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Auteur/autrice : admin_lvdr

Les futurs horaires des LGV BPL et SEA dévoilés
La mise en service en juillet 2017 de ces deux lignes nouvelles vers l’Ouest et le Sud-Ouest implique la reprise de quelque 2500 sillons. Il en résulte une nouvelle trame horaire très étudiée, articulant TGV et TER, qui sera bénéfique à une soixantaine de villes grandes et moyennes.
Le 11 avril dernier, SNCF Mobilités a levé le voile sur la consistance des futures dessertes TGV vers l’ouest et le sud-ouest de la France, canalisés depuis Paris par la LGV Atlantique prolongée, qui ont engendré de nombreuses polémiques et interrogations. Initialement prévue fin juillet 2017, la mise en service conjointe de ces deux infrastructures à grande vitesse, dont le PPP a été concédé pour l’une à Eiffage, pour l’autre à Lisea, sur lesquelles la pose de voie et des caténaires est virtuellement terminée, totalisant 486 km, aura lieu en définitive le 2 juillet. D’ici là, les équipements de signalisation, télécommunications et les essais dynamiques seront entrepris, pour une vitesse commerciale de 320 km/h. La trame horaire, ayant nécessité la reprise de quelque 2500 sillons, soit plus d’un tiers de l’ensemble du réseau, a été étudiée par la SNCF d’entente entre les régions, les grandes agglomérations, les acteurs économiques et les associations d’usagers, au travers d’une large concertation (1), avec un bénéfice en termes de temps souvent assez spectaculaire pour près de 60 villes grandes et moyennes. L’articulation TGV-TER dans les grands pôles de correspondance a été optimisée et particulièrement soignée pour faire profiter les villes situées hors des parcours principaux. Cette nouvelle grille de desserte va dynamiser l’attractivité économique de trois régions: Bretagne, Pays de la Loire et Aquitaine-Limousin- Poitou-Charentes, débordant sur celle périphérique de Midi-Pyrénées- Languedoc-Roussillon. Outre une densification de l’offre, les nouveaux sillons permettront de faire l’aller-retour dans la journée ou la demi-journée, d’arriver plus tôt dans la capitale et d’en repartir plus tard. En pointe de matinée et soirée, les fréquences horaires seront doublées. Par ailleurs, le confort des déplacements sera amélioré par l’injection

Bombardier : 10 trains de plus en Australie-Occidentale
Bombardier Transport annonce que sa coentreprise australienne (à 50 %) avec Downer EDI, EDI Rail Bombardier Transportation Pty Ltd, a décroché un contrat pour la Public Transport Authority (PTA), en Australie-Occidentale, pour construire 10 trains de banlieue de trois voitures chacun (30 voitures). Il s’agit d’une prolongation du contrat pour les rames automotrices électriques de série B (série locale réalisée par Bombardier en Australie). La valeur totale de ce contrat, qui comprend également de la maintenance, s’élève à environ 340 millions d’euros. La part directe de Bombardier s’établissant à 40 millions d’euros. Ce contrat est une prolongation d’un contrat datant de 2011 pour des automotrices électriques de la série B. La livraison de la première rame doit avoir lieu fin 2019.

Le Pendolino polonais atteint les 10 millions de km
Les 20 trains à grande vitesse Pendolino d’Alstom détenus et gérés par PKP Intercity ont parcouru 10 millions de km en service commercial depuis le lancement du service en décembre 2014. Ils ont effectué plus de 21 000 voyages et transporté 5,7 millions de passagers. Le Pendolino de PKP est le premier train à grande vitesse en Pologne. Il relie les principales agglomérations du pays. Il a établi de nouveaux standards dans le secteur ferroviaire, en offrant aux voyageurs plus de confort, de sécurité et un temps de trajet plus court entre les villes.

Press a repris les quatre Traxx DE ex-SNCF
Dès 2000, le Pressnitztalbahn, dédié au ferroviaire touristique, crée en plus une filiale, Press, dans le but de fournir du matériel et du personnel aux opérateurs qui en expriment le besoin et se constitue rapidement une flotte relativement importante de matériel. La même année, Press obtient une licence pour circuler sur voies DB. Et ça marche ! Rapidement, le parc du matériel de Press comprend une cinquantaine de locomotives de tous types achetées sur fonds propres. Des locomotives modernes en location viennent au fil de l’eau affiner les besoins de la compagnie.
En 2015, Bombardier se retrouvait avec d’encombrantes Traxx DE commandées par la SNCF et Akiem. Si celles d’Akiem, aptes Allemagne, Belgique et Pays-Bas n’ont pas vraiment posé de problèmes de revente, en revanche il fut plus difficile à Bombardier de trouver un client pour les quatre locomotives SNCF déjà construites (BB 76001 à 76004), aptes France, Belgique et Pays-Bas. C’est à cette date que Press remarque que les 218 de la DB, spécialement équipées pour le secours d’ICE en détresse sur lignes nouvelles, donnent des signes de fatigue. Press négocie donc avec Bombardier et la DB pour acquérir ces quatre locomotives quasi neuves et les fait équiper de l’ETCS niveau 2 et de l’attelage automatique dans le but de remplacer les 218.8 au secours des ICE. Ainsi, Press, qui louait déjà une Traxx DE (la 285 110, ex-76110 AKIEM), a acheté les 76001 à 004 renumérotées 285 101 à 104 et qui sont aujourd’hui en service… pour la DB !

La LGV Est-européenne ouverte de bout en bout
Ouverte au service commercial le 3 juillet sur la totalité de son parcours, la LGV EE met désormais Strasbourg à 1 heure 46 de Paris dans le meilleur des cas. Et cette ouverture a également des répercussions favorables sur de nombreuses liaisons intersecteurs entre l’Est, le Nord et le Midi. Les horaires appliqués restent cependant provisoires en raison des conséquences du dramatique accident d’Eckwersheim. Ils devraient par la suite connaître de nouvelles améliorations.
Après le tragique accident le 14 novembre écoulé de la rame expérimentale TGV 744, due à une vitesse excessive au Km 404 sur le pont du canal de la Marneau- Rhin à Eckwersheim, le tronçon Baudrecourt – Vendenheim de la seconde phase de la LGV Est a été mis en sommeil. Les essais dynamiques ont repris le 29 février avec activation du système automatique de contrôle de vitesse, donc sans survitesse, ce qui garantira un plafond de 300 km/h jusqu’au Km 395,1, suivi d’une zone à 170 jusqu’au Km 402,9 et enfin 160 jusqu’à Vendenheim. Au cours du deuxième trimestre, des tests de fonctionnement du GSMR comme média support de l’ERTMS jumelé à la TVM 430 ont été entrepris avec la rame 749, puis suivies de courses de familiarisation du personnel de conduite, avant l’obtention de l’autorisation de mise en exploitation commerciale devant être délivrée par l’EPSF courant juin. Ces derniers mois, les horairistes ont dû revoir intégralement le plan de transport des TGV, mais aussi ceux des TER Lorraine et Alsace qui avaient été mis sur pied pour le 3 avril. La nouvelle grille appliquée au 3 juillet implique, en effet, à titre provisoire, l’usage d’un tronçon de voie banalisée de 25 km entre Steinbourg et Vendenheim sur voie 1. Il en résulte pour certains sillons une détente de quelques minutes lorsqu’ils sont en conflit sur ce trajet avec un mouvement de sens inverse.
D’abord envisagé en 2014, puis pour 2015, ce nouveau ruban à grande vitesse a été inauguré le dimanche 3 juillet 2016, à cette occasion a été installé, sur le parvis de la gare de Strasbourg, un village européen mettant à l’honneur huit destinations emblématiques de « TGV L’Européenne ». Dans ce village, reconstitué sous la forme d’une place de marché, chacun est invité à prendre part à un voyage au sein des cultures européennes. Art, gastronomie et tourisme rythmant les itinéraires. Déjà ramené de 502 à 451 km avec la première phase, le parcours Paris – Strasbourg va tomber à 439 km, dont 92 % à grande vitesse, qui se feront au mieux en 1 heure 46 à 248,5 km/h de moyenne commerciale. Il faut attendre la levée des scellés judiciaires frappant la voie 2 au niveau de l’accident pour engager la remise en état de la voie et du pont sur le canal, interventions qui sont évaluées à sept mois, après quoi la période provisoire prendra fin. La vitesse de fond sera alors relevée de 300 à 320 km/h.
Les grandes étapes de la seconde phase
Le tracé des 106 km de la seconde tranche de la LGV EE avait été arrêté et entériné lors du décret de la DUP du 14 mai 1996. Seule petite modification, le branchement au nord de Vendenheim, prévu initialement sur les voies Paris, a été déplacé en définitive sur les voies de la ligne de Wissembourg (ligne 146 ex-33). Côté ouest, le branchement à la LGV première phase est réalisé en amont du raccordement de Baudrecourt, au Km 299, non loin de la commune de Thimonville. La LGV court ensuite dans la contrée agricole légèrement ondulée du Saulnois, où se trouvent les localités de Morhange, Bénestroff et Dieuze, en restant au sud de l’artère Metz – Réding, empruntée par les TGV Strasbourg depuis juin 2007. Elle recoupe de petits cours d’eau tels la Nied et la Petite Seille, puis la forêt de Fénétrange, parsemée d’étangs, appartenant au Parc naturel régional Lorraine, et le canal des Houillères de la Sarre. Elle traverse à Sarraltroff, au nord de Sarrebourg, la Sarre suivie par la ligne précitée. Évitant la localité fortifiée de Phalsbourg, elle passe du département de la Moselle à celui de Bas-Rhin, traverse en tunnel le chaînon boisé vosgien au nord de Saverne, à la base du Parc naturel régional des Vosges du Nord, puis dégringole dans le couloir de la Zorn, affluent du Rhin, suivie par la ligne 070 (ex-1) Paris – Strasbourg et le canal de la Marne-au-Rhin.

RP227 : En cabine sur le RER A (2e partie)
De Boissy-Saint-Léger à Saint-Germainen-Laye et de Nanterre à Marne-la-Vallée-Chessy, sur la partie de la ligne A exploitée par la RATP, prenez les commandes d’un MS 61, matériel désormais réformé, ou d’un MI 2N.
Durée : 29 min.

40 ans de voitures panoramiques sur le MOB
La compagnie du chemin de fer Montreux-Oberland Bernois SA (MOB) a dignement fêté, les 20 et 21 mai 2016 à Gstaad, le 40e anniversaire du concept de voiture panoramique à voie métrique. C’est en 1976, à l’occasion du 75e anniversaire de la compagnie, que l’As 110, la première voiture du genre, fut présentée au public. Avec d’autres matériels (dont une voiture-barsalon en livrée Pullman et une paire d’automotrices 9000) exposés à Gstaad en mai dernier, l’As 110 a rappelé la propension marquée du MOB à innover. L’As 110 de 1re classe a été produite sur la base d’un ancien véhicule par les ateliers MOB de Chernex. Dès 1978, elle est suivie d’une autre voiture de 1re classe et de deux voitures de 2de classe, toutes trois panoramiques. Le succès du Panoramic-Express est immédiat et incite à produire six autres unités de 1982 à 1983, le MOB faisant dès lors circuler deux rames. La formule évolue avec la mise en oeuvre en 1985 du Superpano – ramic-Express, recourant à une composition réversible, grâce à des voitures-pilotes panoramiques.
S’ensuit en 1993 la livraison d’une nouvelle rame, celle du Crystal- Panoramic-Express, dont les voitures relèvent d’une commande groupée avec le BVZ ainsi que le FO et qui seront fabriquées par Breda. En l’état, le parc de voitures panoramiques du MOB est fort de 21 unités, dont neuf de 1re classe. Parallèlement, la montée en puissance de l’offre Panoramic nécessite de remplacer les automotrices BDe 3005/6 des débuts par des engins de traction plus puissants (GDe 4/4 6000) et/ou polyvalents (Ge 4/4 8000). L’éphémère projet de troisième voie entre Zweisimmen et Interlaken Est requiert en effet une locomotive capable de devenir bicourant grâce à l’ajout d’un transformateur. L’introduction en 2018 de l’offre Golden-Pass- Express (ex-Trans-Golden-Pass) sur Montreux – Interlaken justifie actuellement la réception des 9000 (quatre ABe 4/4 9301-9304 + quatre Be 4/4 9201-9204), produites par Stadler.
Ce sont des automotrices véloces (1,2 m/s2, 100 km/h), puissantes (jusqu’à 2 x 1 400 kW), flexibles (fonctionnement en solo ou accouplées UM 2, 3, 4), en plus d’être capacitaires. Un ensemble ABe4/4 + Be4/4 représente 125 places. Par ailleurs, 16 nouvelles voitures panoramiques (avec bogies à écartement et à emmarchement variables livrés par Alstom) sont sur le point d’être commandées à l’industrie suisse. 11 voitures « Nostalgie » seront aussi transformées. Au total, trois rames seront requises par le service Golden-Pass Express offert par le MOB et le BLS. Rappelons que ces convois circuleront de Zweisimmen à Interlaken tirés/poussés par une locomotive BLS (avec voiture raccord B-Lego) et que le parc MOB doit recevoir un nouvel attelage automatique.

Suisse: un nouveau tunnel pour l’Albula
En 2021, la ligne du RhB de l’Albula disposera d’un nouveau tunnel parallèle au précédent. La solution d’une rénovation de ce dernier n’a pas été retenue, mais pour ses nombreux autres ouvrages d’art, le RhB a inventé une méthode de remise à niveau moins coûteuse que la construction d’ouvrages neufs.
L’actuel tunnel de l’Albula (ligne Coire – Saint-Moritz du RhB) va être remplacé par un nouvel ouvrage, établi parallèlement et désigné Albula II. Les travaux de percement ont débuté le 31 août 2015 et la jonction est prévue pour le 6 novembre 2017. La mise en service du tunnel Albula II doit intervenir le 30 avril 2021. À la rénovation de l’Albula I, le RhB a privilégié une option un peu plus coûteuse mais génératrice de très substantielles améliorations. Ce souci d’efficience prévaut pour les autres ouvrages et est accompagné d’innovations. La ligne de l’Albula a été établie relativement tardivement et c’est le 1er juillet 1913 que le tunnel éponyme (alt. 1 820 m, long. 5 865 m, rampe de 10 ‰) a été inauguré. D’un âge avancé, l’ouvrage est en mauvais état sur plus de la moitié de sa longueur (5 864 m) et la question de son devenir a été formellement posée dès 2009. Plusieurs variantes (quatre avec assainissements plus ou moins poussés, deux avec construction d’un nouvel ouvrage, soit avec tunnelier, soit à l’explosif) seront évaluées par le RhB. L’option d’un « assainissement » est devisée à 240 millions de francs suisses, celle d’une « construction » à 260 millions de francs suisses en 2010.
Mais sur les plans de la sécurité, de la qualité finale, de l’impact vis-à-vis de l’exploitation et de la durée des travaux, la seconde option l’emporte nettement. Son effet sur l’environnement nécessite en revanche plus de mesures que la première option. Le classement de la ligne de l’Albula en mai 2011 au Patrimoine mondial de l’Unesco donne lieu à une nouvelle comparaison entre deux niveaux d’assainissements d’Albula I et la construction (à l’explosif) d’Albula II. La troisième option est confirmée, mais les mesures de préservation, du fait du caractère protégé des sites, vont renchérir des coûts déjà revus à la hausse. La facture s’élève au final à 345 millions de francs suisses, le canton des Grisons finançant 15 %, la Confédération le solde. Le chantier de l’Albula II est en l’état bien avancé. En semaine 19 de l’année 2016, 329 m avaient déjà été percés depuis Preda contre 119 m depuis Spinas, pour 23 000 m3 d’excavations et 101 millions de francs suisses de dépenses engagées Les difficultés résident tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du futur tunnel de 5 860 m. Il a fallu aménager côté Preda, à las Piazettas, un site équivalent à sept terrains de football pour des dépôts primaires (140 000 m3), secondaires (250 000 m3) et provisoires d’excavations. L’établissement et le fonctionnement des bases travaux (reliées au monde exclusivement par des navettes ferroviaires avec Ge 4/4 I) et vie sont contraints par l’environnement alpin.
À l’intérieur de la montagne, l’Albula I est mis à profit pour le percement de 12 rameaux espacés de 425 à 460 m en direction d’Albula II, distant de 30 m et plus haut de 77 cm. L’un de ces rameaux, sur le versant nord, a été spécialement aménagé pour venir à bout d’une difficulté géologique majeure, localisée sur la troisième section de l’Albula II. La technique retenue consiste à congeler autour du tube du futur tunnel, préalablement à son établissement et sur un diamètre conséquent (15 m environ), les sous-sols Afin de porter leur température à – 10° sur une épaisseur de 2,5 m, un imposant gainage de tubes colporteurs a été posé.L’installation de réfrigération est en cours de construction et son travail débutera cet hiver. Le tunnel de l’Albula I a reçu pour sa part un certain nombre de conduites nécessaires au chantier contigu. Il sera transformé, entre 2021 et 2022, en galerie de sécurité après l’équipement (2018 à 2020) et la mise en service de l’Albula II. Pour sa part, le nouveau tunnel sera parcourable à 120 km/h et doté d’un rail aérien, d’une voie sur dalle, de sorties (via les rameaux dotés de portes coupe-feu) ainsi que d’un éclairage de secours.
Le cas singulier de l’Albula II souligne les préoccupations du RhB, dont le réseau (348 km) est à 6,7 % en tunnels (1). Ces ouvrages (115, linéaire de 58 696 m) ont été ouverts à 94 % de 1903 à 1914 et les besoins financiers générés par leur entretien sont conséquents : 22,3 millions de francs suisses par an. Alors que l’efficacité des techniques traditionnelles d’assainissement est limitée dans la durée à 25-35 ans, le nombre d’ouvrages à reprendre s’accroît. Plutôt que de percer partout de nouveaux tunnels, le RhB a opté de développer une méthode, destinée à maintenir plus longtemps en bon état la plupart des ouvrages existants. Cette approche standardisée consiste à doter ces tunnels d’une structure en béton précontraint et à ménager un gabarit plus généreux. Par ailleurs, elle doit autoriser le maintien des circulations le jour pendant les travaux. Elle nécessite préalablement d’abaisser le radier, de mettre en place une voie sur dalle (2) et d’installer par-dessus celle-ci, une coque protectrice, déplaçable et dotée d’un rail aérien. Cette disposition permet la nuit, à l’avant du chantier et sur un linéaire court, de retirer la maçonnerie et d’agrandir à l’explosif la section du tunnel.
Après déblaiement, du ciment est projeté sur les parois, puis des voussoirs en béton précontraint sont ancrés et assemblés Des travaux complémentaires sont menés à l’arrière et/ou en journée. Suite au succès des chantiers réalisés dans la galerie de Hagerbach (partiel et que sur 40 m) et le Glatscherastunnel (334 m), le RhB est prêt à systématiser cette approche. L’enjeu est tant financier que sécuritaire et concerne aussi les nombreux ponts (616, linéaire de 15 954 m) du réseau. À l’instar du viaduc de la Landwasser, ces ouvrages sont de véritables icônes et une maintenance innovante est requise afin de prolonger, de manière efficiente, leur durée de vie

Quai zéro 2016 : une grande réussite
Les 21 et 22 mai 2016, le Cercle du zéro et HistoRail® ont organisé, avec le soutien de la commune de Saint-Léonard-de-Noblat, de la communauté de communes de Noblat et du conseil départemental de la Haute- Vienne, Quai zéro 2016, une grande manifestation de modélisme ferroviaire à l’échelle du 0 (lire du « zéro ») soit 1/43,5 (le double du H0 au 1/87). Cette seconde biennale a vu le doublement du nombre des exposants par rapport à la première organisée à Passy-sur-Eure. Les 1600m² de la halle des sports ont été entièrement occupés par près de 40 stands dont trois grands réseaux en 0 et 0e (voie étroite) en boucle, cinq réseaux modulaires linéaires, deux réseaux en trois rails, des dioramas, des stands d’artisans et de commerçants, sans oublier des ateliers de démonstrations. À l’entrée de cette salle, le stand du Cercle du zéro accueillait les visiteurs pour les guider dans ce dédale et les conseiller. Dans le hall d’entrée, était présentée la maquette au 1/200 de la ville médiévale de Saint-Léonard-de-Noblat classée au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de pèlerinage de Saint-Jacques-de- Compostelle. Si le grand public a un peu boudé cette manifestation, les amateurs étaient bien présents et ont apprécié la qualité offerte sur tous les stands, certains complétant leur visite par celle d’HistoRail®. Cependant les responsables du Cercle du zéro sont très satisfaits car ils ont rempli leur principal objectif : rassembler, en toute amitié et dans l’échange des savoir-faire, le plus grand nombre de membres de l’association, ce qui fut obtenu car il en est venu de la France entière.

Quand Chapelon professait un bel avenir à la locomotive à vapeur
Éminent spécialiste de l’histoire de la locomotive à vapeur et de l’oeuvre de Chapelon en particulier, il y a 25 ans, Jean-Marc Combe publiait une précieuse bibliographie critique de cette oeuvre abondante, plus d’une cinquantaine d’articles de revues, chapitres d’ouvrages collectifs et ouvrages personnels 1. Soit 12 publications si l’on s’en tient à la décennie 1938-1948 (encadré p. 29). Sous le n° 36, J.-M. Combe pointait le cours professé en 1959 à l’École centrale des arts et manufactures, tout en faisant part d’une intuition : « On peut supposer que depuis 1947, il a existé d’autres versions de ce cours, mais nous ne possédons actuellement que celle de 1959. » La découverte des cours polycopiés parus en 1946 et 1947, signés de Chapelon permet de révéler ce qu’il enseignait alors à des élèves de 3e année, nombreux encore à fournir des recrues pour la SNCF.
La période est cruciale pour la SNCF au sortir d’une guerre qui, suite aux prédations allemandes depuis 1940 et aux destructions massives des bombes des Alliés amplifiées en 1944, doit avec des moyens amputés ou détruits, se reconstruire sur des bases nouvelles. Sous la pression du gouvernement, dans l’immédiate aprèsguerre, la SNCF met en avant un programme décennal d’électrification (1945-1955): sachant qu’une moindre consommation de charbon par la SNCF doit profiter aux autres activités industrielles, métallurgie notamment, ainsi, plus que jamais, dans un contexte qu’agite la question de la politique nationale énergétique, des études comparatives au sein de la SNCF doivent arbitrer l’investissement relatif dans les trois options en concurrence, vapeur, électricité et diesel. En réalité, réflexions et publications sur cette question y ont fleuri dès 1943. Il est très intéressant donc de voir comment Chapelon, dans son cours, s’aligne ou non sur sa hiérarchie…, des ingénieurs des mines notamment dont les questions énergétiques sont bien une spécialité. Mais avant d’ouvrir les deux polycopiés de 1946 et 1947, rappelons comment l’oeuvre de Chapelon était déjà jugée avant guerre.
Chapelon: une notoriété acquise dans les années 30
Dans sa 9e édition datée de 1935 de ce best-seller que fut La Machine locomotive, Édouard Sauvage rappelle en introduction que c’est Chapelon qui a fait bénéficier la locomotive à vapeur française « d’importants perfectionnements » ; elle n’est « pas prête de disparaître, nécessaire pendant longtemps encore », dont « les incessants progrès prouvent la vitalité. » Dans l’ouvrage, Sauvage aborde la question du « remplacement de la locomotive normale », cette « locomotive normale » bien entendu étant… la locomotive à vapeur 4 ! Évidemment, « les incessants progrès de la mécanique font surgir de nouveaux appareils, qui peuvent, pour certains usages, se substituer à la locomotive normale. » Mais ces nouveautés ont peu d’avenir. Ainsi des locomotives à vapeur à turbines jugées sans avenir : « il semble peu probable que ces nouveaux engins soient préférables, comme efficacité ou comme économie, aux locomotives actuelles avec leurs récents perfectionnements. » Quant à la transformation plus radicale encore que représente « la locomotive électrique », sa place se restreint aux services de banlieue chargés et, « dans certaines conditions, sur de longs parcours »… En effet, « en regard des avantages qu’elle présente, il faut mettre les grosses dépenses d’établissement qu’elle exige. » Quant au moteur diesel, il convient parfaitement aux machines de manoeuvre, « la vapeur étant mal utilisée dans ces services à courts trajets avec arrêts fréquents et prolongés. » Cette troisième disposition, « avec moteurs de grande puissance, est envisagée pour de longs parcours dans des régions désertiques où l’eau manque. » Ainsi, en dehors de ces besoins spéciaux, « la locomotive normale continue à être l’objet d’études approfondies et de perfectionnements constants, assurant plus de 80% du trafic ferroviaire mondial. »