Catégorie : Des trains et des conducteurs

  • Les routes de la soie ferroviaires

    Les routes de la soie ferroviaires

    Les routes de la soie ferroviaires, nouveau continuum ferré entre l’Asie et l’Europe, semblaient avoir trouvé leur rythme de croissance, mais le conflit russo-ukrainien est venu porter un coup d’arrêt à l’augmentation du trafic.

     

    On parle beaucoup de la Chine et de ses gigantesques infrastructures, mais il est un programme de ce pays plutôt méconnu en France : les nouvelles routes de la soie, nommées ainsi en référence aux anciennes et historiques routes de la soie. La Chine finance les transports servant à l’exportation de ses produits. Plusieurs lignes ont ainsi été mises en place. Longues d’environ 12 000 km de point à point, elles partent de ports et villes industriels chinois, traversent le pays pour se diriger vers le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne et enfin les pays d’Europe de l’Ouest comme l’Allemagne, la Belgique ou la France. D’autres routes ferroviaires passent par le nord de la Chine puis par le Transsibérien, ou via la Mongolie.

    Les premiers trains ont commencé à circuler en 2013. C’est l’État chinois qui en a décidé la création, mais dans les faits, ce sont les provinces, notamment celles du centre du pays, qui ont été chargées de la mise en place effective du service. En effet, c’est pour cette partie du pays que le concept est le plus pertinent, contrairement aux zones à proximité des ports. Pour ces régions du Centre où sont implantées les industries du high-tech et de l’automobile, envoyer des produits vers l’Europe par train est plus rapide que par bateau.

    Les premiers convois ont relié la Chine et l’Europe du Nord, et sont partis de Chongqing vers Duisbourg pour des constructeurs informatiques tels que HP ou Samsung. Le choix de ce premier axe a été motivé essentiellement pour des raisons économiques et surtout de délai, les provinces chinoises échangeant beaucoup avec cette partie de l’Europe. Des trains Chine – Allemagne ont ensuite été mis en route, notamment à partir du hub de Duisbourg, car les importants échanges entre la Chine et l’Allemagne concernent les exportations de pièces détachées automobiles d’Europe du Nord vers la Chine. En 2018, environ quatre trains par semaine étaient mis en marche. Depuis 2016, des trains relient la Chine et la France. Il s’agissait tout d’abord de trains non réguliers répondant aux besoins de quelques clients. Depuis 2021, des trains réguliers assurent la liaison, environ deux par mois depuis Xi’an jusqu’à Valenton (Val-de-Marne) ou depuis Jinhua jusqu’à Dourges (Pas-de- Calais).

  • Les lignes fermées en Bretagne et Pays de la Loire

    Les lignes fermées en Bretagne et Pays de la Loire

    Un autorail OC2 entre Port-de-Carhaix et Motreff sur la ligne Carhaix – Port-de-Carhaix – Rosporden. On peut juger sur cette image de l’excellence de l’entretien de la voie, caractéristique des voies métriques du réseau breton en cette année 1954.

     

    Retrouvez dans cet article le répertoire, sous forme de tableaux, des fermetures de lignes origine Ouest-État ou PO qui ont été effectuées sur le réseau ferré des deux régions depuis le début du XXe siècle.

  • DES ANNÉES 50 À NOS JOURS L’ère de la modernisation

    DES ANNÉES 50 À NOS JOURS L’ère de la modernisation

    La réforme des acheminements marchandises mise en place sur le réseau SNCF en 1949 passe par la création des :

    • régime accéléré (RA) pour les transports d’animaux vivants, produits de la pêche et ostréicoles, fruits, légumes, automobiles, colis de détail pour lesquels une halle mécanisée est construite à Angers-Saint- Laud. Les trains de l’espèce limités à 90 km/h sont gérés par les triages du Mans (ex-plateau du Maroc), Rennes-Saint-Hélier, Nantes-État ;

    • régime ordinaire (RO) pour toutes les autres marchandises non urgentes par les triages du Mans, Nantes-Blottereau et Rennes. Les trains complets transportant des produits miniers, chimiques, de carrière et des hydrocarbures sont également limités à 60 km/h et ne transitent pas par les triages. Parmi eux figurent le minerai de fer de Rougé, Noyant-la-Gravoyère, Chazé (ligne de Craon à Chazé-Henry) vers la Belgique via Le Mans, Trappes, Tergnier, de charbon de Faymoreau, de produits métallurgiques pour La Basse-Indre-Saint-Herblain, les chantiers navals de Saint-Nazaire, d’essence depuis la raffinerie de Donges reconstruite en 1948 après sa destruction par l’armée allemande, d’agrégats du bassin de Thouars à Saint-Varent et La Meilleraie vers Saumur, Saint-Pierre-des-Corps.

    Le viaduc de la Rance sur la voie unique Lison – Lamballe est le dernier rendu à la circulation le 1er juillet 1950 avec une arche en béton de 94 m.

  • CHEMINS DE FER RHÉTIQUES Record du monde du plus long train de voyageurs

    CHEMINS DE FER RHÉTIQUES Record du monde du plus long train de voyageurs

    Les Suisses ont fêté tout au long de l’année 2022 le 175e anniversaire de l’arrivée du chemin de fer dans leur pays. Le 29 octobre avait lieu la dernière et non la moindre de ces commémorations, le record du monde du plus long train de voyageurs, soit un convoi de 1 906 m. Les personnels des Chemins de fer rhétiques (RhB) se sont préparés durant un an pour réussir cet exploit.

     

    Derrière cette tentative de record du monde du plus grand train de voyageurs se cache le savoir industriel et ferroviaire de la Suisse. Le précédent record détenu par la Belgique dans les années 90 avait été réalisé en voie normale et en plaine, celui-ci l’a été en montagne sur une voie métrique et en pente de 35/000. Il totalisait un poids d’environ 2 990 t.

    « Nos rames sont couplables automatiquement par quatre unités, nous avons assemblé six rames de quatre unités, plus une, soit 100 voitures atteignant une longueur de 1 906 m », indique Ivo Utter le directeur du Matériel de la RhB. « La conduite de frein étant commune à l’ensemble des rames, les sept conducteurs ont échangé par une ligne téléphonique spéciale durant le trajet pour les autres opérations de conduite. » Au total 21 techniciens et 150 passagers ont pris place à bord du train pour parcourir cette ligne inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.

    Ce record n’aurait pas pu être établi sans cette technologie mise au point par Stadler pour les Chemins de fer rhétiques, Rhätische Bahn en Allemand, combinant un attelage automatique et un système informatique innovant.

    Pour y parvenir, les techniciens de la RhB, sous la conduite d’Ivo Utter, ont adapté le système de commande et de contrôle des rames.

    « Le choix de descendre dans la vallée et non pas de monter vers le sommet a été fait en raison de l’impossibilité de disposer à la caténaire de l’énergie suffisante pour faire avancer le train, soit 25 fois 1 200 kW ».

    À l’inverse, le freinage par récupération dans la descente a généré une énergie de 4 000 kW. « On craignait que les trains ne réinjectent trop de courant dans le système, dépassant les besoins du réseau RhB et surchargeant les réseaux électriques locaux. Pour éviter cela, la vitesse maximale du train a été limitée à 35 km/h et le logiciel a dû être modifié pour limiter la puissance réinjectée. »

    Concrètement, durant la nuit qui a précédé la tentative du record, des rames ont été préacheminées vers la Haute-Engadine, stationnées en pleine ligne entre Bever et Samedan le temps de les paramétrer. Elles ont été amenées dans le tunnel de l’Albula (5 865 m) après la coupure du trafic habituel.

    Puis, au fur et à mesure de la matinée du samedi 29 octobre, les rames, qui ont auparavant acheminé les 3 000 spectateurs venus assister à l’événement depuis Coire sont venues s’ajouter. À 14 h 20, les écrans géants qui diffusaient les images ont montré la première rame sortant du tunnel de l’Albula.

    À 35 km/h, les 25 rames ont glissé de tunnel en viaduc et rejoint Bergün/Bravuogn, haut lieu des festivités, puis franchi le viaduc de Landwasser à 15 h 30, 25 km plus loin et 800 m plus bas.

    Le record a été homologué par le Guiness World Records.

     

    ? Cet article est tiré du dernier numéro de Rail Passion (n°303)

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  • Nice – Digne, enfin sauvée

    Nice – Digne, enfin sauvée

    Menacée à plusieurs reprises de fermeture, et interrompue depuis février 2019 entre Saint-André-les-Alpes et Digne à la suite d’un éboulement dans le tunnel de Moriez, la ligne Nice – Digne, intégrée au réseau TER ZOU! de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et aussi à vocation touristique, a fait l’objet de gros travaux assurant sa pérennité. Par contre, pour l’instant aucun projet de réouverture de la ligne Digne – Château-Arnoux-Saint-Auban n’a été présenté.

     

    Dans le cadre du plan Freycinet de 1879, plusieurs projets de construction de lignes en Provence, initialement prévues à l’écartement standard, ont été proposés. Finalement seules trois lignes, dont l’exploitation a été confiée à La Compagnie des chemins de fer Sud de la France (SF) créée en 1885, furent construites mais à voie métrique: Nice – Puget – Théniers – Digne, Nice – Grasse – Draguignan – Meyrargues, et Toulon – Cavalaire – Saint-Raphaël. Le premier tronçon de la ligne Nice – Digne, entre Digne-les-Bains et Mézel a été mis en service le 14 août 1891, suivi en 1892 des tronçons Nice – Colomars, Colomars – Puget-Théniers et Saint-André-de-Méouilles (renommé Saint-André-les-Alpes en 1927) – Mezel, en 1907 du tronçon Puget-Théniers – Pont-de-Gueydan et 1908 du tronçon Pont-de-Gueydan – Annot. Le tronçon Annot – Saint-André-de-Méouilles a été inauguré le 6 août 1911. En 1991 la gare de Nice-CP est devenue tête de ligne en remplacement de la Gare-du-Sud située à 185 m plus au sud. La ligne Nice – Digne, surnommée « Train des Pignes » est actuellement exploitée en block automatique de Nice à Plan-du-Var et en block manuel de Plan-du-Var à Digne. La vitesse maximum de la ligne est de 85 km/h. Elle comporte des déclivités maximales de 30 ‰, 25 tunnels, dont un de 3457 m, le tunnel de la Colle-Saint-Michel, et 16 ponts et viaducs.

  • Nouveau numéro disponible : n°294 ! (Avril 2022)

    Nouveau numéro disponible : n°294 ! (Avril 2022)

    Le numéro 294 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? LGV Méditerrannée. 20 ans de succès
    ? Le premier Régiolis hybride à batteries
    ? Les BB 7600 ont quitté la scène
    ? Suisse : de la voie métrique à la voie normale sans changer de train
    ? Premiers tours de roues du tram T 13
    ? Vidéo en ligne : Nevers – Clermont-Ferrand. En ligne à 200 km/h (2e partie)
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Nouveau numéro disponible : n°293 ! (Mars 2022)

    Nouveau numéro disponible : n°293 ! (Mars 2022)

    Le numéro 293 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Le matériel moteur SNCF. État annuel au 1er janvier 2022
    ? Le service horaire 2022
    ? Omneo/Regio 2N : 300 rames livrées
    ? Suspension de circulations en Livradois-Forez
    ? S-Bahn d’Hanovre : c’est parti pour Transdev
    ? Vidéo en ligne : Nevers – Clermont-Ferrand. En ligne à 200 km/h (1re partie)
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Nouveau numéro disponible ! (Octobre 2021)

    Nouveau numéro disponible ! (Octobre 2021)

    Le numéro 288 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Fin de route pour les rames RIB/RIO en Île-de-France
    ? Le solide bastion ferroviaire de Thionville
    ? Les 50 ans du Chemin de fer de la baie de Somme
    ? Allemagne : Berlin renouvelle ses S-Bahn
    ? Afrique du Sud : un grand réseau ferré à l’activité fret dominante (3e partie).
    ? Vidéo en ligne : Il y a 30 ans… le Palatino
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Nouveau numéro disponible ! (Août 2021)

    Nouveau numéro disponible ! (Août 2021)

    Le numéro 286 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Les raccordements. Des installations souvent méconnues
    ? La tempête Alex a-t-elle sauvé les lignes de la Roya ?
    ? Feu vert pour trois nouvelles LGV
    ? Menace sur la ligne des Causses
    ? Les panaches auvergnats de la 141 R 420
    ? France-Allemagne : vers une nouvelle offre ferroviaire transfrontalière
    ? Afrique du Sud : un grand réseau ferré à l’activité fret dominante (1re partie).
    ? Vidéo en ligne : Entre Paris-Saint-Lazare et Pontoise. Découvrez la ligne J avec l’œil du conducteur (1re partie)
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Nouveau numéro disponible ! (Juillet 2021)

    Nouveau numéro disponible ! (Juillet 2021)

    Le numéro 285 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Viva OUIGO ! Le low cost français à la conquête de l’Espagne
    ? Paris – Nice de nuit, c’est à nouveau possible
    ? Le Mans – Angers, la voie d’accès au val de Loire
    ? Gisors – Serqueux sous caténaires
    ? Les nouvelles énergies arrivent
    ? Pandémie : les transports ferroviaires à l’épreuve
    ? Thaïlande : de Bangkok à Aranyaprathet en train
    ? Vidéo en ligne : Dans les rampes de 16 ‰ entre Grenoble et Sibelin (3e partie)
    ? etc.
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