Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Île-de-France : un réseau à bout de souffle

    Île-de-France : un réseau à bout de souffle

    Dans son édition 2016, la Cour des comptes pointe la dégradation inquiétante du réseau ferré d’Île-de-France, dont les dysfonctionnements récurrents entraînent une qualité de service en deçà des attentes des usagers. SNCF et RATP ont commencé à réagir pour remettre leurs réseaux à niveau, mais la tâche est gigantesque…

    S’il ne représente que 10 % du réseau national, le réseau Transilien voit passer 40 % du trafic et 70 % des clients du train. Chaque jour, Transilien transporte 12 fois le trafic de tous les TGV. À titre d’exemple, sur la seule ligne du RER B, il y a plus de voyageurs que sur tous les TER réunis ! Entre 2010 et 2014, selon la Cour des comptes, les investissements de rénovation ou d’acquisition de matériel roulant ont bien évolué. Côté RATP, de 470 à 613 millions par an. Bilan : l’âge moyen du matériel des RER est passé de 27,1 à 18,9 années, avec 70 % du parc neuf ou rénové entre 2007 et 2016. Si c’est vrai au RER A, avec uniquement des rames à deux niveaux, la ligne B aura encore quelques rames MI 84 d’origine. Leur rénovation style MI 79 devrait démarrer. Côté SNCF, de 248 à 398 millions (de 48 à 98 en rénovation, de 200 à 300 en matériel neuf).

    Et pourtant, certains diront que ce n’est pas assez rapide pour Transilien. Il reste des rames « petits gris » (Z 5300, RIB/RIO) et quelques locomotives vieillissantes (BB 17000 et 67400). Le constat est sévère : l’âge moyen du parc est passé de 24,6 à 23,4 années, quand celui des locomotives reste stable à 26 ans ! Le nouvel exécutif régional a pour ambition de mettre des trains neufs partout en commençant par les RER. La liste de Valérie Pécresse annonce 700 trains neufs sur le mandat. Outre les financements à réunir dans cette période de disette budgétaire (on parle de recours au crédit- bail), il faut encore lancer des appels d’offres, que les industriels y répondent (voir les difficultés pour le RER 2N NG) et que la production fournisse les trains. Les experts sont plus mesurés : un train a une durée de vie de 40 ans, ce qui permet un âge moyen de 20 ans avec des aménagements rénovés tous les 10 ans. C’est moins cher et plus réaliste. Encore faut-il avoir un programme global.

  • Six mois de cars Macron

    Six mois de cars Macron

    La libéralisation du marché des liaisons par autocars supérieures à 100 km a été suivie d’une rapide croissance de ce secteur. Pour le moment, cette nouvelle offre concurrence plutôt la voiture individuelle ou le covoiturage, mais certaines régions s’inquiètent d’une déstabilisation de leurs services TER

    En l’espace de six mois, les autocars ont pris possession du paysage français. 206 lignes et 734 paires de villes sont opérées par sept compagnies. Avec environ 1,5 million de passagers transportés et près de 1 300 emplois directs créés. Et c’est essentiellement le tarif pratiqué qui justifie cet engouement. C’est en effet la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques du 6 août 2015, dite loi Macron, qui permet aux autocaristes d’offrir de leur propre initiative des services réguliers de transports pour des trajets supérieurs à 100 km. Sur ce volet, la loi se fixe deux objectifs : favoriser la mobilité par des tarifs attractifs et développer de nouvelles offres soit sur des liaisons déjà bien fréquentées, soit sur des liaisons sans offre actuelle de transports publics. Premier constat : le réseau semble se développer à un rythme rapide.

    Sept acteurs principaux se concurrencent : Megabus (anglais), Flix- Bus (allemand), Ouibus (filiale de la SNCF), Starshipper (association de PME françaises), Eurolines (filiale de Transdev), Isilines (filiale de Transdev), Alsa (espagnol). Le nombre de paires de villes françaises desservies est de 277 pour Isilines, 269 pour FlixBus, 224 pour Eurolines, 195 pour Alsa, 94 pour Starshipper, 79 pour Ouibus et 57 pour Megabus. Il y a de la concurrence entre sociétés sur des relations identiques. Six compagnies se retrouvent sur Paris – Lyon, Paris – Rouen ou Lyon – Montpellier. Et cinq sur Paris – Le Mans, Bordeaux Poitiers ou Lyon Mulhouse. Cependant, 447 paires de villes ne sont desservies que par une seule compagnie : FlixBus a le plus de monopole avec 148 paires, suivi de Isilines avec 98. À l’opposé, Ouibus et Megabus n’ont quasiment pas de monopole. Isilines et FlixBus sont centrés uniquement sur le territoire français, alors que les autres compagnies sortent des frontières.

  • Grand Paris Express : la ligne 16 démarre à son tour

    Grand Paris Express : la ligne 16 démarre à son tour

    Après la ligne 15 sud, c’est au tour de la ligne 16 de passer en phase active. Les travaux préparatoires commencent au printemps tandis qu’est dévoilée l’architecture, spectaculaire, des 10 gares de la ligne.

    C’est bien parti pour le Grand Paris Express (GPE). Il y a 200 km de métro à construire, un gigantesque réseau qui doit à terme constituer une rocade ferrée en Île-de-France. Chaque ligne établit la correspondance entre les différents RER, Transilien, métros ou tramways qui bien souvent convergent vers Paris. L’ensemble de ce nouveau réseau est attendu à l’horizon 2030, les premiers tronçons seront livrés dans trois ans. Deux lignes du métro parisien sont prolongées, la 11 vers Noisy-Champs, et la 14 à ses deux extrémités nord et sud vers Carrefour-Pleyel et Aéroportd’Orly. Quatre lignes nouvelles entièrement automatiques à grand gabarit sont créées : les 15, 16, 17 et 18, livrées entre 2022 et 2030. Le prolongement nord de la ligne 14 est le plus avancé. Le tunnelier, qui a commencé à creuser en octobre depuis la future station Pont-Cardinet en direction de Saint-Lazare, a dépassé début avril le boulevard des Batignolles. Son arrivée au niveau de l’arrière-gare de Saint- Lazare est imminente. Après démontage, il reprendra sa course depuis Pont-Cardinet en direction cette fois de Clichy. Un autre tunnelier sera bientôt à l’oeuvre entre Clichy et Mairie-de-Saint-Ouen, établissant également la liaison vers le futur centre de maintenance à Saint-Ouen.

    La mise en service de la ligne 14 à Mairiede- Saint-Ouen est prévue pour 2019. La ligne 15 sud est désormais en phase travaux. trois puits d’accès ont été creusés et les déviations de réseaux sont engagées sur l’ensemble de la ligne de Pont-de- Sèvres à Noisy-Champs. L’architecture des gares a été rendue publique lors de l’exposition, organisée au Mac Val à l’été 2015, Les Passagers du Grand Paris Express. Les autres lignes ou sections de lignes sont en cours de procédure, de concertation publique, d’enquête publique ou d’études. Après les lignes 14 nord et 15 sud, c’est au tour de ligne 16 de connaître ses premiers travaux. La 16, qui doit relier Saint-Denis- Pleyel à Noisy-Champs, sera longue de 29 km. Elle comprendra 10 gares dont huit en correspondance avec un mode lourd. L’enquête publique qui s’est déroulée à l’automne 2014 a débouché sur une déclaration d’utilité publique en décembre 2015. Les études d’avant-projet sont prévues pour la mi-2016, mais les premiers travaux ont commencé au printemps. La ligne 16 irriguera l’Est parisien en passant par des quartiers mal desservis, comme au Blanc-Mesnil à Clichy-sous-Bois ou à Montfermeil. La ligne prendra naissance à Saint-Denis-Carrefour-Pleyel. C’est là que battra véritablement le coeur du Grand Paris Express dans une immense gare rassemblant quatre lignes du nouveau métro. Depuis 1952, la ligne 13

  • 12 Francilien supplémentaires

    12 Francilien supplémentaires

    Au fil des annonces, la commande ferme porte désormais sur 225 rames avec cette dernière levée d’option de 12 rames votée par le Stif le 30 mars. Il s’agit de quatre rames longues (huit voitures) pour répondre au futur renforcement d’offre de la ligne H (2020) et de huit rames courtes (sept voitures) pour répondre aux aménagements d’offre et d’infrastructure de la ligne L. Les livraisons interviendront entre fin 2017 et mars 2018. En fonction des décisions qui seront prises par l’exécutif régional sur le grand plan de renouvellement des trains de 700 millions sur cinq ans, on peut légitimement penser que de nouvelles commandes complémentaires viendront garnir les chaînes de production de Bombardier.

  • D’Offenbourg à Constance sur la ligne de la Forêt-Noire

    D’Offenbourg à Constance sur la ligne de la Forêt-Noire

    Traversant le massif de la Forêt-Noire, d’où son nom allemand de « Schwarzwaldbahn», cette ligne de 179 km, l’une des plus pittoresques du pays, a de tous temps accueilli un important trafic. De nos jours, elle est surtout parcourue par des trains régionaux, désormais cadencés, auxquels s’ajoutent quelques IC, des convois de fret et des trains spéciaux.

    Au sud-ouest de l’Allemagne, la voie ferrée joignant le sillon rhénan au lac de Constance se développe à travers le massif montagneux et boisé de la Forêt-Noire, en suivant un moment le Danube naissant. C’est un itinéraire tourmenté exploité par la DB qui, comme son homologue plus au nord du Höllental (1), vaut le détour par la variété de ses paysages, mais aussi par les curiosités de son tracé. Placée sur le territoire du Land de Bade-Wurtemberg, porte ouverte vers la Suisse alémanique, elle comporte plusieurs troncs communs avec d’autres lignes embranchées et connaît un trafic voyageurs régional étoffé, avec des déplacements à longue distance dans le domaine touristique.

    Un parcours tourmenté tracé il y a un siècle et demi Longue de 179 km, cette artère à double voie de bout en bout, exception faite d’un court tronçon à l’entrée de Constance, a été mise en service par le réseau de l’État de Bade par étapes au milieu de la seconde partie du XIXe siècle pour désenclaver la partie sud du Grand-duché de Bade, entre Rhin et Danube. Les mises en service des différents tronçons sont intervenues dans le désordre :

    • le 15 juin 1863 de Singen à Constance ;

    • le 2 juillet 1866 d’Offenburg à Hausach ;

    • le 6 septembre 1866 d’Engen à Singen ;

    • le 15 juin 186 de Donaueschingen à Engen,

    • le 16 août 1869 de Villingen à Donaueschingen ;

    • et enfin le 1er novembre 1873 de Hausach à Villingen, tronçon le plus accidenté. Le tracé retenu, dit médian, à travers le massif de la Forêt- Noire, avait été choisi parmi deux autres variantes étudiées primitivement : • l’une plus au nord de Schiltach à Villingen par Schramberg et Königsfeld ;

    • l’autre plus au sud de Haslach à Donaueschingen par Prechtal, Furtwangen et la vallée de la Breg.

    Il a été réalisé sous la direction de l’ingénieur Robert Gerwig. Quittant la grande rocade de la rive droite du Rhin Karlsruhe – Bâle à la sortie sud de la gare d’Offenburg, la Schwarzwaldbahn se dirige vers l’est en remontant, dans la contrée de l’Ortenau, le cours de la rivière Kinzig qu’elle laisse à Hausach pour emprunter le couloir boisé de son affluent la Gutah. Afin de gagner de l’altitude, elle décrit une boucle sur elle-même au-delà de Hornberg, dominé par un château, dessert la station climatique de Triberg, cité horlogère, connue pour sa cascade haute de 163 m, puis, à l’aide d’un tracé en fer à cheval au coeur de hautes sapinières, s’élève jusqu’au seuil de Sommerau à la côte 832, franchi en tunnel, marquant la ligne de partage des eaux entre les bassins rhénan et danubien. Descendant le cours de la Brigach dans un environnement d’altitude moins vallonné, elle dessert la localité de Sankt Georgen, puis celle de Villingen, la plus importante du parcours, avec sa basilique, ses remparts moyenâgeux, ses ruelles pittoresques, ses tours et fontaines.

  • Feu vert pour la rénovation des Z 20900

    Feu vert pour la rénovation des Z 20900

    Dernières-nées des rames Z 2N de l’Île-de-France, les 54 Z 20900 ont créé l’événement à leur arrivée au début des années 2000 avec deux spécificités : de nouveaux sièges disposés en 2 + 2, alors que toutes les autres Z 2N sont en 2 + 3 (sauf les ex-zones de 1re classe), et une ventilation réfrigérée, inexistante sur les autres Z 2N. Les 40 premiers éléments ont reçu la livrée tricolore alors que les 14 derniers arborent la livrée Île-de-France bleue à berlingots. Monoclasse d’origine, chaque rame propose 500 places assises. Les Z 20900 ont circulé sur les lignes C et H, mais, avec l’arrivée du Francilien, elles sont désormais toutes regroupées sur la ligne C. Après le vote du Stif du 30 mars, cette courte série va partir en rénovation lourde à la suite de celle des autres Z 2N. Le prototype est attendu en 2018, la chaîne se poursuivant jusqu’en 2023. Le design extérieur et intérieur sera celui des rames du RER C : livrée carmillon avec frise du Stif, tissus colorés. La ventilation réfrigérée est conservée ainsi que la disposition 2 + 2. La vidéoprotection embarquée et l’information voyageurs dynamique sonore et visuelle seront installées. Les modifications seront réalisées au technicentre industriel de Saint- Pierre-des-Corps. M. C.

  • L’ITE XPO Logistics de Toulouse rénovée

    L’ITE XPO Logistics de Toulouse rénovée

    Le vaste réseau des Magasins généraux de Toulouse (MGT), qui avait connu son apogée dans les années 60, a été réduit au fil des années. Il ne subsiste qu’une ligne de 2,7 km, apte aux wagons de 22 t/essieu, équipée en rails U 33 (46 kg/m), ne comportant plus qu’un seul sous-embranché actif, celui du dépôt de carburant Esso au Km 1,8 doté de deux voies en impasse. Cette voie ferrée classée ITE s’embranche à 5,2 km au nord de Toulouse-Matabiau au Km 251,2 de la ligne Bordeaux – Sète. Cette ligne et les entrepôts appartiennent à la société civile immobilière Scite et ils sont exploités par XPO Logistics. Ce groupe américain avait racheté en avril 2015 Norbert Dentressangle et ce dernier avait repris MGF Logistique en juin 2014, qui exploitait les MGT… Le propriétaire de l’infrastructure a engagé une grande opération de maintenance de la ligne, d’un coût de près de 300 000 euros, afin de pérenniser les circulations des lourds convois d’hydrocarbures. Les travaux, réalisés par ETF à l’aide de deux pelles rail-route, ont débuté en novembre 2015 pour s’achever en avril 2016. Ils consistaient à :

    • changer 1 000 traverses en ligne jusqu’au troisième PN, muni de barrières, sur les quatre voies du faisceau d’échange MGT/SNCF Réseau et sur les deux voies du faisceau des entrepôts. Celle contre ces derniers n’étant pas traitée puisque non utilisée ; •

    stabiliser la courbe du tiroir après l’aiguille d’accès à Esso ;

    • changer ponctuellement les rails usés ; • remettre à niveau les appareils d’aiguillage ;

    • refaire la partie sud du passage à niveau (PN 2) du chemin de Fondeyre, qui comporte deux chaussées séparées par un terre-plein central.

    Ce PN est protégé par deux demi-barrières à commande radio. La voie a été intégralement renouvelée sur une dizaine de mètres avec des rails UIC 50 sur traverses béton et un platelage Strail a été installé. Quotidiennement, hors weekends, deux trains de 24 wagons acheminés depuis Fos par Europorte sont réceptionnés en matinée sur le faisceau d’échange. De là, c’est la BB 316 louée à VFLI et conduite par une équipe XPO Logistics qui achemine 12 wagons par train jusque chez Esso. Un locotracteur Cockerill-Ougrée assure la réserve.

  • Nouvelle rétraction des services TER en Champagne

    Nouvelle rétraction des services TER en Champagne

    Le 3 avril, la nouvelle région Alsace- Lorraine-Champagne- Ardenne a supprimé le service TER existant sur la section médiane de la ligne 072 (ex-ligne 2 du réseau Est). Les 49 km du parcours à double voie de La Ferté-Milon à Fismes sont donc privés de liaisons ferroviaires au nombre jusqu’ici de quatre fréquences depuis Reims la semaine, trois les samedis et deux les dimanches et fêtes, assurées par des X 73500. Dorénavant, la desserte intermédiaire des gares du parcours, dont Neuilly-Saint-Front, Oulchy-Breny, Fère-en-Tardenois, Mont-Notre-Dame et Bazoches, sera assurée par la route (autocars et taxis). Par contre, six AR fer demeurent maintenus sur le trajet Reims – Fismes. Rappelons que le parcours La Ferté-Milon – Reims avait une première fois été privé de services omnibus le 6 mars 1972, puis rouvert le 29 mars 1982 dans le cadre des décisions du ministre des Transports Ch. Fiterman

  • Grand Train : une expo de trains grandeur nature à La Chapelle avant démolition

    Grand Train : une expo de trains grandeur nature à La Chapelle avant démolition

    Fermé en janvier 2013, le dépôt de La Chapelle devrait être démoli en fin d’année pour faire place à une opération immobilière de réhabilitation du quartier. En attendant les bulldozers, l’établissement accueille, jusqu’au 16 octobre, dans le cadre d’une exposition baptisée Grand Train, un échantillon de prestigieux matériels venus de la cité du Train. Récit de leur acheminement et aperçu des débuts printaniers de cet événement ferroviaire.

     

    En complément idéal pour votre visite le livre « La Chapelle. Des machines et des hommes (1846 – 2013) »

     

    Après le succès du bar temporaire Ground Control, l’année dernière, l’ancien dépôt SNCF de La Chapelle, à Paris, va accueillir pendant plusieurs mois une exposition de locomotives, de voitures et autres engins d’exception. Grand Train, véritable musée éphémère, va présenter du matériel ferroviaire au coeur de friches industrielles de plus de 3 ha. Là où se trouvait autrefois le dernier dépôt de La Chapelle intra-muros. Les locomotives ont été acheminées depuis la cité du Train de Mulhouse. Le 17 mars, l’A1A-A1A 68081 s’est vu confier la traction d’un convoi historique composé de matériels de légende. Il comprenait la voiture mixte fourgon générateur TEE et la BB 36 dans sa livrée PO, l’automotrice PO Z 23156 et la BB 63013, une voiture SAV, la 230 D 9 couplée au tender 23 A 165, deux fourgons MC 76 qui servaient de poids-frein, la voiture Club 32 rouge Capitole, la voiture-couchettes A9c9, une voiture- exposition Masteris (filiale de la SNCF, service de maintenance pour des tiers), les BB 67615 et BB 63406… Le 18 mars, à 1 h du matin, le long (390 m) et lourd (1 379 t) convoi prenait le départ pour Sarreguemines. À 6 h 50, le convoi arrivait à Sarreguemines et, après 10 min d’arrêt pour contrôler les précieux matériels historiques et assurer la relève de l’équipe de conduite, le train prenait la direction de Mohon via l’artère Nord- Est (via Thionville, Audun). À 12 h 30, le train s’immobilisait au triage de Lumes, dans les Ardennes. À 23 h 30, le convoi arrivait à Amiens, où deux trains étaient formés. L’un à destination de Noyelles pour le transfert de la 230 D 9, qui

  • Modernisation à Mulhouse

    Modernisation à Mulhouse

    L a gare principale de Mulhouse- Ville est située sur l’artère Nord – Sud Strasbourg – Bâle, numérotée 115 au catalogue RFN (ex-ligne 3 du réseau Est). Elle est par ailleurs à la jonction des lignes 001 (ex-4) venant de Paris par Chaumont et origine de celle vers l’Allemagne via Neuenburg 124 (ex-32.7). Son plan de voies, qui date de l’électrification fin 1957, avait été alors adapté avec mise en place d’un PRS côté Bâle remplaçant deux postes mécaniques d’origine Alsace-Lorraine. Il comprend huit voies à quai reliées par deux passerelles, accessibles à 30 km/h, plus deux voies de contournement extérieures pour le trafic marchandises, au-delà d’un petit gril de stationnement des machines et autorails. En aval côté sud figurait un chantier d’entretien et de remisage du matériel réaménagé et un faisceau de triage (Mulhouse-Wanne) aujourd’hui désaffecté.

    Depuis l’électrification vers Belfort en 1970 et vers l’Allemagne en 1981, cette situation n’a pas évolué, alors que le trafic notamment voyageurs s’est fortement développé, avec des TGV Paris – Strasbourg – Bâle – Zurich, en 2007, reportés par Dijon à l’ouverture de la LGV Rhin – Rhône en 2011, qui s’est accompagnée de la refonte de la desserte Strasbourg – Sud de la France. Enfin, en juin 2012, a été créé le raccordement court de Mulhouse entre Dornach et Brunstatt, évitant le rebroussement de certains TGV à Mulhouse-Ville. De manière à informatiser la commande des aiguilles et signaux, un PAI va remplacer le PRS vieillissant en 2021, avec en préalable une refonte des itinéraires d’accès aux voies à quai permettant une meilleure souplesse d’exploitation. L’opération, d’un coût de 140 millions d’euros, sera prise en charge par l’État, la région Grand Est et SNCF Réseau.