Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Les BB 36000 de retour du Maroc à Belfort

    Les BB 36000 de retour du Maroc à Belfort

    Les 36004, 5 et 6 sont rentrées courant septembre du Maroc, où elles étaient utilisées depuis 2012, dans le cadre d’un contrat passé avec Akiem, par l’Office chérifien des phosphates en tête de trains lourds (4 800 t). Après leur arrivée à Rouen (Petit-Quevilly), elles ont été acheminées à Belfort (atteint le 26 septembre), où elles bénéficieront d’une révision mi-vie (de quoi leur redonner un potentiel commercial d’une vingtaine d’années) et dans les trois cas des opérations de réparation accident. Il s’agit d’une opération de révision patrimoniale. Belfort a l’intention de monter en puissance sur les opérations de remise à niveau et de modernisation pour aider Akiem, ou d’autres clients, à tirer le meilleur parti de leur dotation.

  • Le Francilien s’approprie la ligne K

    Le Francilien s’approprie la ligne K

    Les Z 50000 remplacent désormais les rames tractées sur la ligne de Crépy-en-Valois. Et leur arrivée s’accompagne d’une desserte plus fournie et plus lisible, et d’une plus grande ponctualité

    Depuis le 2 septembre 2016, les nouvelles rames du Francilien assurent la totalité des dessertes de la ligne K de Transilien. Très exactement, à partir de 16 h 08, heure à laquelle le premier train composé des rames 85 H et 179 H a quitté la gare de surface de Paris-Nord pour rejoindre Crépy-en-Valois, le terminus picard de cette ligne. Depuis juin 2009, la desserte était assurée par des rames RIB/RIO rénovées attelées à des BB 17000. Le roulement comportait 14 coupons de quatre voitures chacun, la plupart des trains étant composés de deux rames couplées. Il en sera de même pour le Francilien. Comme pour toutes les rames de la ligne H, il s’agit de la version à huit caisses. Avec la réserve, 16 rames sont nécessaires dont 14 en roulement. Entretenu à Joncherolles, le parc est bien entendu mutualisé avec celui de la ligne H, dont les besoins sont aujourd’hui de 69 rames. Cette réalisation en une seule fois est rendue possible par la livraison quasi-totale de la tranche complémentaire de 22 rames longues (173 H à 194 H) commandée fin 2013 par le Stif. Quatre avaient été réceptionnées fin 2015 et la 192e est arrivée le 29 août. Longue de 61 km, la ligne K est la plus petite de Transilien en nombre de voyageurs : 12 000 par jour.

    Elle traverse trois départements et dessert 13 communes au travers de 10 gares. Six sont en Île-de-France (de Paris-Nord à Dammartin-Juilly-Saint-Mard) et quatre dans l’Oise (du Plessis-Belleville à Crépy-en-Valois). La desserte actuelle n’est pas vraiment structurée et encore moins cadencée. Elle est la suivante entre Paris et Crépy : 14 trains du lundi au vendredi (12 retours), six le samedi (trois retours) et quatre le dimanche (trois retours). La plupart sont omnibus d’Aulnay-sous-Bois à Crépy, mais il y a aussi des semidirects ne desservant que cinq ou six gares intermédiaires. S’y ajoutent des trains omnibus entre Mitry-Claye (origine/terminus du RER B) et Crépy : deux du lundi au vendredi (trois retours), trois le samedi (quatre retours) et deux AR le dimanche. Il faut compter 56 min de trajet entre Paris et Crépy. La fréquence est de 30 min en pointe, voire 15 min en hyperpointe, puis 2 ou 3 heures en journée. Après la mise en oeuvre de la nouvelle desserte du RER B en septembre 2013, la suppression des trains directs Paris de – puis Aulnay a été compensée en décembre par l’arrêt supplémentaire de trois trains de la ligne K. Peu lisible, cette desserte est complétée par la circulation de trains TER Picardie (Hauts-de- France désormais) de l’axe Paris – Laon. Tous s’arrêtent a minima en gare de Crépy-en-Valois. Il y a ainsi sept AR directs Paris du lundi au vendredi (2,5 les samedis et dimanches) qui font le parcours en 35 min environ. Les autres sont plus ou moins semidirects : 6,5 AR du lundi au vendredi (5,5 le samedi et 3,5 le dimanche).

  • Les nouvelles rames du tram de Strasbourg arrivent

    Les nouvelles rames du tram de Strasbourg arrivent

    Strasbourg vient de recevoir la première de ses 12 nouvelles rames Citadis. Destinées à l’extension de la ligne D vers Kehl, leur design « anguleux » a été retenu après un vote des voyageurs appelés à se prononcer sur le nouveau look de leur tramway. Les rames seront progressivement engagées sur le réseau avant la mise en service du prolongement courant 2017.

  • Une base travaux à Carcassonne

    Une base travaux à Carcassonne

    La rénovation de la transversale sud continue. Après le renouvellement voie-ballast (RVB) de Narbonne – Montpellier, la voie 2 en 2015 et la voie 1 en cours d’achèvement, c’est au tour de la voie 1 entre Castelnaudary et Carcassonne (35 km). Ce RVB doit débuter dès le 3 janvier 2017. Il sera exécuté par la suite rapide de Transalp, mandataire titulaire du marché. La logistique de ce chantier et l’entretien des deux trains de travaux seront assurés sur une imposante base travaux en cours de construction à Carcassonne sur le site de l’ancien faisceau à marchandises inutilisé de l’Estagnol. Ce site de 19 ha est situé à la sortie ouest de Carcassonne dans la fourche entre la ligne de Quillan et la ligne vers Castelnaudary et Toulouse. Il s’inscrit entre cette dernière et les ombrages du canal du Midi. Plus grande encore que la base de Sète, utilisée pour les précédents RVB, elle est raccordée à l’évitement pair en direction de Bram aux Km 345,392 et 346,350 ainsi qu’à la ligne de Quillan (qui devrait être modernisée à court terme jusqu’à Limoux).

    Cela nécessitera d’adapter la signalisation et le PRG de Carcassonne. Les travaux de génie civil ont débuté fin janvier par la dépose des caténaires et des voies de l’ancien faisceau, datant de la Compagnie du Midi. L’établissement de la plate-forme a nécessité d’importants terrassements car le dénivelé avec le terrain en place atteignait 2,50 m en certains points, ainsi que la mise en souterrain de la liaison HT entre la sous-station située côté canal et les voies principales au nord de la base. Comportant 14 voies plus trois tiroirs et une voie de dépotage du carburant, la base a nécessité la pose de 21 appareils de voie neufs dont une TJD et un branchement triple. L’ensemble, d’un coût de 12,5 millions d’euros, développe 8,700 km de voie lourde sur traverses biblocs, le tout récupéré sur le RVB en cours entre Montpellier et Narbonne. Le chantier en est à la pose des voies, les appareils de voie sont en place et la sous-couche en cours de mise en oeuvre. Les responsables du chantier mettent les bouchées doubles afin de respecter la date butoir de la fin de l’année (2016) pour la mise en service de la base.

  • Innotrans 2016 : le Salon des «challengers» (1re partie)

    Innotrans 2016 : le Salon des «challengers» (1re partie)

    Pour cette 11e édition d’Innotrans, qui s’est tenue du 20 au 23 septembre dernier à Berlin, deux des trois « grands », Bombardier et Alstom, avaient choisi de se faire plus discrets. Une aubaine, pour Siemens, le troisième larron mais aussi pour tous les autres concurrents, européens ou asiatiques, qui, du coup, ont « fait le show ».

    11e édition du premier Salon ferroviaire mondial, qui attire toujours plus de visiteurs, mais moins de matériel roulant que d’habitude. Car l’industrie ferroviaire, c’est aussi – et de plus en plus – de la maintenance, alors que le numérique s’invite dans tous les domaines. Une édition satisfaisante, mais qui aurait pu être plus riche. Pour ce qui est du nombre de visiteurs, Innotrans a encore progressé. Mais de peu, passant en deux ans de 138 872 à 144 470 visiteurs professionnels. On était habitué à des progressions plus importantes, de l’ordre de 10 000 à 15 000 visiteurs en plus d’une édition à l’autre. Mais Innotrans, c’est plus que la manifestation professionnelle, qui s’est déroulée cette année du 20 au 23 septembre. Se sont ajoutés aux « pros » quelque 16 000 passionnés (soit un millier de plus qu’en 2014), qui ont pu voir le matériel roulant exposé sur les 3,5 km de voies posées en plein air dans le parc des expositions de Berlin. Comme d’habitude, le grand public a eu droit à deux journées portes ouvertes pensant le weekend suivant le Salon.

    Pour ce qui est du matériel roulant, Innotrans 2016 marque nettement le pas, avec 127 véhicules exposés contre 145 en 2014. Cette année, l’absence de Bombardier et la faible présence d’Alstom sur les voies se sont fait sentir. Alors que d’habitude, les constructeurs (à l’exception de CAF, qui n’a pas pour habitude de montrer son matériel), voire les exploitants ou les loueurs, occupent le moindre mètre… Bombardier n’est pas venu les mains vides pour autant, avec l’annonce de la troisième génération du Talent, attendue d’ici deux ans. Un matériel qui comprendra une version à stockage d’énergie électrique à charge rapide pour desservir les antennes non électrifiées. Dans ce domaine, Alstom présentait du concret : l’autorail Coradia iLint à pile à combustible, développé avec quatre Länder allemands. À propos de véhicules électriques, Innotrans innovait cette année

  • Suisse : les ambitions de l’ex-Orbe – Chavornay

    Suisse : les ambitions de l’ex-Orbe – Chavornay

    La ligne de chemin de fer Orbe – Chavornay (OC – 3,9 km de voie normale) a été ouverte en 1894, électrifiée directement en 700 V continu. Elle vient en complément de la ligne CFF Morges – Yverdon. En outre, elle dessert deux zones industrielles, Chavornay et Orbe (lieu-dit Les Granges, en bas de la colline), comportant plusieurs établissements privés dont l’entreprise Nestlé. Un raccordement direct permet un échange de wagons entre l’OC et les CFF en gare de Chavornay. Côté voyageurs, une automotrice relie les deux extrémités de la ligne toutes les heures, sept jours sur sept. Deux automotrices assurent ce trafic, la 14 (acquise neuve) et la 15 (rachetée d’occasion auprès du SZU). Côté fret, deux tracteurs électriques (1 et 2) et une petite locomotive diesel (3) assurent les manoeuvres avec les embranchés.

    La traction diesel facilite les manoeuvres à Chavornay, où le 700 V DC de l’OC côtoie le 15 kV AC des CFF. Si l’OC s’est porté bien durant plus de 60 ans, la concurrence de la route fait chuter les résultats aussi bien du côté des voyageurs que du côté fret. En 2007, la société Travys (Transports vallée de Joux – Yverdon – Sainte-Croix) acquiert l’intégralité du capital de l’OC. Et, en 2016, Travys achète d’occasion une nouvelle locomotive, une G 1000, auprès de la société Tamoil de Saint-Triphon. Repeinte aux couleurs de Travys, elle est rapidement mise en service sur la ligne Orbe – Chavornay. Cette locomotive n’est pas seulement capable de faire des manoeuvres, elle est apte à un service de ligne comme, par exemple, amener directement les wagons sortant de l’usine Nespresso de Nestlé à la gare de triage de Lausanne. Et sans l’obligation de relais par les CFF en gare de Chavornay, l’acheminement des wagons sera moins onéreux ! Ce premier acte concret s’inscrit dans un projet à plus long terme qui vise à intégrer la ligne dans la desserte voyageurs du RER Vaud (avec relation directe Orbe – Lausanne) en rendant compatible l’infrastructure de l’ex-OC avec celle des CFF et en réélectrifiant la ligne en 15 kV 16,7 Hz AC. Un projet qui doit aboutir à l’horizon 2025.

  • Auvergne-Rhône-Alpes et SNCF : le ton monte…

    Auvergne-Rhône-Alpes et SNCF : le ton monte…

    La région Aura tente de sauver la relation IC de nuit Paris – Savoie, dont les trains ont cessé de circuler le 30 septembre dernier. Dans une réaction commune, trois de ses vice-présidents (MM. Fournier, Mignola et Saddier) dénoncent « l’absence de volonté manifeste de trouver une issue acceptable sur le sujet ». Ils soulignent aussi que la liaison Paris – Savoie (100 000 voyageurs annuels, malgré « un contexte marketing dégradé ») a un avenir. Ils rappellent à cet effet que plusieurs pistes impliquant les offices du tourisme et les autorités locales ont été, à ce jour mais en vain, proposées. Surtout, les trois viceprésidents annoncent que l’élaboration d’une solution : « acceptable par tous » devient le préalable à la négociation de la convention TER entre la région et la SNCF applicable dès 2017.

  • La RATP expérimente une navette autonome

    La RATP expérimente une navette autonome

    Le 24 septembre, sur les quais de Seine rendus aux piétons, la RATP a présenté l’expérimentation d’une navette électrique autonome sans conducteur. Le véhicule développé par Easy Mile en partenariat avec Ligier est destiné à assurer de courtes liaisons transportant une dizaine de voyageurs sur un parcours protégé. Après l’expérimentation d’un système identique à Lyon Confluence, c’est au tour de la RATP d’envisager la mise en service d’une navette sur le pont Charles-de-Gaulle entre les gares de Lyon et d’Austerlitz. Pour des raisons de sécurité, ces premières circulations avec voyageurs seront opérées par un agent chargé de donner le départ des navettes, qui circuleront séparées du flux automobile.

  • Premières visions du TGV du futur

    Premières visions du TGV du futur

    Dans le cadre d’un partenariat constitué en septembre, Alstom et la SNCF vont réfléchir sur la cinquième génération de TGV. Le futur train devra avant tout répondre à une exigence de rentabilité, donc être à la fois moins cher, plus économe et plus capacitaire. Un défi à relever pour Alstom…

    Alors que les rames Océane (EuroDuplex série 850) viennent d’être présentées (voir Rail Passion n° 229), la SNCF et Alstom se penchent sur la cinquième génération du TGV, qui pourrait voir le jour vers 2022. Dans un premier temps, la SNCF a lancé en juillet 2015 un appel d’offres européen pour un partenariat d’innovation sur le TGV du futur. Ensuite, en décembre 2015, sous l’impulsion du gouvernement et d’un soutien financier des pouvoirs publics de 100 millions d’euros, Alstom et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie) créent une coentreprise baptisée « SpeedInnov » pour réfléchir à ce prototype de TGV innovant, un programme de la Nouvelle France industrielle lancé en 2013. Début septembre 2016, la SNCF indique qu’elle a retenu le groupe français pour ce partenariat. Pour les connaisseurs de ce marché ferroviaire, ce ne fut pas une surprise.

    Bien qu’ayant créé et construit toutes les générations de TGV depuis le TGV 001 jusqu’à l’Euro- Duplex, Alstom va devoir encore innover pour répondre aux nouvelles exigences du transporteur. Car la rentabilité du TGV français a chuté. On parle de 50 % en cinq ans. Dans l’entreprise, on ne parle plus d’un matériel haut de gamme à plus de 30 millions d’euros. Le cahier des charges donne un objectif d’économie drastique sur les coûts de production, d’exploitation et de maintenance. Côté Alstom, on espère une ambition internationale à ce nouveau train pour faire oublier le fiasco commercial de l’AGV. Pour gagner des clients en proposant des prix plus bas, la SNCF souhaite un TGV qui soit environ 30 % moins cher au « siège passager ». Alors, à quoi pourrait ressembler ce TGV du futur ? Diminuer les coûts implique notamment d’augmenter le nombre de places assises. Avec l’Euro-

  • Quand la RATP ouvre ses coulisses

    Quand la RATP ouvre ses coulisses

    Comme chaque année désormais, la RATP a proposé la visite de ses installations durant les Journées du patrimoine. À côté des habituelles balades en bus TN ou des parcours commentés sur le réseau, on trouvait également, sur inscription, la possibilité de découvrir de l’intérieur certaines installations exceptionnelles. Côté ferroviaire, la machine à laver du métro a connu un grand succès tout comme l’atelier de Bobigny métro et tramway, où des visites de groupes étaient organisées pour accueillir un maximum de personnes. À Pont-Cardinet, le public a pu descendre sur le site de la future station de la ligne 14 et s’approcher du tunnelier qui a entamé sa course vers Clichy. Plus insolite encore, la machinerie du funiculaire de Montmartre (qui va entamer une cure de jouvence) a reçu également un grand nombre de visiteurs.