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Auteur/autrice : admin_lvdr

Amtrak : la fin des AEM 7 après celle des HHP 8
Conçues par le suédois Asea, les locomotives AEM 7 d’Amtrak ont effectué leurs derniers tours de roues en 2016. Remplacées par les ACS 64 de Siemens, elles n’ont pas à rougir de leur bilan.
Avec la radiation de deux séries de locomotives électriques aux destins très différents s’achève la fin de l’exploitation du Corridor nord-est (North-East Corridor ou NEC) (1) avec la première génération de locomotives de construction européenne. En grandes difficultés peu après sa création, l’Amtrak (pour « America Tracks », les « voies ferrées américaines ») a su choisir la locomotive qui lui a permis d’exploiter le NEC en tenant compte des erreurs du passé… Avec la récente commande des nouvelles rames Avelia Liberty d’Alstom, prévue pour remplacer les rames Acela d’Alstom-Bombardier dans les années 2021- 2023, c’est l’ensemble du matér i e l de cet axe amér icain fortement utilisé (plus de 11 millions de voyageurs par an depuis 2012 avec une augmentation de l’ordre de 2 % par an) qui sera entièrement renouvelé… par une seconde génération de matériel venant d’Europe !
Asea et Alsthom en compétition
L’Amtrak a été créée en 1971 par regroupement (fédéral) des services voyageurs des réseaux américains. En 1977, l’Amtrak rachète le NEC à Conrail ; la section Washington – New York – New Haven, électrifiée entre 1905 et 1938 en 11 kV 25 Hz AC, est réélectrifié dès 1983 en 25 kV AC à la fréquence industrielle de 60 Hz. À noter que certaines lignes de banlieue, qui étaient alors propriété des autorités de transport locales, n’ont pas été concernées par le nouvel acte de propriété de la compagnie fédérale. Quant à la liaison New Haven – Boston, elle a été électrifiée bien plus récemment, à l’occasion de la mise en service des rames rapides Acela, qui assurent depuis 2000 la liaison à grande vitesse de Washington jusqu’à Boston (735 km, 241 km/h). Pour l’exploitation du NEC, Amtrak disposait lors de sa création d’un côté des rames automotrices en inox Metroliner, commandées par le Penn Central

Regio 2N : 100 rames sur les rails
La 100e rame Regio 2N, sur les 213 commandées à ce jour, a été livrée à la nouvelle région Hauts-de-France. D’autres options pourraient encore être levées pour ce matériel signé Bombardier dont de multiples variantes circulent déjà dans l’Hexagone.
Le 17 octobre dernier, Bombardier a livré symboliquement la 100e rame Regio 2N dans son usine de Crespin. Dénommée Z 55683/84, cette rame 092 M fait partie de la commande de 18 rames à sept caisses passée par la région Nord-Pas-de-Calais et elle a donc été remise à Xavier Bertrand, président de la région… des Hauts-de-France ! Outre un marquage événementiel rappelant sa particularité, cette rame présentait une nouvelle livrée, proche de la livrée définitive de la nouvelle région, fruit depuis le 1er janvier de la fusion de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais : on notera l’abandon du jaune lithos et la reprise du vert, avec une large place au bleu institution. Pour des marchés signés à un an d’écart, le 100e Regio 2N arrive donc un an après le 100e Régiolis d’Alstom. Ce contrat passé en février 2010 avec Bombardier porte sur la fourniture de 860 rames dont une commande ferme de 80 assortie dès le départ de 49 options qui seront levées dès mars 2010. Six régions se portent acquéreurs : Aquitaine pour 24, Bretagne pour 17, Centre pour 14, Nord-Pas-de-Calais pour 18, Paca pour 16 et Rhône-Alpes pour 40.
Fin 2013 s’y ajoutent 30 rames pour trois nouvelles régions : Picardie pour sept, Midi-Pyrénées pour 10 et Pays de la Loire pour 13. Puis l’Île-de-France fin 2014 pour 42 rames. Et enfin, des rames supplémentaires pour Midi-Pyrénées (huit) en octobre 2015 et pour la Bretagne (quatre) en février 2016. Soit 213 rames en commande à ce jour. Les essais démarrent en 2013 avec neuf rames et un laboratoire inédit. Il y aura cependant des difficultés pour remplir le cahier des charges et les premières livraisons programmées pour mi-2013 ne pourront pas être honorées. L’autorisation de mise en circulation est délivrée le 26 septembre 2014 pour l’unité simple et le 30 avril 2015 pour l’UM 2. La première rame livrée est la rame 033 M (Z 55565/66) pour NPDC, réceptionnée le 15 octobre 2014. Mais c’est la Bretagne qui démarre le service commercial le 31 octobre, suivie par l’Aquitaine, Paca puis Rhône- Alpes en novembre. Il faudra attendre mai 2015 pour les régions Centre et NPDC.

Rénovation du funiculaire de Montmartre
Depuis le 17 octobre, la RATP procède à la rénovation du funiculaire de Montmartre, reconstruit en 1991. Le chantier marque la première phase d’une révision complète des installations qui va s’échelonner jusqu’en 2018. Pour l’heure, il s’agit de rénover la machinerie de la cabine n° 2, l’autre continuant l’exploitation. L’année prochaine à pareille époque, on procédera à la rénovation de la machinerie de la cabine n° 1 et à sa grande révision. En octobre 2018, ce sera au tour de la cabine n° 2 de partir en grande révision. Cet étalement des travaux réalisés en basse saison est imposé par la très forte fréquentation du funiculaire qui transporte chaque année près de 3,5 millions de voyageurs sur une ligne de seulement 108 m.

Toulouse : centralisation de la commande des postes d’aiguillage
Pour moderniser la gestion des circulations dans l’ex-région Midi-Pyrénées, SNCF Réseau est entré depuis avril dernier dans la phase active des travaux qui se matérialiseront par :
• le remplacement des postes d’aiguillage nos 4 et 6 du type PRS de Toulouse-Matabiau par un PAI (n° 40).
• la mise en place d’un nouveau système de commande et de contrôle automatisé du type IHM Mistral (interface hommemachine) ;
• la création d’un nouveau bâtiment, le PGRA (poste à grand rayon d’action), destiné à accueillir la nouvelle organisation à Toulouse.
Depuis ce dernier, qui sera évolutif en cinq phases (désignées « bri – ques »), il sera possible à terme de télécommander les PAI dans la zone de l’ancienne région Midi- Pyrénées. Les travaux de la première « brique » du PGRA, sur le site de Toulouse Raynal, commencés le 4 avril 2016, se termineront le 28 février 2017. Cette « brique 1 » télécommandera fin 2017 les gares de Portet-Saint-Simon et de Muret. En 2020, sept autres postes s’y ajouteront : poste 1 d’Empalot, poste 40 de Toulouse-Matabiau, poste 91 de Montaudran, poste 92 de Labège, poste 93 de Montlaur, poste 94 de Villefranche-de- Lauragais et poste 95 de Castelnaudary. Six postes encadrants seront en interaction avec la zone d’action du PGRA (poste de Cazères, poste de Carcassonne, poste 1 de Toulouse, poste 71 de Montredon, poste de Venerque et poste 2 de Saint-Cyprien). SNCF Réseau investira de 2015 à 2020 sur ses fonds propres 150 millions d’euros pour la première « brique ». Les autres « briques » feront l’objet d’un cofinancement en discussion avec des partenaires ; « Brique 2 » : maintenance et coeur du réseau informatique ; « briques 3 et 4 » : accueil des opérateurs pilotant les nouveaux postes d’aiguillage télécommandés et le centre régional de gestion des circulations ; « bri – que 5 » : central sous-stations.

Nouvelle fermeture d’Aurillac – Brive
Depuis le 21 octobre et jusqu’au 9 janvier 2017, les trains ne circulent plus entre Aurillac et Brive. Officiellement, la raison invoquée est la période des feuilles mortes et le nombre de circulations insuffisant qui favorisent les deshuntages dont souffrent particulièrement les ATER. Des autobus ont pris le relais pour relier les deux chefs-lieux durant cet évènement présenté comme temporaire. Les cheminots, les élus cantaliens et des voyageurs se sont mobilisés pour dénoncer une situation qui ne fait que fragiliser la ligne encore un peu plus, craignant sa fermeture pure et simple à court terme.

Tram 4 : les travaux du prolongement sont lancés
Cette fois a l’air d’être la bonne. Les représentants des collectivités, de l’État et de Transilien ont lancé le 18 octobre les travaux d’infrastructure de la branche du T 4 à Clichy-sous-Bois. Le tram T 4 relie Aulnay-sous-Bois à Bondy depuis 2006. Au départ de l’actuelle station de Gargan, cette antenne de 6,5 km desservira les communes de Pavillons-sous-Bois, Livry-Gargan, Clichy-sous-Bois et Montfermeil grâce à 11 nouvelles stations. La ligne est à double voie sauf la fin de parcours à Montfermeil, qui est constitué d’une boucle à sens unique. Durant trois ans se dérouleront les travaux liés à l’infrastructure et à l’aménagement de l’environnement. En 2018 et 2019 se termineront les aménagements urbains et paysagers, les stations, la pose de la ligne aérienne de contact et l’aménagement des carrefours à feux. Contrairement à la ligne actuelle du T 4, qui est globalement en site propre, cette branche sera sur voirie. Les essais suivront ainsi que la marche à blanc pour permettre une mise en service fin 2019. Environ 37 000 voyageurs par jour sont attendus. La desserte sera proposée sept jours sur sept, de 4 h 30 à 1 h 20 avec un tram toutes les 6 min entre 6 h et 20 h (9 min en dehors). Pour réaliser cette offre, le Stif a déjà financé et commandé 15 rames Alstom Citadis Dualis, qui seront semblables à celles en cours de livraison pour le T 11. Elles épauleront les rames Avanto. Les 270 millions d’euros de ce projet sont financés par l’État (37 %), la région (49 %) et la SNCF (14 %).

Le dépôt de Toulouse-Périole ferme ses portes
Àla fin de l’année 2016, le dépôt de Toulouse-Périole aura vécu ! En cause : la baisse des effectifs des locomotives de route et les projets de développement de la gare Matabiau. Ouvert par la Compagnie du Midi en 1873, le site de Périole est situé au plus près des voies de la gare Matabiau. Au cours de son existence, il aura connu plusieurs transformations. Au moment de sa fermeture, il est composé d’un faisceau de remisage, d’une station-service, d’un vaste atelier électrique et thermique desservi par un pont transbordeur lui-même accessible par deux ponts tournants et de bâtiments administratifs. Ces dernières années, le matériel TER a connu une évolution importante avec la disparition progressive des rames tractées, des compositions autorails et l’arrivée des automoteurs (X 72500, AGC, Régiolis, et bientôt Regio 2N). En peu de temps, le dépôt toulousain a perdu les dernières BB 9300 et BB 8500 (grandes cabines) qui lui restaient ainsi que les X 2100. Conjointement, la gare Matabiau va connaître dans les prochaines années une évolution importante avec le projet Teso (Toulouse Euro-Sud-Ouest) lié à l’arrivée de la LGV Bordeaux – Toulouse (théoriquement pour 2024).
C’est ainsi qu’un nouvel accès et de nouveaux quais avec un nouveau bâtiment sont prévus à l’opposé du BV actuel. Des aménagements de voirie et des opérations immobilières compléteront l’ensemble à l’image de ce qui s’est fait à l’époque à Lille ou se fait en ce moment à Bordeaux- Saint-Jean. Dans un premier temps, seuls les ateliers desservis par le pont transbordeur cessent leur activité. Afin de pouvoir continuer l’entretien des BB 7200 et autres BB 26000, des aménagements sont en cours à l’atelier wagons situé sur le site de Raynal, près du GRV (garage rames voyageurs) et de l’ERM 1. La station-service pour les engins thermiques (X 72500 et X 73500) ainsi que le faisceau de remisage resteront actifs encore quelque temps, mais leur disparition est elle aussi programmée. C’en sera alors fini de l’observation des locomotives et autorails depuis le dernier quai fréquenté par bien des amateurs !

Le Trans’Juralsace, sixième train des Brasseurs à l’assaut du haut Jura
Pour cette nouvelle édition du train des Brasseurs, le Jura était à l’ordre du jour, offrant aux voyageurs un heureux panachage de sites touristiques remarquables et de lignes ferroviaires appréciées des amateurs.
Après le grand circuit dans les vallées de la Sarre, de la Moselle et du Rhin en territoire allemand réalisé en 2014, 500 Alsaciens habitués aux randonnées dans les pentes vosgiennes et de la Forêt-Noire, accompagnés de journalistes et VIP ont répondu présents le samedi 10 septembre pour un voyage ferroviaire hors norme ayant pour but la découverte du massif jurassien au travers d’une équipée interrégionale reliant les territoires et terroirs régionaux. Le parcours ferroviaire, d’un développement de 375 km, utilisant deux types de matériels différents, a par sa variété géographique été apprécié des participants, qui auront bénéficié de deux escales gastronomiques dans des sites tout à fait inhabituels, l’un d’origine militaire dans le fort désaffecté des Rousses, l’autre dans le domaine historique classé des salines royales d’Arc-et-Senans. Côté ferroviaire, le TJA, préparé par les organisateurs de longue date et dont l’initiative revient à deux associations d’épicuriens –
Les Étoiles d’Alsace et Mon Jura, Le Cercle des Jurapicuriens, rapprochés par un ardent défenseur du chemin de fer, Bernard Rottman –, aura eu le mérite d’animer la splendide ligne à voie unique dite des Hirondelles joignant à Andelot à Morez. Laquelle avait, les 25 et 26 juin, déjà accueilli une circulation ferroviaire dédiée pour la manifestation cycliste de la Tram’Jurassienne autour de Champagnole. Par ailleurs, on ne peut que féliciter les responsables ferroviaires des régions Alsace et surtout Franche-Comté pour leur réactivité et leur implication dans la mise au point technique de l’opération, qui restera un succès mémorable. Pour le trajet aller, une rame de huit voitures Corail réversibles attelées à une BB 26000 prélevée sur le roulement des TER 200 Alsace de Nancy et Strasbourg à Bâle, a été utilisée sous n° 20101/20100 de Strasbourg (6 h 52) à Besançon (9 h 20), avec emprunt des raccorde-

La ligne 1 du métro file à l’est
Mi-octobre, le Stif a validé le choix du tracé du prolongement de la ligne 1 du métro vers l’Est parisien. Ce projet a fait l’objet d’une concertation entre novembre 2014 et janvier 2015. Trois tracés étaient proposés entre l’actuel terminus de Château-de-Vincennes et le futur positionné à Fontenaysous- Bois. Dénommé Val-de- Fontenay-Est, il permettra une correspondance aisée avec les lignes A et E du RER. À cet endroit s’établiront aussi dans les prochaines années, une station de la future ligne 15 du métro du Grand Paris et le terminus futur du tramway T 1. C’est le tracé nord qui a été retenu. Long de 5 km environ, ce prolongement proposera deux stations intermédiaires : Les Rigollots à Fontenay-sous-Bois puis les Grands-Pêchers à Montreuil. La ligne 1 est arrivée à Château-de- Vincennes en 1934, année où un nouveau site de maintenance des trains de la ligne 1 (et atelier de révision du matériel sur pneus) est construit à Fontenay-sous-Bois. L’accès se fait par l’arrière-gare du terminus, qui comprend aussi des voies de remisage et de demitours. Longue de 17 km, la ligne comporte 25 stations. Elle est entièrement automatisée depuis fin 2011 avec utilisation de rames MP 05. Les études préliminaires sont en cours pour établir le schéma de principe. L’enquête publique devrait avoir lieu d’ici 2018. Les travaux pourraient débuter en 2020 pour une mise en exploitation en 2024-2025.

Métro de Montréal : 50 ans et de nouvelles rames
Mis en service en octobre 1966, le métro de Montréal vient de fêter ses 50 ans. Un anniversaire qui coïncide avec l’arrivée en service commercial des nouvelles rames Azur
Il aura fallu attendre le mois de février pour pouvoir enfin monter à bord des nouvelles rames Azur. Les Montréalais les attendaient depuis plus de 10 ans. Elles symbolisent enfin le renouveau du métro, qui semblait ces dernières années passé au second plan. L’agglomération de Montréal, avec ses bientôt 2 millions d’habitants, s’engorge aux heures de pointe quand la circulation se concentre sur les ponts qui permettent de rejoindre une île de près de 70 km de long. La question n’est pas nouvelle et, depuis la suppression des tramways en 1959, elle n’a trouvé qu’une réponse imparfaite dans le réseau d’autobus. Après de nombreux projets restés lettre morte, le maire Jean Drapeau s’engage, après son élection en 1960, dans la construction d’un métro. Son ambition pour la ville est grande et il ne veut rien de moins que le système le plus moderne du monde. Pour le trouver, il parcourt la planète de New York à Londres en passant par Toronto. Son choix se porte finalement sur Paris, où circule alors une innovation technologique, le métro sur pneus. Après avoir équipé la ligne 11, c’est au tour de la très fréquentée ligne 1 de recevoir les nouvelles rames. C’est ce métro que veut Jean Drapeau même si les avis sont partagés sur cet étrange matériel.
L’une des difficultés résulte dans ce gabarit parisien de 2,50 m, loin des normes américaines de 3,15 m. Faire ce petit métro risque bien d’avoir des conséquences en termes de capacité. Pour compenser cette étroitesse, le choix est fait d’allonger la longueur des rames à 500 pieds (152 m) à comparer aux 75 m du métro parisien. C’est avec l’aide de la Sofretu, filiale de la RATP, que s’engage la construction du métro. Deux lignes totalement souterraines sont prévues en première phase (plus une ligne reprise au réseau de banlieue). Les ingénieurs français conçoivent un métro assez proche de son cousin parisien avec des lignes autonomes sur lesquelles sont rabattus les autobus. Son organisation, ses tunnels, sa voûte, ses passerelles distribuant les deux quais, son tarif unique quelle que soit la destination, sont imaginés par la Sofretu. Au top de la technologie, le billet est à bande magnétique, deux ans avant Paris. Les autres similitudes sont nombreuses tellement la RATP a voulu vendre un métro clefs en main. Mais Montréal souhaite également apporter ses propres solutions à l’image du matériel roulant. Contre le souhait des Français, il n’est pas construit dans l’Hexagone mais sur place par canadien Vickers sous licence. Le MR 63 est tout de même directement dérivé du MP 59, qui arrive à pareille époque sur les lignes 1 et 4. Son design aux