 km/h mais sera réelle à 320. Les motrices sont un peu plus larges, ce qui donne une parfaite continuité des caisses en aluminium tout au long de la rame. L’économie d’énergie globale est de 20 %. Non visible, la cabine de conduite à poste central évolue vers l’interopérabilité et ressemble beaucoup aux dernières générations de Régiolis ou Regio 2N.

  • Un anneau ferroviaire pour des essais en vraie grandeur

    Un anneau ferroviaire pour des essais en vraie grandeur

    En République tchèque, le centre d’essais ferroviaires de Velim, récemment rénové, est sans doute celui qui, en Europe, permet le mieux de recréer les conditions d’un parcours à plus de 160 km/h sur une “vraie” voie ferrée. Un lieu qui a su se moderniser. Nous l’avons visité en juillet, alors qu’y tournait le Régiolis d’Alstom.
    «Pas d’essais complets sans un séjour à Velim » est-on en droit de penser chaque fois qu’un nouveau matériel roulant est mis en service. Car la liste de rames automotrices ou de locomotives passées récemment au centre d’essais de l’Institut tchèque de recherche ferroviaire (VUZ) est impressionnante par sa diversité. On y trouve même du matériel Siemens, alors que le constructeur est, de son côté, très impliqué dans un autre centre d’essais, celui de Wildenrath, dans l’extrême ouest de l’Allemagne. Car, même si ce dernier offre plus de diversité (voie métrique, tramway…), il n’autorise que 160 km/h au grand maximum. Alors qu’à Velim, sur la plus grande des deux boucles, une vitesse de 210 km/h peut être pratiquée. Ce qui est unique en Europe sur une voie d’essais. Mieux : une dérogation a été accordée aux trains pendulaires sur la grande boucle, où le Pendolino a pu atteindre 230 km/h.

    Deux boucles à proximité d’une grande ligne

    Le secret de telles vitesses ? Des alignements assez longs et des courbes d’assez grand rayon, bien relevées. Plus précisément, la grande boucle d’essais, dont le périmètre atteint 13,276 km, fait alterner deux alignements de 1,979 km et deux courbes de 1 400 m de rayon (soit 4,136 km par courbe), raccordés par quatre courbes de transition de 261 m. En outre, sur cette grande boucle à voie unique qui, comme toutes les voies du centre, est à écartement normal, 9,144 km sont posés à l’horizontale et le dévers en courbe atteint 150 mm.
    Plus discret, le petit circuit de 3,951 km autorise des vitesses de 40 à 90 km/h selon le rayon de courbure (300 m, 450 m, 600 m et 800 m).
    Comme sur la grande boucle, une charge à l’essieu de 25 t y est admise, ce qui autorise la plupart des trains européens à voie normale. Posées en pleine campagne, entre cinq villages à quelques kilomètres à l’ouest de l’Elbe, les boucles de Velim, qui sont raccordées entre elles, ne sont pas pour autant au milieu denulle part. En République tchèque, les distances ne sont guère élevées : nous sommes ici à une soixantaine de kilomètres à l’est de Prague. Vers le PK 12, la boucle se trouve à 1 km à peine de la ligne principale vers Brno, à laquelle elle est raccordée, non loin de la gare de Velim, par un embranchement de 2 km.


    Un centre de l’ex-bloc de l’Est à l’heure européenne

    Pourquoi un centre aussi performant, en République tchèque ? La réponse est à repérer à l’époque où la Tchécoslovaquie faisait partie du « bloc de l’Est », vers lequel elle exportait en nombre ses locomotives et ses tramways. En ce tempslà, les chemins de fer du bloc étaient associés au sein de l’OSJD, ou “Organisation pour la Coopération des Chemins de Fer”, qui a promu la construction du centre de recherches de Velim, commencée le 30 septembre 1960. En 1963, le circuit est inauguré et un an plus tard, une locomotive à vapeur tchèque y atteint 162 km/h. Après la « Révolution de velours », le pays s’ouvre à l’Europe de l’Ouest et les constructeurs de matériel roulant ferroviaire découvrent rapidement les avantages de Velim. Y compris sa – relative – proximité des centres de production (moins de 700 km pour le site Alstom de Reichshoffen dont les rames Régiolis sont actuellement en essai). Question alimentation électrique, le centre de Velim est très international.
    Il permet des essais sous les quatre standards les plus courants : 25 kV 50 Hz, 15 kV 16,7 Hz, 3 kV continu et 1,5 kV continu (la première et la troisième tension se rencontrent d’ailleurs en République tchèque). Outre la caténaire qui équipe les voies du centre, il est également possible d’alimenter un court tronçon par troisième rail de type métro. Modernisée en 2009, la sous-station alimentant le centre d’essais peut fournir 10 MW sous 25 kV et 3 kV, 9 MW sous 15 kV et 5 MW sous 1,5 kV ou 750 V, avec récupération (sous 3 kV, 15 kV et 25 kV) et possibilité de faire varier les tensions en ligne autour des valeurs nominales (de 0 à 4 kV pour 3 kV, de 2 kV à 17,5 kV pour 15 kV et de 16 kV à 31 kV pour 25 kV).

    La gamme d’essais la plus complète

    La modernisation du centre VUZ ne s’est pas limitée au renforcement de la sous-station : elle concerne aussi la voie et les bâtiments. Avec ses traverses béton monobloc (sauf sur les appareils de voie) et ses attaches de type Vossloh (crapaud et tirefond), la grande boucle paraît toute neuve : de 2005 à 2011, sa voie a été entièrement reposée conformément aux Spécifications techniques d’interopérabilité (STI) grande vitesse. Désormais, Velim offre sur un seul site la gamme la plus complète d’essais statiques et dynamiques dans tous les domaines (mécanique, alimentation électrique, compatibilité électromagnétique, bruits, signalisation dont ERTMS, communications par GSMR…). Et ce n’est pas tout : un hall multifonctions pour la préparation des trains (deux voies de 144 m) a été réalisé au deuxième semestre 2011. Le bâtiment où nous avons été accueillis est tout ce qu’il y a de plus moderne : toilettes, douches, salle de conférence, climatisation et WiFi. L’occasion de vérifier in situ que Google maps doit actualiser sa couverture : en me localisant sur mon iPad, j’ai pu constater que le bâtiment ne figurait pas encore sur la photo satellite.

    Patrick LAVAL

    Photo : © Patrick laval / Photorail

  • Allemagne : Alstom fournira 63 autorails Lint à Netinera

    Allemagne : Alstom fournira 63 autorails Lint à Netinera

    Lors du salon Innotrans, Alstom Transport et Netinera Deutschland
    (anciennement Arriva Deutschland, aujourd’hui filiale des FS) ont signé
    un contrat d’environ 300 millions d’euros portant sur la fourniture de
    63 autorails régionaux Coradia Lint destinés aux liaisons entre
    Francfort et Sarrebruck et entre Coblence et Kaiserslautern à partir de
    décembre 2014. Les 63 rames monocaisses ou bicaisses devraient couvrir
    une distance de 6,7 millions de km par an sur les lignes non
    électrifiées du sud-ouest de l’Allemagne, à une vitesse maximale de
    140 km/h. Les autorails Coradia Lint sont développés et produits par
    l’usine Alstom de Salzgitter, en Basse-Saxe (Allemagne).

  • Le Havre : le tramway fait ses essais

    Le Havre : le tramway fait ses essais

    Les travaux de voie ferrée étant terminés, la communauté de
    l’agglomération havraise (Codah) procède, depuis le 24 septembre, aux
    premiers essais d’« ouverture de voie » des rames du tramway. Il s’agit
    de faire rouler une rame au pas, puis à 15 km/h, puis à 40 km/h sur
    l’ensemble de la ligne, afin de vérifier la conformité des équipements,
    plateforme et ligne aérienne de contact. Dans les prochaines semaines,
    des essais de performances accélération (jusqu’à 70 km/h) et freinage
    seront effectués par Alstom. L’inauguration de la ligne est prévue pour
    le 12 décembre.

  • La RATP confirme l’acquisition de 70 MI09 en option…

    La RATP confirme l’acquisition de 70 MI09 en option…

    Le 29 juin, le conseil d’administration de la RATP a confirmé l’acquisition auprès du groupement Alstom-Bombardier d’une tranche optionnelle de 70 éléments MI09 pour la ligne A du RER. Ces rames à deux niveaux, qui permettront de remplacer d’ici 2017 les rames MS61 remontant aux débuts du RER, font suite aux 60 premiers éléments, dont la livraison a commencé décembre dernier et devrait s’achever en janvier 2014, destinés à remplacer les MI84.
    L’acquisition des 130 éléments MI09 représente un coût total « de plus de deux milliards d’euros, dont un milliard pour la tranche conditionnelle », soit 1,350 milliard d’euros financé par la RATP et 650 millions par le Stif dans le cadre du plan quadriennal d’investissement.
    Sur les cinq voitures de chaque rame, les trois caisses intermédiaires seront fournies par Bombardier, qui percevra quelque 336 millions d’euros sur la nouvelle tranche, la part d’Alstom étant d’environ 700 millions d’euros. Avec la livraison des MI09, la capacité de transport de la ligne A devrait être accrue « de 30 % », et son parc sera composé à 100 % de matériels à deux niveaux, simplifiant ainsi son exploitation. La RATP précise en outre que le MI09 offre une capacité accrue de 50 % comparé au MI84 et de près de 40 % par rapport au MS61, avec des services supplémentaires (écrans d’affichage, vidéoprotection, 34 places dédiées par rame aux PMR…), et des gains en consommation d’énergie par voyageur transporté de 31 % et 55 % respectivement.

    Photo : © RATP Jean-François Mauboussin